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France/Vendée : un prêtre assassiné, Macron et Castex expriment leur compassion

août 9, 2021

Lundi 9 août au matin, un prêtre a été assassiné dans la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le chef de l’État a réagi après le drame.

Drame près de Cholet, en Vendée. Lundi 9 août au matin, le corps sans vie d’un prêtre d’une soixantaine d’années a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Après que cela a été confirmé par le diocèse et la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’un assassinat et qu’il se rendait sur place. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée », a également écrit le patron de la Place Beauvau.

Emmanuel Macron a exprimé « toute sa sympathie » à la communauté religieuse des Montfortains, dont était issu le prêtre assassiné, alors que Jean Castex a fait part de son « profond désarroi » et de sa « vive compassion », ont indiqué l’Élysée et Matignon à l’Agence France-Presse.

Informé lundi matin, le président a également eu de nombreux échanges avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice et fait contacter le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, ainsi que le père de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, a précisé l’Élysée. Le Premier ministre a pour sa part « demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame afin que toutes les conséquences puissent en être tirées », selon Matignon.

De son côté, Christophe Castaner s’est également exprimé sur Twitter : « Tuer un prêtre, c’est s’en prendre à notre République. Laïque. »

Selon les précisions de France 3 Pays de la Loire, un homme se serait déjà rendu auprès des gendarmes. « Un homme s’est présenté en milieu de matinée à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre et a dit avoir tué un ecclésiastique », a précisé une source proche du dossier à l’AFP. L’homme avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, a précisé cette source.

Le mode opératoire du crime n’était pas encore connu dans l’immédiat, mais une source policière a écarté une attaque au couteau. Le prêtre, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois », a indiqué une source policière à l’AFP.

Le suspect, responsable de l’incendie de la cathédrale de Nantes ?

Selon les informations de Valeurs actuelles, l’homme qui s’est présenté aux autorités serait un réfugié rwandais arrivé sur le territoire français en 2012. L’hebdomadaire indique qu’il aurait été hébergé dans la communauté des Montfortains de la commune vendéenne. Le suspect serait connu des autorités : il serait à l’origine de l’incendie subi, en juillet 2020, par la cathédrale de NantesBFMTV précise qu’il aurait par ailleurs reçu une obligation de quitter le territoire français en 2019, mais celle-ci était inapplicable du fait du contrôle judiciaire dont il fait l’objet depuis les faits survenus à Nantes l’été dernier.

Peu de temps après les faits, les réactions politiques ont commencé à arriver. La première à réagir à cet assassinat a été Marine Le Pen, dénonçant sur Twitter une « gravité sans précédent », et « la faillite complète de l’État », s’en prenant directement à Gérald Darmanin. Après avoir annoncé son déplacement, le ministre de l’Intérieur n’a pas tardé à lui répondre : « Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, Mme Le Pen polémique sans connaître les faits. »

La dernière attaque mortelle visant un membre de l’Église catholique en France remonte au 29 octobre dernier, lorsque Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 22 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, avant d’être grièvement blessé par des policiers municipaux.

En 2019, un prêtre de 90 ans, le père Roger Matassoli, avait été retrouvé mort dans l’Oise, décédé par asphyxie et avec la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage. Le prêtre avait fait l’objet d’une plainte pour « comportements inappropriés sur mineur » commis il y a plusieurs dizaines d’années, avait alors expliqué l’évêque de Beauvais. Le suspect était un homme de 20 ans.

En 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui avaient été abattus par la police. L’assassinat avait été revendiqué par l’organisation État islamique (EI).

Par Le Point avec AFP

France: Suspendu en raison d’une relation amoureuse, un prêtre pointe à Pôle emploi

juin 6, 2021

Dans les colonnes du « Parisien », l’ancien prêtre des Lilas, en Seine-Saint-Denis, juge son éviction de l’Eglise « très violente ».

Marc Fassier souhaite que son eviction de l'Eglise soit consideree comme un licenciement (photo d'illustration).
Marc Fassier souhaite que son éviction de l’Eglise soit considérée comme un licenciement (photo d’illustration).© Rémy PERRIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

« Ne plus vivre caché est un immense soulagement ». Marc Fassier peut désormais vivre son histoire d’amour au grand jour, relate Le Parisien. A 43 ans, cet ancien prêtre a toutefois dû s’inscrire à Pôle emploi pour la première fois de sa vie, une conséquence inattendue de sa relation avec Ingrid. La raison ? Alors prêtre des Lilas, en Seine-Saint-Denis, il est tombé amoureux de cette paroissienne il y a trois ans et demi. 

