Posts Tagged ‘présomption d innocence’

Enseignant licencié pour pornographie enfantine près de Zurich

juin 12, 2013

Un enseignant de l’école secondaire de Nänikon-Greifensee, dans le canton de Zurich, a été licencié au mois de mai car il avait été condamné pour pornographie enfantine et abus sexuels sur des enfants. Les autorités communales et cantonales n’étaient elles pas au courant de ces condamnations.

L’homme âgé de 51 ans a été condamné pour pornographie enfantine en 2011 par le tribunal de district de Zurich, a annoncé mercredi l’émission « Schweiz Aktuell » de la télévision alémanique SRF. Il avait alors écopé d’une peine de 15 mois de prison avec sursis et d’une amende de 1000 francs.

L’homme avait aussi été condamné en Thaïlande pour abus sexuels sur des enfants. Il avait alors été libéré après paiement d’une caution.

Le président de la commission scolaire de Nänikon-Greifensee, Hansruedi Ammann, a confirmé à l’ats les faits présentés dans le reportage de « Schweiz Aktuell ». Il a appris le 27 mai de cette année par un autre enseignant que l’homme avait été condamné pour pornographie enfantine et abus sexuels sur des enfants.

Le jour même, l’office scolaire cantonal a licencié l’enseignant avec effet immédiat. Une enquête administrative a été ouverte, a indiqué le président de la commission d’école dans une lettre aux parents et que l’ats a pu se procurer.

L’enseignant a été entendu. Il a confirmé avoir été condamné, mais a déclaré que les accusations contre lui n’étaient pas justifiées et qu’il n’avait jamais abusé d’enfants. La commission d’école respecte la présomption d’innocence, mais elle estime que les accusations sont trop graves pour que cet homme puisse continuer à enseigner.

Romandie.com

RDC : arrestation de quatre journalistes accusés de « chantage » contre Aubin Minaku

mai 1, 2013
Un Congolais manifeste pour la liberté de la presse, en 2012. Un Congolais manifeste pour la liberté de la presse, en 2012. © AFP

Soupçonnés de « chantage » contre le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, les éditeurs des journaux « Le Monde », « Le Réseau », « Le Monitor » et « Le Futur » paraissant à Kinshasa ont été arrêtés mardi 30 avril.  

Quatre responsables d’organes de presse, Albert Tshibende (Le Monde), Norbert Nkonde (Le Réseau), Pascal Mulunda (Le Monitor) et Jenny Avedila (Le Futur), ont été arrêtés mardi 30 avril, en République démocratique du Congo (RDC), révèle le site de Radio Okapi. Ils sont soupçonnés de « chantage » contre le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Aubin Minaku assure avoir reçu lundi en audience les quatre journalistes. « Munis de leurs journaux en chantier comportant des titres sulfureux contre le président Minaku », ces derniers auraient alors « demandé au président une somme colossale d’argent pour taire l’information », affirme Mulenga Mwalaba Sam, conseiller principal en charge des questions juridiques du président de l’Assemblée nationale. « Ces journalistes nous ont dit qu’ils sont commandités par certains politiciens de la majorité présidentielle. En ordonnant leur arrestation, le cabinet du président Minaku veut connaître les politiciens qui se cachent derrière ce dossier », a-t-il ajouté.

Présomption d’innocence

« Le premier article qui devait être publié dans le journal Le Réseau, [était titré] : Le président de l’Assemblée nationale pris la main dans le sac. Le deuxième article: Aubin Minaku creuse la tombe de l’Assemblée, journal Point Chaud. Troisième article du journal Le Monde : Le président Minaku le plus médiocre des présidents », a précisé l’intéressé à Radio Okapi.

De son côté, l’ONG congolaise Journalistes en danger (JED) affirme que cette audience a eu lieu mardi et non lundi. « Après un bref échange avec le président de l’Assemblée nationale, les journalistes ont été mis aux arrêts et conduits au quartier général de police judiciaire, communément appelé Casier judiciaire pour y être interrogés », écrit l’ONG.

