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Vladimir Poutine candidat pour un 4e mandat en 2018

décembre 6, 2017

Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, en Russie / © SPUTNIK/AFP / Mikhail KLIMENTYEV

Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il se présenterait pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018, ce qui en cas de victoire le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024 et ferait de lui le dirigeant russe à la plus longue longévité au pouvoir après Joseph Staline.

Cette annonce très attendue met fin à des mois de suspense et de tergiversations du Kremlin sur les intentions de M. Poutine, aux commandes du pays depuis plus de 17 ans et donc en voie de briguer un nouveau mandat de six ans.

« J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie », a déclaré M. Poutine, 65 ans, lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a-t-il lancé, alors que les relations entre Moscou et l’Occident sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en raison de la crise ukrainienne, du conflit en Syrie et du scandale de dopage institutionnalisé visant les sportifs russes.

Arrivé au pouvoir en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l’économie chancelante, M. Poutine est loué par nombre de ses concitoyens pour avoir été l’homme de la stabilité et d’une nouvelle prospérité, grâce notamment à une manne pétrolière.

Nommé Premier ministre par le président Boris Eltsine en 1999, il a engagé la même année la deuxième guerre de Tchétchénie, à la suite d’une vague d’attentats sanglants.

Cette guerre sera le fondement de sa popularité en Russie et à l’origine de son image d’homme à poigne qui n’a pas peur des décisions difficiles.

– ‘la grande Russie’ –

Il s’est également employé à restaurer l’influence de son pays dans le monde, en endossant les habits de restaurateur de la « grande Russie » avec l’annexion en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée, vivement dénoncée par l’Occident, et en changeant la donne du conflit syrien avec l’intervention militaire en Syrie en 2015 en soutien aux forces de Bachar al-Assad.

Passionné de sport, le président russe a aussi cherché à imposer son pays comme puissance sportive, au prix là-aussi d’une crise internationale.

La Russie a organisé en 2014 les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire dans la station balnéaire de Sotchi et se prépare à accueillir en 2018 l’événement sportif le plus suivi de la planète, le Mondial de football.

Mais les rêves du Kremlin sont assombris par des accusations de dopage institutionnalisé depuis la sortie du rapport McLaren en 2016, qui ont provoqué mardi la suspension de la Russie pour les JO d’hiver-2018 de Pyeongchang, les sportifs russes n’étant autorisés à y participer que sous le drapeau olympique.

Vladimir Poutine « a toujours fait tout son possible pour protéger les gens et le pays pendant les moments les plus durs », souligne le président de la Douma (chambre basse du Parlement), Viatcheslav Volodine.

– ‘un vrai leader national’ –

« C’est un vrai leader national et les gens le respectent beaucoup », assure la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute), Valentina Matvienko.

« La société aujourd’hui est pour que Vladimir Poutine reste président », lui fait écho Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’URSS.

« Je suis toujours avec vous », a répondu plus tôt dans la journée le président Poutine à un bénévole qui l’interrogeait, lors d’un forum à Moscou, pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes l’année prochaine.

« La motivation (pour se représenter à la présidentielle, ndlr) doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé », a estimé M. Poutine, lors de ce forum qui a réuni des milliers de jeunes Russes de diverses ONG.

« Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent », a-t-il ajouté, avant de demander à la foule si elle le soutiendrait. Celle-ci avait répondu aux cris de « Oui! », sous une pluie d’applaudissements.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier M. Poutine lors du scrutin dans quatre mois, a pour sa part réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe qui va battre, en cas de sa réélection quasi-assurée, le record de Léonid Brejnev, au pouvoir en URSS de 1964 à 1982: « A mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer ».

A la présidentielle, M. Poutine devrait affronter les traditionnels candidats du Parti communiste et des nationalistes du LDPR, ainsi que la vedette de télévision proche de l’opposition Ksenia Sobtchak, qui espère réunir les Russes mécontents de la situation dans le pays.

Jouissant de 53% d’intentions de votes selon un sondage publié en novembre par le centre indépendant Levada, Vladimir Poutine est de loin le favori de la course présidentielle.

