Posts Tagged ‘présidente’

Tanzanie: Prestation de serment de Sama Suhulu Hassan, première femme présidente du pays

mars 19, 2021

Avec France 24

Bolivie : la sénatrice Jeanine Añez se proclame présidente par intérim

novembre 12, 2019

 

La deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, s’est proclamée mardi présidente par intérim de la Bolivie, malgré l’absence de quorum au Parlement, arguant de «la nécessité de créer un climat de paix sociale» dans le pays secoué par une profonde crise politique.

«Nous souhaitons convoquer des élections au plus vite», a ajouté la sénatrice d’opposition qui revendiquait la présidence par intérim après les démissions du président Evo Morales et de ses successeurs prévus par la Constitution, à savoir le vice-président Alvaro Garcia Linera, la présidente et le vice-président du Sénat ainsi que le président de la Chambre des députés.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chine: Pékin enjoint aux États-Unis d’empêcher une escale de la présidente de Taïwan

juillet 31, 2018

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, à Taipei le 24 juin 2018 / © AFP/Archives / SAM YEH

La Chine a appelé mardi Washington à empêcher le transit par les Etats-Unis de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, qui doit y faire escale le mois prochain en route vers l’Amérique latine, une perspective qui enrage Pékin.

Mme Tsai transitera par Los Angeles et Houston lors de son voyage au Paraguay et au Belize, prévu du 12 au 20 août, a annoncé lundi son gouvernement.

« Nous enjoignons aux Etats-Unis de respecter le principe d’+une seule Chine+ (…), de ne pas autoriser le soi-disant transit de la responsable taïwanaise et de cesser d’envoyer de mauvais signaux aux forces indépendantistes de Taïwan », a réagi Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, lors d’une conférence de presse.

La Chine communiste considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l’île est dirigée de façon indépendante par un régime rival depuis 1949. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté et interdit à ses partenaires –au nom du « principe de la Chine unique »– d’entretenir des relations diplomatiques avec Taipei.

« Nous nous sommes toujours résolument opposés à tout +transit+ de ce genre par les Etats-Unis ou par n’importe quel pays entretenant des relations avec la Chine », a martelé M. Geng mardi, assurant que Pékin avait transmis « une protestation solennelle » à Washington sur ce sujet.

Les Etats-Unis entretiennent des liens ambigus avec Taïwan: s’ils reconnaissent la Chine populaire depuis 1979, ils conservent avec l’île des relations commerciales et demeurent son allié militaire résolu, lui vendant des armements –une proximité qui irrite les autorités communistes.

Le président américain Donald Trump, qui avait provoqué le courroux de Pékin après son élection fin 2016 en acceptant un appel téléphonique de Tsai Ing-wen, a approuvé cette année un « Taiwan Travel Act » encourageant les hauts responsables américains à se rendre à Taïwan y rencontrer leurs homologues.

Depuis l’arrivée au pouvoir en 2016 de Tsai Ing-wen, qui refuse de reconnaître le « principe de la Chine unique », Pékin a accentué sa pression économique, militaire et diplomatique sur l’île.

Seuls 18 Etats entretiennent des relations diplomatiques avec Taipei plutôt qu’avec Pékin, parmi lesquels le Paraguay et Belize, que Mme Tsai visitera en août, ou encore le Vatican.

Le Burkina Faso et la République dominicaine ont récemment rompu leurs liens diplomatiques avec Taïwan pour nouer des relations avec Pékin –le résultat selon Taipei d’une « diplomatie du dollar » orchestrée par la Chine.

L’armée chinoise mène de fréquents exercices à proximité de Taïwan. Et Pékin a obtenu de grandes entreprises étrangères, en particulier les compagnies aériennes, qu’elles référencent l’île comme faisant partie du territoire chinois sur leurs sites internet.

Romanie.com avec(©AFP / 31 juillet 2018 14h01)

France: Sibyle Veil nommée présidente de Radio France

avril 12, 2018

Paris (France) – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel français a annoncé jeudi qu’il nommait Sibyle Veil, actuellement directrice déléguée en charge des opérations et des finances du groupe audiovisuel, à la présidence de Radio France pour un mandat de cinq ans.