JED « déplore la rapidité avec laquelle ces journalistes ont été arrêtés et demande que ces personnes puissent bénéficier de leur présomption d’innocence jusqu’à l’aboutissement des enquêtes judiciaires en cours. »

Jeuneafrique.com

Le Grand Orient réclame la suspension de Jérôme Cahuzac

avril 5, 2013
Selon le grand maître de la loge à laquelle appartenait l’ex-ministre, « le frère Cahuzac » doit être suspendu « en raison des poursuites dont il fait l’objet.
Le Conseil de l’ordre du Grand Orient de France a décidé de saisir en urgence vendredi sa Chambre suprême de justice, en vue de suspendre sans délai Jérôme Cahuzac de son appartenance à cette obédience maçonnique, a indiqué son Grand Maître José Gulino. « La règle veut que tout frère mis en examen soit suspendu de son appartenance, a précisé M. Gulino. Nous demandons donc à notre instance de justice interne qu’elle suspende le frère Jérôme Cahuzac, en raison des poursuites dont il fait l’objet devant la justice de la République ». « Bien sûr, nous respectons la présomption d’innocence, mais son éventuelle condamnation entraînerait de facto son exclusion de l’obédience », a précisé le Grand Maître.

L’ex-ministre du Budget mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, est membre du Grand Orient, principale obédience maçonnique en France, depuis 1996.

Lepoint.fr

Gabon: l’opposant André Mba Obame « sera interpellé »

août 20, 2012
Gabon: l'opposant André Mba Obame 'sera interpellé' Gabon: l’opposant André Mba Obame « sera interpellé » © AFP

La procureur de Libreville a affirmé lundi que le principal opposant gabonais André Mba Obame, dont le parti dissous l’Union nationale (UN) a organisé une manifestation qui a dégénéré en violences le 15 août, serait « interpellé » mais sans indiquer précisément pour quel motif.

« Je vous assure que M. Mba Obame sera interpellé », a lancé la procureur Sidonie-Flore Ouwé lors d’une conférence de presse.

Selon l’UN, les troubles ont fait un mort, une jeune femme asthmatique ayant mal réagi aux gaz lacrymogènes. Pour le pouvoir, il s’agit d’une mort naturelle.

De retour le 11 août de Paris, après 14 mois d’absence en raison de problèmes de santé, M. Mba Obame, ancien baron du régime passé dans l’opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009, avait contesté la victoire à la présidentielle d’Ali Bongo, le fils de l’ancien président.

Il s’était autoproclamé président de la République en 2011, avant de se réfugier plus d’un mois dans une agence onusienne de Libreville. Son immunité parlementaire avait été levée et il est poursuivi pour « trouble à l’ordre public ». Il risque de deux mois à un an de prison, selon son avocat. La procédure avait été suspendue pendant sa convalescence en Afrique du sud et en France.

Interrogée à deux reprises sur la question, la procureur n’a pas précisé si l' »interpellation » envisagée de M. Mba Obame entrait dans le cadre de son autoproclamation ou de la manifestation du 15 août. « J’avoue que c’est une question qui n’est pas tout à fait au coeur de mon intervention mais qui a un lien avec les événements que nous déplorons aujourd’hui », a-t-elle dit.

« Ce qui est sûr et certain, je vous le dis, c’est qu’il sera interpellé. Pas en tant que coupable. La présomption d’innocence sera également assurée à M. Mba Obame comme à tous ceux qui sont arrêtés (dans le cadre de la manifestation) présentement », a dit Mme Ouwé.

« Ces événements (du 15 août) sont consécutifs à l’appel lancé par M. Mba Obame André et ses compagnons politiques », a-t-elle commenté.

Mme Ouwé a fait état d’une quarantaine de personnes arrêtées, réparties sur trois sites.

Elle a par ailleurs évoqué « deux blessés légers » et « une jeune femme arrivée décédée » à l’hopital de Libreville. « Le corps ne présentait aucune lésion corporelle apparente. Aucune autopsie n’a été pratiquée sur la victime pouvant déterminer les causes du décès », a-t-elle déclaré.

« Aucun signalement n’a été donné aux forces de sécurité sur le fait qu’une personne sans vie aurait été retrouvée sur les lieux de la manifestation », a ajouté Mme Ouwé.