« La véritable intrigue n’est pas le résultat de l’élection mais ce qu’il se passera après 2024 », explique le politologue russe Konstantin Kalatchev, estimant que Vladimir Poutine ne briguera pas de mandat supplémentaire dans le futur en cas de victoire en mars 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2017 19h31

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Togo: Gilchrist Olympio se retire de la vie politique et demande à Faure Gnassinbé de ne pas se représenter

novembre 29, 2017

Gilchrist Olympio, fils du premier président du Togo, Sylvanus Olympio, et dirigeant de l’UFC., à Paris en 2011. © Vincent Fournier/JA

Ancien opposant historique aux régimes successifs de Eyadema et Faure Gnassingbé, Gilchrist Olympio a annoncé son retrait de la vie politique. Dans sa dernière intervention, celui qui a accepté de signer un accord avec le parti au pouvoir, demande « un retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992 ».

A bientôt 80 ans, Gilchrist Olympio vient de provoquer ce 28 novembre un mini-séisme politique en annonçant son retrait de la vie politique du Togo après près de 50 ans d’opposition acharnée aux régimes de feu Gnassingbé Eyadema et de Faure Gnassingbé, qui lui a succédé en 2005. « L’avenir de l’UFC, de la contestation politique, et du Togo, devront demain être imaginés et poursuivis par des jeunes hommes et femmes de moins de 80 ans », a indiqué celui qui a repris le flambeau politique de son père, Sylvanus Olympio, premier président de la République togolaise assassiné lors d’un coup d’État le 13 janvier 1963.

Bilan au vitriol de l’accord avec le parti au pouvoir

Très actif ces dernières semaines en coulisses dans la tentative de résolution de la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs semaines, l’emblématique patron de l’Union des forces de changement a crée la surprise, tant par l’annonce de son retrait que par le bilan qu’il a livré de l’accord signé par l’UFC avec l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), auquel a succédé en 2012 l’Union pour la République (Unir).

Les espérances de changement et notre vision d’un Togo nouveau sont toujours à réaliser

Cet accord, signé en 2010 entre les deux principaux partis du paysage politique de l’époque sous l’égide de la Communauté de Sant’Egidio, a notamment permis à des membres de l’UFC de faire leur entrée au gouvernement. L’accord « demandait au RPT les mêmes concessions qui sont aujourd’hui encore réclamées par les manifestants », a indiqué Gilchrist Olympio.

« Force est de constater que les termes de cet accord ne sont pas entièrement réalisés. Malgré ces insuffisances,  nous avons fait le difficile choix de rester fidèle à notre engagement, conscients du fait que les espérances de changement et notre vision d’un Togo nouveau sont toujours à réaliser », a-t-il poursuivi.

Appel à l’union de l’opposition

Pour ce qui pouvait être considéré comme une dernière prise de parole publique en tant que chef de parti, l’octogénaire a appelé l’opposition – qui a renouvelé ses appels à manifester pour les 29 et 30 novembre – à ne pas se laisser prendre en otage par le cycle de la violence.

« Nous devons avoir le courage de dénoncer fermement les incitations à la haine véhiculées à travers les réseaux sociaux, de même que les actes de violence qui ont été commis au cours des manifestations », a lancé celui qui a affronté feu le président Eyadema lors de la présidentielle de 1998.

Pour sortir de la crise, Gilchrist Olympio propose « un retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992 ».  Au président Faure Gnassingbé, il demande d’accepter « le principe de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020, afin de laisser le champ libre à une consultation démocratique libre ». Réclamant une union de l’opposition, il a souhaité « un projet clair et responsable pour préparer la compétition d’idées à laquelle tous les partis devront prendre part ».

Avec deux députés, il est difficile aujourd’hui à l’UFC de s’ériger en donneur de leçons

Contacté par Jeune Afrique, Atcholi Aklesso, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, tempère les critiques et dit même sa « satisfaction ». Aklesso préfère souligner « dans cette déclaration de l’UFC, la condamnation de la violence, le refus du procès en patronyme et la reconnaissance des avancées significatives obtenues depuis l’arrivée au pouvoir du Président Faure Gnassingbé relativement au développement économique du pays ».

Atcholi Aklesso remet cependant en cause la légitimité de la voix d’Olympio : « Avec deux députés, il est difficile aujourd’hui à l’UFC de s’ériger en donneur de leçons, même si nous saluons sa participation au gouvernement dont il salue d’ailleurs les réalisations. »

« Il est important de faire remarquer qu’il appartient à l’Unir de décider en temps opportun et à l’issue d’un débat interne, de qui portera ses couleurs [en 2020, NDLR], et ce conformément aux lois en vigueur », a conclu le secrétaire exécutif de la majorité.

