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Afrique francophone : chef de l’opposition, un statut à double tranchant

février 26, 2015

Le numéro un de l'opposition malienne, Soumaïla Cissé.
Le numéro un de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. © AFP

Plusieurs pays d’Afrique francophone ont adopté un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». D’autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef. Mali, Burkina, Guinée, RDC… Voici la place institutionnelle réservée à vos opposants.

Après plusieurs années de tâtonnement, l’Assemblée nationale malienne a adopté, le 19 février, la mise en place d’un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». Outre le Mali, plusieurs pays francophones, principalement en Afrique de l’Ouest, ont institutionnalisé cette fonction qui émane de la culture politique anglo-saxonne.

Souvent incarné par le leader du parti d’opposition ayant le plus de sièges à l’Assemblée nationale, le chef de file de l’opposition bénéficie de droits et de devoirs encadrés par la loi. Il est considéré comme l’interlocuteur numéro privilégié du pouvoir exécutif et peut demander à être reçu ou convoqué par le président de la République et le Premier ministre. Il bénéficie, en fonction des pays, d’un siège ou de bureaux, reçoît des fonds de fonctionnement prélevés sur le budget national, et occupe une place de choix dans le protocole d’État.

Bénéfices démocratiques…

Il est également censé avoir un accès libre et équitable aux médias et peut profiter d’avantages spécifiques tels que des frais de représentation ou la mise à disposition d’un chef de cabinet, d’une secrétaire ou encore d’un chauffeur. Pour ses défenseurs, l’instauration d’un statut de chef de file de l’opposition est une des meilleures façons de favoriser les transitions démocratiques. Il permettrait de donner plus de poids et de moyens à l’opposition, et au final de rééquilibrer la lutte politique contre le parti au pouvoir.

Ses détracteurs affirment au contraire que c’est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires.

Ses détracteurs affirment au contraire que la création de ce statut d' »opposant officiel » est un outil de contrôle et d’instrumentalisation supplémentaire dans certains régimes autoritaires. « À priori, la mise en place d’un tel statut est une bonne chose. Mais si les pays dans lesquels il est adopté ne sont que des démocraties de façades, alors cela ne sert à rien », résume le professeur Dodzi Kokoroko, vice-doyen de la faculté de droit à Lomé. Du Mali à la RDC en passant par la Guinée, voici une liste non-exhaustive des pays d’Afrique francophone qui ont instauré ce statut politique particulier – ou qui tentent de le faire.

Les pays qui ont institutionnalisé le statut de « chef de file de l’opposition »

Au Burkina Faso, le principe d’un statut de chef de file de l’opposition a été adopté dès 2000, après la grave crise socio-politique suscitée par l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, en décembre 1999. Mais il faudra près de dix ans pour que Blaise Compaoré consente à appliquer cette loi instituant un chef de file de l’opposition politique (CFOP). « Nous avons réussi à rassembler toutes les forces de l’opposition et à mettre en place une plateforme politique », se rappelle l’ancien opposant en chef Stanislas Benewende Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (Unir/PS). Porte-parole de l’opposition à un nouveau mandat de « Blaise », Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et dernier titulaire du mandat de CFOP, fait aujourd’hui partie des favoris pour la présidentielle d’octobre 2015.

Au Mali, l’Assemblée nationale vient d’adopter le statut de chef de file de l’opposition politique à une large majorité. Ce dernier, qui bénéficiera des mêmes droits que le vice-président de l’Assemblée nationale, sera issu des rangs de l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti d’opposition comptant le plus grand nombre de députés. Son leader, Soumaïla Cissé, député et rival d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) lors de la présidentielle de 2013, devrait, sauf surprise, devenir le premier chef de file de l’opposition malienne.

Pays frontalier du Mali, la Guinée a elle aussi récemment institutionnalisé le statut de chef de file de l’opposition. Depuis le mois de décembre dernier, Cellou Dalein Diallo, député et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le premier parti d’opposition au président Alpha Condé, est donc officiellement le chef de file de l’opposition guinéenne.

Au Niger, une loi encadrant le statut de l’opposition existe depuis les années 2000. Renforcée après la chute du président Mamadou Tandja, sa nouvelle version a été promulguée en 2011. Le chef de file de l’opposition nigérienne est aujourd’hui Seyni Oumarou, ancien Premier-ministre et président du Mouvement national pour la société du développement (MNSD). Le Tchad compte aussi, depuis 2013, un chef de file de l’opposition en la personne de Saleh Kebzabo, député et président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR).

Les pays où des textes existent… mais où l’opposition n’a pas de véritable statut

Au Togo, une loi officialisant le statut d’un chef de file de l’opposition a été adoptée en 2013 par l’Assemblée nationale. Depuis, son décret d’application n’a toujours pas été signé. Les avantages et privilèges prévus par ce texte ont par ailleurs attisé les tensions au sein d’une opposition déjà fortement divisée. « Cette loi, loin de contribuer au renforcement et à la cohésion de l’opposition, est l’une des causes de son éclatement et de son affaiblissement », estime ainsi Claude Wella, assistant en droit public à l’université de Lomé.

Le flou juridique ou les avantages du statut entretiennent parfois les querelles individuelles entre opposants.

Au Bénin voisin, une loi portant statut de l’opposition a été votée en 2002. Il faudra ensuite attendre six ans pour que soit signé son décret d’application, en 2008. Mais, selon plusieurs observateurs, ce texte est incomplet et favorise le « nomadisme politique », c’est-à-dire la tendance de certains députés à passer d’un parti à un autre en fonction de leurs intérêts personnels. Autre problème de la loi béninoise : n’importe quel chef d’un parti d’opposition ayant un minimum de poids à l’Assemblée ou ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés lors des dernières législatives peut se revendiquer chef de l’opposition. Un flou volontaire qui entretient évidemment les querelles individuelles entre opposants.

En République démocratique du Congo (RDC), une loi sur le statut de l’opposition a également été votée. Adoptée par l’Assemblée nationale en 2007, elle attend depuis son décret d’application. D’après ce texte, les présidents de l’Assemblée et du Sénat doivent convoquer les députés et sénateurs de l’opposition pour élire le « porte-parole de l’opposition ». Élection qui n’a encore jamais eu lieu, ce qui fait dire à certains opposants que les autorités bloquent la mise en oeuvre de cette loi.

Enfin, au Sénégal, la Constitution de 2001 reconnaît l’existence et les droits de l’opposition mais aucune loi ne codifie le statut de son « chef de file ». Abdoulaye Wade, qui a longtemps réfléchi à cette idée à l’époque où il était opposant, ne l’a finalement jamais concrétisé une fois arrivé au pouvoir.

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Congo: Mise en service du premier module du marché Total de Brazzaville

février 19, 2015

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) – Le premier module du marché Total à Bacongo, dans le 2ème arrondissement de Brazzaville, a été inauguré ce 18 février par le président de la République Denis Sassou N’Guesso qui a également procédé au lancement des travaux de construction du second module.