« Nous allons frapper au coeur de la délinquance, quelle que soit son origine et ses auteurs », a prévenu la procureur, adoptant un ton dur. « Nous punirons avec tous les moyens de droit les auteurs des dégâts ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Florent NTSIBA : « Morabisi » ou Traitre, il assume

avril 8, 2012

 

Dans ce qui est en passe de devenir « l’affaire de la catastrophe de Mpila », la piste qui avait, instantanément couru dans l’opinion, fut celle du Général Blaise ADOUA et ses barbouzes. Ces derniers auraient, quelques jours auparavant, envoyé un ultimatum à SASSOU NGUESSO, le menaçant de tout mettre à sac si jamais leur chef venait à décédé au Maroc des suites d’un éventuel empoisonnement dont il aurait été victime par certains de ses proches.

Revenu à Brazzaville, tout le monde s’attendait à une déclaration du Général Blaise ADOUA démentant ces allégations. Devant le mutisme de ce dernier, les rumeurs de plus en plus vives sur la piste intra-clanique, accréditées par des conflits d’influence qui minent le système de SASSOU NGUESSO à l’intérieur même de sa famille, semblaient prendre corps de vérité. Tout le monde n’attendait que l’enquête annoncée par Denis SASSOU NGUESSO lui-même le jour de la catastrophe.

A vrai dire, on attendait effectivement que (de Blaise ADOUA à Jean Dominique OKEMBA en passant par Jean Jacques BOUYA), tout ce beau monde passe à la DGST faire une déposition (ne fut-ce qu’en qualité de témoin : présomption d’innocence oblige).

Mais voilà, curieusement, celle qu’on aurait désignée par la « Piste intra-Mbochi », para-familiale semble ne pas avoir retenu l’attention des enquêteurs. A l’inverse, c’est plutôt la « Piste Téké » qui a surgi comme des décombres du vrai faux mariage de dupe « Téké-Mbochi ». Malgré de nombreuses complicités entretenues entre les Mbochis (Nkuyus, Mbochi d’Alima et des Plateaux, etc.) et quelques traitres Tékés (jamais une tribu n’a été aussi invectivée, humiliée et prise à partie par les Mbochis tout origine confondue) comme l’est le peuple Téké (Nziku, Nkukuya, Tégué, Mboma, Wumu, Mfumu, Téké-lali, Ntsi-ntséyi Ngugungwel, Mbamba, Kota, Ndzikini, Mbétis, Ndassa, Ndzebi, etc.) il est plutôt décidé à Mpila que ce soit tout de même aux naïfs Tékés de payer les bries de leurs maîtres Mbochis.

Incapables de tirer avantage de leur poids démographique et des compétences de leurs cadres, les Tékés du Congo se sont assigné la fonction de vassaux, eux les Ngantsiés se résignent à être utilisé pour les basses besognes. Tétanisés par la peur, ils ravalent leurs ambitions et servent de marchepieds ou de serpillère à tous les cancres qui détruisent le Congo (le pays de leurs aïeuls).

Ainsi, quand un Téké essaye de ravaler la peur congénitale qui caractérise son groupe ethnique, on lui rétorque avec un air moqueur : « Même les Batékés veulent aussi commander dans ce pays ! » Ah celui là, pourtant traitre au premier degré, ose !!! Le Colonel Marcel NTSOUROU, qui se montre indélicat et récalcitrant aujourd’hui, peut être perçu à juste titre comme un fidèle entre les fidèles de SASSOU NGUESSO. On pourrait aussi lui reconnaître une attitude de traitre face au Ndzebi Pascal LISSOUBA qui le nomma pourtant colonel alors que le compagnon SASSOU lui refuse aujourd’hui le galon de Général. Sous un autre aspect, on peut aussi dire, du colonel Marcel NTSOUROU, qu’il est lui aussi un traitre au peuple Téké. Traitre que les Mbochis de SASSOU ne cessent de stigmatiser et de mettre à genoux à chaque événement. Non, le linge sale se lave en famille (…)