Une relation qu’ils ont tenté de cacher, mais qui a été dénoncée à Mgr Pascal Delannoy, l’évêque de Saint-Denis, dans un courrier anonyme il y a un an. D’abord « encouragé » à quitter sa paroisse, il a été frappé de « suspense a divini » le 10 mai dernier. Il lui est reproché d’avoir évoqué sa situation lors d’un podcast fin mars. Même s’il a témoigné anonymement, son supérieur estimerait qu’avec ce témoignage il « déclare publiquement attenter au canon 1395 paragraphe 1 » du Code de droit catholique. Marc Fassier ne peut désormais plus célébrer de messer, baptiser ou encore confesser.

Ecarté de l’Institut catholique de Paris

« On me sanctionne parce que j’ai mis sur la table la question de la vie affective du prêtre et brisé la culture du silence de l’Église, ce qui est le pire des crimes à ses yeux. Elle accepte les relations secrètes tant que ça reste secret », regrette l’ex-curé, pour qui son éviction de l’Eglise a été « très violente ». Marc Fassier a également été écarté de l’Institut catholique de Paris, où il donnait des cours.

L’établissement a expliqué dans un communiqué que le principal intéressé avait « choisi un chemin de vie incompatible avec les engagements au presbytérat ». « L’enseignement est un acte de son ministère de prêtre, or il n’a plus le droit de faire acte de ministère », justifie auprès du Parisien Mgr Pascal Delannoy, sans donner plus de détails sur cette affaire : « C’est une affaire de discipline interne à l’Église, je ne souhaite pas communiquer ». 

« Aucune culpabilité vis-à-vis du Seigneur »

Diplômé de Sciences-po, docteur en théologie et ordonné prêtre en 2004, Marc Fassier va continuer à recevoir son « traitement mensuel de 1 000 euros » de la part de l’Eglise jusqu’à ce qu’il retrouve un travail. Mais le parcours du combattant ne fait que commencer pour lui, comme il s’en est rendu compte dès son premier rendez-vous téléphonique avec une conseillère Pôle emploi, alors qu’il ne peut pas toucher les allocations chômage.

« On n’existe pas socialement. Elle n’a pas trouvé prêtre dans ses catégories professionnelles et a dû forcer le logiciel », glisse-t-il, assurant qu’il souhaite porter son cas devant la justice pour que son éviction par l’Eglise soit reconnue « comme un licenciement » : « L’Église se réfugie dans son exception canonique. Elle s’autorise ce qu’aucune entreprise ne peut s’autoriser alors qu’elle prêche la morale. C’est un abus de pouvoir ». Opposé au célibat des prêtres, il va surtout pouvoir désormais « aimer librement », sans « aucune culpabilité vis-à-vis du Seigneur ».

Avec Le Point

Génocide des Tutsi : un prêtre franco-rwandais incarcéré en France

avril 17, 2021
Exposition au Mémorial du génocide de Kigali

Un prêtre rwandais, installé depuis plus de 20 ans en France et naturalisé, est incarcéré depuis mercredi, rattrapé par des accusations sur son rôle lors du massacres de Tutsi réfugiés dans son église en avril 1994, au début du génocide.

Marcel Hitayezu, né en 1956, a été mis en examen (inculpé) mercredi, accusé d’avoir « privé de vivres et d’eau des Tutsi s’étant réfugiés dans son église » et d’avoir « fourni des vivres aux miliciens ayant attaqué les Tutsi réfugiés » dans sa paroisse de Mubuga, dans le Sud du Rwanda, a-t-on appris vendredi auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat), également chargé du suivi des dossiers de crimes contre l’humanité.

« Marcel H. a contesté ces faits lors de son interrogatoire devant le juge d’instruction », a précisé le Pnat dans un communiqué.

Selon une source proche de l’enquête, le prêtre a été interpellé mercredi par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), à son domicile d’un village du Sud-Ouest de la France, dont il était, selon le diocèse, vicaire de la paroisse.

Génocide et complicité de crimes contre l’humanité

Cette arrestation a été ordonnée par un magistrat du pôle « Crimes contre l’humanité » du tribunal de Paris, chargé depuis le 26 juillet 2019 d’une enquête visant le prêtre, ouverte trois ans après le refus définitif de la justice française, en octobre 2016, d’extrader Marcel Hitayezu vers le Rwanda.