Vue partielle du premier module du marché Total

Vue partielle du premier module du marché Total
D’une valeur de 6.646.661.900 francs CFA, les travaux de ce premier module ont été exécutés par la société Franco Villarechi sous le contrôle technique du Bureau congolais du bâtiment et des travaux publics (BCBTP). Ces travaux ont mobilisé quelque 80 Congolais contre 3 expatriés.

L’ouvrage (R+1) qui dispose d’une capacité de 2285 places, sera relié au second module par deux passerelles. On trouve au rez-de-chaussée, des étals en béton armé pour 1202 places, une banque de micro crédit, des bureaux, des escaliers et des points d’eau.

Au niveau supérieur, il y a 1083 étals en béton armé, une salle de réunion, des bureaux, des escaliers et des points d’eau. Le bâtiment annexe jouxtant ce marché possède un hall d’accueil, une dizaine de bureaux, un poste de police, des blocs sanitaires, une geôle et d’autres commodités.

S’agissant du deuxième module, il sera bâti sur un terrain d’une superficie de 19000m2 et comportera trois niveaux de 15000m2 chacun. Le coût des travaux est estimé à 24 milliards de francs CFA pour une durée de 30 mois.


Lancement des travaux du second module

Lancement des travaux du second module
L’ouvrage aura 5700 places, avec des boutiques, des restaurants, des chambres froides, des ascenseurs, une infirmerie, un cybercafé, des entrepôts, une garderie d’enfants.

Présentant la fiche technique du projet, le ministre chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux Jean Jacques Bouya a déclaré qu’ «à la fin des travaux prévue en juillet 2017, ce marché dont la capacité attendue est de 8000 places sans compter les boutiques et autres officines et astreintes, sera le plus grand du Congo».

Les deux modules du marché Total, une fois réalisés mettront un terme aux difficultés auxquelles les vendeuses et vendeurs de cet espace sont confrontés, notamment l’exiguïté des échoppes et l’insalubrité.

Dans son mot de bienvenue, le maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé a, au nom des populations, remercié le chef de l’Etat pour cette réalisation. Il a estimé que les deux modules du marché Total et d’autres projets à venir modifieront la physionomie de Bacongo et de Makélékélé (1er arrondissement).

Congo-site.com par

Congo/Frédéric Bintsamou, président du C.n.r (Conseil national des républicains) : «A l’heure actuelle, le changement de la Constitution n’est pas une priorité»

février 10, 2015

 

Frédéric Bintsamou.

Retiré à Mayama, un des douze districts du département du Pool, Frédéric Bintsamou, alias «Pasteur Ntumi», président du C.n.r (Conseil national des républicains), parti membre de l’opposition républicaine, est sorti de sa réserve, pour donner son point de vue sur le dialogue tant prôné par la classe politique nationale et la société civile, et sur la question constitutionnelle.

C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée sur place. S’il s’est montré favorable au dialogue, il a marqué son opposition au changement de la Constitution qui, selon lui, n’est pas une priorité, à l’heure actuelle. Par ailleurs, il a démenti la rumeur selon laquelle il aurait distribué des armes à l’intérieur du pays. Il a rappelé son engagement pour la paix et affirmé qu’il restera constant sur cette position.

Selon le pasteur Ntumi, le dialogue est un moyen qui permet aux acteurs politiques de s’asseoir, pour dégager un point de vue commun. «Il y a plusieurs problèmes dans le pays qui nécessitent que les politiques s’asseyent,  parce qu’ils sont aussi ceux-là qui sont à la tête de plusieurs opinions. Si on parle de dialogue, c’est que les gens doivent se parler. S’ils se comprennent, c’est bien, mais s’ils ne se comprennent pas, on va tirer les leçons de ce rendez-vous», a déclaré le conférencier, qui estime que les responsables politiques ne doivent pas, au préalable, poser des conditions pour aller au dialogue. Pour lui, le dialogue n’est pas à confondre avec les états généraux de l’opposition, ni avec la rencontre de la majorité. Pour lui,  bien au contraire, il concerne tout le monde. «C’est, plutôt, toutes les tendances confondues qui devraient s’asseoir», a-t-il dit, en précisant qu’il faudrait, d’abord, que les différentes parties acceptent le principe du dialogue et «dans la pratique, on verra la faisabilité».

Toutefois, il s’est interrogé sur le lieu où se tiendra ce dialogue et devant qui? «Si la majorité inscrit à l’ordre du jour le changement de la Constitution, on sera devant qui?», s’est exclamé le président du C.n.r qui pense que la question constitutionnelle n’est pas une priorité, à l’heure actuelle. «Dès lors qu’ils vont inscrire ce débat à l’ordre du jour, ils mettent à terre toutes les institutions nationales. C’est cette Constitution qui régit notre République et sur laquelle le président de la République a prêté serment de défendre et de respecter. S’il faut la changer, le pays n’aura plus de base. Qui va alors organiser le référendum?», a-t-il prévenu.

Conscient de ce risque, Frédéric Bintsamou pense qu’il faut, plutôt, privilégier le dialogue et l’intérêt général. «Que le tissu social ne soit pas déchiré. Il faut que les politiques se ressaisissent. Il ne faut pas que ça soit comme un esprit d’égoïsme où chacun devrait tirer les ficelles de son côté. Sinon, c’est le pays qui sera meurtri», a-t-il indiqué.

«Le peuple, même s’il est souverain, ne doit pas accepter d’être guidé. C’est comme un aveugle qui conduit un aveugle. Tous les deux finiront dans un ravin», a fait remarquer le conférencier, qui a fait savoir qu’au cours de ce dialogue, son parti fera des propositions responsables.

Frédéric Bintsamou a rappelé qu’il est un partisan de la paix et donc, il ne peut pas faire une chose et son contraire.  Pour preuve, «il y a eu plusieurs problèmes, depuis ma prise de fonctions jusqu’aujourd’hui. Si j’étais dans ces complots, le pays serait embrasé. C’est parce que je suis constant et je le resterai». Par ailleurs, il a démenti la rumeur selon laquelle il aurait distribué des armes à l’intérieur du pays. «Tous les services qui travaillent appartiennent au gouvernement. Les frontières sont gardées. Donc, on ne peut pas, aujourd’hui, faire rentrer des armes à Maya-Maya ou ailleurs. S’il y a distribution d’armes, ce sont ceux-là qui sont au pouvoir qui peuvent les distribuer. Je pense que ce n’est pas une solution».

