Posts Tagged ‘Prêtre’

France: Un homme en garde à vue a reconnu avoir tiré sur le prêtre orthodoxe de Lyon

novembre 7, 2020

Cet homme de 40 ans, de nationalité géorgienne, est «le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime».

Selon nos informations, l’auteur présumé de l’attaque contre le prêtre orthodoxe de Lyon survenue samedi 31 octobre a été interpellé vendredi 6 novembre au matin en compagnie de sa femme.

Georgi P. et sa conjointe sont actuellement en garde à vue à Lyon. Le Géorgien de 40 ans a reconnu les faits. Il devrait être prochainement présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Selon une source proche du dossier, la compagne de Georgi P. était la maîtresse du prêtre attaqué. Il s’agit donc d’une affaire de droit commun et non d’une attaque terroriste, comme le contexte sécuritaire pouvait le laisser craindre. Cet homme «s’avère être le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime», a précisé dans un communiqué le procureur de la République Nicolas Jacquet. L’enquête menée par la police judiciaire.

État de santé mauvais

Le prêtre orthodoxe est «sorti du coma», a rapporté mercredi un responsable religieux de la communauté héllénique, précisant toutefois que le quinquagénaire n’est pas encore sorti d’affaire. Selon le prêtre de la paroisse Saint-Georges de Grenoble, Nikolaos Kakavelakis, 52 ans, «souffre beaucoup psychologiquement» et doit être à nouveau opéré prochainement pour «éviter l’infection». «Son état de santé est toujours mauvais. Ses proches n’ont pas encore pu le voir», a-t-il affirmé. Son audition par les enquêteurs a toutefois conduit à l’arrestation de son agresseur présumé, vendredi à son domicile lyonnais.

Kakavelakis, prêtre de l’église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon arrivé «entre la fin 2009 et le début d’année 2010», avait déposé sa démission il y a un mois pour «raisons familiales» et s’était mis en quête «d’une autre mission à l’étranger». Samedi 31 octobre, il a été visé par un tir de fusil à canon scié à bout touchant, alors qu’il fermait la porte de l’église en tenue de civil, et a été gravement touché au thorax et à l’abdomen. Le suspect avait pris la fuite.

Cette agression, survenue deux jours après l’attentat dans la basilique de Nice, avait suscité un grand émoi mais l’absence de revendication et la personnalité de la victime avait conduit le parquet national antiterroriste à ne pas se saisir des faits.

Le suspect sera déféré dimanche au parquet dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire, selon le magistrat, pour qui «la piste terroriste est définitivement écartée». L’arme utilisée le jour des faits aurait été jetée dans la Saône.

Avec Jeune Afrique par Aude Bariéty

France: Un prêtre octogénaire mis en examen pour le viol présumé d’une fillette en 1998

janvier 25, 2020

 

Un prêtre de 87 ans, soupçonné d’un viol sur une fillette de 8 ans en 1998, a été mis en examen à Clermont-Ferrand et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de la ville.

Visé par une plainte en 2018 de sa victime présumée, il a été déféré vendredi à l’issue de son placement en garde à vue, intervenu la veille, pour une présentation au juge d’instruction, a-t-il ajouté à l’AFP, confirmant une information de La Montagne. Selon le quotidien régional, les faits, que le suspect aurait niés «en bloc», se seraient déroulés à son domicile à Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) en l’absence de la grand-mère de la victime, avec qui le suspect aurait entretenu à l’époque une relation amoureuse.

L’information judiciaire ouverte «vise notamment à établir s’il existerait d’autres victimes dans ce dossier», selon la même source. «Nous pensons d’abord à la personne victime de ces faits. Nous exprimons la tristesse et la honte de l’Église diocésaine», a réagi l’archevêque de Clermont-Ferrand, Mgr François Kalist, dans un communiqué. «Le prêtre incriminé bénéficie de la présomption d’innocence. Par mesure conservatoire, il est relevé de tout ministère», a-t-il souligné.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise en novembre: le suspect mis en examen pour meurtre aggravé

décembre 26, 2019

Un jeune homme de 19 ans soupçonné d’avoir tué le prêtre Roger Matassoli à Agnetz (Oise) début novembre a été mis en examen jeudi pour meurtre aggravé, actes de torture et de barbarie, a annoncé le parquet de Senlis.