C’est la première femme présidente de Radio France depuis Michèle Cotta en 1981. Elle prendra ses fonctions à partir du 16 avril.

Agée de 40 ans, elle a été choisie parmi six candidats pour succéder à Mathieu Gallet, dont le mandat avait été révoqué en janvier, suite à sa condamnation pour avoir favorisé deux sociétés de conseil lorsqu’il présidait l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) entre 2010 et 2014.

Sibyle Veil est issue de la même promotion à l’Ecole nationale de l’administration (ENA) que le président Emmanuel Macron, la fameuse promotion Senghor (2002-2004) dont de nombreux membres sont aujourd’hui aux manettes de l’Etat.

Mère de trois enfants, elle faisait figure de favorite pour prendra les rênes de Radio France, en pleine réforme de l’audiovisuel public.

Ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, elle bénéficiait du soutien des cadres de Radio France, notamment celui du directeur des antennes Laurent Guimier.

Comme les autres candidats, elle avait insisté sur la priorité à donner au numérique, le respect de la diversité et les collaborations renforcées avec les autres médias publics, des synergies voulues par l’Etat dans le cadre de sa grande réforme de l’audiovisuel public, qui devrait être prête pour fin 2018.

Diplômée de Sciences Po, titulaire d’un DEA de politique européenne, Sibyle Veil a commencé sa carrière comme auditrice au Conseil d’Etat avant de rejoindre l’Élysée en 2007, sous Nicolas Sarkozy, comme conseillère technique chargée notamment du travail, du logement et des relations sociales puis de la santé à partir de 2010.

Elle quitte la sphère politique en 2010 pour la direction du pilotage de la transformation à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

A Radio France, Mathieu Gallet a fait appel à elle en juin 2015, en tant que directrice déléguée, en charge des opérations et des finances.

Soutenue en interne par la plupart des cadres, elle est vue comme la candidate de la continuité après Mathieu Gallet, dont le bilan est positif, notamment côté audiences.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 17h34)                                            

Corée du Sud: première journée en prison pour l’ex-présidente

mars 31, 2017

La présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye (c), le 31 mars 2017 à Séoul / © POOL/AFP / Chung Sung-Jun

La présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye passait vendredi sa première journée en prison en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la justice, nouvelle descente aux enfers qui réjouit ses opposants mais sème la consternation dans son camp.

L’ancienne chef de l’Etat de 65 ans a regardé droit devant elle, tentant apparemment de rester impassible, tandis qu’elle était conduite peu avant l’aube au Centre de détention de Séoul sous les flashes des photographes.

Après une audience marathon jeudi, le tribunal du district central de Séoul a délivré un mandat d’arrêt contre l’ex-présidente emportée par un retentissant scandale de corruption.

Le parquet ne l’a pas encore inculpée mais a déjà fait savoir qu’elle était soupçonnée de corruption, d’abus de pouvoir, de coercition et d’avoir livré des secrets d’Etat.

« Il est justifié et nécessaire d’arrêter (Mme Park), étant donné que des accusations clé sont étayées et qu’existe un risque de destruction de preuves », a expliqué le tribunal.

Mme Park est le troisième ancien chef de l’Etat à être arrêté dans une affaire de corruption en Corée du Sud. Les anciens hommes forts Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo ont purgé des peines de prison pour ce motif dans les années 1990.

Le président Roh Moo-Hyun, élu démocratiquement, s’était suicidé en 2009 durant une enquête pour corruption le visant lui et sa famille.

– Drapeaux –

Le placement en détention provisoire de Mme Park est une pas de plus dans la disgrâce de celle qui fut la première femme à accéder à la fonction suprême en Corée du Sud.

La présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye, le 30 mars 2017 à Séoul / © POOL/AFP / Song Kyong-Seok

Le Parti démocratique, formation progressiste dont le candidat — pas encore officiel– est donné favori pour la présidentielle anticipée du 9 mai, a jugé que cet événement démontrait que « tous sont égaux devant la loi ».

« Espérons que cette décision historique apportera un nouvel élan à la manifestation de la vérité sur ce scandale d’une portée sans précédent ».

Mais le parti conservateur de l’ex-présidente, Liberté Corée, qui vient de changer de nom pour tenter de prendre ses distances par rapport au scandale, a parlé de décision « regrettable ».

Le député loyaliste, Kim Jin-Tae, candidat à la présidentielle, est furieux. « C’est le glas de l’Etat de droit », a-t-il lancé.

Mme Park a été emprisonnée aux petites heures du matin mais cela n’a pas empêché une cinquantaine de ses partisans de l’attendre au Centre de détention en agitant des drapeaux sud-coréens et en entonnant des slogans réclamant sa libération.

Si la procédure normale est respectée, l’administration pénitentiaire devrait prendre les empreintes de l’ex-chef de l’Etat ainsi que sa photo. Elle devrait revêtir un uniforme avec son numéro d’écrou sur la poitrine, et entrer en cellule.

Aux termes de la loi sud-coréenne, le parquet a désormais jusqu’à 20 jours pour l’inculper.

– « Principe d’équité » –

Arrestation de l’ancienne présidente sud-coréenne Park / © YONHAP NEWS AGENCY/AFP / –

Celle par qui tout est arrivé, Choi Soon-Sil, la sulfureuse confidente de l’ombre de Mme Park, ainsi que l’héritier de l’empire Samsung, Lee Jae-Yong, sont détenus au même endroit.

M. Choi est déjà en procès pour notamment avoir profité de sa proximité avec la présidente afin de soutirer près de 70 millions de dollars de « dons » à des conglomérats sud-coréens. M. Lee a été inculpé de corruption.

Les magistrats du parquet avaient remis au tribunal un dossier d’accusation de 120.000 pages, estimant qu’il serait « contraire aux principes d’équité » que l’ex-présidente ne soit pas placée en détention alors que Mme Choi est derrière les barreaux.

L’ex-présidente rejette toutes les accusations et accuse son amie d’avoir abusé de sa confiance.

Alors que le scandale faisait rage depuis de longs mois dans un contexte de frustrations économiques et sociales croissantes, Mme Park avait été destituée le 9 décembre par l’Assemblée nationale. Cette destitution a été validée le 10 mars par la Cour constitutionnelle, permettant du même coup la levée de son immunité présidentielle.

Selon le quotidien Chosun Ilbo, qui cite un de ses avocats, Mme Park est « restée sans voix » en apprenant que le parquet réclamait son arrestation. Depuis qu’elle a quitté la présidence, elle passe « des nuits blanches », disait un autre.

L’ex-présidente est soupçonnée d’avoir octroyé des faveurs politiques aux capitaines d’industrie qui s’étaient montrés généreux envers son amie, dont l’héritier de Samsung.

Elle est aussi accusée d’avoir laissé Mme Choi, qui n’a pas été plus loin que le lycée et n’avait aucune habilitation de sécurité, mettre son nez dans certaines affaires d’Etat comme les nominations au sommet.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2017 13h43)

Clinton: « je serai la plus jeune femme présidente des Etats-Unis »

juin 13, 2015

La candidate à la primaire démocrate pour la Maison Blanche Hillary Clinton, 67 ans, a écarté samedi d’une phrase les questions sur son âge lors de son premier grand discours de campagne. Elle a souligné qu’elle serait la première femme présidente des Etats-Unis.

« Je ne suis peut-être pas la plus jeune parmi les candidats à cette élection », a-t-elle ironisé à New York, devant plusieurs milliers de sympathisants. « Mais je serai la plus jeune femme présidente de l’histoire des Etats-Unis. Et la première grand-mère! »

Avec Manhattan en toile de fond, elle s’est présentée comme une « championne » de la classe moyenne promettant une série de réformes économiques, sociales et politiques.