A son corps défendant, Frédéric Bintsamou a dit qu’il ne détient plus d’armes. «J’ai remis toutes les armes et la communauté internationale est témoin. Depuis que j’ai fait la paix, je n’ai jamais fait une tentative de compromettre ce que j’ai signé. Je reste constant», a-t-il souligné. Signalons que les journalistes qui ont couvert la conférence de presse du président du C.n.r, à sa résidence de Mayama, sont partis de Brazzaville et sont revenus le même jour.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Nigeria : des soldats nigériens aux côtés des Tchadiens dans la guerre contre Boko Haram ?

février 5, 2015

Des soldats nigériens en patrouille.
Des soldats nigériens en patrouille. © AFP

Le Parlement du Niger se réunira lundi pour voter l’envoi de troupes au Nigeria afin de lutter contre Boko Haram.

« Le Parlement va se réunir dès lundi à la demande du président de la République pour autoriser l’envoi de troupes dans ce pays voisin », a déclaré le bureau du Parlement, sans fournir de détails sur le nombre des soldats mobilisés ni sur la date de leur déploiement.

« Le Niger va effectivement envoyer des troupes au Nigeria dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. L’Assemblée nationale se réunira en principe lundi pour adopter une résolution dans ce sens », a confirmé une source gouvernementale. « Nous apprécierons tout cela, mais à priori nous ne sommes pas contre l’envoi de nos troupes », a indiqué un député de l’opposition.

Combats en cours autour de Gamboru et Fotokol

Le Niger pourrait ainsi imiter le Tchad, dont les soldats se battent déjà au nord du Cameroun. Le parlement tchadien avait voté l’envoi de troupes le 17 janvier à l’unanimité.

De son côté, l’armée tchadienne a lancé mardi 3 février une offensive terrestre, reprenant aux islamistes la localité nigériane frontalière de Gamboru. Boko Haram a cependant mené dans la foulée une contre-attaque meurtrière, tuant près de 70 civils et 13 soldats tchadiens à Fotokol.

Des troupes tchadiennes équipées de centaines de véhicules et de chars sont positionnées depuis lundi dans la région nigérienne de Bosso près de la frontière avec le Nigeria. Bosso n’est séparée du Nigeria que par une rivière, la Komadougou Yobé, qui sert de frontière entre les deux pays. Les eaux de cette rivière ayant fortement baissé, l’armée tchadienne a des possibilités de se frayer des chemins et de la traverser, a estimé une source sécuritaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo/Election présidentielle de 2016 : Le M.c.d.d.i a décidé de présenter son candidat, à l’issue de son congrès!

février 3, 2015

 

Guy-Brice Parfait Kolelas.

Le M.c.d.d.i présentera son candidat à l’élection présidentielle de 2016. C’est l’annonce faite par Guy-Brice Parfait Kolelas, le secrétaire général de ce parti, actuel ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, lors de la cérémonie de vœux au sein de son parti, le samedi 31 janvier 2015, au Bar Baba Boum, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville.

Malgré la pluie battante, les cadres et militants avaient pris d’assaut, dès les premières heures de la matinée, le lieu de la manifestation, pour suivre le discours de leur leader. Celui-ci a levé toute ambiguïté sur l’agenda politique de son parti, en condamnant le débat sur le changement de constitution (qui est, à ses yeux, un «faux débat») et en exigeant des conditions transparentes et équitables de l’organisation du scrutin présidentiel de 2016.

Dans une salle archicomble de cadres et militants, dont beaucoup portaient des tee-shirts ou des chemises en pagne à l’effigie du président-fondateur du parti, Bernard Kolélas, tout a commencé par l’exécution de l’hymne du M.c.d.d.i, chanté, bras droit tendu devant, en le rythmant à la cadence des mots. Puis s’en est suivi le long discours-bilan de Zacharie Samba, directeur de cabinet du secrétaire général du M.c.d.d.i, dans lequel il a mis en exergue la bonne gestion administrative du parti et les défis relevés grâce à la détermination des cadres et militants. Il a interpellé les militants à l’animation des structures intermédiaires et de base du parti.

Pour le secrétaire général du M.c.d.d.i, le parti «doit présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2016». Guy-Brice Parfait Kolélas estime qu’on ne crée pas un parti politique «pour accompagner les autres». Il a, en outre, rappelé que même s’il ne se présentera pas, le parti désignera un autre candidat, «parce qu’au M.c.d.d.i, tout le monde compte sur tout le monde». La décision va être prise par le congrès, mais cela ne fait plus l’ombre d’un mystère: le M.c.d.d.i n’a plus comme objectif que de préparer l’élection présidentielle. Pour cela, il a prévenu ses militants: «Vous entendrez beaucoup de choses; on va nous calomnier, c’est pour que nous changions de direction. On doit tenir ferme, uniquement droit au but».

L’occasion était donc toute indiquée, pour Guy-Brice Parfait Kolelas, de faire la projection des actions à mener, au cours de la nouvelle année 2015. Il a annoncé que cette année doit être l’année du congrès, parce qu’il devait se tenir en 2014, mais repoussé à cause des élections locales. «Tous les documents du congrès sont déjà prêts. C’est à vous, maintenant, de pouvoir organiser le congrès. Il arriverait un moment où nous devons relancer les cotisations pour le congrès. C’est un défi, pour nous. Et au sortir du congrès, comme l’a dit le président de la République, on doit respecter l’échéance électorale. La première élection sera l’élection présidentielle. Le M.c.d.d.i doit avoir un candidat. Mais, il faut que le processus électoral soit crédible», a-t-il précisé.

Pour le secrétaire général du M.c.d.d.i, le débat sur la constitution est un «faux débat». Le vrai débat, c’est la crédibilité du processus électoral, «c’est ça le vrai débat». «Moi, je sais que nous irons de l’avant. On doit être uni. Nous nous sommes retrouvés, ici, pour les vœux. Les meilleurs vœux que nous souhaitons, pour notre nation: c’est la paix. Sans la paix, rien ne peut se faire. Souvenez-vous, en 1997, quand on voyait les choses se profiler bien à l’horizon, le président-fondateur du M.c.d.d.i était mieux placé pour gagner les élections présidentielles. On nous a amené une guerre qui n’avait pas sa raison d’être. Et aujourd’hui, on veut encore brouiller les pistes. Je dis non! Allons-y à l’essentiel, qu’on ne nous amène pas dans les problèmes qui n’ont ni tête ni queue», a- t-il dit. Reste à savoir si le candidat du M.c.d.d.i sera son actuel secrétaire général ou un autre. Le congrès décidera.

Lasemaineafricane.net par Pascal Azad DOKO

Congo/Débat constitutionnel : Le C.a.d.d d’André Okombi-Salissa rejette l’idée du changement de constitution

janvier 27, 2015

 

Augustin Kala-Kala (au milieu).

Le bureau exécutif de la coordination nationale de la C.a.d.d (Convention pour l’action, la démocratie et le développement) s’est réuni en séance extraordinaire,  mercredi 21 janvier 2015, à l’hôtel Saphir, à Brazzaville, sous la direction de Nicolas Kossaloba, coordonnateur national de cette formation politique créée par André Okombi-Salissan.

