Posts Tagged ‘Présidentielle’

Élections en RDC: la liste des candidats officialise l’exclusion de Bemba et Katumbi

septembre 19, 2018

Kinshasa – Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l’exclusion de deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le « dauphin » du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d’une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections « crédibles, transparentes, apaisées » sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l’écart de MM. Katumbi et Bemba.

Allié du président Kabila passé à l’opposition fin 2015 et qui vit en exil à l’étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s’est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l’humanité.

« Kabila a eu peur de moi », a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l’opposition cherche un candidat commun pour défier le « dauphin » du président Kabila, mais n’exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de « machines à voter » controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que « si l’opposition s’unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu’un et je le ferai gagner ».

Un boycott des élections « ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l’opposition. Nous n’en sommes pas là », a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’un des principaux partis d’opposition.

– « Des actes qui rassurent » –

L’opposition en dira plus sur sa stratégie d’ici une réunion publique qu’elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n’a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

« Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l’alternance au sommet de l’État », écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l’unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

« Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais », a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l’arrivée d' »un premier lot de 17.944 isoloirs » et « la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter ».

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines « seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote », selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L’opposition et la société civile demandent l’abandon de ces machines qu’elles surnomment « machines à tricher, à voler ou à frauder ».

Des experts britanniques ont énuméré « quinze risques à atténuer » dans son utilisation.

L’opposition critique également les millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l’instar de l’ANC mardi, les « partenaires » de la RDC redoutent « le chaos, l’instabilité et la violence » en cas d’échec du processus électoral dans cet immense pays au coeur du continent.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 10h41)                                                        

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États-Unis: Trump sous pression, son ex-directeur de campagne va collaborer à l’enquête russe

septembre 14, 2018

Paul Manafort, le 15 juin 2018 à Washington / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a accepté vendredi, dans un revirement inattendu, de coopérer dans l’enquête russe, faisant encore monter d’un cran la pression sur la Maison Blanche.

S’il y a eu collusion entre Moscou et l’équipe du candidat républicain pendant la campagne présidentielle de 2016, l’ancien lobbyiste qui l’a dirigée pendant cinq mois et qui avait auparavant travaillé pour des Ukrainiens pro-russes, a toutes les chances d’avoir été au courant.

Poursuivi pour des activités frauduleuses antérieures à la campagne, Paul Manafort, 69 ans, a accepté vendredi un accord avec l’équipe du procureur spécial Robert Mueller chargée de l’enquête russe, la bête noire de Donald Trump qui l’accuse de mener une injuste « chasse aux sorcières ».

M. Manafort a accepté de plaider coupable d’association de malfaiteurs contre les Etats-Unis et d’obstruction à la justice, dans l’espoir d’une peine amoindrie. Mais surtout, il a accepté de coopérer à l’enquête, ce qu’il s’était toujours refusé à faire.

Preuve d’une certaine nervosité, la Maison Blanche s’est empressée d’assurer que sa décision concernait des faits n’ayant « absolument rien à voir avec le président ou sa campagne présidentielle victorieuse de 2016 ».

« Il n’y a absolument aucun lien », a martelé Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif.

Paul Manafort est en effet mis en cause pour des faits antérieurs à 2014, le procureur spécial ayant autorité pour poursuivre tout délit découvert pendant ses investigations.

L’ancien consultant a reconnu vendredi avoir dissimulé aux autorités et au fisc ses activités de conseil en faveur de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, puis d’avoir tenté de corrompre des témoins.

Il a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale en lien avec ces activités, dans un premier procès en août en Virginie. Il attend le prononcé de sa sentence.

En plaidant coupable, il s’évite un nouveau procès embarrassant. Il a pris cette décision pour « protéger sa famille », a commenté son avocat Kevin Downing à l’issue de l’audience à Washington.

– Bosquet en forme de M –

Dans le tribunal, Paul Manafort a affiché une mine impassible, se contentant de répondre par l’affirmative ou la négative aux questions de procédure de la juge Amy Berman Jackson.