Jeuneafrique.com par – Correspondant à Lomé

Présidentielle au Honduras: l’opposant de gauche en tête

novembre 27, 2017

L’opposant de gauche hondurien Salvador Nasralla (L), s’adresse à la presse alors qu’il est nommé en tête de la présidentielle au Honduras, le 27 novembre 2017 / © AFP / Orlando SIERRA

L’opposant de gauche Salvador Nasralla était donné en tête lundi de la présidentielle au Honduras, avec une légère avance seulement sur le président sortant Juan Orlando Hernandez, selon des résultats encore partiels et marqués par des accusations de fraude.

En milieu de matinée, le Tribunal suprême électoral (TSE) continuait de donner les mêmes chiffres que dans la nuit: 45,17% des voix pour M. Nasralla et 40,21% pour M. Hernandez, selon des résultats portant sur 57% des bulletins.

Si la journée électorale s’est déroulée dans le calme dimanche, la soirée a elle été riche en rebondissements, chacun des deux adversaires revendiquant à tour de rôle la victoire, dans un climat polémique alors que le président sortant vise une réélection interdite par la Constitution.

Contacté par l’AFP, le sociologue Eugenio Sosa, de l’Université nationale, a souligné que « jamais » auparavant les résultats n’avaient tant tardé à être publiés.

Et la première tendance partielle communiquée par le TSE a été immédiatement mise en doute par M. Hernandez: « Les chiffres du tribunal ne sont pas concluants, car ils n’englobent que les résultats des principales villes du pays », a-t-il mis en garde.

Journaliste et animateur-star de télévision au Honduras, Salvador Nasralla, 64 ans, a bénéficié de son image de novice en politique, selon M. Sosa.

« M. Hernandez a de l’expérience, il a montré qu’il réussissait bien dans certaines choses, comme la sécurité, mais la population redoute sa prédisposition à violer la loi et la Constitution. C’était un vote de sanction », estime le sociologue.

La décision de la Cour constitutionnelle d’autoriser la candidature de l’actuel président, alors que la Constitution interdit toute réélection, a été dénoncée par l’opposition durant la campagne. Salvador Nasralla s’est notamment présenté comme le candidat anti-corruption.

Des centaines de ses partisans se sont rassemblés dans la nuit face au TSE, aux cris de « oui nous y sommes arrivés ». « Nous avons vaincu la dictature, nous avons vaincu la fraude, moi je savais que nous allions gagner », se réjouissait Julio Lainez, étudiant de 22 ans.

– 16.000 observateurs –

Le candidat de l’Alliance de l’opposition contre la Dictature, une coalition de partis de gauche, avait clamé victoire avant même l’annonce des résultats officiels: « Vu que la tendance ne change pas, je peux vous dire que je suis le nouveau président du Honduras », avait-t-il lancé, euphorique, à ses partisans.

Mais quelques heures plus tôt, M. Hernandez, 49 ans, avait tenu le même discours face aux militants du Parti national (PN, droite): « Le décompte est plus que clair et indiscutable, nous avons gagné cette élection ».

Le président sortant, apôtre d’une stratégie militaire face à la violence des gangs, était arrivé au pouvoir en 2013 après une élection contestée par la gauche.

Luis Zelaya, 50 ans, du Parti libéral (PL), l’autre formation de droite du pays, figure aussi dans le trio de tête pour cette élection à un tour, avec 13,77% des voix selon le TSE.

MM. Nasralla et Zelaya avaient averti qu’ils ne reconnaîtraient pas une réélection du président Hernandez.

Le TSE, critiqué sur les réseaux sociaux pour son retard dans l’annonce des résultats, assure que ces élections sont « les plus scrutées de l’histoire », avec la présence de 16.000 observateurs, dont 600 venus de l’UE et d’autres notamment de l’Organisation des Etats américains (OEA).

Dans ce petit pays au cœur du « triangle de la mort » de l’Amérique centrale, miné par les gangs et la pauvreté, les tensions politiques risquent de rouvrir les blessures laissées par le coup d’Etat de 2009. Le président Manuel Zelaya avait alors été chassé du pouvoir par l’armée, soutenue par la droite et le monde des affaires.