L’objectif était d’examiner et analyser la déclaration officielle de la majorité présidentielle, appelant au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Le C.a.d.d a réaffirmé son opposition de principe au changement de constitution, parce que «inopportun, inutile et anti-démocratique». Dans une déclaration, le C.a.d.d, parti signataire de la plate-forme du R.m.p (Rassemblement de la majorité présidentielle), rappelle que le Congo est signataire de plusieurs instruments juridiques internationaux, notamment la charte africaine pour la démocratie et les élections, qui interdisent de modifier la Constitution pour le maintien au pouvoir d’un parti ou d’un homme. Puis, il balaie d’un revers de la main, les arguments avancés par la majorité présidentielle, pour justifier le changement de constitution. «Son principal objectif consiste à vouloir déverrouiller l’article canonique 185, pour permettre au président Denis Sassou-Nguesso de s’éterniser au pouvoir, asseoir une dictature et  empêcher ainsi l’alternance démocratique», précise cette déclaration lue par Augustin Kala-Kala, coordonnateur national adjoint du C.a.d.d.

En outre, il a estimé que le contexte international n’est pas propice à une telle aventure politique et que la communauté internationale tout entière s’est mobilisée contre de telles impostures. «Le contexte national, non plus, n’est pas favorable à cet aveuglement politique», poursuit la déclaration, qui précise que la Constitution du 20 janvier 2002 est la seule à avoir garanti «une stabilité institutionnelle jamais connue depuis 1960, une croissance économique, une paix effective et un début de modernisation de l’arrière-pays». Le changement de constitution préconisé par la majorité présidentielle n’a, selon le C.a.d.d, aucune base juridique, car «c’est sur cette dernière que le président de la République a prêté serment, deux fois de suite; elle ne prévoit aucun mécanisme de son changement. Tout changement de cette Constitution est un acte anti-constitutionnel qui procède de la haute trahison».

Par ailleurs, les membres du bureau exécutif de la coordination du C.a.d.d ont estimé que l’article 86, que la majorité présidentielle veut utiliser, «malicieusement et malencontreusement», ne donne pas le droit au président de la République de convoquer un référendum pour demander le changement de la constitution. Cependant, «cet article l’autorise de soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics et non sur la dissolution des pouvoirs publics. Encore que le référendum doit être en conformité avec la constitution actuelle».

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Bus bombardé à Donetsk: les rebelles exhibent des prisonniers ukrainiens devant la foule

janvier 22, 2015

Donetsk (Ukraine) – Une vingtaine de soldats ukrainiens, prisonniers des rebelles séparatistes prorusses, ont dû défiler sous les quolibets de la population depuis l’aéroport de Donetsk jusqu’au lieu où le bombardement d’un trolleybus a fait treize morts jeudi matin et où ils ont été exhibés devant la foule en colère.

Pendant près de 10 minutes, les prisonniers ont été contraints de se tenir à genoux sur le trottoir, quelques dizaines d’habitants de Donetsk les entourant et leur jetant des morceaux de verre ou divers objets depuis les fenêtres des immeubles environnant, a constaté une journaliste de l’AFP présente sur place.

La plupart des prisonniers, qui portaient des vêtements civils, présentaient des traces de blessures, avec notamment des bandages ou des hématomes au niveau du visage.

Le président de la République populaire autoproclamée de Donetsk, Alexandre Zakharchenko, assistait à la scène.

Il faut les punir comme Saddam Hussein, ce sont des assassins. Ils ont tués nos enfants, a réagi Zina, une retraitée. Ils ne savent plus ce que c’est de sortir dans la rue sans avoir peur.

Une autre retraitée, Liouda, présentait plus de compassion. J’ai honte de ce qui se passe. J’ai pitié pour eux, ce sont des victimes de Porochenko (le président ukrainien, ndlr), a-t-elle déclaré à l’AFP, les larmes aux yeux.

L’Ukraine et les séparatistes prorusses se rejettent la responsabilité du bombardement jeudi matin d’un trolleybus, qui stationnait dans un quartier éloigné de la ligne de front. Treize personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées dans ce bombardement, qui est l’attaque la plus meurtrière contre des civils depuis la signature des accords de paix de Minsk en septembre.

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2015 13h49)

Congo: « JE RÉCUSE » de Charles Zacharie Bowao

janvier 20, 2015

 

« Charles Zacharie Bowao Professeur Titulaire de Philosophie

Professeur des Universités
A
Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO

Président de la République du Congo

 

Objet : « Je récuse ! » Lettre ouverte du mardi 20 janvier 2015

 

la_congolaise.jpg Monsieur le Président !
En ce jour anniversaire de la Constitution du 20 janvier 2002, Le devoir de vérité et de sincérité m’interpelle.
Comme vous le savez certainement, la dernière réunion du Bureau Politique du PCT de décembre 2014, a focalisé son attention sur la problématique du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Une première discussion avait eu lieu au niveau de ladite Instance en novembre dernier, juste après l’insurrection populaire qui a renversé le Président Blaise Compaoré. Les « souverainistes » s’étaient récriés :
« Le Congo n’est pas le Burkina Faso. Mais, n ’agissons pas à chaud. Reculons pour mieux sauter ! »
Au cours des derniers débats, les membres du Bureau Politique du PCT ont, unanimement, fait les constats suivants :
1. Le Changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ne peut reposer sur un quelconque fondement juridique. C’est une faute stratégique que d’avoir déclenché une telle initiative politique en la concentrant sur le maintien au pouvoir du Président Denis Sassou N’guesso au delà de 2016 ;
2. Les différentes Institutions républicaines fonctionnent régulièrement. Il n’ y a pas de crise politique ou institutionnelle. La paix est effective partout. Cette paix est un acquis qu’il faut consolider, notamment par l’optimisation durable des fondamentaux de la sécurisation, de l’industrialisation et de la modernisation du pays, et en surmontant les insuffisances clairement identifiées de la gouvernance publique ;

 

3. En dépit des sommes colossales consenties pour les satisfaire, les attentes des populations sont énormes en matière d’approvisionnement en eau potable et en électricité, d’alimentation et de santé publique, d’emploi et d’éducation, d’infrastructures routières et autres. Associée aux antivaleurs ambiantes, cette situation préoccupante peut devenir explosive, si l’on n’y prend garde ;
4. D’un scrutin à l’autre, le taux de participation va decrescendo. Ce qui témoigne du scepticisme et du désenchantement des populations à l’égard de la chose politique. (Et si ce scepticisme et ce désenchantement n’étaient que le calme qui précède la tempête?)

Monsieur le Président !