À l’issue de son interrogatoire, le prêtre été mis en examen, notamment pour « génocide » et « complicité de crimes contre l’humanité », puis placé en détention provisoire.

Selon le quotidien catholique français La Croix, le prêtre, après trois ans passés dans des camps de réfugiés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), était « arrivé entre 1998 et 1999 » dans le diocèse de La Rochelle (Sud-Ouest), avant de se voir accorder le statut de réfugié en « janvier 2011 ».

« Cachée dans les cadavres »

Cette mise en examen « est une excellente nouvelle », a réagi Alain Gauthier, cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), partie civile dans le dossier. « L’Église doit s’interroger sur la façon de donner des responsabilités à des gens soupçonnés d’avoir participé au génocide », a-t-il estimé.

Un autre prêtre catholique réfugié en France, Wenceslas Munyeshyaka, lui aussi accusé d’avoir joué un rôle dans les massacres de 1994, a bénéficié d’un non-lieu en 2015.

En décembre, une journaliste de l’AFP, qui accompagnait Alain Gauthier dans ses enquêtes au Rwanda, a recueilli les témoignages de deux rescapées de Mubuga.

Ces deux femmes, qui ont souhaité gardé l’anonymat, ont affirmé que le prêtre avait l’habitude d’entonner devant les réfugiés terrorisés des « chants habituellement chantés pendant les veillées des morts », alors que rôdaient les « Interahamwe », milices extrémistes hutu et bras armés du génocide. « On était comme des morts-vivants », a lâché l’une d’elles.

L’une de ces rescapées, âgée de 10 ans en 1994, a raconté, secouée de pleurs, être restée dans l’église « deux semaines cachée dans les cadavres de sa famille » tant elle était effrayée après l’attaque des miliciens, jusqu’à ce qu’un bulldozer venu ramasser les corps la fasse émerger de cet abîme.

C’EST MARCEL QUI A LIVRÉ LES TUTSI QUI ÉTAIENT DANS L’ÉGLISE

Joint par téléphone vendredi au Rwanda, Bernard Kayumba, 52 ans, qui a passé trois jours dans l’église de Mubuga avant de pouvoir s’enfuir, a réagi avec émotion. « Vraiment ? », a-t-il lancé, ajoutant: « je suis très content, c’est une nouvelle très bien reçue ».

Bernard Kayumba était en 1994 étudiant au grand séminaire et connaissait l’abbé Hitayezu depuis sa paroisse natale. « J’ai été extrêmement déçu; il a montré le comportement d’un criminel », a estimé Bernard Kayumba.

« Il faisait des réunions avec les autorités génocidaires locales, avec le bourgmestre, avec les gendarmes, sous nos yeux; c’est Marcel qui a livré les Tutsi qui étaient dans l’église », a-t-il assuré, « il faut que Marcel puisse répondre de ses actes ».

Entre avril et juillet 1994, le génocide contre les Tutsi a fait entre 800 000 (selon l’ONU) et 1 million de victimes (selon Kigali).

Le sort judiciaire des suspects réfugiés en France est un des points de tension entre Paris et Kigali, relation empoisonnée par la question du rôle des autorités françaises en 1994. Le ton est désormais à l’apaisement depuis le rapport de l’historien français Vincent Duclert, qui a conclu en mars à des « responsabilités lourdes et accablantes » de Paris lors des massacres.

Sept accusés ont été renvoyés aux assises en France pour des crimes liés à ce génocide, mais seuls trois ont été déjà jugés et condamnés. Une trentaine d’enquêtes se poursuivent.

Par Jeune Afrique avec AFP

France: Un homme en garde à vue a reconnu avoir tiré sur le prêtre orthodoxe de Lyon

novembre 7, 2020

Cet homme de 40 ans, de nationalité géorgienne, est «le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime».

Selon nos informations, l’auteur présumé de l’attaque contre le prêtre orthodoxe de Lyon survenue samedi 31 octobre a été interpellé vendredi 6 novembre au matin en compagnie de sa femme.

Georgi P. et sa conjointe sont actuellement en garde à vue à Lyon. Le Géorgien de 40 ans a reconnu les faits. Il devrait être prochainement présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Selon une source proche du dossier, la compagne de Georgi P. était la maîtresse du prêtre attaqué. Il s’agit donc d’une affaire de droit commun et non d’une attaque terroriste, comme le contexte sécuritaire pouvait le laisser craindre. Cet homme «s’avère être le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime», a précisé dans un communiqué le procureur de la République Nicolas Jacquet. L’enquête menée par la police judiciaire.