Le franc parler du colonel NTSOUROU Marcel, ses prises de position et les conférences qu’il a tenu ces derniers temps, auraient-ils permis aux enquêteurs de s’orienter très vite vers les Tékés comme auteurs de la catastrophe de Mpila ? Et si les Tékés qui doivent en avoir assez de se voir tant utilisés, instrumentalisés, humiliés, insultés et malmenés étaient tentés de mettre fin à cette situation dans une démarche collective impliquant bien d’autres officiers Tékés. Alors là le colonel Marcel NTSOUROU serait sur le droit chemin. Tant pis les dégâts ! Maîtres et serviteurs, au trou. Eh si un train en cache un autre. On sait que le premier fait mal rarement. C’est celui qui est caché qui fait des dégâts. Alors messieurs les enquêteurs un peu de lucidité !

Qu’en est-il, cependant, d’autres dignes fils Tékés ? Si on peut soupçonner André OKOMBI SALISSA, qu’en est-il d’autres Militaires Tékés ? Qu’en est-il, particulièrement, du plus exhibitionniste des Tékés, un certain Florent NTSIBA, dans son statut du plus grand défenseur de l’identité, de la culture du royaume Téké et de la couronne de Mbé ? Ce personnage affable au faciès de judas ne manque pas d’intérêt ; c’est un digne descendant de Mata Hari.

Que pense, en effet, le généralissime Florent NTSIBA, le seul Général Téké aujourd’hui au pouvoir et en vue ? Que pense t-il de cette « Piste Téké » entendue par nombreux comme un complot contre les Tékés que l’on veut faire taire à jamais ? Où se situe Florent NTSIBA dans cette chasse aux Tékés qui ne dit pas son nom ? Loyaliste à SASSOU, ou, encore une fois, traitre des Tékés ?

 Florent NTSIBA ou l’itinéraire d’un traitre Téké Les traitres ont un avantage considérable sur les autres. Ils arrivent toujours à s’en sortir. Ils font du zèle pour se faire pardonner leur félonie, leur traitrise et devancent toujours les désirs de leur nouveau maître pour faire oublier d’où ils viennent et ce qu’ils sont réellement.

Chez nos frères Tékés, les peureux et les traitres sont légions. Par la force des choses les Mbochis s’essuient les pieds sur les Tékés. Et, au fil des années, les voila vassaux, serfs ou esclaves des Mbochis. Pour l’exemple citons le cas de Charles David GANAO que le Président Pascal LISSOUBA avait nommé Premier Ministre. Tôt, avant la fin de la guerre déclarée à son gouvernement, il était déjà aux pieds de SASSOU. A ce jour, à plat ventre, c’est sur lui, que SASSOU se déchausse. C’est aussi le cas de Célestin NGONGARA NKOUA, un féticheur notoire qui avait failli vendre le royaume Téké à SASSOU. La bataille qu’il y avait eu entre la couronne de Mbé et SASSOU était due à sa traitrise. Il avait poussé SASSOU à nommer un roi téké le sieur ETSILAMBIA à la place de SM. NGAIMPIO, Roi aujourd’hui par la force des Tékés. Il avait fallu que tous les Tékés se soulèvent dans un sursaut d’orgueil (enfin pour une fois), pour que SASSOU recule. Célestin NGONGARA NKOUA est un grand maître féticheur, marié à une de ses petites nièces qui a sensiblement l’âge de l’un de ses petits enfants. La région des Plateaux compte cinq officiers généraux : 1.Raymond Damase NGOLLO, retraité, il est à ce jour loin des affaires militaires. 2.Emmanuel ETA-ONKA, en disgrâce, lui aussi est très éloigné des dossiers politiques et militaires. 3.Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ-MONGO, retraité et très remuant, il demeure malgré tout très loin des affaires militaires. 4.Paul Victor MOUANI, commandant en second de la gendarmerie, pas trop visible. Tranquillement, il mange et donc trahit ses frères allègrement juste quand il le faut. 5.Florent NTSIBA, ministre d’État est celui vers qui les regards se retournent quand une affaire semble toucher les Tékés, dans son folklore fétichiste qu’il aime afficher, il ne peut et n’aime pas passer inaperçu. Son dernier cinéma avec des larmes semblables à celles versées par un triste autre colonel le jour des obsèques de Marien NGOUABI laisse perplexe. Florent NTSIBA est membre de l’un des groupes ethniques constituant le peuple Téké, une des entités sociales la plus importante du Congo Brazzaville. De la tribu Kukuya, une des douze variantes du peuple Téké, Florent NTSIBA est né à Lékana (ébongo) le 17 Aout 1949 ; André OKOMBI SALISSA et Marcel TSOUROU sont né à Lékana (lagué) ; deux villes qui se disputent la suprématie de la Lékana au point que pour la piste d’un futur aéroport, les sages des deux villes avaient choisit Lékana (lagué) rien que pour punir Florent NTSIBA.