Les choses ont fini par se préciser. Malgré ce tableau complexe qui incite à la lucidité prospective et la prudence politique, les camarades du Bureau Politique du PCT pensent, mais sans vraiment y croire, qu’il faut aller au changement de Constitution, à travers un dialogue avec les « autres ». Dialogue d’autant plus hypothétique que l’on a du mal à en comprendre les contours conceptuels, méthodologiques et organisationnels. Pour ces camarades, le « Président » doit rester au pouvoir par l’entremise d’un coup de force tempéré par un référendum dont l’issue semble connue d’avance. Tant pis pour l’expérience malheureuse du Président Mamadou Tandja entre 2009 et 2010, parce que, pour les « souverainistes », le Niger n’est pas le Congo, pas davantage le Burkina Faso ne l’est.
Le Bureau Politique du PCT veut engager la mouvance présidentielle dans une impasse historique, à savoir le basculement du pays dans un chemin sans issue, à l’opposé du Chemin d’Avenir que Vous incarnez. Les Camarades du Bureau Politique du PCT excellent dans la caricature, eux qui vont jusqu’à soutenir que la Constitution du 20 janvier 2002 concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul individu, le Président de la République.

Comble d’ambiguïté, cela est la caractéristique classique d’un régime dictatorial. Or, un tel argument n’honore pas notre « cher Président », et conforte ceux qui pensent que notre « cher Président » est un dictateur. Donc, pour eux, la démarche radicale de changement de la Constitution actuelle, ne ferait que Le faire apparaître comme tel. Ironie tragique !

Je l’ai fait vainement remarquer pendant les débats, les innovations suggérées par les « souverainistes », auraient pu être examinées sans fioritures dans le cadre légitime d’une révision constitutionnelle. À l’exception de deux d’entre elles, à savoir :

1) la remise en cause du principe de la limitation du mandat présidentiel ;

2) l’élection du Président de la République par le Parlement.

Le principe de la limitation du mandat du Président de la République est un acquis historique de la démocratie congolaise, dont l’enjeu est de prévenir la confiscation du pouvoir. D’où la clause de fermeture juridique dont il est frappé. Or, paradoxalement, c’est l’ « éternité au pouvoir » qui se profile à l’horizon proposé d’une élection du Président de la République au suffrage universel indirect. Un recul historique inouï !

Comment un Parti politique dit moderne peut-il ainsi raisonner par l’absurde, estimant avoir politiquement raison à partir d’une démarche juridiquement (donc techniquement) infondée ? A cette question et à mes autres interpellations, la réponse n’a pas varié.

Elle se résume aux propos que voici : « Nous ne sommes pas dans la spéculation académique, mais sur une question éminemment politique, celle du pouvoir à conserver non plus dans le respect de la Constitution actuelle, mais par une d é marche illégale, insolite et inhabituelle. L ’ essentiel est de ne pas perdre le pouvoir. Il ne faut pas se tromper d’arène… » Histoire de prétendre que la politique a sa logique que la logique ne connaît pas. La réalité du pouvoir est dans un machiavélisme qui ne s’accommode de l’éthique que pour la tourner en dérision. Il n’ y a pas d’éthique en politique. La messe est dite ! Derrière un pointage quantitatif, on voit où peut conduire la minorité politicienne d’un parti politique dont la refondation idéologique et organisationnelle, est un rendez-vous raté avec la modernité. Le parti politique s’enferme dans une synthèse portant non pas sur la pertinence des arguments, mais sur une conception singulièrement biaisée de la notion de majorité. Cet archaïsme procédural régule les réunions du Bureau Politique, ainsi que celles du Comité Central du PCT. Dès lors, que peut valoir dans la durée historique, une synthèse faite à partir de 46 intervenants dans une réunion de 400 participants? C’est ce qui s’est passé lors de la dernière réunion du Comité Central du PCT. Sur 46 intervenants, 02 camarades se sont exprimés contre le changement de la Constitution actuelle, 44 ont dit oui. En Conclusion, l’écrasante majorité silencieuse est en faveur d’un coup d’Etat constitutionnel. La minorité politicienne l’emporte ainsi sur la majorité politique selon cette mécanique confuse du plus grand nombre triomphant. Dans les médias, le Secrétaire Général du PCT ne fait que rendre compte d’une diversion quantitative à la mesure de la pauvreté du questionnement.

 

C’est cela, ne pas savoir se projeter dans l’avenir !
Je ne puis accepter le dévoiement des « souverainistes » pour qui le Congo n’a aucune leçon à tirer de sa propre histoire, ni à en recevoir des autres peuples. En fait, je ne cesse de plaider pour une argumentation éthique, en stigmatisant le coup d’État permanent, classique ou non classique. La République du Congo, Nation souveraine, est un membre à part entière de la Communauté internationale. Il n’y a pas d’ingérence extérieure lorsqu’il s’agit de défendre l’universalité des valeurs partagées de paix, de démocratie, de justice, d’État de droit, de compétence universelle, entre autres.

 

Il n’est de souveraineté respectable qui ne fasse signe au progrès humain ou social. Le Congo n’est pas en marge de la Communauté internationale. Aucun pays ne peut vivre en autarcie dans ce monde devenu village planétaire, où désormais la jurisprudence a instauré un droit transculturel et international de juger ou d’agir, au nom de la protection de l’humanité. Ce n’est pas pour rien que le Congo est signataire de nombreuses conventions, déclarations ou autres textes internationaux pertinents qui font partie du bloc de constitutionnalité de sa Loi fondamentale.

Le Congo ne peut, par conséquent, se prévaloir d’être un pays entièrement à part. Que peut-on reprocher à la Communauté internationale qui ne demande au Président de la République qu’une chose, celle que les Congolaises et les Congolais exigent : l’attachement à la souveraineté nationale à travers le respect d’une Constitution d’essence républicaine et démocratique ?

C’est cette même Communauté internationale qui, au regard de la dérive autoritariste du régime du Président Pascal Lissouba, avait fait preuve de compréhension et de solidarité à l’égard du Président Denis Sassou N’guesso à son retour au pouvoir en octobre 1997 !

C’est cette même Communauté internationale qui, en hommage à la diplomatie congolaise, encourage, autant que faire se peut, l’implication du Président de la République dans la prévention ou la gestion des crises en Afrique. Ce n’est pas par hasard que le Président Denis Sassou N’guesso a pu, consensuellement, bénéficier de la confiance de ses homologues africains pour assumer la présidence de l’OUA en 1986/1987, puis celle de l’UA en 2006/2007.

L’Afrique lui doit, entre autres, le Pacte de non-agression et de défense commune de l ’ UA (Abuja, 2004) et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Addis Abeba, 2007).

Monsieur le Président !

Mes prises de positions me valent d’être qualifié de revanchard, de traître, d’ingrat, d’opposant interne et minoritaire. A tort ! Certains camarades et des journalistes au service de la « bonne cause » se distinguent dans cette affabulation fébrile. Cette injustice n’étonne pas l’homme de principe. Elle n’ébranle pas le philosophe soutenu par l’universalité de la condition humaine, quel que soit l’objet de sa réflexion. Je suis constant, honnête et légaliste.