Son visage s’est toutefois allongé quand celle-ci a énuméré les propriétés qui allaient être saisies dans le cadre de son accord de plaider-coupable, notamment une villa avec piscine, tennis et terrain de golf sur l’île de Long Island.

Connu pour ses goûts de luxe –il a un jour déboursé 15.000 dollars pour une veste en peau d’autruche et a fait tailler un bosquet en forme de M–, Paul Manafort a perdu de sa superbe depuis qu’il est en prison. Il a été arrêté en juin, après avoir tenté de contacter des témoins.

Selon l’accord, il va rester détenu jusqu’à ce que la juge Jackson fixe sa peine, qui pourrait aller jusqu’à 10 ans de prison.

En attendant, dans quelle mesure va-t-il aider les enquêteurs?

« S’il coopère pleinement, il pourrait fournir des informations importantes », a relevé le représentant démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement, en saluant une « victoire importante » pour le procureur Mueller.

« Il était impliqué ou avait connaissance des principaux développements dans la campagne de Trump, notamment la rencontre à la Trump Tower lors de laquelle l’équipe pensait recevoir des informations compromettantes sur Hillary Clinton », a-t-il rappelé.

Cette réunion entre plusieurs membres de l’équipe de campagne, dont le fils aîné de Donald Trump et son gendre Jared Kushner, avec une avocate russe est au coeur de l’enquête de Robert Mueller.

Celui-ci a lancé à ce stade des poursuites à l’encontre d’une trentaine d’individus, dont une majorité de Russes. Paul Manafort était jusque-là le seul Américain à refuser de plaider coupable. Certains commentateurs en avaient conclu qu’il espérait une grâce présidentielle.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 21h19)

Tidjane Thiam entend rester au Crédit Suisse et exclut de se présenter à la présidentielle en Côte d’Ivoire

septembre 7, 2018

 

Le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam a vu sa carrière décoller après son arrivée à Londres en 2002. © Michel Buholzer/AFP

 

Tidjane Thiam, directeur général du Credit Suisse, a déclaré qu’il excluait de se lancer dans une carrière politique en Côte d’Ivoire, son pays natal, où la prochaine élection présidentielle aura lieu en 2020. Il affirme vouloir rester à la tête de la banque suisse.

Interrogé sur les appels lancés en Côte d’Ivoire en faveur de sa candidature à la présidentielle de 2020, Tidjane Thiam, 56 ans, a dit au quotidien suisse Le Temps être « touché et honoré » par ces marques de soutien. Avant d’ajouter : « J’ai dit à plusieurs reprises et depuis de nombreuses années ma détermination à ne pas avoir d’activité politique. »

Dans cette déclaration, Tidjane Thiam insiste par ailleurs sur son « engagement à long terme » en tant que patron du Credit Suisse. Un engagement réaffirmé dans un communiqué publié le 6 septembre par la banque et signé par le Franco-Ivoirien.

J’entends continuer dans mon rôle de CEO du Credit Suisse

« Après trois années passées à la direction du Credit Suisse, ma tâche n’est pas achevée et j’ai bien l’intention de la poursuivre. (…) J’entends donc continuer dans mon rôle de CEO du Credit Suisse, en dirigeant le développement de nos activités après une phase de profonde restructuration. »

Né en 1962 en Côte d’Ivoire et lié par sa mère à la famille de Félix Houphouët-Boigny, Tidjane Thiam a dirigé le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) dans les années 1990. Ancien ministre du Plan de Côte d’Ivoire sous la présidence d’Henri Konan Bédié et jusqu’au coup d’État de Noël 1999, il est à la tête du Credit Suisse depuis juillet 2015. En 2016, déjà, il avait démenti une rumeur lui attribuant des vues sur la direction du FMI.

Jeuneafrique.com

Brésil: Bolsonaro, candidat d’extrême droite à la présidentielle, poignardé

septembre 6, 2018

Le député d’extrême droit brésilien Jair Bolsonaro, candidat à la présidentielle, en campagne à Ceilandia le 5 septembre 2018 / © AFP / EVARISTO SA

Le député d’extrême droite Jair Bolsonaro, favori du premier tour de la présidentielle le mois prochain au Brésil, a été opéré d’urgence jeudi après avoir été poignardé à l’abdomen en faisant campagne.