« Je suis candidate pour que l’économie soit au service de vous et de chaque Américain », a dit Hillary Clinton, citant pêle-mêle ouvriers, infirmières de nuit, camionneurs, agriculteurs, anciens militaires.

Hommage à trois présidents
« La prospérité ne peut pas être seulement pour les dirigeants d’entreprises et les patrons de fonds d’investissements. La démocratie ne peut pas être seulement au service des milliardaires », a dit la démocrate. Elle a aussi multiplié les critiques contre Wall Street, relevant que les 25 premiers gestionnaires de fonds d’investissements gagnaient plus que tous les enseignants de maternelle du pays.

Pour ce premier grand discours, deux mois après sa déclaration officielle de candidature, Hillary Clinton avait choisi symboliquement l’île Franklin Roosevelt, l’ancien président démocrate du New Deal, à New York.

Outre Roosevelt, l’ancienne sénatrice de l’Etat de New York a cité deux autres présidents: son mari Bill, présent en bas du podium, et Barack Obama, dont elle a été la secrétaire d’Etat de 2009 à 2013.

Hillary Clinton a déclaré qu’elle dévoilerait une série de propositions ciblées dans les prochaines semaines mais elle en a donné un aperçu.

Fiscalité des entreprises évoquée
Elle a évoqué une réforme fiscale pour inciter les entreprises à investir aux Etats-Unis, des aides aux entrepreneurs et lanceurs d’entreprises, une augmentation des budgets de recherche, des investissements dans la recherche ou encore sa volonté de faire des Etats-Unis « la superpuissance des énergies propres du 21e siècle ».

Mais, citant la difficile enfance de sa mère, elle a consacré les plus longs moments de son discours aux droits des enfants et des femmes, proposant de généraliser la pré-scolarisation avant l’école primaire et d’aider les familles pour la garde d’enfants en bas âge.

« Notre pays ne sera pas compétitif ou équitable tant que nous n’aiderons pas les familles à donner à leurs enfants le meilleur départ dans la vie », a-t-elle dit.

Romandie.com

Hillary Clinton ferait une excellente présidente des Etats-Unis

avril 11, 2015

Panama – Hillary Clinton ferait une excellente présidente des Etats-Unis, a assuré samedi depuis le Panama Barack Obama, à la veille de l’annonce probable de la candidature de l’ex-Première dame dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2016.

Elle a été une formidable candidate (lors des primaires du parti démocrate) en 2008. Elle a été un soutien formidable lors de l’élection présidentielle. Elle a été une secrétaire d’Etat exceptionnelle. C’est mon amie, a déclaré M. Obama à la presse à l’issue d’un Sommet des Amériques marqué par sa rencontre avec le président cubain Raul Castro.

Je pense qu’elle ferait une excellente présidente, a-t-il résumé.

L’ex-secrétaire d’Etat et ancienne Première dame, 67 ans, devrait lancer sa candidature dimanche sur les réseaux sociaux, selon des médias américains, avant de se rendre dans l’Iowa, Etat incontournable des primaires qui commenceront début 2016. La présidentielle aura lieu en novembre 2016.

Les équipes d’Hillary Clinton, archi-favorite des sondages des primaires, devraient s’atteler à façonner une image plus humble de la démocrate, préférant par exemple des formats de réunions publiques décrits comme plus intimes.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2015 01h15)

Un frère de la présidente de l’OPEP enlevé au Nigeria

mars 19, 2015

Port Harcourt (Nigeria) – Des hommes armés ont kidnappé jeudi dans l’État de Bayelsa, au sud du Nigeria, le plus jeune frère de la ministre du Pétrole et actuelle présidente de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Diezani Alison-Madueke, a indiqué un porte-parole de la police.

Les hommes armés ont kidnappé Joseph Agama aux environs de midi (11H00 GMT) dans le quartier de Yenaka à Yenagoa, la capitale de cet État riche en pétrole, a précisé le porte-parole Asinim Butswat.