Je reste, avec bien d’autres compatriotes, à l’école de la République, celle qui, sur le plan éthique, apprend à refuser d’accepter l’inacceptable, de défendre l’indéfendable et de tolérer l’intolérable, d’expliquer l’inexplicable. Une école qui, dans un esprit d’ouverture critique, magnifie la militance politique à la noblesse républicaine, à l’alternance démocratique et à la légitimité constitutionnelle. Cette école là, je la pratique avec honneur, plaisir et responsabilité ! Vous le savez, pour m’avoir fait confiance.

Monsieur le Président !

J’ai dit et redit en Bureau Politique, Vous avez l’expérience de l’hypocrisie ou de l’honnêteté des cadres. Vous avez vécu le mensonge des uns et la franchise des autres. Vous savez comment le PCT se confine, à pure perte de propagande et d’énergie, dans l’incapacité d’anticipation historique. Face à la pérestroïka, la suite se passe de commentaire.

Nul ne peut oublier qu’à l’époque, le Président Pascal LISSOUBA n’avait pas respecté l’article 75 de la Constitution du 15 mars 1992. Le pays avait basculé dans l’instabilité politique avant de sombrer dans le déplaisir tragique du pouvoir en 1997. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, une situation analogue pourrait se produire si jamais Vous ne preniez acte de l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002; Une Constitution dont Vous avez initiée l’élaboration consensuelle.

Une Constitution qui a été massivement adoptée par référendum voici aujourd’hui 13 ans, puis régulièrement promulguée par Vous. Une Constitution sur laquelle Vous avez prêté serment par deux fois, et dont le Premier Magistrat de la République, que Vous êtes, est le gardien vigilant et sourcilleux, en principe. Devons-nous oublier qu’en 2002, puis en 2009, plusieurs de nos compatriotes ont été écartés de la course présidentielle, en application de cette Constitution ? Ils l’ont accepté dignement. Avaient-ils tort de respecter la règle constitutionnelle ? En vérité, on veut amener le Président de la République à commettre un parjure.

J’ose croire que l’homme d’État avisé ne peut longtemps patauger dans une escroquerie historique. La démarche dite de changement de la Constitution du 20 janvier 2002, est juridiquement infondée, politiquement désastreuse et socialement explosive. Je ne me reconnais pas dans une telle attitude passéiste et hasardeuse.
Le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 est un chemin sans avenir, que « Je récuse ! »
L’honnêteté intellectuelle ne peut s’accommoder d’une telle perversion temporelle. Il est inacceptable que le peuple soit abusé par le rapport pathologique au pouvoir dont se réclament les partisans du slogan  » Touche pas à mon Président « , avec en guise de réplique d’une certaine opposition, le slogan  » Touche pas à ma Constitution « .

Psychanalytiquement parlant, les deux slogans ont en partage de détruire la convivialité citoyenne et de saper les fondements de la République, en emprisonnant le sujet historique dans la tragédie du pouvoir. Certains analystes estiment que derrière ces slogans, opère la querelle des « ethnocraties » pour le pouvoir, sous la houlette des « ethnocrates », au grand bonheur de l’autocrate manipulateur que Vous seriez. Ne leur donnez pas raison. Surtout pas, Monsieur le Président !

Les larmes et le sang des « autres » ont trop coulé dans ce pays. Ç a suffit! Vous avez eu raison de le marteler lors de votre Message à la Nation d’août 2014. Votre insistance a ému la Nation et la Communauté internationale.

La bêtise humaine a fait trop de mal à notre pays, pour qu’elle se remette au goût de notre devenir commun. « Plus jamais ç a! », pour reprendre une symbolique forte de la Conférence Nationale Souveraine, désormais ancrée dans la mémoire collective et inscrite en lettres d’or sur le char qui a bombardé Votre résidence privée de Mpila le 05 juin 1997, au petit matin. Historiquement et symboliquement, personne n’a le droit de remettre en cause ce cri de cœur et cet appel de raison. En premier, notre Président de la République : « Plus jamais ça! ».

Monsieur le Président !

Votre Adresse présidentielle du 31 décembre 2014 n’a fait qu’ajouter à la perplexité, devant ce coup d’Etat constitutionnel en préparation. Plutôt que d’enliser le pays dans une nébuleuse constitutionnelle, qu’il plaise au Président de la République, en homme d’honneur, d’engager une dynamique républicaine d’envergure pour l’éclosion d’une alternance pacifique et crédible dans le respect de la Constitution du 20 janvier 2002.

C’est là que le Message des Evêques du Congo révèle sa pertinence. Dans le même élan de ressaisissement national, il y ’ a urgence à tirer les conséquences de la toute récente Déclaration des partis politiques, des mouvements, associations de la société civile et des personnalités indépendantes opposés au changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

 

Telle est Votre responsabilité historique, Monsieur le Président.

Vous avez le secret de votre parcours d’homme d’État. Entrez dans l’Histoire par le portique républicain !

Entrez dans l’avenir en éclaireur, protecteur et couvreur de la République !

Prenez place aux côtés des Hommes qui, à l’instar de Mandela, font la fierté de l’Humanité.

J’ai dit !  »

Très Respectueusement Votre,
Charles Zacharie Bowao

Source: Mampouya.com

Libre circulation des personnes et des biens entre les deux Congo : La convention est passée de justesse à l’assemblée nationale, mais des problèmes demeurent

janvier 2, 2015

 

A Brazzaville, comme à Kinshasa, beaucoup attendent la reprise du trafic fluvial entre les deux villes. Avec l’adoption de la convention, cela est, désormais, envisageable.

Lors de la séance plénière du mardi 23 décembre 2014, présidée par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, en présence de Bienvenu Okiemy, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, les députés congolais ont élevé la voix, pour manifester leur opposition au vote du projet de loi autorisant la ratification de la convention sur la circulation des personnes et des biens entre les deux Congo, suite à l’opération «Mbata ya ba kolo».

Ils ont déploré l’absence de Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, qu’ils souhaitaient avoir en face. A la fin, ils ont, tout de même voté la convention. Au sénat, le débat sur le vote de cette convention a révélé l’existence d’une affaire entre les deux Congo: deux drapeaux de la R.D du Congo qui flottent sur les îles Mbamou.

Signée le 3 juin 2014, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la convention sur la circulation des personnes et des biens entre les deux Congo détermine les conditions d’entrée, de séjour, de sortie et d’établissement des personnes et des biens sur les deux territoires nationaux voisins. Cette convention distingue deux catégories de personnes: les voyageurs résidant dans les zones frontalières, à une profondeur de 50 km, au plus de la frontière de chaque partie ou dans les localités frontalières juxtaposées, et les voyageurs transnationaux, c’est-à-dire les personnes qui se déplacent au-delà de la zone frontalière, dans le territoire de l’autre partie.