L’un de ses fils, Flavio Bolsonaro, député de l’Etat de Rio de Janeiro, qui a annoncé l’attaque et avait d’abord évoqué sur Twitter « des blessures superficielles », a ensuite écrit sur son compte: « Malheureusement, c’est plus grave que nous ne le pensions ».

« Il a eu le foie, un poumon, et une partie de l’intestin perforés. Il a perdu beaucoup de sang », a-t-il expliqué. Son état paraît maintenant s’être stabilisé. Prions pour lui ».

L’hôpital de la ville de Juiz de Fora, une localité de 700.000 habitants dans l’Etat du Minais Gerais (sud-est) où le candidat a été attaqué, a toutefois démenti peu après que le foie de M. Bolsonaro ait été touché.

Selon l’hôpital Santa Casa, cité par le site G1, Jair Bolsonaro, 63 ans, a été atteint à l’intestin, mais pas au foie, et son état a été jugé « stable ». L’établissement a annoncé que le patient était opéré en urgence.

Les médecins devaient faire une déclaration à 20H30 locales (23H30 GMT).

Un porte-parole de la police militaire du Minas Gerais a annoncé à l’AFP que le suspect, un homme de 40 ans, avait été immédiatement arrêté. Il a précisé que l’auteur de l’attaque « portait un couteau enveloppé dans un tissu ».

Selon plusieurs sites d’information, l’agresseur serait un ancien militant du parti de gauche PSOL et aurait dit avoir agi « au nom de Dieu ».

Des images télévisées ont montré M. Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax. Il s’est effondré en arrière avec une grimace de douleur, avant d’être évacué.

Il était en pleine campagne, vêtu d’un tee-shirt jaune et saluant la foule dans une rue bondée de Juiz de Fora, à trois heures de route de Rio de Janeiro, quand il a été agressé, un événement rare dans une campagne présidentielle au Brésil.

M. Bolsonaro avait une protection policière, en tant que candidat à la présidence.

Grand admirateur de la dictature militaire (1964-85) et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, il arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22%).

C’est ce qu’a indiqué le premier sondage réalisé après l’invalidation de la candidature de l’ex-président Luis Inacio Lula da Silva, jusque-là grand favori malgré sa condamnation à plus de 12 ans de prison pour corruption.

M. Bolsonaro, du petit Parti social libéral (PSL), serait toutefois battu par la quasi totalité de ses adversaires au second tour, selon l’enquête d’opinion publiée tard mercredi.

– « Punition exemplaire » –

L’ancien capitaine de l’armée est par ailleurs le candidat suscitant le plus de rejet, surtout parmi les femmes, 44% des personnes interrogées affirmant qu’elles ne voteraient jamais pour lui.

Le président Michel Temer et les candidats les plus en vue pour le scrutin ont rapidement condamné l’attaque contre le député d’extrême droite.

« Il est intolérable de voir que dans un Etat démocratique il n’est pas possible d’avoir une campagne normale », a dit le chef de l’Etat.

L’écologiste Marina Silva, en 2e position dans les sondages derrière M. Bolsonaro (12% des intentions de vote) pour le premier tour, a jugé cette attaque « inadmissible » et a évoqué « un double attentat, contre son intégrité physique et contre la démocratie ».

Le candidat du PSDB (centre droit) Geraldo Alckmin a réagi sur Twitter en estimant que « la politique se fait par le dialogue, et jamais avec la haine ».

L’ex-gouverneur de Sao Paulo a espéré que « l’enquête sur l’attaque subie par le député Jair Bolsonaro sera rapide, et la punition exemplaire », tout en souhaitant un « prompt rétablissement au candidat ».

Un autre candidat, Ciro Gomes (centre gauche), a rejeté dans un tweet également « la violence comme langage politique » et a exprimé sa « solidarité » au député. Il a exigé que « les autorités punissent les responsables de cette barbarie ».