Alexandre V. avait été interpellé le 4 novembre au volant du véhicule du prêtre par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits, initialement, de conduite sans permis et de rébellion. Le père du jeune homme, informé que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, et avait découvert son cadavre. Mais le suspect avait rapidement été hospitalisé sous contrainte «en raison de son état de santé psychiatrique».

Jeudi -à la suite d’un réquisitoire supplétif du parquet- Alexandre V. a «été à nouveau placé en garde à vue», puis mis en examen pour «meurtre aggravé par la commission concomitante d’un autre crime et d’actes de torture et de barbarie» ainsi que pour «violences sur ascendant», «vol, rébellion et conduite sans permis», a déclaré le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué. Le jeune homme a été placé en détention provisoire. «Lors de son audition par le magistrat instructeur, l’intéressé a exercé son droit au silence. En présence des enquêteurs, il avait indiqué n’avoir aucun souvenir du jour des faits», a précisé le procureur. L’autopsie du prêtre, réalisée le 5 novembre, avait conclu à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage.

Ce jour là, Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué après que la presse locale eut «fait écho d’une plainte à l’encontre de l’abbé Roger Matassoli pour des comportements inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs dizaines d’années». «Depuis 2009 -et l’audition d’une possible victime par le diocèse, puis la plainte d’une autre au civil- l’abbé Matassoli n’avait plus de charges paroissiales», avait-il alors indiqué. Selon le diocèse, deux autres personnes se sont «manifestées» auprès des services dans le mois suivant l’annonce de sa mort. Selon l’avocate du suspect, Me Caty Richard, Alexandre V. «voyait régulièrement» le prêtre et avait déjà fait «des ménages» rémunérés chez lui «en ‘tenue inappropriée »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Lyon: enquête ouverte après un signalement du diocèse pour des «abus spirituels» d’un prêtre

novembre 27, 2019

Une enquête préliminaire a été ouverte après un signalement du diocèse de Lyon sur les «dérives» d’un prêtre, accusé d’«abus spirituel» par une fidèle, a appris l’AFP mercredi de sources concordantes après une information du site d’enquêtes Médiacités.

Le parquet de Lyon a précisé avoir reçu le 13 novembre un signalement concernant un prêtre pour des faits relevant possiblement de «l’abus de faiblesse et de l’emprise psychologique». L’enquête, confiée à la sûreté départementale du Rhône, a été ouverte en vue de l’audition de la victime, a ajouté la même source. L’administrateur apostolique du diocèse, Mgr Michel Dubost, avait demandé à la rentrée que le religieux incriminé fasse l’objet d’une enquête canonique, selon une source proche du diocèse.

Selon Médiacités, ce prêtre se serait mis en tête de faire entrer des jeunes dans les ordres après une «vision» au cours d’un pèlerinage. Les faits d’«abus spirituels, d’abus de pouvoir ou de harcèlement moral» auraient été dénoncés «depuis 2009» par la jeune femme, ainsi que par «plusieurs paroissiens ou salariés du diocèse», assure le site. La révélation de cette affaire intervient à la veille de l’ouverture du procès en appel de l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non dénonciation d’abus sexuels sur mineurs commis par un autre prêtre du diocèse, Bernard Preynat.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise: le suspect hospitalisé «sous contrainte»

novembre 5, 2019

 

Le jeune homme soupçonné du meurtre d’un prêtre retrouvé mort lundi à son domicile d’une commune de l’Oise a été hospitalisé «sous contrainte» mardi, son attitude laissant «supposer d’importants problèmes mentaux», a annoncé le parquet de Beauvais.

Agé de 19 ans, ce suspect avait été interpellé lundi au volant du véhicule du prêtre Roger Matassoli par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits initialement de conduite sans permis et de rébellion, selon le communiqué du procureur de Beauvais Florent Boura. Le père du jeune homme, informé par les autorités que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, dans l’Oise. Ayant aperçu par la fenêtre du logement le corps sans vie de la victime, il avait alors alerté les gendarmes de Clermont (Oise).

Une enquête de flagrance pour homicide volontaire a ainsi été ouverte, et dans ce cadre la brigade de recherches de Clermont et de la section de recherches d’Amiens ont repris à leur compte la garde à vue du jeune homme. Mais «ils ne sont toutefois pas parvenus à entendre le mis en cause dont l’attitude laissait supposer d’importants problèmes mentaux», a précisé Florent Boura. «Un examen psychiatrique a effectivement conduit à devoir lever la garde à vue de l’intéressé dans la nuit vers 01h00 pour procéder à son hospitalisation sous contrainte».