Pour se mouvoir, les voyageurs résidant dans les zones frontalières doivent produire, pour entrer dans le territoire voisin, un passeport ou une carte nationale d’identité, assortie d’un laissez-passer individuel dont la durée de séjour ne peut excéder 72 heures, tandis que les voyageurs transnationaux sont tenus de produire un passeport en cours de validité, avec un visa d’entrée. Par contre, les voyageurs en missions officielles dans l’un des deux Etats, détenteurs d’un passeport diplomatique ou de service, bénéficient de la gratuité de visa. Il en est de même des ressortissants des deux Etats en transit sur le territoire de l’un ou de l’autre Etat.

Toutefois, la convention stipule que lorsqu’un Etat partie est tenu de procéder à la reconduite à la frontière de plusieurs ressortissants de l’autre partie, dont les activités ou la présence menacent  l’ordre public ou la sécurité publique, elle doit en aviser l’autre Etat-partie par voie diplomatique. Conclue pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction, cette convention recommande aux autorités des deux pays de privilégier la négociation, en cas de différends survenus dans l’interprétation ou l’application des dispositions de cette convention. En tout état de cause, une commission défense et sécurité tiendra, périodiquement, des sessions d’évaluation.

Le vote de cette convention a fait l’objet de moult tergiversations à l’assemblée nationale. Et pour cause, les députés ont, tout d’abord, fustigé l’absence du ministre Raymond Mboulou, qui, selon eux, était mieux placé pour défendre cette convention. Ils voulaient que ce dernier leur fasse le point de l’opération de police «Mbata ya ba kolo», avant de voter cette convention qui, à leurs yeux, n’avait aucun caractère urgent. «Je regrette que cette question soit traitée au cours d’une simple plénière, alors que nous pouvions organiser une séance de questions d’actualité», a fait savoir le député Ambeto qui, par la même occasion, a laissé entendre que les actes de vandalisme ont repris dans les quartiers, suite au retour en masse des sujets de la République démocratique du Congo. «Si le directeur général de la Police était là, on aurait pu lui demander de continuer l’opération».

Dans l’entre-temps, il a fait constater que la direction générale de la police avait promis d’étendre cette opération aux ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. «Qu’en est-il exactement? Ils n’ont pas de papiers et possèdent un réseau de faux passeports qui leur sont délivrés à l’aéroport, lorsqu’ils débarquent de l’avion. Ce réseau est connu de la police. Nous sommes au regret de constater que cette opération puisse se terminer comme ça, sans compte-rendu, sans évaluation. Et, c’est ça le crime de notre pays: on engage une action, on ne suit pas, on n’évalue pas et on passe à une autre. On ne doit plus évoluer comme ça. On ne peut pas nous demander comme ça d’autoriser une convention, sans avoir fait le point de l’opération. Ce n’est pas normal. Que le ministre de l’intérieur vienne nous expliquer les tenants et les aboutissants de l’opération «Mbata ya ba kolo», avant de procéder à l’examen de cette convention», a-t-il déclaré.

Emboitant le pas, le député Jean-Jaurès Ondelé a fait savoir que dans cette histoire, le président de la République avait été «injurié par les autorités, les députés et citoyens de la République Démocratique du Congo. Notre drapeau avait été brulé. Le ministre devrait, d’abord, nous présenter un rapport sur cette opération».

A un autre député de s’interroger sur le pourquoi de l’arrêt de cette opération. «Il faut que l’opération se poursuivre, de sorte qu’on assainisse, d’abord, le territoire national», a-t-il dit.

Répondant aux préoccupations des députés, le ministre Bienvenu Okiemy a prôné la voie de la raison. «Ce débat a des connexions énormes. Il faut ramener la raison et la décision à prendre doit être une décision raisonnée, dans l’intérêt de notre pays et du continent africain. Nous n’avions pas besoin de prendre des décisions qui soient en dehors de la raison. Nous avons traversé les situations difficiles avec nos voisins. Le texte qui vous est soumis, c’est pour mettre du sérieux et de l’ordre dans une relation qui était devenue conflictuelle», a-t-il plaidé.

Cet argumentaire du ministre n’a pas convaincu les députés. Il aurait fallu que le président du groupe parlementaire P.c.t et apparentés, Alain Moka, puisse prendre la parole, pour comme sommer ses collègues de voter la convention. «Elle vient du président de la République. Rejeter cette convention, c’est rejeter le président de la République», a-t-il martelé. Les consignes étaient claires, les députés sont passés au vote. Seuls quatre d’entre eux se sont opposés. Il s’agit de trois députés de la majorité et d’un député de l’opposition, à savoir: Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou. Les autres députés de l’U.pa.d.s étaient absents de la salle.

Les sénateurs ont, quant à eux, voté cette convention, le mercredi 24 décembre, au cours d’une séance plénière présidée par Vincent Ganga, premier vice-président du sénat, en présence du ministre Zéphyrin Raymond Mboulou. Les deux drapeaux de la R.D du Congo qui flottent sur les îles Mbamou ont constitué la toile de fond des préoccupations des sénateurs. Le ministre, qui avait pris acte de cette doléance, s’est rendu sur le terrain, le vendredi 26 décembre: le constat était, plutôt, amer. Ces deux drapeaux flottent bel et bien sur deux îles congolaises, avec une présence des marins de la République Démocratique du Congo. Face à cette situation, que feront les autorités congolaises?

 

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Congo: Message de vœux du nouvel an 2015 du chef de l’Etat au peuple congolais

décembre 31, 2014

« Mes Chers Compatriotes, dans quelques heures, l’année 2014 arrivera à son terme.

En cette circonstance de réjouissances familiales, je partage plus fortement encore le chagrin de tous ceux qui, au cours de ces douze derniers mois, ont perdu des proches. J’ai une pensée particulière pour nos compatriotes victimes des pluies diluviennes ayant occasionné érosions et inondations mortelles à Brazzaville et à Pointe-Noire.


Message de voeux du nouvel an 2015 du chef de l’Etat au peuple congolais
Que toutes les familles frappées par des drames en cette année qui s’achève trouvent ici l’expression de la compassion profonde de la Nation.

De cette année :

Les historiens retiendront qu’elle a vu, à travers le monde, les conflits armés se poursuivre et d’autres s’ouvrir avec leur lot d’atrocités.

Les observateurs salueront singulièrement une année historique qui a consacré le début de la normalisation des relations entre les Etats-Unis d’Amérique et la République de Cuba.

Sur le plan économique, l’incertitude marque l’évolution du monde. Des centaines de millions de personnes à la recherche d’un emploi n’en ont pas trouvé.

Les marchés des matières premières notamment ceux du pétrole ont modifié les équilibres économiques mondiaux, particulièrement, au cours du dernier trimestre de l’année.

Les pays producteurs, le nôtre compris, ont dû, tous, réviser à la baisse leurs prévisions des recettes budgétaires, tandis que les pays consommateurs voient leur facture énergétique s’alléger. Pour les uns, la croissance de leur produit intérieur brut pourrait être ralentie, et pour les autres, elle pourrait s’accélérer dans les mois à venir.

