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Canada/Québec: Bugingo n’est pas seulportnographe

mai 25, 2015

collaboration spéciale L’épisode de samedi soir de Laboratoire MAtv s’intéressera au multiculturalisme. Sur la photo: le mentor François Bugingo et l’animatrice Tamy Emma Pepin.

collaboration spéciale L’épisode de samedi soir de Laboratoire MAtv s’intéressera au multiculturalisme. Sur la photo: le mentor François Bugingo et l’animatrice Tamy Emma Pepin.

Le monde du journalisme est sens dessus dessous depuis les révélations autour de François Bugingo qui aurait un peu exagéré son apport à certaines négociations pour la libération d’otages à des endroits où il n’était pas. Comme si ce n’était pas arrivé au moins une fois à tout le monde dans sa vie.

D’ailleurs, le journalisme sportif offre lui-même son lot de fumistes. À commencer par nous, au Sportnographe, qui analysons souvent les matchs de Canadien sans les avoir vus. Vous en doutiez vous? Sûrement peut-être que oui. Est-ce que notre analyse est moins pertinente que celle des journalistes sportifs qui couvrent les matchs en direct du Centre Bell? Non.

Non parce que les journalistes sportifs ne suivent pas le match eux non plus. À voir le nombre de gazouillis qu’ils produisent pendant les parties, il est scientifiquement impossible qu’ils lèvent le nez de leur téléphone plus de trois fois par période. Lorsqu’ils se disent impressionnés par le travail de PK Subban, ils parlent probablement de la dernière photo que le défenseur a mis sur Instagram.

La mythomanie fait rage aussi chez les descripteurs. À la télé, on en met plus que le client en demande en matière d’arrêts spectaculaires qui ne sont pas si spectaculaires que ça. C’est encore plus flagrant à la radio où on a souvent l’impression d’assister à un match d’anthologie avant de réaliser, en ouvrant la télé, que tout ça n’était que chimère et que les deux équipes ont joué la trappe pendant 60 minutes avant que Canadien ne perde 1-0 en fusillade.

Ce n’est pas tout. On essaie même de nous faire accroire que Michel Therrien répond aux questions des journalistes, alors qu’il ne fait que répéter les réponses que les journalistes lui ont mises dans la bouche.

En plus de tout ça, si vous voulez notre avis, Patrice Brisebois n’existe pas pour vrai. Mais ça reste à confirmer.

Avec Canadien, tout est faux et ce n’est pas grave. Ça s’appelle de l’information-spectacle. Si François Bugingo est dans le trouble à cause d’une entrevue possiblement inventée avec le fils de Khadafi, c’est simplement parce que le fils de Khadafi n’a pas la chance de jouer sur le deuxième trio de Canadien. Et ça, c’est bien dommage. Il aurait fait un excellent goon.

Lemetro.ca par  Olivier Niquet

Attaques répétées de journalistes contre le Président de la Cei / Koné Krémitcha très amer : « Celui qui s’attaquera fortuitement à Youssouf Bakayoko nous trouvera désormais sur son chemin »

juillet 28, 2011

Youssouf Bakayoko est au centre d’une campagne de presse qui tente d’établir vaille que vaille sa culpabilité dans la crise postélectorale et obtenir sa démission de sa fonction de président de la Commission Electorale Indépendante.

Pour mettre fin à cette escalade d’articles de journaux calomnieux, Le Forum Unitaire de la Jeunesse Africaine et un collectif d’associations de la société civile ont animé un point de presse dans un restaurant de la place hier, au cours duquel, ils ont marqué à nouveau leur admiration et reconnaissance à SEM Youssouf Bakayoko, et battu en brèche « les allégations fantaisistes » de ces détracteurs du président de la CEI.

Le collectif a encouragé le Président BAKAYOKO à persévérer dans sa logique qui consiste à faire triompher à chaque fois, la rigueur de la loi, expression de la volonté du peuple, pour préserver à la Commission Electorale son impartialité.

L’orateur, et porte parole du Collectif, M. KONE Kremitcha a vigoureusement dénoncé avant de condamner, les manœuvres sournoises de dénigrement et d’intoxication inutiles orchestrées contre M. BAKAYOKO, par une certaine presse, ces derniers jours. Le collectif s’est dit indigné de constater dans la presse, une campagne très indigeste d’intoxication et de délation contre la personne du Président BAKAYOKO, au moment où le groupe se prépare pour la cérémonie
solennelle d’Hommage au duo d’Excellences MM. Youssouf BAKAYOKO et Jung Ji CHOI.