Romandie.com avec(©AFP / 27 novembre 2017 18h19)                

Validation de la réélection d’Uhuru Kenyatta: violences dans les bastions de l’opposition

novembre 20, 2017

Des partisans de Raila Odinga, lors d’une manifestation à Nairobi ce lundi 20 novembre 2017, après la validation de la victoire de Uhuru Kenyatta. © Brian Inganga/AP/SIPA

Le Cour suprême du Kenya a rejeté les deux recours demandant l’invalidation de l’élection présidentielle du 26 octobre, validant de fait la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. Cette annonce a été suivie de manifestations violentes dans les bastions de l’opposition. Deux personnes ont été tuées à Kibera, bidonville de Nairobi.

« La Cour a décidé à l’unanimité que les recours ne sont pas fondés, a déclaré son président, David Maraga, en rendant la décision ce 20 novembre. En conséquence, l’élection présidentielle du 26 octobre est validée et la réélection d’Uhuru Kenyatta est confirmée ». Cette décision signifie que le président sortant, âgé de 56 ans et au pouvoir depuis 2013, sera investi le 28 novembre pour un nouveau mandat de cinq ans.

Cette annonce a aussitôt été suivie de violences dans les bastions de l’opposition. Un jeune homme a été tué par balles dans le bidonville de Kibera à Nairobi, où la police est intervenue pour disperser des manifestants.

Un autre homme a été tué dans à Migori, dans le sud-ouest du pays, d’après le chef de la police locale. Selon une autre source policière, il s’agit d’un ambulancier qui était intervenu pour prêter assistance à des personnes blessées.

Après l’incident, de nombreux habitants ont commencé à se diriger vers le poste de police local, pour demander des comptes aux policiers. Sitôt l’annonce de la Cour suprême confirmée, des manifestations de faible ampleur ont eu lieu dans ces bastions de l’opposition que sont les bidonvilles de Nairobi et l’ouest du Kenya.

Bataille juridique

Les membres de la Cour suprême du Kenya, le 1er septembre 2017. © Ben Curtis/AP/SIPA

Le 1er septembre, la même Cour suprême, plus haute juridiction kényane, avait pris la décision historique sur le continent d’invalider l’élection du 8 août. Uhuru Kenyatta a remporté l’élection d’octobre avec 98% des voix. Mais sa victoire a été ternie par une faible participation (39%), le scrutin ayant été boycotté par l’opposition.

Pendant deux jours, la Cour a examiné en les fusionnant deux recours, déposés par un homme d’affaires et ancien député proche de l’opposition, John Harun Mwau, et par deux responsables d’ONG, Njonjo Mue et Khelef Khalifa.

Elle a écouté leurs avocats arguer que la Commission électorale (IEBC) aurait dû procéder à une nouvelle sélection de candidats après l’annulation de la première élection, et mettre en cause le manque d’indépendance de cet organe, incapable à leurs yeux de garantir un scrutin libre et équitable.

Ils ont en outre rappelé les propos du président de l’IEBC en personne, Wafula Chebukati, qui avait avoué, une semaine avant le scrutin, s’estimer incapable de garantir l’équité de l’élection et avait dénoncé des interférences politiques. Il avait ensuite affirmé que les conditions étaient réunies pour l’organiser.

Regain de tension

La crise politique a été marquée par des violences qui ont fait au moins 52 morts depuis le 8 août, pour la plupart dans la répression brutale des manifestations de l’opposition par la police.

Dans l’attente du jugement de la Cour suprême, la tension est encore montée d’un cran dans le pays. Trois personnes ont été tuées par balle le 17 novembre dans les manifestations de partisans de l’opposition venus accueillir Raila Odinga. Ce dernier était de retour d’une visite de 10 jours aux Etats-Unis.

Par ailleurs, ce 19 novembre, des échauffourées ont éclaté entre police et habitants d’un bidonville de Nairobi, Mathare, après la découverte de quatre cadavres gisant sur la chaussée dans leur sang.

Raila Odinga avait refusé de participer à l’élection d’octobre au motif que les conditions d’un scrutin équitable n’étaient pas réunies selon lui, et ses partisans avaient empêché la tenue du scrutin dans quatre comtés de l’ouest sur les 47 que compte le pays.

