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Côte d’Ivoire : Charles Konan Banny candidat à l’investiture du PDCI pour la présidentielle

décembre 10, 2014

Charles Konan Banny souhaite être candidat à la présidentielle.
Charles Konan Banny souhaite être candidat à la présidentielle. © AFP

Ils sont désormais trois aspirants à l’investiture du PDCI pour la présidentielle ivoirienne 2015. Après Amara Essy et Bertin Konan Kouadio, l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny a déposé sa candidature mercredi.

On le disait hésitant depuis plusieurs mois. Charles Konan Banny a finalement pris sa décision : il sera bien candidat à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Mercredi 10 décembre au secrétariat du parti à Abidjan, l’ancien Premier ministre a fait déposer son dossier par Célestin Atsé Boua, président de la Commission recherche scientifique du PDCI, qu’accompagnaient le député de Sinfra, Bernard N’guessan, ainsi qu’une dizaine de membres du bureau politique, selon des informations de l’agence APA.

« C’est une candidature du devoir pour un PDCI vivant et digne », a déclaré Célestin Atsé Boua. « C’est une candidature d’engagement qui porte l’espérance des valeurs chères à Félix Houphouët-Boigny pour la victoire du PDCI », a-t-il poursuivi. Une déclaration de Charles Konan Banny, par ailleurs président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, est attendue les prochains jours, selon son porte-parole Franck Kouassi Sran.

Fronde contre Konan Bédié

Charles Konan Banny devient le troisième cadre du parti à proposer sa candidature pour la présidentielle de 2015 après l’ex-ministre des affaires étrangères Essy Amara et le député Bertin Konan Kouadio.

Autant de défis lancés au président du PDCI, Henri Konan Bédié, qui a invité  les militants et sympathisants, ainsi que toutes les formations membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), à soutenir une « candidature unique » d’Alassane Ouattara pour 2015.

Une réunion du bureau politique du PDCI est prévue jeudi 18 décembre.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Burkina: opposition, armée et société civile ont choisi leurs candidats pour la présidence de la transition

novembre 15, 2014

Ouagadougou – L’armée, la société civile et l’opposition au président déchu Blaise Compaoré ont annoncé samedi avoir choisi leurs candidats pour le poste de président de la transition du Burkina Faso, qui dirigera le pays de sa nomination jusqu’aux élections fin 2015.

Un nom semble susciter l’adhésion générale : l’archevêque de Bobo-Dioulasso (sud), Mgr Paul Ouédraogo, que l’armée et l’opposition ont placé dans leur shortlist malgré les réticences de la hiérarchie catholique. Le président de la Commission épiscopale Burkina-Niger a pourtant déclaré publiquement qu’il n’était pas candidat.

Je ne l’envisage pas. Ce genre de pouvoir, le clerc ne s’y engage pas, avait-il tranché en début de semaine au micro de Radio France internationale.

L’opposition et la société civile justifient pourtant ce choix par la possibilité d’une dérogation venant du Vatican, qu’elles espèrent obtenir en faisant pression, par leur consensus, sur les autorités catholiques.

Ces deux corps majeurs du groupe dit de civils proposent également deux journalistes pour le poste de chef de la transition : Cherif Sy et Newton Ahmed Barry, qui se sont tous les deux distingués par leur opposition à l’ancien régime.

Les deux journalistes ont donné leur accord pour une éventuelle prise de poste, ont déclaré à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

L’armée, outre Mgr Ouédraogo, défend la candidature de Joséphine Ouédraogo, sociologue et ministre de l’Essor familial et de la Solidarité sous Thomas Sankara de 1984 à 1987.

Mme Ouédraogo, qui a quitté le Burkina à la chute du président Sankara, a occupé ensuite des postes de direction au sein de la Commission économique africaine, un organe onusien, puis de l’ONG Enda tiers monde à Dakar.

Les autorités religieuses et traditionnelles ne se sont pas encore prononcées.

La société civile, réunie depuis de longues heures, a clos ses discussions vers 21H00 locales et GMT pour déterminer ses candidats. L’opposition s’était réunie vendredi soir à ce sujet.

Les civils ont jusqu’à dimanche midi pour communiquer leur liste de prétendants à un collège de désignation, a annoncé dimanche le lieutenant-colonel Isaac Zida, actuel homme fort du pays depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre.

