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Nabilla s’est assise sur 500 000 euros

juillet 11, 2013
Nabilla, femme leader

Nabilla, femme leader

La bimbo de la télé-réalité a refusé d’écrire son autobiographie

Nabilla sort un petit livre Allo! Non mais allo quoi!, pour amuser les lecteurs et ses admirateurs. Contrairement aux apparences, la bimbo n’a pas cédé au premier projet venu. Elle affirme même avoir refusé 500 000 euros pour écrire son autobiographie.

À 21 ans, écrire une autobiographie. Une idée saugrenue qui est née, non pas dans la tête de Nabilla (reconnaissons lui cet éclair de lucidité), mais dans l’esprit vénal de quelques maisons d’édition en quête du bon filon pour cartonner en librairie. C’est une étonnante confidence que la star de la télé-réalité a faite à Var Matin.

Depuis qu’elle est devenue un véritable phénomène de société, Nabilla affirme avoir reçu tout un tas de propositions farfelues du monde de l’édition. «J’en ai laissé passer, des trucs. On m’a proposé 500 000 € pour mon autobiographie. Sans vous mentir! À 21 ans! J’vous dis la vérité!» déclare-t-elle avec son franc parler habituel, celui qui est à l’origine de la célèbre expression «Allo ! Non mais allo quoi!». Nabilla explique aussi qu’elle aurait pu gagner de l’argent en accordant des entretiens à la presse écrite. «On m’a aussi proposé des interviews dans la presse people, 20 000 € par ci, 30 000 € par là» explique la bimbo qui se félicite aujourd’hui de ne pas avoir cédé à ces sirènes-là. «C’était très compliqué de refuser. J’aurais pu me remplir les poches, j’ai préféré faire attention à mon image», commente celle qui, au lieu de cela, a préféré asseoir sa notoriété en défilant pour Jean Paul Gaultier.

Néanmoins, Nabilla a été séduite par un projet de livre, qui sort cette semaine aux éditions Michel Lafon. Intitulé, forcément, Allo! Non mais allo quoi! (une phrase qu’elle confie entendre plusieurs fois par jour), le petit recueil décline tout un tas de formules sur le modèle de celle qui l’a rendue célèbre («t’es une fille et t’as pas de shampooing»). Citons par exemple «t’habites à Marseille mais t’es fan du PSG», «t’es footballeur et t’as pas le numéro de Zahia»… Un premier livre qui représente «énormément pour elle» comme elle tient à la préciser. «Les éditions Michel Lafon m’ont proposé le projet. Je me suis dit: « si c’est quelque chose de marrant où je ne me prends pas la tête, pourquoi pas? » Je ne m’improvise pas auteure, ce serait un peu prétentieux. C’est simplement un petit livre pour s’amuser» explique-t-elle tout en reconnaissant qu’elle n’a pas imaginé toutes les phrases de l’ouvrage.

Nabilla, qui nous raconte sa thalasso avec Lady Gala dans le numéro de Gala cette semaine en kiosques, continue donc à mener sa barque, sans se préoccuper des critiques et des moqueries.

Gala.fr par Jean-Christian Hay

Afrique de l’Ouest : sexe, mensonges et ragots à gogo

janvier 25, 2013
À Abidjan, cinq hebdomadaires et un mensuel se partagent le marché. À Abidjan, cinq hebdomadaires et un mensuel se partagent le marché. © Camille Millerand / J.A.

La presse people connaît un véritable engouement en Afrique de l’Ouest. Certaines publications remportent même un franc succès.