Des hommes armés non identifiés ont enlevé jeudi M. Joseph Agama, le plus jeune frère de Mme Diezani Alison-Madueke, ministre du Pétrole, a-t-il ajouté.

La police a été alertée par le père de la victime, Maxwel Agama. Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué ce kidnapping et une enquête a été ouverte.

Les enlèvements contre rançon sont fréquents dans la région riche en pétrole du delta du Niger au Nigeria. En octobre dernier, des hommes armés avaient enlevé la sœur de la ministre, Osiyo Agama, à Port Harcourt, la capitale de l’État voisin de Rivers.Elle avait été libérée un peu plus tard par des agents de sécurité.

Mme Alison-Madueke, qui est devenue la première femme à prendre la tête de l’OPEP le 1er janvier 2015 pour un an, n’est pas la seule personnalité politique nigériane visée par les gangs.

Début 2014, Nengite Nitabai, l’oncle de 71 ans du président Goodluck Jonathan avait été enlevé dans l’Etat de Bayelsa. Il avait plus tard été secouru par la police.

La mère octogénaire du ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala avait aussi été kidnappée en décembre 2012 et relâchée cinq jours plus tard.

Mme Alison-Madueke et M. Okonjo-Iweala sont les deux ministres les plus influents du cabinet du président Jonathan.

Romadie.com avec(©AFP / 19 mars 2015 19h40)

Centrafrique: la présidente condamne les actes barbares, deuil national de trois jours

juillet 9, 2014

Bangui – La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mercredi la poursuite des actes barbares et criminels après la mort lundi de 26 déplacés dans une attaque à Bambari (centre) et décrété un deuil national de trois jours à partir de jeudi.

Un deuil national de trois jours en mémoire des Centrafricains tués le 7 juillet 2014 à Bambari (…) est décrété sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine à compter du jeudi 10 juillet 2014. Le drapeau centrafricain sera mis en berne durant cette période, indique le communiqué de la présidence diffusé par la radio nationale.

26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées lundi soir sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.

Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la force militaire de l’Union africaine (Misca) ayant requis l’anonymat.

Ces événements démontrent la volonté des ennemis de la paix de persister dans la voie diabolique de la violence et de la haine intercommunautaires. Le déplacement du cycle des représailles entre les bandes armées dans la préfecture de la Ouaka où les communautés chrétiennes et musulmanes vivaient en parfaite harmonie est un sujet de grande préoccupation, indique la présidente, lançant un vibrant appel à la communauté internationale pour une plus grande mobilisation.

L’ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents parmi les déplacés de Bambari. C’est pour cela que nous avons lancé une attaque, a indiqué mardi un membre de l’état-major de la Séléka.

Deux semaines auparavant, près de cent personnes ont été tuées et autant d’autres blessées dans le centre de Bambari et ses proches environs dans des violences opposant anti-balaka et ex-rebelles Séléka.

Pour la présidente, les populations victimes d’attaques incessantes en plusieurs points du pays ces dernières semaines, notamment à Dékoa, aussi dans le centre du pays, payent le prix de la faiblesse des forces de défense et de sécurité.

Les Forces armées centrafricaines (Facas) ont implosé lors des combats contre la Séléka. Depuis, une partie des soldats et leurs armes ont rejoint les anti-balaka pour combattre la Séléka.

La communauté internationale, présente militairement avec la force française Sangaris et la Misca, s’oppose au réarmement des Facas, jugées peu fiables, que le gouvernement demande.

Mardi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à Bangui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu entre les différents groupes armés.

Un forum de réconciliation nationale est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, chassée du pouvoir en janvier, la Centrafrique vit une crise sans précédent, marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2014 19h16)

Centrafrique: la nouvelle présidente déjà en prise aux violences

janvier 25, 2014

Centrafrique: la nouvelle présidente déjà en prise aux violences Centrafrique: la nouvelle présidente déjà en prise aux violences © AFP

Centrafrique: la nouvelle présidente déjà en prise aux violences © AFP

Encore en consultations pour nommer son gouvernement, la nouvelle présidente centrafricaine fait face à un regain des pillages et des violences entre chrétiens et musulmans à Bangui qui menacent d’entrée de jeu son pouvoir.