Au Congo, en 2014, nous avons continué, dans la concorde nationale, de structurer et de dynamiser notre économie, de construire des infrastructures de base et sociales, de renforcer la démocratie et de préserver la paix.

En 2014, des élections locales et sénatoriales ont été organisées, dans notre pays, de façon consensuelle. Et ce, dans la paix absolue.

En 2014, le Congo a, sans conteste, fait des pas supplémentaires sur le chemin de son développement.

Ces progrès, que nous devons au travail du peuple et à sa conscience, ne signifient pas qu’il ne reste plus rien à faire.

En quête permanente d’amélioration des conditions de vie des Congolais, le Gouvernement poursuivra en 2015 l’œuvre d’industrialisation et de modernisation de notre pays. C’est le chemin d’Avenir. C’est le choix de l’efficacité dans la réponse aux défis socio-économiques auxquels est confronté le Congo.

L’année 2015 sera, à l’instar des années passées, celle du travail acharné en vue du mieux-être des Congolais.

Il n’y aura en conséquence pas de place pour les querelles politiciennes et le déchirement. La seule passion qui vaille à présent est le travail. Travailler dans l’unité et la cohésion, voilà les garanties les plus sûres de notre progrès.

Parce que, comme disait un grand sage, le travail n’est pas un châtiment. Le travail est la gloire et l’honneur de la vie.

Mes Chers Compatriotes,

L’action du Gouvernement n’aura de sens que lorsqu’elle sera engagée à la résolution des problèmes majeurs des Congolais. Voilà pourquoi, en dépit de la chute du prix du baril du pétrole, le Gouvernement portera en 2015 la valeur du point d’indice des salaires des agents de l’Etat de 225 à 250.

L’engagement pris devant les partenaires sociaux en 2012 sera ainsi tenu.

Pour faire reculer durablement le chômage, même dans une conjoncture difficile comme c’est le cas aujourd’hui, le Gouvernement veillera à préserver un niveau élevé des investissements publics et à encourager les investissements productifs privés.

Le Gouvernement veillera également à ne pas réduire les dépenses sociales au point de remettre en cause les acquis sociaux de ces quinze dernières années. C’est ainsi que les dépenses en rapport à l’éducation, à la santé, à la lutte contre la pauvreté, à l’insertion sociale et à la sécurité sociale en général seront maintenues en haut du tableau des priorités de l’année 2015.

Tout ce qui peut être mieux fait pour le développement du pays, pour une meilleure redistribution des fruits de la croissance entre ses habitants et pour une plus grande cohésion sociale le sera.

A titre d’illustration, l’épineux problème du transport public dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire sera réglé par la création d’une société publique de transport urbain dont les activités démarreront l’année prochaine.
Sur le même élan, doivent être poursuivis et achevés :

– la construction de douze hôpitaux généraux dans les douze départements du pays ;

– les chantiers de l’hôpital central des armées et de l’hôpital spécialisé d’Oyo ;

– le programme « Eau pour tous » qui a déjà permis la réalisation, à ce jour, de 1.400 forages desservant près d’un millier de villages ;

– le programme de distribution d’eau potable et d’électricité particulièrement à Brazzaville et Pointe-Noire. Dans ces deux agglomérations, malgré les efforts appréciables du Gouvernement, il reste encore beaucoup à faire pour combler les légitimes attentes des populations.

Voilà une bataille qui ne connaîtra aucun répit, aucune trêve, tant que nous n’avons pas atteint notre but.

Mes Chers Compatriotes,

Les progrès économiques, sociaux et politiques ont besoin de la stabilité pour produire tous leurs effets bénéfiques. Il est de ma responsabilité, en ma qualité de Président de la République, de garantir la tranquillité nécessaire à tout progrès de notre pays et de sa population.

L’élection présidentielle ce sera en 2016 et les élections législatives en 2017. On a le temps de les voir arriver. Travaillons d’abord. Viendra après le temps des joutes électorales.

Mes Chers Compatriotes,

Aujourd’hui, les uns et les autres parlent de l’avenir institutionnel du Congo. Que cela soit dans leur droit ou non, je les entends.

Je suis heureux qu’à ce sujet, un débat sain et responsable se soit instauré. Que des opinions différentes et divergentes s’expriment, librement. Que les convictions les plus assurées s’opposent à de pertinentes objections. Qu’il y ait un camp qui préconise des solutions alternatives et un autre qui prône le statu quo. C’est cela la démocratie.

Personne n’a le droit d’empêcher une telle confrontation des idées de prospérer. Personne n’a le droit de mener cet exercice démocratique à la dérive et au désordre.

Nous bannissons le désordre et la violence parce que nous en connaissons l’enchaînement.

Oui, nous connaissons bien les conséquences des violences, de l’insécurité et de l’instabilité pour les avoir vécues il n’y a pas si longtemps. Nous en sommes encore très marqués. Je suppose que nul n’a envie d’y replonger.

Tout bien considéré, je retiens que rien mais alors rien ne doit compromettre la paix, la sécurité et la stabilité de notre pays, recouvrées au prix du sang des Congolais.

Notre souveraineté ne doit être tenue à la lisière par personne. Elle ne doit, en aucun cas, être aliénée. Cela doit être le point de convergence de nos différences.
Il est évident que les affaires des Congolais sont et seront réglées par les Congolais eux-mêmes, de préférence par le dialogue. Et, si des divergences persistent entre responsables politiques, seul le peuple souverain sera appelé à trancher, par le vote. Il ne saurait en être autrement.

Ni la frénésie et l’impatience des uns ni la tentation d’ingérence sans frais des autres n’auront raison de la détermination du peuple congolais à prendre en main son destin.

Mes Chers Compatriotes,

Brazzaville abritera, en septembre prochain, les onzièmes Jeux Africains, cinquante ans après avoir accueilli la toute première édition. Pour notre pays, c’est un insigne honneur, c’est un grand privilège et, par-dessus tout, une lourde responsabilité.

Je vous invite tous à une mobilisation générale en vue de garantir à ce grand rendez-vous de la jeunesse africaine un franc succès et une totale réussite.

Mes Chers Compatriotes,

Le Congo, nous l’avons reçu en héritage des pères de l’indépendance. Il est ce que nous avons de plus précieux en partage. Pour ce Congo que nous chérissons tous, donnons-nous la main pour bâtir une grande nation en voie d’émergence. Une grande nation qui ne doit cesser d’avoir confiance en elle même et en ses atouts. Une nation pour qui il n’y a d’autre avenir que l’unité, et d’autres devoirs que le travail et la discipline.

A tous, pour l’an 2015, je forme mes vœux de santé, de bonheur partagé et de succès dans vos diverses entreprises.

Pour le Congo éternel, je souhaite que 2015 soit une année favorable.

Bonne et heureuse année!

Joyeuses fêtes à toutes et à tous ! »

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