Devant la Cour suprême, les avocats d’Uhuru Kenyatta ont dénoncé ces violences orchestrées selon eux par l’opposition pour délégitimer le scrutin.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée Équatoriale: le parti au pouvoir remporte les élections presque à 100%

novembre 18, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Le parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis près de 40 ans dans le pays, a remporté une nouvelle fois, sans surprise et avec des scores à la soviétique, les élections législatives, sénatoriales et municipales du 12 novembre, selon les résultats officiels rendus publics vendredi soir.

Le PDGE et ses 14 partis alliés obtiennent la totalité des 75 sièges de sénateurs et ont été élus à la tête de toutes les mairies du pays, a annoncé le président de la Commission électorale nationale, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Ils remportent également 99 des 100 sièges de la Chambre des députés, où un unique député de l’opposition, membre du parti Citoyens pour l’innovation (CI) a été élu, dans la circonscription de la capitale Malabo.

Le CI, dont c’était la première participation à une élection et qui espérait faire une entrée remarquée au parlement, obtient par ailleurs un unique conseiller municipal, également à Malabo.

Quelque 300.000 électeurs équato-guinéens étaient appelés à voter dans ce pays où le multipartisme a été introduit en 1991, mais dirigé sans partage depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema, 74 ans, recordman de longévité pour un président en Afrique.

La victoire du PDGE, qui détient depuis des décennies tous les rouages du pouvoir, ne faisait aucun doute. Il était opposé à une coalition d’opposition regroupant l’Union du centre droit (UCD) et la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), et au parti CI, dont le leader Gabriel Nse Obiang, ex-lieutenant de l’armée revenu de 13 années d’exil en Espagne, a été interdit de participer aux scrutins par la justice locale, après s’être déjà vu interdit de prendre part à la présidentielle de 2016.

Des responsables de ces formations d’opposition ont dénoncé de multiples « fraudes » et « irrégularités » le jour du vote le 12 novembre, alors que l’accès à internet a été coupé le jour même et est resté très restreint jusqu’à l’annonce des résultats vendredi soir.

La participation aux scrutins a été de 84% pour un total de 273.502 votants, a affirmé le président de la Commission électorale, également ministre de l’Intérieur.

« Je remercie le peuple de Guinée Equatoriale pour sa maturité politique et l’ordre qui a régné durant le vote. Il n’y a pas eu d’incidents pendant le vote, le processus électoral s’est déroulé dans la transparence », a déclaré M. Nguema Onguene lors de la lecture des résultats.

« Aucune protestation des résultats ni revendication n’a été enregistrée », a-t-il affirmé.

« C’est une honte électorale. Nous ne reconnaissons pas ces résultats, car il n’y a pas eu vraiment d’élections », a commenté à l’AFP Andres Esono Onod, secrétaire général du CPDS. « Nous demandons la tenue d’autres élections », a-t-il ajouté.

« C’est difficile de comprendre ces résultats et de les assimiler », a également réagi auprès de l’AFP un responsable du parti CI. « Ils sont inadmissibles car ils sont disproportionnés et antidémocratiques », a ajouté ce responsable, disant néanmoins « laisser la porte ouverte au dialogue avec le gouvernement ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2017 00h42)                                            

RDC: Kabila reste au pouvoir jusqu’au début 2019, l’opposition exige son départ fin 2017

novembre 5, 2017

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, le 23 septembre 2017 au siège de l’ONU à New York / © AFP / Bryan R. Smith

Fin de suspense en République démocratique du Congo, mais pas des tensions: sous pression, Kinshasa a annoncé dimanche un calendrier électoral permettant au président Joseph Kabila de rester au pouvoir jusqu’au début de 2019, alors que l’opposition redouble d’ardeur pour demander son départ fin 2017.

Dix jours après la visite de Nikki Haley, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies qui avait exigé des élections en 2018 en RDC, la Commission électorale a annoncé plusieurs scrutins, dont la présidentielle, le 23 décembre 2018.

« Ce calendrier a été élaboré sous la pression de la communauté internationale, des acteurs politiques et de la société civile congolaise », a déclaré le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, qui affirmait récemment ne pas pouvoir organiser d’élections avant mars-avril 2019.