L’autopsie réalisé mardi a conclu «à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage», a fait savoir le procureur. Des examens complémentaires doivent encore être menés pour préciser les causes du décès. L’enquête se poursuit également pour déterminer «l’éventuelle responsabilité du suspect», a souligné Florent Boura. Dans la matinée mardi, Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué à la suite de la mort du père Matassoli. «Nous pensons à sa famille et prions pour lui», avait-il affirmé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Au Cameroun, arrestation musclée d’un prêtre lazariste par la police

octobre 4, 2019

Cam

Les faits

Mercredi 2 octobre, Jean Baptiste Noah Balla, prêtre lazariste, a vécu une altercation brutale avec la police camerounaise.

Recherché par les forces de l’ordre après une plainte déposée contre lui par Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, le prêtre s’est retrouvé hospitalisé au centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Stock.adobe

Le père Jean Baptiste Noah Balla « est arrivé ici vraiment amoché. Il saignait abondamment de la tête et il présentait des traumatismes sur son corps », explique le docteur Louis Joss Bitang A Matock, directeur général du Centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Ce que confirme l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, à La Croix Africa. « J’ai rendu visite, ce 2 octobre 2019, dans la journée, au Centre des Urgences de Yaoundé, au père Jean Baptiste Noah Balla, qui est un prêtre catholique romain de la congrégation des lazaristes, lorsque j’ai appris son hospitalisation. Ce que j’ai appris est qu’il a eu une altercation brutale avec la police. Je ne sais pas dans quelles conditions. Il faut attendre les enquêtes pour savoir ce qui s’est exactement passé ».

Guerre et faim dans l’extrême nord du Cameroun

Selon le témoignage du cousin du religieux, Pierre Balla – qui dit avoir été présent au moment de l’altercation, le 1er octobre – les faits se sont déroulés au village Nkolfoulou, dans la banlieue de Yaoundé. Il indique que le père Jean Baptiste Noah était sur la route lorsque deux policiers en civil ont barré la voie à son véhicule et sont descendus pour lui présenter une convocation avant de lui demander de les suivre. Le prêtre a alors demandé à connaître le motif de sa convocation. Face au refus des policiers de lui donner une explication, il aurait alors refusé d’obtempérer. Les deux policiers ont alors appelé du renfort.

Version du père Balla

La version du père Jean Baptiste Noah Balla sur l’origine de ses ennuis avec la police est rapportée par le journaliste camerounais Jean Claude Biyo’o sur son blog. Selon lui, la genèse du problème remonte au mois de juillet. Le prêtre raconte au journaliste être allé dire la messe au domicile d’un membre du gouvernement camerounais. « Sur l’avis de recherche qui m’a été présenté par les policiers, je me suis reconnu, tel que j’étais habillé ce jour-là », avance-t-il.

Ce « membre de gouvernement », qu’accuse le prêtre, c’est Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, catholique pratiquant et membre influent du Conseil pour les affaires économiques du diocèse de Yaoundé.

Version de Philippe Mbarga Mboa

Joint par La Croix Africa, il rectifie. « Il n’est pas exact de dire que j’ai demandé à la police camerounaise d’arrêter qui que ce soit. Cela n’est pas possible au Cameroun. Ce que je sais, c’est que ce monsieur, qui est effectivement un prêtre catholique romain, s’est immiscé dans ma famille. Il a amadoué mon épouse et ma fille et m’a publiquement accusé devant témoins d’être un sorcier. Une accusation grave, qui est en fait de la diffamation. Je suis chrétien catholique pratiquant connu de tous. J’ai régulièrement porté plainte et il a disparu. Et je viens d’apprendre que la police l’a interpellé. Et cette interpellation se serait mal passée pour lui. Voilà la vérité. »

Pour l’heure, les supérieurs camerounais de la congrégation des lazaristes dont est membre le père Jean Baptiste Noah Balla n’ont pas souhaité réagir, « par souci d’apaisement ».

La Croix-com par Jean François Channon Denwo (à Yaoundé),

France : L’évêque d’Evreux «choqué» par un ex-prêtre entonnant un chant anti-Macron

juin 3, 2019

 

L’évêque d’Évreux, Mgr Christian Nourrichard, s’est dit «choqué» lundi par les images diffusées sur les réseaux sociaux où l’on voit un prêtre de son diocèse, déjà suspendu de ses fonctions, entonner un chant hostile à Emmanuel Macron lors d’une messe.