« Il y a vingt ans, on nous traitait de fous. Pourtant, on avait vu juste : le people, ça intéresse tout le monde ! » se réjouit Moses Djinko (45 ans), grand prêtre de la presse people en Côte d’Ivoire. En 1993, avec quelques amis, il lance le premier journal du genre, Top Visage, un tabloïd 100 % show-business. Sacré challenge dans un pays où même l’actualité culturelle était reléguée en fin de journaux. « Pour le premier numéro, on a tablé sur 13 000 exemplaires, se souvient-il. Mais très vite nous avons augmenté les tirages : le journal faisait un carton ! » Douze ans plus tard, en 2005, Top Visage tirait à 60 000 exemplaires – et avait, par la même occasion, ouvert la voie à d’autres initiatives. À Abidjan, il n’y a plus un, mais cinq tabloïds hebdomadaires, et un mensuel, Life, que dirige maintenant Moses Djinko. Quand l’hebdomadaire français Paris Match vend en moyenne 300 exemplaires à Abidjan, Life en écoule près de 10 000.

Cet engouement pour la presse people, on l’observe aussi à Cotonou, Lomé ou Dakar. Dans les capitales sous-régionales, lycéens, étudiants, fonctionnaires, cadres d’entreprises, tous se passionnent pour la vie trépidante des « stars » locales. Ils sont nombreux les patrons de presse qui se sont engouffrés dans la brèche… et se sont cassé les dents.

Scoop

À Dakar, Satellite, Icône Magazine et Facedakar sont les seuls survivants de la boulimie people qui s’est abattue sur le Sénégal au début des années 2000. « Le people est un business comme un autre, déclare Malick Seck, patron de presse sénégalais. Et comme pour tout business, il faut avoir un projet solide, crédible et bien ficelé », explique-t-il.

Mannequins, chanteurs, jet-setteurs n’hésitent pas à monter de faux scandales pour être vus.

Quand Icône Magazine – fondé par le journaliste Mansour Dieng -, préfère être policé, à la limite du culturel, Facedakar n’hésite pas à faire dans la polémique. « Nous sommes le Voici [hebdomadaire français, NDLR] du Sénégal », s’amuse Malick Seck, patron de presse et fondateur du titre. « On est constamment à la recherche du scoop, de l’info exclusive, du buzz », décrit-il, en soutenant que son hebdomadaire – vendu à 500 F CFA l’unité (environ 0,76 centime d’euro) -, s’écoule chaque semaine à plus de 20 000 exemplaires. Des scoops qui, selon la presse sénégalaise, lui ont valu un procès en diffamation et une condamnation à un an de prison avec sursis.

Cette recette réussit tout autant à Abidjan, pour Prestige Magazine. « Chez nous, il n’y a pas de tabous, on parle aussi bien des scandales qui émaillent la vie des artistes que de sexe », explique Guillaume Vergès, rédacteur en chef de l’hebdomadaire ivoirien.

Avenir

À Dakar, Lomé, Abidjan, de plus en plus de gens ont compris comment tirer parti de cette presse. Mannequins, chanteurs, belles de nuit, jet-setteurs, ils n’hésitent pas à monter de faux scandales ou de fausses « paparazzades » pour être vus. Mais ils ne sont pas les seuls à s’en servir. « Les politiciens aussi entrent dans la danse. Ils se tournent vers ces magazines qui sont souvent moins critiques que la presse politique », confie un patron d’agence de communication de Cotonou. Au Bénin par exemple, Réckya Madougou (ministre de la Microfinance) a fait la une du magazine béninois Vida loca. En Côte d’Ivoire, ce sont les ministres Hamed Bakayoko (à l’époque ministre des Nouvelles Technologies) et Anne Ouloto (à l’époque ministre de la Salubrité urbaine) qui ont fait la couverture de Life, respectivement en 2007 et 2011.

Parmi les professionnels, on est persuadé du bel avenir de la filière. « Entre les footballeurs, les artistes, les tops, les animateurs télé, il y a encore de quoi faire », s’exclame Guillaume Vergès. « Des lecteurs viennent des pays voisins pour acheter des exemplaires de la revue et les revendre dans leur pays. Et à Life, on commence à réfléchir sur la façon d’internationaliser le magazine », raconte Moses Djinko. Malick Seck, lui, a l’intention de lancer, d’ici à la fin du premier trimestre de cette année, sa chaîne de télévision, Facedakar TV.

Jeuneafrique.com Par Malika Groga-Bada