« Morabisi » est le nom que les Mbochis ont donné à Florent NTSIBA ; « Morabisi » signifie « notre serviteur » ou « notre traitre » ou encore « celui qu’on a infiltré chez les Tékés ». Dans la famille de Florent NTSIBA, il y a trois garçons et deux filles ; sous le couvert des fétiches mais surtout pour assouvir sa sexualité lubrique, Florent NTSIBA avait défloré Jeanine sa petite sœur de même père et même mère pendant plusieurs années avant de la laisser épousé un Mbochi. Et, pour calmer le reste de la famille, il avait fait nommer son petit frère Janvier NTSIBA au poste de colonel. Népotisme ou despotisme oblige !

Flore NTSIBA, sa propre fille est morte d’une maladie bénigne dans l’indifférence générale ; son travail ne lui permettant pas de faire face à ses charges comme beaucoup de compatriotes. Flore NTSIBA allait s’endetter régulièrement auprès des nombreux usuriers de Brazzaville parce que son propre père préférait assouvir les besoins financiers de ses maitresses au lieu de s’occuper de sa propre fille.

Florent NTSIBA aime les filles, surtout les très jeunes filles à qui il ne refuse rien. Il avait fait pavé la rue où réside l’une de ses multiples maîtresse ; la rue Baloys à Ouénzé, entre l’avenue de la reine Ngalifourou et l’avenue de la Tsiémé à droite en allant vers bouétabongo et, il avait fait installer des lampadaires uniquement jusqu’au domicile de celle-ci (qui dit mieux).

Depuis qu’il s’était rallié avec armes et bagages à SASSOU NGUESSO, au détriment des ses frères Tékés, Florent NTSIBA qui a un vrai profil de traitre cynique est devenu, et cela depuis les années 70,  le meilleur attaché de presse de SASSOU NGUESSO. Notre Généralissime Florent NTSIBA était devenu militaire par décision de Marien NGOUABI à la suite d’une grève des étudiants en 1972. Une fois Officier (sous-lieutenant) il devient, on ne sait par quel mécanisme, Directeur du Cabinet du ministre de la Défense Denis SASSOU, de 1975 à 1977. Depuis, ils sont devenus inséparables, même dans les différentes marches vers le désert de celui-ci, il est son homme de main le plus sûr.

Le Capitaine, Florent NTSIBA est inclus au sein du Comité Militaire du Parti (CMP) en 1977. A ce grade de Capitaine, il est aussitôt nommé Secrétaire Général de la vice-Première Présidence, en charge de la coordination des activités du Parti, ainsi que porte-parole du CMP. Florent NTSIBA restera porte-parole du CMP jusqu’en 1979. Il semblerait qu’il aurait joué un rôle très important dans l’éviction de Joachim YHOMBI OPANGO de la direction du PCT en 1979.

Après avoir succédé au Président Joachim YHOMBI OPANGO, Denis SASSOU NGUESSO fait rentrer Florent NTSIBA au Bureau politique du PCT. Il lui confit la responsabilité de la presse et de la propagande ; il est également inclus dans le gouvernement comme ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications. Des responsabilités auxquelles on n’arrive pas gratuitement. Que pouvait-il donner en contrepartie. Là est la vraie question que nous révèlerons plus bas !

Lors d’une session du Comité Central du PCT en Avril 1983, Florent NTSIBA est retiré du Bureau politique et suspendu par le Comité central pour insuffisance et faiblesse idéologique ; en fait, il avait été retrouvé par les services de SASSOU allongés tout nu chez un féticheur.