Cette instance de 23 membres, dans laquelle les civils sont majoritaires, désignera ensuite le nouveau dirigeant parmi les personnalités proposées, ont expliqué des sources proches du dossier à l’AFP.

Le président de la transition aura la charge de gérer le Burkina Faso pendant cette période d’un an qui sera ponctuée par des élections en novembre 2015. Sa tâche s’achèvera après la tenue des scrutins présidentiel et législatif, auxquels il ne pourra participer.

La charte de la transition, sorte de Constitution intérimaire qui sera signée officiellement dimanche après-midi, n’autorise pas au futur élu d’être issu d’un parti politique.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2014 22h15)

Gérard Larcher, un bon vivant fin connaisseur du Sénat

septembre 30, 2014

 

À 65 ans, le sénateur des Yvelines est sorti vainqueur mardi de la primaire UMP qui lui ouvre la présidence du Sénat, pour la seconde fois.

Gérard Larcher vise le plateau. © MIGUEL MEDINA / AFP

Gérard Larcher vise le plateau. © MIGUEL MEDINA / AFP

Sénateur UMP des Yvelines et ex-ministre du Travail, Gérard Larcher, 65 ans, vainqueur mardi d’une primaire UMP qui lui ouvre la présidence du Sénat, est un bon vivant qui connaît parfaitement les arcanes de la Haute Assemblée.

Cet homme de réseaux tissait sa toile depuis février : pas un jour sans retrouver des élus locaux ou rencontrer un de ses collègues de la majorité ou de l’opposition. Parallèlement, il a veillé à chaque investiture de son parti aux sénatoriales, sans négliger le moindre accord local avec ses alliés centristes. Il n’insulte jamais l’avenir. Ainsi, en 1995, au plus fort de l’affrontement Balladur-Chirac, il préside, dans sa permanence de Rambouillet, le comité de soutien à Édouard Balladur tandis que son épouse, dans les mêmes locaux, préside celui de Jacques Chirac…

« Ce n’est pas pour les ors du palais »

« Ce n’est pas pour les ors du palais » qu’il brigue le « plateau », « tous ceux qui me connaissent savent que j’y suis indifférent ». « C’est parce que je suis atterré par ce qu’est devenu le Sénat : avec Jean-Pierre Bel (le président socialiste sortant) et sa majorité, le Sénat était un bateau en panne », souligne ce bon vivant, amateur de bonne chère, de bons vins, de chevaux et de chasse.

Vétérinaire spécialisé dans les chevaux, un métier qu’il exercera quatorze ans, il commence sa carrière à Rambouillet (Yvelines), son fief politique. De 1974 à 1979, il est vétérinaire de l’équipe de France de sports équestres, victorieuse aux Jeux olympiques de Montréal en 1976. Il a d’ailleurs cosigné avec Yann Arthus-Bertrand un album de photos d’animaux de ferme.

Plus anecdotique, « il fut couronné bébé Blédine avant de savoir marcher », indique une biographie de ce Normand né le 14 septembre 1949 à Flers (Orne). « J’avais déjà bon appétit », plaisante-t-il.

Il s’engage chez les jeunes gaullistes en 1966 au lycée « par admiration pour le général de Gaulle » et « par influence familiale ». Son père fut longtemps maire d’un village de l’Orne. Il rejoint en 1976 le RPR, où il gravit tous les échelons : il intègre le bureau politique (1995-1998), puis le comité politique de ce parti, où il est longtemps proche de Charles Pasqua.

« Bien dans toutes les églises »

À Rambouillet, il succède en 1983 à la mairie à Jacqueline Thome-Patenôtre, l’une des rares femmes ministres de la IVe République. Il a renoncé à ce mandat en mars. Beaucoup évoquent une appartenance de cet homme de réseaux à la franc-maçonnerie, ce qu’il nie. Baptisé catholique, il se convertit au protestantisme par amour pour sa seconde épouse. « Je me sens bien dans toutes les églises, je rêve d’un courant transchrétien », explique-t-il à l’AFP. En 1986, à 36 ans, il remporte le siège des Yvelines. Réélu en 1995, il est vice-président du Sénat de 1997 à 2001, puis président de la commission des affaires économiques (2001-2004).

Il devient ministre du Travail dans le gouvernement Raffarin III (2004-2005), puis Villepin (2005-2007), où il acquiert la réputation de savoir écouter. C’est « un vrai républicain, amical et convivial », souligne le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé. Ces qualités font merveille et lui attirent le respect des partenaires sociaux.