L’attaque contre M. Bolsonaro pourrait modifier le cours de la campagne, mais elle risque aussi d’accentuer la très grande polarisation du pays à un mois de la présidentielle la plus incertaine de son Histoire récente.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 01h15)

Présidentielle au Brésil: la candidature de Lula entre les mains des juges

août 31, 2018

L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, à Sao Paulo le 3 juillet 2014 / © AFP / NELSON ALMEIDA

Le Tribunal supérieur électoral (TSE) du Brésil doit prendre vendredi une décision très attendue, en rejetant ou en validant la candidature à la présidentielle d’octobre de Lula, ex-chef de l’Etat incarcéré pour corruption et grand favori du scrutin.

Après des mois de conjectures et d’incertitudes, le plus grand pays d’Amérique Latine devrait enfin y voir plus clair dans l’élection la plus imprévisible de son histoire récente, même si des recours sont encore possibles.

L’incertitude sur le sort de l’icône de la gauche emprisonnée depuis avril suscite de nombreuses interrogations au Brésil, même si la plupart des analystes considèrent que sa candidature sera invalidée.

Cette incertitude a notamment agité les marchés et accéléré la dépréciation du real, la monnaie brésilienne, qui a chuté depuis janvier de quelque 20% face au dollar.

« L’enregistrement (de la candidature de Lula) et toutes les réclamations (contre cette candidature, ndlr) seront jugés aujourd’hui », a annoncé le service de presse du TSE à l’AFP.

– Spots de campagne –

La question de la validité de la candidature de l’ex-président (2003-2010) ne figurait pas initialement à l’ordre du jour de la session extraordinaire qui a commencé en début d’après-midi : elle a été ajoutée au dernier moment.

L’ex-juge du TSE Henrique Neves da Silva a expliqué que « quel que soit le résultat du jugement » de vendredi, « des recours sont encore possibles », notamment auprès de la Cour suprême.

Le Tribunal électoral doit également décider si Lula a le droit d’apparaître dans les spots de campagne qui ont commencé à être diffusés à la télévision vendredi.

En attendant cette décision, le Parti des Travailleurs (PT) n’a pas manqué d’inclure des nombreuses images de l’ex-président sur les spots des candidats locaux pour les postes de sénateur et de gouverneur, désignés également le 7 octobre.

Marcia Tiburi, qui brigue le poste de gouverneure de Rio de Janeiro, a par exemple promis de « gouverner Rio comme Lula a gouverné le Brésil ».

Des images de son spot de campagne montraient notamment des extraits du dernier discours de Lula avant qu’il ne se rende aux autorités pour purger sa peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba (sud).

L’ancien ouvrier métallurgiste est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d’une entreprise du bâtiment en échange de faveurs dans l’attribution de marchés publics.

Lula et la justice / © AFP / Gustavo IZUS

Il rejette farouchement ces accusations et se dit victime d’un complot politique visant à l’empêcher de briguer un troisième mandat.

– Grand favori des sondages –

Sa défense considère que Lula ne peut être empêché de se présenter dans la mesure où des recours contre sa condamnation n’ont toujours pas été examinés par des instances judiciaires supérieures.

Le 18 août, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a demandé au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques de sa prison, en tant que candidat à l’élection présidentielle » d’octobre 2018.

Ce comité d’experts rend des avis mais n’a pas de pouvoir de contrainte.

Le dernier sondage de l’institut Datafolha crédite Lula de 39% des intentions de vote au premier tour, 20 points de plus que le deuxième, le député d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Au second tour, il l’emporterait largement contre tous les autres candidats.

Dans le cas probable où Lula serait déclaré inéligible, le Parti des Travailleurs (PT) devrait se choisir pour candidat l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad, qui brigue actuellement la vice-présidence.

Le PT a lancé sur Tweeter un appel à tous les partisans de Lula à soutenir sur ce réseau social sa candidature avec le hashtag #LulaNasUrnasTSE (Lula dans les urnes/TSE) rapidement devenu viral.