État de santé mauvais

Le prêtre orthodoxe est «sorti du coma», a rapporté mercredi un responsable religieux de la communauté héllénique, précisant toutefois que le quinquagénaire n’est pas encore sorti d’affaire. Selon le prêtre de la paroisse Saint-Georges de Grenoble, Nikolaos Kakavelakis, 52 ans, «souffre beaucoup psychologiquement» et doit être à nouveau opéré prochainement pour «éviter l’infection». «Son état de santé est toujours mauvais. Ses proches n’ont pas encore pu le voir», a-t-il affirmé. Son audition par les enquêteurs a toutefois conduit à l’arrestation de son agresseur présumé, vendredi à son domicile lyonnais.

Kakavelakis, prêtre de l’église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon arrivé «entre la fin 2009 et le début d’année 2010», avait déposé sa démission il y a un mois pour «raisons familiales» et s’était mis en quête «d’une autre mission à l’étranger». Samedi 31 octobre, il a été visé par un tir de fusil à canon scié à bout touchant, alors qu’il fermait la porte de l’église en tenue de civil, et a été gravement touché au thorax et à l’abdomen. Le suspect avait pris la fuite.

Cette agression, survenue deux jours après l’attentat dans la basilique de Nice, avait suscité un grand émoi mais l’absence de revendication et la personnalité de la victime avait conduit le parquet national antiterroriste à ne pas se saisir des faits.

Le suspect sera déféré dimanche au parquet dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire, selon le magistrat, pour qui «la piste terroriste est définitivement écartée». L’arme utilisée le jour des faits aurait été jetée dans la Saône.

Avec Jeune Afrique par Aude Bariéty

France: Un prêtre octogénaire mis en examen pour le viol présumé d’une fillette en 1998

janvier 25, 2020

 

Un prêtre de 87 ans, soupçonné d’un viol sur une fillette de 8 ans en 1998, a été mis en examen à Clermont-Ferrand et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de la ville.

Visé par une plainte en 2018 de sa victime présumée, il a été déféré vendredi à l’issue de son placement en garde à vue, intervenu la veille, pour une présentation au juge d’instruction, a-t-il ajouté à l’AFP, confirmant une information de La Montagne. Selon le quotidien régional, les faits, que le suspect aurait niés «en bloc», se seraient déroulés à son domicile à Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) en l’absence de la grand-mère de la victime, avec qui le suspect aurait entretenu à l’époque une relation amoureuse.

L’information judiciaire ouverte «vise notamment à établir s’il existerait d’autres victimes dans ce dossier», selon la même source. «Nous pensons d’abord à la personne victime de ces faits. Nous exprimons la tristesse et la honte de l’Église diocésaine», a réagi l’archevêque de Clermont-Ferrand, Mgr François Kalist, dans un communiqué. «Le prêtre incriminé bénéficie de la présomption d’innocence. Par mesure conservatoire, il est relevé de tout ministère», a-t-il souligné.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise en novembre: le suspect mis en examen pour meurtre aggravé

décembre 26, 2019

Un jeune homme de 19 ans soupçonné d’avoir tué le prêtre Roger Matassoli à Agnetz (Oise) début novembre a été mis en examen jeudi pour meurtre aggravé, actes de torture et de barbarie, a annoncé le parquet de Senlis.

Alexandre V. avait été interpellé le 4 novembre au volant du véhicule du prêtre par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits, initialement, de conduite sans permis et de rébellion. Le père du jeune homme, informé que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, et avait découvert son cadavre. Mais le suspect avait rapidement été hospitalisé sous contrainte «en raison de son état de santé psychiatrique».

Jeudi -à la suite d’un réquisitoire supplétif du parquet- Alexandre V. a «été à nouveau placé en garde à vue», puis mis en examen pour «meurtre aggravé par la commission concomitante d’un autre crime et d’actes de torture et de barbarie» ainsi que pour «violences sur ascendant», «vol, rébellion et conduite sans permis», a déclaré le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué. Le jeune homme a été placé en détention provisoire. «Lors de son audition par le magistrat instructeur, l’intéressé a exercé son droit au silence. En présence des enquêteurs, il avait indiqué n’avoir aucun souvenir du jour des faits», a précisé le procureur. L’autopsie du prêtre, réalisée le 5 novembre, avait conclu à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage.