« Nous n’acceptons pas que des personnes, fussent-elles de mauvaise foi, tentent de ternir l’image du Président, un modèle de courage, d’intégrité et de probité, alors qu’elles ne lui reprochent rien…

Depuis quelques jours des journalistes s’amusent à travestir la réalité, à quelles fins ? Nous n’en savons rien. Ils multiplient sans convaincre, de vrais faux amalgames à l’effet de faire endosser une certaine responsabilité au président BAKAYOKO, dans la crise postélectorale. Nous disons NON. Mettre sur le même diapason le Président de la CEI et le Président démis du Conseil constitutionnel, c’est induire vos lecteurs en erreur, a martelé Monsieur Koné, avant de poursuivre : Youssouf Bakayoko n’est pas du tout comparable à Paul Yao NDRE, en ce sens que, le premier a risqué sa vie pour faire triompher la volonté du peuple, tandis que le second a mis en péril la vie des ivoiriens pour faire plaisir à son ami. Le peuple ivoirien doit reconnaissance à BAKAYOKO, et c’est à cette exigence que nous nous
inclinons le 02 septembre prochain, où nous avons décidé de lui rendre un hommage mérité pour service rendu à la nation… ».

Désormais, toute personne qui s’attaquerait fortuitement à Son Excellence, nous trouvera sur son chemin.

Devrait-on comprendre de la démarche du collectif des jeunes.

Ivoire-Presse

Guinée : black-out médiatique sur l’attaque du 19 juillet contre Alpha Condé

juillet 27, 2011

Les autorités guinéennes ont interdit « temporairement » à tous les médias nationaux de traiter de la tentative d’assassinat du président Alpha Condé. Ceux-ci réclament l’annulation de cette mesure, qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté de la presse.

Suite à l’attaque contre la résidence du président guinéen Alpha Condé, le Conseil national de la Communication (CNC) a ordonné « la suspension temporaire de toute émission ou de tout article relatif à l’attentat contre la vie du chef de l’État, ainsi que [de] toute émission interactive à caractère politique en français et dans toutes les langues nationales sur toute l’étendue du territoire ». Dans un courrier daté du 25 juillet et rendu public le lendemain, l’organe de régulation précise que « sont concernés tous les organes d’information publics et privés (radios télévisions publiques et privées, presse écrite et presse en ligne) ».

« Tout manquement à cette décision sera sanctionné conformément à la loi », menace le CNC. Il ne précise pas davantage les sanctions encourues, mais la loi guinéenne prévoit, en cas de manquement aux règlements en vigueur, la suspension des médias audiovisuels, la fermeture temporaire des publications, ou encore des amendes.

« Violation de la Constitution »

Mardi soir, soit après l’entrée en vigueur de la décision (il est précisé qu’elle prend effet dès sa signature), la chaîne d’État, RTG, a néanmoins accordé plusieurs minutes à l’attentat du 19 juillet. Alpha Condé y a consacré une partie de son adresse à la nation précédant son départ pour les États-Unis, où il sera reçu, vendredi, par le président américain Barack Obama. Le chef d’état-major des forces armées, le général Souleymane Kéléfa Diallo, ne s’est pas non plus privé de faire référence à la tentative d’assassinat, dans un discours prononcé à l’occasion d’une rencontre avec Condé et diffusé à la télévision.

Quant aux trois principales associations représentant les médias privés ont exigé, dans une déclaration conjointe, « l’annulation pure et simple » de cette mesure à laquelle elles « affirment n’avoir jamais été associées ». Elles estiment qu’il s’agit d’une « violation flagrante de la Constitution qui consacre la liberté de presse parmi les libertés fondamentales ».

Les médias internationaux dans le flou

Le CNC ne précise pas si cette décision s’applique aux médias internationaux, mais ce mercredi matin, Radio France Internationale (RFI) a décidé de s’y conformer en changeant le thème d’une de ses émissions. « Nous avions prévu aujourd’hui de consacrer la deuxième partie de cette émission à l’attaque menée la semaine dernière contre la résidence du président guinéen », a rappelé Juan Gomez, le présentateur de l’émission « Appels sur l’actualité ». « Mais hier, le CNC a pris la décision de suspendre temporairement notamment les émissions interactives relatives à l’attentat contre la vie du chef de l’État. […] Nous nous conformons bien évidemment à ce décret. »
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Jeuneafrique.com par Cécile Sow, à Dakar

Nafissatou Diallo rompt le silence

juillet 24, 2011

La femme de chambre qui accuse DSK de tentative de viol s’est exprimée dans la presse américaine.

Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaine américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d’acné. Selon le magazine Newsweek qui était aussi présent lors de l’interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d’amis. Selon le magazine, la femme de chambre a pleuré plusieurs fois au cours de l’interview et ces pleurs, par moments, « avaient l’air forcées ».

« Je n’ai jamais voulu parler publiquement mais je n’ai pas le choix… Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité », explique-t-elle. « Je veux que justice soit faite, je veux qu’il aille en prison », dit-elle. « Je veux qu’il sache qu’il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil », ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l’affaire, elle reconnait « des erreurs » mais affirme que « Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait ».

« Cirque indécent » (avocats de DSK)

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. « Il est temps que ce cirque indécent s’arrête », expliquent-ils. « Madame Diallo est la première accusatrice de l’Histoire à lancer une campagne médiatique pour convaincre le procureur de poursuivre les accusations contre une personne dont elle veut soutirer de l’argent. Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d’évènements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur après qu’elle a avoué ses efforts extraordinaires pour le tromper. La conduite de ses avocats n’est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d’enflammer l’opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours ».

Dans l’interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l’a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu’elle était vide. Elle est rentrée en disant « Bonjour, femme de chambre » et puis elle a vu apparaitre un type à poil avec des cheveux blancs. « Oh mon Dieu, je suis désolée », raconte-t-elle, ajoutant qu’elle a fait demi-tour. « Ne vous excusez pas », lui a-t-il dit. Mais il s’est mis à agir comme « un fou », selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. « Tu es très belle », lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. « Arrêtez monsieur, je veux pas perdre mon boulot ». « Tu vas pas le perdre ». « Il m’a tiré violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche », affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. « Je l’ai poussé je me suis levée, je voulais l’effrayer ».

« Je ne voulais pas perdre mon job »

« J’ai dit ‘Regardez, il y a mon chef qui est là' ». Mais DSK lui répond qu’il n’y a personne. Selon le récit, il la pousse dans le couloir vers la salle de bain, lui remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. « Il me tenait la tête très fort là », dit-elle en montrant son crâne, « il bougeait et faisait du bruit. Il faisait ‘uhh, uhh, uhh' », il m’a dit « suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j’ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j’ai couru dans le couloir, j’étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job ».

Elle raconte qu’elle s’est cachée dans un coin et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. « Il m’a regardé comme ça », dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. « Il n’a rien dit ». Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour « la nettoyer ». Ce qui ne correspond pas à son témoignage devant le Grand Jury où elle a affirmé qu’elle était allée nettoyer la chambre 2820 et ensuite la chambre de DSK. Elle a aussi changé sa version disant d’abord à la police que DSK n’avait pas parlé pendant l’attaque. Newsweek a apparemment vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d’irritation et qu’elle a un ligament déchiré dans l’épaule.

Procès ou non-lieu

Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s’affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l’extérieur pendant des semaines. Son visage s’éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28ème étage. « On travaillait en équipe. J’adorais ce job, j’aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici », raconte-t-elle.

Elle reste vague sur son passé, sur son père. Elle dit que son mari est mort « de maladie », qu’elle a été violée par deux soldats en Guinée. « Nous sommes pauvres, mais nous sommes des gens bons, je ne pense pas à l’argent ». Quid alors de la fameuse conversation téléphonique avec Amara Tarawally, un trafiquant de drogue emprisonné en Arizona ? Selon le New York Times elle lui aurait déclaré le lendemain de l’incident dans son dialecte : « Ne t’inquiète pas, ce type a plein de fric, je sais ce que je fais ». Mais apparemment la citation est une paraphrase du traducteur et la vraie citation serait différente. Dans l’interview, elle nie avoir touché de l’argent d’Amara Tarawally. Il a eu accès à ses comptes en banque en lui donnant de faux sacs de marque. « Six ou sept. Ils n’étaient pas de très bonne qualité ».

Ces déclarations publiques risquent de compliquer les rapports déjà très tendus entre les avocats de Nafissatou Diallo et le procureur. Les derniers interrogatoires au bureau de Cyrus Vance ont été particulièrement houleux. Reste maintenant au procureur à décider s’il peut aller au procès ou s’il vaut mieux un non-lieu. Une décision qui peut survenir à tout moment.

Le Point.fr