Le président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016, se maintiendra au pouvoir jusqu’en janvier 2019, selon ce calendrier attendu depuis des mois par les grands partenaires de la RDC (Etats-Unis, France, Belgique, Union européenne, et bien sûr, les Nations unies, qui entretiennent dans ce pays l’une de leurs missions parmi les plus anciennes, onéreuses et pléthoriques, la Monusco).

– Géant instable –

Cette annonce n’a pas détendu la crise politique qui mine ce géant instable d’Afrique centrale (2,3 millions de km2, neuf frontières), en proie à la violence des groupes armés dans l’est, le long de ses frontières avec l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie.

« Ce régime prédateur veut prolonger instabilité et la misère du peuple. Nous n’acceptons pas ce calendrier fantaisiste. Stop. doit partir », a immédiatement réagi sur Twitter l’un des principaux responsables de l’opposition, Moïse Katumbi.

M. Katumbi, candidat à la présidence et en exil de fait en Belgique, et son allié Félix Tshisekedi, demandent une « transition sans Kabila » à compter du 1er janvier 2018 pour confier l’organisation des élections à une ou des personnalités indépendantes.

« Il (le président Kabila) n’est légitime que jusqu’au 31 décembre », a indiqué samedi à l’AFP M. Katumbi, allusion à un accord pouvoir-opposition qui prévoyait des élections dès la fin de cette année qui est resté lettre morte.

« Nous rejetons le calendrier de Corneille Nangaa (président de la commission électorale). Ce qui nous intéresse pour le moment c’est le départ de Kabila au 31 décembre 2017 », a surenchéri un porte-parole du parti de M. Tshisekedi, Augustin Kabuya.

« Les opposants attendent de prendre le pouvoir par la violence », a accusé un porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Célestin Tunda. « Nous prenons acte du calendrier électoral. Nous prenons ce calendrier comme tel ».

La Commission électorale a rappelé qu’elle attendait de la communauté internationale de l’aide pour financer les élections dans ce vaste pays qui n’a jamais connu d’alternance pacifique depuis son indépendance le 30 juin 1960.

– 750 millions de dollars évaporés –

La RDC aux immenses ressources minières est aussi sous la pression des lanceurs d’alerte, alors que deux récents rapports ont démontré que 750 millions de dollars s’étaient évaporés entre 2011 et 2014 des caisses de la principale entreprise publique du pays, la Générale des carrières et des mines (Gécamines).

Le mouvement citoyen Lucha avait aussi demandé dès dimanche matin « une position commune ferme, invariable et sans équivoque, considérant que Kabila doit quitter le pouvoir (ou cesser d’être considéré comme président de la RDC) d’ici au 31 décembre 2017 ».

L’opposition et la société civile ont-elles les moyens de leurs objectifs? Leurs appels aux journées « ville morte » n’ont rencontré qu’un succès mitigé depuis la mort le 1er février du chef historique de l’opposition, Etienne Tshisekedi.

Chaque tentative de manifestation est sévèrement réprimée, comme lundi dernier à Goma (au moins quatre civils tués et un policier).

En Belgique depuis mai 2016 en raison de sa condamnation dans une affaire immobilière dont il conteste les fondements, Moïse Katumbi annonce son retour pour décembre, alors qu’il risque la prison dès son arrivée en RDC.

Fils du leader historique de l’opposition, Félix Tshisekedi a dénoncé la répression des autorités quand il a tenté d’aller à la rencontre de ses partisans à Lubumbashi la deuxième ville du pays la semaine dernière. Et la dépouille de son père, mort le 1er février à Bruxelles, se trouve toujours en Belgique, faute d’accord sur l’organisation des obsèques.

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 21h43)

Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l’élection américaine

novembre 1, 2017

Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l'élection américaine

@ Josh Edelson / AFP
150 millions d’utilisateurs de Facebook et d’Instagram ont vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.

Facebook a révélé mercredi qu’environ 20 millions d’utilisateurs d’Instagram aux Etats-Unis avaient également vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.

Audition devant le Sénat.

Au total, environ 150 millions d’utilisateurs de Facebook et d’Instagram ont vu de tels contenus russes en 2015 et 2016, a dit le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch, lors d’une audition devant la commission du Renseignement du Sénat américain, la deuxième audition parlementaire consacrée au rôle des réseaux sociaux dans la campagne de désinformation russe en deux jours.