Premier chef d’Etat issu de la classe ouvrière, Lula avait quitté le pouvoir en 2010 avec une cote de popularité record.

Sous ses deux mandats, près de 30 millions de Brésiliens sont sortis de la misère, à la faveur d’ambitieux programmes sociaux et d’une forte croissance portée par le boom des matières premières.

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 21h17)

Nigeria: le président du Sénat se déclare candidat à la présidentielle face à Buhari

août 30, 2018

Abuja – Le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki, s’est déclaré jeudi candidat à l’élection primaire du parti de l’opposition, qu’il a rejoint récemment au dépend du parti au pouvoir, pour tenter de remporter le scrutin présidentiel de février 2019, face au président sortant Muhammadu Buhari.

« J’annonce ainsi mon intention de concourir à la position de président de la République fédérale du Nigeria, et de participer aux élections générales de 2019 sous la bannière du Parti populaire démocratique (PDP) », parti qu’il a rejoint il y a un mois en faisant défection du parti présidentiel, a fait savoir M. Saraki.

« Je me présente avec la ferme conviction que j’ai les capacités de faire qu’il faut pour assurer une croissance (économique) aux Nigérians », a-t-il ajouté, dans cette annonce que le pays attendait depuis plusieurs semaines.

M. Saraki, en tant que président du Sénat est le troisième homme politique le plus important du Nigeria, pays de 180 millions d’habitants.

En quittant le parti au pouvoir, le Congrès des Progressistes (APC) pour rejoindre l’opposition à la fin du mois de juillet, cet ancien gouverneur avait montré ses ambitions présidentielles.

Les barons de l’APC ont déjà fait savoir que le président en place Muhammadu Buhari, 75 ans, sera le candidat désigné du parti à sa propre succession, malgré l’obligation d’organiser des primaires en amont du scrutin présidentiel.

Les deux hommes ont été des ennemis politiques pendant tout ce mandat, la présidence accusant le Sénat de bloquer de nombreux textes de loi.

M. Saraki, qui a du affronter une série d’ennuis avec la justice aussitôt après avoir accédé à la présidence du Sénat, n’a cessé de dénoncer une « chasse aux sorcières » contre les opposants du chef de l’Etat.

Il fut notamment accusé d’avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, mise au jour par le scandale des Panama Papers, ou d’avoir payé des gangs armés dans son Etat d’origine, Kwara.

Mercredi, un autre candidat de poids a annoncé sa candidature à la primaire du PDP: Rabiu Kwankwaso, qui est aussi un transfuge de l’APC, ex-gouverneur de Kano et un ancien proche de Muhammadu Buhari.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2018 15h24)                                                        

Sénégal: condamné en appel, le maire de Dakar ne renonce pas à la présidentielle

août 30, 2018

Un artiste observe une effigie du maire de Dakar, Khalifa Sall, sur un mur de la capitale sénégalaise, portant l’inscription « Khalifa Rek » (« Khalifa seulement »), le 28 mars 2018 / © AFP/Archives / SEYLLOU

Condamné jeudi en appel à la même peine de cinq ans qu’en première instance pour escroquerie sur les deniers publics, le maire de Dakar Khalifa Sall ne renonce pas à l’élection présidentielle de 2019 face au président Macky Sall, ses proches soulignant qu’il conservait encore ses chances de se présenter à ce scrutin.

Plus tard dans la journée, la Cour suprême du Sénégal doit par ailleurs se prononcer sur un recours introduit par un autre opposant de poids, Karim Wade, qui conteste une décision prise en juillet de le rayer des listes électorales, ce qui pourrait l’empêcher d’être candidat à la présidentielle comme il en a l’intention.

« Khalifa Ababacar Sall: le tribunal confirme le jugement » rendu en première instance en mars, a déclaré lors d’une audience publique le président de la cour d’appel de Dakar, Demba Kandji, en l’absence du maire de la capitale, dont des supporters étaient présents dans une salle d’audience du palais de Justice de Dakar placée sous haute sécurité.