Il se fait démissionné de son poste de ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications en mai 1983. Il est exclu du Comité central du PCT au congrès de Juillet 1984. Semble t-il que son mentor aurait dit de lui quelque chose comme ceci qui en disait long : « NTSIBA, je m’en suis débarrassé (…) que les Tékés en fasse un ROI (…)Hihihih ». Après une traversée du désert qui va lui faire revivre les turpitudes du congolais moyen, goûtant le manque d’électricité et d’eau, ne connaissant plus l’afflux des courtisans et autres griots comme savent le faire les fils du royaume Tékés après que l’un des leurs ne soit plus en haut de la pyramide (…), on ne sait après combien d’effort, il est racheté et nommé plus tard à la tête de la SIACIC, une entreprise national de cimenterie qui va lui permettre de refaire son train de vie de roitelet au service du « Roi Omboyi » d’EDOU.

Lors de la quatrième session ordinaire du congrès du PCT du 26 au 31 Juillet 1989, Florent NTSIBA retrouve un siège au Comité central. Il est nommé au gouvernement comme ministre de l’équipement, en charge de l’environnement, le 13 Août 1989. Les fonctionnaires de son ministère feront grève, protestant, contre le favoritisme ethnique, lors des nominations, il amènera à son ministère des frères, ses Tékés à lui. Quand le PCT perd le pouvoir en 1991, Florent NTSIBA perd naturellement son poste et demeure fidèle à SASSOU au point d’aller s’installer à Oyo. Une telle fidélité sacre sa traitrise face au peuple Téké. Il consolide par ce fait les rangs des Tékés de SASSOU (OBAMI ITOU, Célestin GONGARA NKOUA, et autres).

Après que SASSOU NGUESSO soit revenu au pouvoir en Octobre 1997 après un coup d’Etat transformé en guerre civile, Florent NTSIBA retrouve un poste dans le gouvernement. Il est ministre de l’Equipement et des Travaux publics. Suite à la démission de Martin MBERI du gouvernement en 2001, il hérite de la responsabilité du ministère de la Construction.

En juin 2002 Florent NTSIBA perd la circonscription de Lékana pendant les élections législatives. Il est, en effet, largement battu au deuxième tour du scrutin par André OKOMBI SALISSA. Sans le savoir SASSOU NGUESSO vient de lui fabriquer un adversaire de taille. On sait en politique qu’un adversaire qu’on aurait pu accepter comme directeur de cabinet, devient très vite un ennemi. Tout de même retenu comme ministre de l’équipement et des Travaux publics, Florent NTSIBA prend un coup et voit, le 23 Août 2002, sa responsabilité sur le ministère de la Construction transférée à Claude Alphonse NSILOU.

Pendant les élections présidentielles de juillet 2009, le Général Denis SASSOU NGUESSO se fait réélire dans les conditions que tout le monde connaît (tricherie, fraude, achat des consciences et des votes, bourrages des urnes, intimidations, etc.). Dans le gouvernement post-électoral du 15 Septembre 2009, Florent NTSIBA est ministre d’État, de la sécurité sociale et du travail, Coordinateur des questions socioculturelles. Dans la suite de la cristallisation de ses relations avec SASSOU NGUESSO, il est bombardé Général de division. Une nomination de protée hautement politique. Un cadeau qui doit représenter quelque chose, et qui est pourtant la pomme de discorde entre SASSOU NGUESSO et cet autre Téké, Marcel NTSOUROU dont le mécontentement, fondé sur la base certaine de cette injustice semble exploiter pour la mise au point de la piste Téké face à laquelle Florent NTSIBA semble ne pas s’émouvoir.

Florent NTSIBA qui n’a jamais été dans une grande école militaire est Général alors que Marcel NTSOUROU, militaire presque dès l’âge de 12 ans (Ancien enfant de troupe, a fréquenté des écoles militaires de grande renommée avec une contribution for remarquable au coup d’Etat de 1977 etc.) est en sous son grade. Donner des postes à responsabilités et des promotions aux cancres sans mérite et facilement manipulables pour mieux assujettir les meilleurs cadres ; c’est l’autre méthode de SASSOU NGUESSO pour ne jamais être contredit, asseoir sa médiocrité et ses errements.