Après cette parenthèse ministérielle, il revient au palais du Luxembourg en 2007. En 2008, il s’oppose déjà à Jean-Pierre Raffarin pour le « plateau », qu’il bat là aussi dès le premier tour de la primaire. « Gérard Larcher est une personnalité estimable. Il a déjà assumé la responsabilité du Sénat, faisant bien son travail », reconnaît M. Raffarin.

Depuis son retour rue de Vaugirard, il a été sur tous les fronts : président de la commission spéciale sur la loi de modernisation de l’économie, coprésident d’une mission sur la flexi-sécurité pour l’UE…

Lepoint.fr

Le président mauritanien Abdel Aziz réélu avec plus de 80% des voix

juin 22, 2014

Le chef de l’État mauritanien sortant Mohamed Ould Abdel Aziz a obtenu plus de 80% des voix à l’élection présidentielle de samedi. Il s’assure ainsi une large victoire devant ses quatre adversaires, selon des résultats complets provisoires publiés par la commission électorale.

Avec 81,89% des suffrages, M. Abdel Aziz arrive loin en tête devant le militant et candidat anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, 8,67% des voix, a déclaré devant la presse le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Abdallahi Ould Soueid Ahmed. Le taux de participation a été 56,46%.

Un taux relativement élevé en Mauritanie: la participation à une présidentielle tourne généralement autour des 40%, contrairement aux élections législatives et locales, où il est beaucoup plus élevé.

Mohamed Ould Abdel Aziz, allié de l’Occident dans la lutte contre les groupuscules proches d’Al Qaïda, dirige le pays depuis sa victoire à la présidentielle de 2009, consécutive au coup d’État par lequel il était arrivé au pouvoir l’année précédente.

Appel au boycott

Il était opposé à la présidentielle de samedi à quatre candidats. Les principaux opposants au président, rassemblés au sein du forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, opposition radicale), avaient appelé à boycotter le scrutin, d’après eux « une mascarade électorale » organisée de manière « unilatérale ». Ils dénoncent le caractère « dictatorial » de son régime.

La plupart des électeurs interrogés lui sont reconnaissants d’avoir débarrassé leur pays des groupes islamistes armés qui y ont sévi jusqu’en 2010, deux ans après son arrivée au pouvoir par un putsch. L’ex-général de 57 ans s’est ensuite fait élire en 2009 pour un premier mandat de cinq ans.

Outre l’éradication d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en Mauritanie, le président Abdel Aziz se targue d’avoir fait baisser le taux d’inflation à moins de 5% et d’avoir mené une politique d’aide aux plus pauvres.

La Mauritanie, vaste pays désertique de 3,8 millions d’habitants bordant l’Océan Atlantique, riche en minerai de fer, aux eaux poissonneuses et qui exploite du pétrole depuis 2006, a enregistré en 2013 un taux de croissance de 6%.

Romandie.com

Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition

janvier 19, 2014
rca

Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition © AFP

Les parlementaires centrafricains ont retenu huit candidatures parmi les 24 dossiers déposés pour participer à l’élection du nouveau président de transition censé pacifier un pays ravagé par des mois de violences, a-t-on appris de source officielle dimanche.

« Des 24 dossiers de candidatures enregistrés, 8 ont été retenus pour le concours à la magistrature suprême de l’Etat (. . . ) tous les dossiers ont été examinés », a déclaré devant la presse le président de la Commission électorale spéciale chargée de sélectionner les candidats, Blaise Fleury Otto.

Parmi les candidats retenus figurent notamment l’actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, ainsi que Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, et André Kolingba, de 1985 à 1993.

Autre candidat retenu, Emile Gros Raymond Nakombo, un banquier proche de l’ex-président Kolingba, qui avait reçu le soutien de plusieurs centaines de manifestants rassemblés à Bangui vendredi.

Après cette annonce, chaque entité des forces vives de la nation (partis politiques, associations. . . ), présentes au Parlement, ont été invitées à désigner un représentant pour émettre un avis sur les huit candidats, avant l’élection du nouveau président lundi par les membre du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

L’élection du président de transition doit permettre de combler le vide institutionnel laissé par la démission du président Michel Djotodia le 11 janvier, accusé par la communauté internationale de n’avoir rien fait pour arrêter les tueries interreligieuses.

Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.

Jeuneafrique.com avec AFP