«J’ai été choqué par cette vidéo car c’est dénaturer la mission de l’Église et ce qu’est un lieu de culte», a dit à l’AFP le prélat au sujet de cette scène filmée dans une église du Planquay (Eure). Dans une vidéo qui défraye la chronique sur twitter, on voit un prêtre en soutane, l’abbé Francis Michel, chanter à peine voix: «Emmanuel Macron, grosse tête de con, on vient te chercher chez toi…», devant l’autel où une vingtaine de personnes portant des gilets jaunes sont présentes.

En novembre 2016, l’évêque d’Évreux avait publié un décret de suspense de l’abbé Michel, ordonné prêtre en 1975, lui interdisant notamment de célébrer des sacrements ou d’entendre les confessions. «Qu’est ce que je peux faire concrètement? Je dois y aller manu militari pour en découdre avec lui? Je n’ai pas de force de police ou de gendarmerie! », a ironisé Mgr Nourrichard, soulignant que l’Église «n’avait pas besoin de cela» et rappelant que le père Michel s’était déjà retrouvé devant les tribunaux.

Le père Michel avait été condamné en 2015 à 15.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Évreux pour avoir détourné plus de 100.000 euros sur l’argent de la quête. Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116.000 euros sur les onze comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

«C’est comme un médecin qui continuerait à exercer alors qu’il n’est plus reconnu par l’ordre des médecins», a souligné Mgr Nourrichard, qui dit avoir alerté le Vatican et la préfecture après avoir visionné la vidéo. Contacté par l’AFP, l’abbé Michel n’était pas joignable.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un évêque sommé de communiquer le dossier d’un prêtre pédophile à une victime

mai 28, 2019

 

La justice a ordonné mardi pour la première fois à un évêque de communiquer le dossier religieux d’un prêtre condamné pour pédophilie à une victime qui le réclamait, dans le cadre d’une action engagée au civil à Bourg-en-Bresse contre l’Église.

Statuant en référé, le tribunal de Bourg-en-Bresse a ordonné à l’évêque du diocèse de Belley-Ars (Ain), Mgr Pascal Roland, de communiquer, dans un délai de 15 jours, à Jean-Yves Schmitt, un retraité de 67 ans, «l’intégralité du dossier concernant Félix Hutin détenu par l’évêché».

Cet ancien prêtre de 86 ans avait été condamné au civil, en juillet 2015, par le juge de proximité de Nantua qui l’avait reconnu responsable des agressions sexuelles subies par M. Schmitt durant son enfance dans un lycée de Bourg-en-Bresse, où le religieux officiait comme aumônier dans les années 60. Les faits sont prescrits depuis longtemps sur un plan pénal. La victime, elle-même condamnée pour pédophilie par la suite, a engagé des poursuites judiciaires en France contre le Vatican, qu’il accuse d’avoir exfiltré le prêtre en Suisse dans les années 70 quand ses agissements ont fait scandale dans l’Ain.

A cette fin, il avait demandé une première fois au diocèse, à l’amiable, de lui communiquer le dossier du prêtre. Face au refus de l’évêque, il l’avait assigné devant le tribunal il y a quinze jours.

«C’est une première qui va faciliter le combat des victimes de prêtres pédophiles en leur donnant accès aux éléments de preuves qui sont souvent dissimulés par les évêchés», s’est félicité l’avocat du demandeur, Me Emmanuel Ludot. «On vient d’avancer d’un grand pas, c’est le signe que les mentalités changent et qu’on a désormais une politique judiciaire de transparence totale», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Nord: un prêtre soupçonné de viol placé sous contrôle judiciaire et suspendu

mai 4, 2019

 

Un prêtre du Nord, accusé de viol par une paroissienne de 18 ans, a été placé sous contrôle judiciaire, en attendant son procès, a-t-on appris samedi auprès du parquet, tandis que le diocèse de Lille l’a suspendu de ses fonctions. A la suite de sa garde à vue, le prêtre âgé de 53 ans a été «déféré au palais de justice de Dunkerque et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement, qui aura lieu le 7 octobre», a indiqué à l’AFP le parquet de Dunkerque. Il est poursuivi pour agression sexuelle et non pour viol.