Quand on voit Florent NTSIBA ne pas faire bouger son bout de doigt, alors que Marcel NTSOUROU est incarcéré et André OKOMBI SALISSA indexé, il y a de quoi se demander si cette situation ne l’arrange pas, car au pays des aveugles le borgne est roi ! Pourquoi était-ce à Florent NTSIBA de lire l’oraison funèbre des victimes du 4 mars 2012 ? Pour contrôler une région, SASSOU sait que l’on doit se servir des autochtones ; la seule stratégie qu’il connaît est de « Diviser pour régner ». Diviser pour régner en maître sur toutes les ethnies du Congo, un art que SASSOU NGUESSO sait exploiter à merveille pour son plus grand plaisir et celui des siens (les kouyous en savent quelque chose).

Afin de contrer l’hégémonie de Florent NTSIBA sur la région des Plateaux, SASSOU NGUESSO fait sortir de l’ombre le jeune Marcel NTSOUROU. Ainsi, Florent NTSIBA ne sera pas le seul à se prévaloir de l’héritage des vieux Tékés. Le colonel Michel NGANGOUO qui avait choisi de se ranger aux cotés de André MILONGO et l’autre Général Téké Raymond Damase NGOLO, se disant plutôt du Pool, permettent tacitement à SASSOU de tuer la cohésion de la solidarité et de la complicité entre les cadres Tékés.

Ainsi, André OKOMBI SALISSA et Marcel NTSOUROU qui semblent tous les deux, en faire beaucoup pour la défense des valeurs et la fierté Tékés se voient naturellement détestés par un Florent NTSIBA qui, revêt, par cette fidélité trop peu naturelle à SASSOU NGUESSO, le sombre costume de traitre. Haït par les cadres Tékés dans l’ensemble, et Kukuyas de la Lékana (son village natal) particulièrement, Florent NTSIBA a de quoi apporter des réponses à un certains nombre de questionnements. Florent NTSIBA est il solidaire de Marcel NTSOUROU et de André OKOMBI SALISSA et autres Tékés oui ou non ? Traitre ou pas traitre ? Traitre diront nombreux ! En fait, le désamour ou l’aversion des Tékés vis a vis de Florent NTSIBA commence le jour où celui-ci envoya le Sergent ONTSOU se faire exécuter au petit matin, alors qu’il venait de tout lui raconter sur l’assassinat du Président Marien NGOUBI. Tout le monde savait que Florent NTSIBA était chargé de signer dans le bureau de SASSOU NGUESSO les ordres de mission des personnes à exécuter.

Le caporal-chef ONTSOU était de Mbé ; son interrogatoire concernant l’assassinat du Président Marien NGOUABI avait été mené par Florent NTSIBA en langue Téké dans le bureau de SASSOU NGUESSO. Le caporal-chef ONTSOU avait tout vu. Il connaissait les assassins du Président Marien NGOUABI et il croyait que son frère Florent NTSIBA allait le sauver, s’il lui confiait tout ce qu’il savait, mais, pour se rendre important le traitre Florent NTSIBA fit écouter l’enregistrement du récit du caporal-chef ONTSOU à SASSOU et, comme il en savait trop il fallait vite l’éliminer avant que le groupe du CMP n’écoute cette version. Dans les milieux batékés tout le monde sait que Florent NTSIBA garde précieusement l’enregistrement du récit du caporal-chef ONTSOU et qu’il s’en sert comme monnaie de chantage.

Le pingouin du célèbre lycée de Makoua a le dessein, non seulement d’un comploteur, mais aussi d’un traitre. Il sait certainement ce qui va arriver (injustement) au colonel Marcel NTSOUROU et à tous les autres ! Ah nous avons oublié de parler de l’autre Téké sacrifié sans que Florent NTSIBA ne s’offusque, parce qu’il en savait trop. Le Lieutenant MBORO, chargé par le Président Marien NGOUABI de suivre les comploteurs. Prochainement nous en parlerons.

Par Patrick Eric Mampouya