La cour d’appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses sept coaccusés à verser « solidairement » la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

« Nous ne sommes pas surpris. J’ai cessé de croire depuis longtemps en cette justice. Khalifa Sall n’y croyait pas, raison pour laquelle il n’a pas comparu. La décision rendue n’est pas une décision de justice mais une décision politique », a déclaré à la presse un des avocats du maire de Dakar, Me Ciré Clédor Ly, présent à l’audience mais sans sa robe d’avocat.

Le maire de Dakar et sa défense avaient boycotté en juillet les derniers jours du procès en appel pour protester, selon eux, contre « la violation de leurs droits ».

La confirmation de la peine, attendue, constitue un sérieux revers pour cet homme politique populaire de 62 ans, considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui selon toute vraisemblance compte se représenter lors de la présidentielle de février 2019.

– « Pas privé de la présidentielle » –

Mais dès l’annonce de l’arrêt, ses proches ont souligné que la course à la présidentielle n’était pas encore perdue, un ultime recours étant possible devant la Cour suprême.

Khalifa Sall « peut toujours être candidat. Il conserve encore sa chance d’être candidat et d’être éligible. Il n’a pas encore perdu ses chances », a insisté devant la presse Me Ly.

Le maire de Dakar Khalifa Sall, lors d’un événement dans la capitale sénégalaise, le 5 décembre 2012. / © AFP/Archives / Seyllou

Il a « l’intention » de saisir la Cour suprême et n’est « pas privé » de son droit à concourir « tant qu’une condamnation définitive n’a pas été prononcée », a également indiqué à l’AFP une membre de son entourage.

« Leur stratégie c’est d’éliminer des candidats à la présidentielle », dont Khalifa Sall, a de son côté indiqué un maire d’une commune de Dakar et proche de Khalifa Sall, Bamba Fall, qui était présent au tribunal. « C’est un combat politique, nous allons l’engager », a t-il assuré.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire de Dakar depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

La Cour suprême doit quant à elle se prononcer sur le recours en cassation introduit par Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ».

M. Wade avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l’empêcher de se présenter. Saisi par M. Wade, le tribunal départemental de Dakar s’était déclaré « incompétent », avant la saisine de la Cour suprême.

Une centaine de prétendants ont manifesté leur intention de se présenter au scrutin présidentiel de 2019, mais aucun n’ont le même niveau de notoriété ou de popularité que Khalifa Sall et Karim Wade.

Romandie.com avec(©AFP / (30 août 2018 17h38)

RDC: Réactions de Congolais debout pour honorer la mémoire des martyrs

août 29, 2018

 

Sans Moïse Katumbi et sans Jean-Pierre Bemba, la présidentielle de décembre 2018 risque de glisser dans l’impasse et la bêtise de la CENI.

Congo: comment JDO et Sassou ont mis en veille les ambitions présidentielles de son fils Kiki

août 29, 2018

Denis Christel Sassou Nguesso dit Kiki

Dans une interview accordée au média La Tribune Afrique, Denis Christel Sas sou Nguesso se rétractait dans son rêve de se présenter aux présidentielles de 2021 pour succéder à son père. Des fortes pressions venant du PCT, avec le feu vert de Denis Sassou Nguesso, ont eu raison pour le moment de l’acharnement de Kiki. Mais comment en est-on arriver là ?

La nouvelle est tombée comme une bombe dans les états majors des partis politiques, avec un effet boomerang sur la diaspora et la population : «  Kiki ne sera plus candidat en 2021 ». Est-ce Pierre Ngolo et la machine PCT qui ont eu raison de Kiki ?

Selon un cacique du PCT qui a requis l’anonymat, Pierre Ngolo ne pouvait s’affronter à Kiki sans l’aval de son père, Denis Sassou Nguesso. Sassou a vite compris la mauvaise tournure que prenait le rêve de Kiki et a décidé d’agir afin d’épargner à son fils des coups bas en préparation.