150 millions d’utilisateurs touchés par la désinformation russe.

Sur Instagram, qui appartient à Facebook, environ 120.000 publications ont été créées par des opérateurs identifiés comme russes. Elles ont été vues par 16 millions d’utilisateurs après octobre 2016, et environ 4 millions avant cette date, selon Colin Stretch. Il a prévenu que les données avant octobre 2016 étaient moins précises. Ils s’ajoutent aux 126 millions d’utilisateurs de Facebook ayant vu sur leur fil d’actualité des articles créés par la société russe Internet Research Agency, liée au renseignement russe, pour influencer l’élection. Au total, selon le responsable, environ 150 millions de personnes ont donc été touchées par la désinformation russe sur les deux plateformes.

Des réponses un an après l’élection.

Twitter et Google participaient également à cette audition, devant des sénateurs furieux de ce qu’ils considèrent être une réponse tardive des géants d’internet pour lutter contre les faux comptes et les robots opérés par la Russie ou potentiellement d’autres pays. Près d’un an après l’élection présidentielle américaine, les sociétés commencent à fournir des données sur ces campagnes d’influence. Twitter et Facebook soulignent cependant que ces contenus ne représentaient qu’une infime proportion de tous les contenus publiés.

Europe1.fr

RDC: Félix Tshisekedi favorable à la présidentielle « au plus tard en juin 2018 »

octobre 31, 2017

Félix Tshisekedi, à Bruxelles, le 10 février 2017. © Colin Delfosse pour J.A.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi au siège du Rassemblement à Kinshasa, Félix Tshisekedi, le président de cette principale plateforme de l’opposition en RDC, a indiqué que les élections doivent se tenir « au plus tard en juin 2018 » à l’issue d’une « transition sans Kabila ».

« Le temps de l’immobilisme est révolu, voici venu le temps de l’action ! » Devant les journalistes et les militants de l’opposition réunis, le 31 octobre, au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à Kinshasa, Félix Tshisekedi s’est voulu offensif. Pour le président du Rassemblement de l’opposition en effet, l’élection du successeur du président congolais Joseph Kabila, dont le mandat est arrivé à terme depuis fin 2016, doit être organisée « au plus tard en juin 2018 ».

Cette annonce, relayée en direct sur Facebook, intervient quatre jours après la rencontre entre Nikki Haley, représentante des États-Unis aux Nations, et les personnalités de la classe politique et de la société civile congolaise. À l’issue de son séjour en RDC, la diplomate américaine avait prévenu que son pays n’allait pas « appuyer un calendrier [électoral] qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 ». Court-cuitant ainsi la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) congolaise qui semblait projeter ces scrutins vers la fin de l’année 2019.

Vers une possible « transition sans Kabila » ?

Après le 31 décembre 2017, échéance prévue pour l’organisation des élections suivant l’accord politique de la Saint-Sylvestre, « le peuple [congolais] instaurera un leadership à même de conduire le pays vers des élections », a martelé de son côté Félix Tshisekedi.

Autrement dit, comme il est devenu impossible d’organiser ces scrutins d’ici la fin de l’année, une « transition sans Kabila » doit être mise en place. D’autant que « cette situation est due aux caprices et à la volonté d’un seul individu qui doit être écarté », a-t-il expliqué.

Cette « transition sans Kabila » devra se faire autour d’une « personnalité désigné par consensus » après la mise à l’écart du chef de l’État, « responsable », selon Félix Tshisekedi, du blocage du processus électoral en RDC. Et ce schéma est « du domaine du possible parce que c’est la volonté du peuple congolais », a ajouté le président du Rassemblement, écartant toute hypothèse d’un « troisième dialogue » avec le pouvoir en place. « Sauf si c’est pour discuter des conditions de départ de Joseph Kabila », a-t-il conclu.

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Kenya: la Commission électorale annonce la victoire d’Uhuru Kenyatta avec 98,2% des voix

octobre 30, 2017

Le président kényan Uhuru Kenyatta lors du vote pour la présidentielle, le 26 octobre à Gatundu. © Ben Curtis/AP/SIPA

 

La Commission électorale kényane a annoncé ce lundi 30 octobre la victoire d’Uhuru Kenyatta à l’élection présidentielle du 26 octobre, en dépit du fait que le scrutin n’a pas pu se tenir dans quatre comtés de l’ouest du pays, acquis à l’opposition, qui l’a boycotté.

