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Sénégal: Macky Sall, nouveau chef d’Etat, prépare sa prise de fonction

mars 27, 2012

Le nouveau président sénégalais Macky Sall, tombeur d’Abdoulaye  Wade, au pouvoir depuis 12 ans, se prépare à s’installer au palais présidentiel  à Dakar dès la semaine prochaine, tandis que le camp Wade, après la défaite, met  le cap sur les législatives prévues en juin.

Macky Sall doit en principe prendre ses fonctions le 3 avril, après avoir  prêté serment le même jour et formé un nouveau gouvernement, afin de présider le  lendemain la fête de l’indépendance.

« Aucune date définitive n’est encore arrêtée pour la passation.  Nous saurons  d’ici ce soir », a déclaré à l’AFP une source dans l’entourage de M.  Sall.  Le  président Wade « a décidé de quitter le palais de la République mercredi », selon  l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Depuis dimanche soir, Macky Sall passait « une bonne partie de son temps à  s’entretenir au téléphone avec des dirigeants étrangers », qui continuaient de le  féliciter pour sa victoire à la présidentielle, très vite acceptée par M.  Wade,  selon son entourage.

L’élection de dimanche a été saluée comme une alternance pacifique exemplaire  dans le monde.  Selon des chiffres officieux, M.  Sall a remporté plus de 60%  des voix face à son ex-mentor dont il a été le Premier ministre.

La publication des résultats officiels provisoires par la Commission  nationale de recensement des votes (CNRV) se fera « impérativement aujourd’hui »  mardi, selon un de ses membres.  Les résultats doivent ensuite être transmis au  Conseil constitutionnel qui annoncera les chiffres définitifs, à une date non  précisée.

Le président Wade a de son côté renoncé à participer au sommet extraordinaire  de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prévu  mardi à Abidjan pour discuter du coup d’Etat militaire qui a renversé le  président Amadou Toumani Touré, a indiqué une source à présidence sénégalaise.

Tournée d’adieu

« Le président (ivoirien) Alassane Ouattara (président de la Cédéao) a  beaucoup insisté, mais il y a un nouveau président élu et nous ne voulons poser  aucun acte pouvant le gêner », selon elle.  Le Sénégal sera représenté à ce  sommet par son ministre des Affaires étrangères, Madické Niang, a-t-elle  précisé.

Le chef de l’Etat sortant poursuivait mardi sa tournée d’adieu auprès des  chefs religieux.

Après Touba (centre), capitale de la confrérie musulmane des Mourides, il  était est attendu à Tivaouane, ville sainte d’une autre confréirie, les  Tidianes.

Après la défaite à la présidentielle, son parti, le Parti démocratique  sénégalais (PDS), se concentre désormais sur les prochaines législatives prévues  juin en exigeant du nouveau président « le respect du calendrier républicain ».

« Nous demandons à Macky Sall, s’il est investi, de faire tout pour que  l’agenda électoral ne soit pas modifié afin que les élections législatives  s’organisent le 17 juin », a dit le porte-parole du PDS, Babacar Gaye.

« Dans une dizaine de jours, c’est-à-dire le 7 avril, ce sera l’ouverture du  dépôt des listes » pour ce scrutin et « nous voulons que tous les engagements pris  quand au respect du fonctionnement normal de la République soient bien tenus »,  a-t-il ajouté.

En vue de ce vote, la coalition Benno Bokk Yakkar (Unis pour le même espoir  en langue wolof) qui a soutenu la candidature de M.  Sall au second tour de la  présidentielle, a décidé de présenter une liste commune.

L’actuelle Assemblée nationale, qui compte 140 députés, est largement dominée  par le PDS.

Jeuneafrique.com

Sénégal: Macky Sall reçoit le soutien du candidat arrivé 3e à la présidentielle

mars 2, 2012

L’opposant Macky Sall, qui affrontera le chef d’Etat sortant  Abdoulaye Wade lors du second tour de la présidentielle au Sénégal, a reçu le  soutien de Moustapha Niasse, le candidat arrivé troisième au premier tour du  scrutin, le 26 février.

« Nous nous tenons la main pour aller de l’avant (. . . ).  Nous ne sommes pas  loin du but », a déclaré Moustapha Niasse, à l’issue d’une rencontre jeudi soir  avec Macky Sall à sa résidence à Dakar, estimant que « le changement est  inéluctable », selon des propos rapportés par la presse sénégalaise.