La jeune femme avait porté plainte après les faits, qui se sont déroulés lundi matin au presbytère de Wormhout, selon la même source. «Conformément à notre pratique diocésaine, en attente du procès à venir et de sanctions canoniques ultérieures, je suspends» ce religieux «de ses fonctions d’administrateur et de l’exercice du ministère sacerdotal», a annoncé dans un communiqué l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, exprimant sa «compassion à l’égard de la plaignante et de ses proches». «Je redis avec fermeté ma volonté de lutter contre toute forme d’abus dans l’Eglise», a-t-il ajouté, deux jours après un Conseil diocésain de pastorale qui a réuni 250 responsables religieux et laïcs sur ce sujet.

Après des études de philosophie et de théologie, Raymond Mbele vient à Paris en 1992 pour suivre une formation en communication à l’association de la catéchèse nationale de l’audiovisuel. Il est ordonné diacre à Paris XIIIe en 1994 puis rejoint Owando (Congo), son diocèse d’origine. Successivement vicaire de paroisse (sous les ordres du père Daniel Dupuy, originaire d’Hazebrouck), puis curé et vicaire général dans le diocèse voisin d’Ouesso, il a demandé « à bénéficier d’une autre expérience. Je voulais me ressourcer. J’ai une sorte de lien historique avec le diocèse de Lille : l’évêque d’Owando était originaire de Lille, l’abbé Daniel Dupuy, d’Hazebrouck. Tous deux ont beaucoup donné pour notre diocèse au Congo. Je veux donner en retour. »

Raymond Mbele, qui vient d’arriver en Flandre, note dans un large sourire : « Quand on vient du soleil, la température ici surprend ! » Il poursuit : « Je viens ici à l’écoute et au service des paroissiens. Je solliciterai leur indulgence car dans les premiers temps, je risque d’avoir du mal avec la prononciation des noms des Flandres… J’exercerai mon ministère avec les prêtres et les laïcs qui sont déjà sur le terrain et qui le connaissent parfaitement. Sans leur aide, ma mission serait vouée à l’échec. »

Selon le parquet, ce prêtre originaire du Congo, qui était depuis 2015 administrateur de la paroisse Saint-Winoc Saint Folquin de l’Houtland, «reconnaît le rapport sexuel mais sur le consentement, il considère qu’il n’a pas agi par contrainte».

En février 2018, un autre prêtre du Nord avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles aggravés sur une jeune paroissienne. L’instruction est toujours en cours.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Lavoixdunord.fr

Cameroun: un prêtre assassiné en zone anglophone

juillet 21, 2018

Yaoundé – Le curé de la paroisse catholique de Bomaka, un quartier de Buea, la capitale de la région anglophone du Sud-Ouest, au Cameroun, a été tué vendredi par des individus non identifiés, a annoncé samedi le diocèse de Buea.

« C’est avec le cœur gros et la plus grande tristesse que nous annonçons le décès de notre cher prêtre, le révérend Fr. Alexander N. Sob (…) abattu près de Muyuka (à 25 km au nord-est de Buea) hier 20 juillet 2018 », indique un communiqué du diocèse.

« Nous avons reçu des photographies du corps du prêtre décédé », a indiqué un chargé de communication de l’Église catholique à Yaoundé, précisant que les auteurs du meurtre restent inconnus et que le corps est mutilé.

Ni les autorités camerounaises ni la hiérarchie catholique ne se sont exprimées sur les circonstances de la mort du curé.

Les déplacements sont difficiles en zone anglophone du Cameroun, selon plusieurs religieux catholiques interrogés par l’AFP.

La sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, s’est considérablement dégradée.

Les combats y sont devenus quotidiens entre les forces de sécurité et des séparatistes armés réclamant la création d’un État anglophone indépendant.

L’Église catholique est le seul acteur à même de « promouvoir le dialogue » entre les insurgés et le gouvernement, estimait en avril le centre de recherche International Crisis Group (ICG).

Elle représente près d’un tiers de la population camerounaise, selon l’ICG, qui déplorait les « positions divergentes » de l’Église catholique sur la question anglophone et l’invitait à « surmonter ses divisions et afficher sa neutralité ».

Ce conflit armé de plus en plus violent en zone anglophone, ainsi que celui contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du pays, pourraient perturber le scrutin présidentiel prévu le 7 octobre, selon les analystes.

Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, s’est déclaré candidat la semaine dernière à un septième mandat consécutif.

Ses partisans estiment qu’il est le mieux à même de répondre à la crise anglophone, ses opposants l’accusant d’en être responsable.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 17h07)