La très contestée Commission électorale kényane (IEBC) a annoncé ce lundi le résultat de l’élection présidentielle du 26 octobre, bien que le scrutin n’ait pas pu se tenir dans quatre comtés de l’ouest du pays acquis à l’opposition, qui l’a boycotté. Uhuru Kenyatta, le président sortant, a remporté 98,26% des suffrages, soit 7,483 millions de voix. L’opposant Raila Odinga, lui, a réuni sur son nom 73 228 voix.

Avant d’annoncer les résultats définitifs, le président de la commission électorale, Wafula Chebukati a commencé son discours en demandant un moment de silence en hommage aux victimes des violences post-électorales.

Le scrutin du 26 octobre avait été organisé après un coup de théâtre, inédit en Afrique : l’annulation, le 1er septembre, par la justice de l’élection du 8 août, à l’issue de laquelle Uhuru Kenyatta avait été proclamé vainqueur face à Raila Odinga.

La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin « ni transparent, ni vérifiable » sur la Commission électorale.

Faible participation

Raila Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), avait fait pression pour obtenir une réforme de cette Commission, mais il a jugé insuffisants les changements récemment mis en œuvre.

Raila Odinga avait appelé ses partisans à boycotter ce qu’il qualifie de « mascarade » électorale, estimant que les conditions n’étaient absolument pas réunies pour la tenue d’un scrutin transparent. Mais des bulletins à son nom étaient disponibles dans les bureaux de vote.

Le très faible taux de participation, à 38,8%, pose d’ores et déjà la question de la légitimité d’Uhuru Kenyatta. Ce taux est, de loin, le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992.

Jeuneafrique.com

Kenya: annonce du résultat de la présidentielle à 12h30 GMT

octobre 30, 2017

Nairobi – La Commission électorale kényane annoncera à 12H30 GMT le résultat de l’élection présidentielle du 26 octobre, en dépit du fait que le scrutin n’a pas pu se tenir dans quatre comtés de l’ouest du pays acquis à l’opposition, qui a boycotté l’élection.

« Satisfaits que les résultats des élections ne seront pas affectés par le vote dans les zones où le scrutin a été reporté, nous invitons les candidats à la présidentielle pour l’annonce du résultat à 15H30 (12H30 GMT) aujourd’hui », a déclaré Consolata Nkatha, la vice-présidente de la Commission (IEBC).

La victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, 56 ans, dont la réélection à la présidentielle du 8 août avait été annulée le 1er septembre par la Cour suprême, ne fait aucun doute, l’opposition ayant boycotté ce second scrutin.

L’IEBC a précisé avoir compilé et vérifié les résultats provenant des 266 circonscriptions où le vote a pu avoir lieu jeudi. Elle considère que le résultat global sur l’ensemble du pays ne peut plus être remis en cause, même si le scrutin pouvait finalement être organisé dans l’Ouest.

L’écrasante majorité des bureaux de vote de quatre comtés de l’ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) – sur les 47 que compte le pays – n’avaient pas ouvert leurs portes jeudi, en raison d’une situation chaotique et de graves troubles sécuritaires dans ces bastions de l’opposition.

Ainsi, le vote n’avait pu avoir lieu dans 25 circonscriptions (sur 291 au total – 290 à laquelle s’ajoute la circonscription de la diaspora), représentant quelque 9% du corps électoral.

La Commission avait tenté d’organiser à nouveau le scrutin samedi dans ces circonscriptions, avant d’y renoncer in extremis, estimant que la sécurité de son personnel n’y était pas garantie.

Le leader de l’opposition, Raila Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), avait boycotté le scrutin, n’ayant pu obtenir les réformes de l’IEBC qu’il réclamait.

Plongé dans l’incertitude, le Kenya a aussi connu ces derniers jours des violences meurtrières: au moins neuf personnes ont été tuées par balle depuis jeudi dans les places fortes de l’opposition, les bidonvilles de la capitale Nairobi et l’ouest du pays.

Depuis le 8 août, au moins 49 sont mortes – et des dizaines blessées – pour la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2017 12h14)