L’assassinat vendredi par des miliciens chrétiens anti-balaka d’un ancien ministre musulman, Joseph Kalité, proche de l’ex-président Michel Djotodia, a provoqué une nouvelle flambée de violences qui s’est poursuivie jusque dans la nuit, selon des habitants interrogés par l’AFP.

La présidente Catherine Samba Panza a consacré une partie de ses entretiens, tout d’abord au palais présidentiel puis jusque dans la soirée à son domicile, à ces questions sécuritaires, et devait reprendre samedi ses consultations pour le choix de son Premier ministre et la composition du gouvernement, a-t-on appris auprès de la présidence.

Dans le quartier Miskine, au centre-ville, des échanges de tirs ont opposé en fin de soirée soldats burundais et rwandais de la force africaine (Misca) à des combattants ex-Séléka, selon des habitants. Non loin de là, près de l’Assemblée nationale, le contingent équato-guinéen de la Misca a également essuyé des tirs.

Comme les jours précédents, tensions, pillages ou affrontements se concentrent désormais dans trois zones de la capitale, dans des quartiers mixtes ou majoritairement musulman, ou encore près des camps où sont cantonnés les combattants ex-Séléka de M. Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.

Le premier point de fixation des tensions est la sortie nord de Bangui, au PK-12 et PK-13, déserté par des milliers de civils musulmans qui ont fui au Tchad et cibles de pillards, civils chrétiens et miliciens anti-balaka « incontrôlés », selon des responsables de ce mouvement formé de différents groupes.

Le deuxième point de cristallisation est le PK-5, au centre-ville, le poumon commercial de la capitale, avec ces centaines de magasins – alimentation, téléphonique, pièces détachées automobile,. . . – appartenant pour l’essentiel à des musulmans.

Ecoles toujours fermées

Ces commerces attirent la convoitise des pillards et anti-balaka massés aux environs et qui lancent des raids, entraînant la riposte de jeunes civils musulmans, aidés d’ex-Séléka, avec des violences qui débordent dans les quartiers avoisinants, particulièrement à Miskine.

Vendredi, l’imam de la grande mosquée du PK-5, Walidou Modibo, tout en tentant de calmer les fidèles, a déclaré à la presse que les imams « laissent les fidèles décider des réactions qu’ils jugent les plus appropriées face à toute nouvelle provocation », face à « l’expansion illimitée de violences gratuites à l’égard de sujets musulmans et la passivité complice des forces chargées du maintien de l’ordre », mettant ainsi directement en cause les forces française et africaine.

Le troisième point de tension se trouve dans le sud de la ville, au bord du fleuve Oubangui, près du camp Kasaï où sont cantonnés avec leur armement de nombreux combattants ex-Séléka depuis le déclenchement, le 5 décembre de l’opération française Sangaris.

Miliciens anti-balaka et civils bloquent régulièrement les accès au camp pour empêcher le ravitaillement des combattants, provoquant des incidents.

Dans le reste de la capitale, selon des habitants et des responsables centrafricains interrogés par l’AFP, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée depuis le début de l’intervention française et le renforcement de la Misca qui compte désormais environ 5. 000 hommes. Dans de nombreux secteurs, l’activité commerciale a ainsi repris son rythme de croisière.

Mais les administrations ne fonctionnent toujours pas et les écoles n’ont pas rouvert. Dans certains établissements, la rentrée scolaire, prévue en octobre, n’a jamais eu lieu

Et en province, de vastes zones sont toujours sous la coupe de chefs de guerre qui tiennent à leur merci une population confrontée à une crise humanitaire sans précédent, dans un pays parmi les plus pauvres du continent malgré son potentiel agricole et minier.

Jeuneafrique.com avec AFP