Lors d’une session de contrôle au parlement, le chef de l’opposition Pascal Tsaty Mabiala, pourtant boudé par les siens, s’était interrogé sur la provenance des fonds de Kiki, qui avait décidé de supplanter l’État en menant des actions philanthropiques hors de sa circonscription électorale, lui, qui n’est qu’un simple député.

Dans la population, ce discours de Tsaty Mabiala avait bien calé, et dans ses moments de crise économique, le fils du chef de l’État est pointé du doigt par tous comme l’un des principaux pillard des fonds publics.

Au PCT, les origines Kinoises de Kiki dérangent et personne ne rêve de le voir diriger le Congo. Par ailleurs, son rêve de lancer une OPA sur le PCT ne lui a créée que des ennemis.

Les mauvaises compagnies de Kiki lui ont aussi valu une mise en garde de son père. Kiki s’est entouré des flatteurs, incompétents et trop rêveurs, qui se sont mis à fuiter les informations sur leurs ambitions dont la plus importante serait la neutralisation du PCT et la mise à la retraite de tous ses caciques.

Une succession des faits qui ont poussé le très écouté et puissant JDO d’intervenir directement auprès de son oncle Denis Sas sou Nguesso afin de refroidir Kiki. Les ambitions divisant de plus en plus la famille en deux bandes ; d’un côté Edgar Nguesso et les Dirat et de l’autre Kiki et Claudia, ont facilité la tâche au père Sassou qui s’est servi des caciques du PCT contre son fils.

Mais un autre cacique du PCT voit en cette démarche de Sassou Nguesso, une occasion de donner un visage à ses ennemis internes. Ceux qui se sont opposés farouchement à l’idée d’une candidature de Kiki se sont d’une manière exposés, et pourraient en subir des conséquences dans le futur. « Il est fort probable que dans deux ans, on reparle encore de Kiki Sassou » conclut-il.

Sacer-infos.com par Stany Franck

JDO: Jean-Dominique Okemba

Élections en RDC: émois autour de la candidature d’un milicien condamné pour viols sur enfants

août 28, 2018

Bukavu (RD Congo) – La candidature d’un milicien, condamné à perpétuité pour des viols sur des fillettes, a été jugée recevable aux élections provinciales en République démocratique du Congo, suscitant la colère d’une ONG contre la commission électorale.

« Son cas nous avait échappé. Des corrections sont en cours », a assuré cette même commission à l’AFP.

La candidature de Frédéric Batumike, 64 ans, a été retenue dans la circonscription de Kabare dans la province du Sud Kivu (est), selon une liste provisoire en date du 26 juillet disponible sur le site de la Commission électorale nationale et indépendante (Céni).

Ce même 26 juillet, la Haute cour militaire avait confirmé en appel sa condamnation à la réclusion à perpétuité pour le viol d’une quarantaine de fillettes âgées de 18 mois à 12 ans dans la région de Bukavu entre 2013 et 2016.

Il avait été condamné en première instance en décembre par un tribunal militaire « pour crime contre l’humanité par viol et par meurtre », avec dix complices. Il était accusé d’appartenir à la milice « Djeshi ya Yesu » (Armée de Jésus).

Parties civiles et ONG avaient salué une victoire historique contre l’impunité des crimes sexuels en zone de conflit.

Une organisation citoyenne locale, la Nouvelle dynamique de la société civile, a exprimé mardi « sa désagréable surprise de retrouver le nom de Frédéric Batumike sur les listes définitives des candidats députés provinciaux ».

« Maintenir des criminels et écarter certains citoyens sur la base de considérations et d’injonctions politiques vient enlever le peu de confiance et de crédibilité qui restait à la Céni », ajoute le communiqué.

La Céni a déclaré vendredi irrecevables six candidats -sur 25- à l’élection présidentielle, dont l’ex-chef de guerre et ex-vice président Jean-Pierre Bemba.

L’opposition a accusé la Céni d’obéir aux « injonctions » du pouvoir pour écarter des candidats.

« Nous avons été informés en retard de sa condamnation. Batumike sera invalidé », a déclaré à l’AFP le président de la Céni, Corneille Nangaa.

Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 23h11)