Macky Sall a salué l’engagement « patriotique » de M.  Niasse, promettant s’il  est élu lors du second tour, qui devrait se tenir le 18 ou le 25 mars, après  l’examen d’eventuels recours devant le Conseil constitutionnel, de « mettre en  place un gouvernement du peuple ».

Abdoulaye Wade, 85 ans, dont la candidature après douze ans de pouvoir est  contestée par l’opposition, est arrivé en tête du premier tour le 26 février  avec 34,82% des suffrages, contre 26,57% à Macky Sall, son ancien Premier  ministre passé dans l’opposition.

Moustapha Niasse, un autre ancien Premier ministre sous Wade, est arrivé  troisième avec 13,20% des voix.

En 2000, déjà troisième au premier tour derrière le président socialiste  sortant Abdou Diouf et l’opposant libéral d’alors Abdoulaye Wade, il avait joué  un rôle essentiel dans la victoire de ce dernier au second tour en appelant à  voter pour lui.

Moustapha Niasse, comme Macky Sall et la plupart des candidats à la  présidentielle, est membre du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis  d’opposition et d’organisations de la société civile).

M.  Sall a déjà reçu jeudi les soutiens du célèbre chanteur et opposant  Youssou Ndour, du Mouvement du 23 juin et du collectif de jeunes « Y en a marre »,  très populaire dans les banlieues dakaroises.

Il lui reste encore à obtenir ceux du 4ème, Ousmane Tanor Dieng, leader du  Parti socialiste (PS) et du 5ème, Idrissa Seck, également ancien Premier  ministre de Wade qui a longtemps été présenté comme « le dauphin » du chef de  l’Etat avant de tomber en disgrâce.

Jeuneafrique.com AFP

Sénégal: violences à Tivaouane, fief de la confrérie des Tidianes

février 18, 2012

Des violences se sont produites vendredi soir à Tivaouane  (ouest du Sénégal), fief de la confrérie musulmane des Tidianes où la mairie a  été incendiée après que des grenades lacrymogènes aient été lancées dans une  mosquée tidiane de Dakar par un policier, a rapporté samedi le maire de  Tivaouane.

Peu après l’incident à la mosquée Malick Sy de Dakar, qui a aggravé les  tensions liées à l’interdiction d’une manifestation de l’opposition, des  barricades de fortune ont été enflammées dans des rues et avenues de Tivaouane  et la mairie de la ville a été saccagée et incendiée.

Le député-maire de Tivaouane, El-Hadj Malick Diop, de la mouvance libérale du  président Abdoulaye Wade, a déploré les incidents à la mosquée de Dakar,  ajoutant que « cela ne doit pas être utilisé comme alibi pour mener une vendetta  contre les symboles de l?Etat ».

« Tout a été détruit, brûlé et consumé », a affirmé M.  Diop à l’Agence de  presse sénégalaise (APS, publique).  « Rien n?a été épargné sauf l?état-civil qui  a pu être sauvegardé parce que certains jeunes s?étaient donnés en boucliers  pour préserver ce service de la municipalité », a-t-il affirmé.

Il a accusé « des jeunes, certainement manipulés par des politiciens en perte  de vitesse », d’être à l’origine des violences contre la mairie avant, selon lui,  d’aller s’en prendre à des biens appartenant à des responsables du Parti  démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), dont sa propre maison.

« De jeunes militants de l?opposition ont tenté de saccager mon domicile, mais  les gens (du voisinage) se sont interposés », a affirmé M.  Diop.

Trois grenades lacrymogènes ont été lancées vendredi par un officier de  police à l’intérieur de la mosquée Malick Sy, dans le centre de Dakar.

L’incident a enflammé la colère des fidèles, jeunes et badauds qui se  trouvaient à proximité.  Dénonçant un « sacrilège » ou une « profanation », ils ont  invectivé les policiers sur lesquels ils se sont mis à lancer pierres et  projectiles de toutes sortes, aux cris de « Allahou akhbar (Dieu est grand) ».

Les policiers ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc  et de canons à eau.

Une dizaine de personnes ont été blessées lors des violences de vendredi à  Dakar qui ont éclaté lors de la dispersion de groupes de jeunes opposants qui  tentaient de participer à une manifestation interdite contre la candidature de  M.  Wade à la présidentielle du 26 février.

Jeuneafrique.com avec AFP