Ce jour là, Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué après que la presse locale eut «fait écho d’une plainte à l’encontre de l’abbé Roger Matassoli pour des comportements inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs dizaines d’années». «Depuis 2009 -et l’audition d’une possible victime par le diocèse, puis la plainte d’une autre au civil- l’abbé Matassoli n’avait plus de charges paroissiales», avait-il alors indiqué. Selon le diocèse, deux autres personnes se sont «manifestées» auprès des services dans le mois suivant l’annonce de sa mort. Selon l’avocate du suspect, Me Caty Richard, Alexandre V. «voyait régulièrement» le prêtre et avait déjà fait «des ménages» rémunérés chez lui «en ‘tenue inappropriée »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Lyon: enquête ouverte après un signalement du diocèse pour des «abus spirituels» d’un prêtre

novembre 27, 2019

Une enquête préliminaire a été ouverte après un signalement du diocèse de Lyon sur les «dérives» d’un prêtre, accusé d’«abus spirituel» par une fidèle, a appris l’AFP mercredi de sources concordantes après une information du site d’enquêtes Médiacités.

Le parquet de Lyon a précisé avoir reçu le 13 novembre un signalement concernant un prêtre pour des faits relevant possiblement de «l’abus de faiblesse et de l’emprise psychologique». L’enquête, confiée à la sûreté départementale du Rhône, a été ouverte en vue de l’audition de la victime, a ajouté la même source. L’administrateur apostolique du diocèse, Mgr Michel Dubost, avait demandé à la rentrée que le religieux incriminé fasse l’objet d’une enquête canonique, selon une source proche du diocèse.

Selon Médiacités, ce prêtre se serait mis en tête de faire entrer des jeunes dans les ordres après une «vision» au cours d’un pèlerinage. Les faits d’«abus spirituels, d’abus de pouvoir ou de harcèlement moral» auraient été dénoncés «depuis 2009» par la jeune femme, ainsi que par «plusieurs paroissiens ou salariés du diocèse», assure le site. La révélation de cette affaire intervient à la veille de l’ouverture du procès en appel de l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non dénonciation d’abus sexuels sur mineurs commis par un autre prêtre du diocèse, Bernard Preynat.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise: le suspect hospitalisé «sous contrainte»

novembre 5, 2019

 

Le jeune homme soupçonné du meurtre d’un prêtre retrouvé mort lundi à son domicile d’une commune de l’Oise a été hospitalisé «sous contrainte» mardi, son attitude laissant «supposer d’importants problèmes mentaux», a annoncé le parquet de Beauvais.

Agé de 19 ans, ce suspect avait été interpellé lundi au volant du véhicule du prêtre Roger Matassoli par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits initialement de conduite sans permis et de rébellion, selon le communiqué du procureur de Beauvais Florent Boura. Le père du jeune homme, informé par les autorités que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, dans l’Oise. Ayant aperçu par la fenêtre du logement le corps sans vie de la victime, il avait alors alerté les gendarmes de Clermont (Oise).

Une enquête de flagrance pour homicide volontaire a ainsi été ouverte, et dans ce cadre la brigade de recherches de Clermont et de la section de recherches d’Amiens ont repris à leur compte la garde à vue du jeune homme. Mais «ils ne sont toutefois pas parvenus à entendre le mis en cause dont l’attitude laissait supposer d’importants problèmes mentaux», a précisé Florent Boura. «Un examen psychiatrique a effectivement conduit à devoir lever la garde à vue de l’intéressé dans la nuit vers 01h00 pour procéder à son hospitalisation sous contrainte».

L’autopsie réalisé mardi a conclu «à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage», a fait savoir le procureur. Des examens complémentaires doivent encore être menés pour préciser les causes du décès. L’enquête se poursuit également pour déterminer «l’éventuelle responsabilité du suspect», a souligné Florent Boura. Dans la matinée mardi, Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué à la suite de la mort du père Matassoli. «Nous pensons à sa famille et prions pour lui», avait-il affirmé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Au Cameroun, arrestation musclée d’un prêtre lazariste par la police

octobre 4, 2019

Cam

Les faits

Mercredi 2 octobre, Jean Baptiste Noah Balla, prêtre lazariste, a vécu une altercation brutale avec la police camerounaise.

Recherché par les forces de l’ordre après une plainte déposée contre lui par Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, le prêtre s’est retrouvé hospitalisé au centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Stock.adobe

Le père Jean Baptiste Noah Balla « est arrivé ici vraiment amoché. Il saignait abondamment de la tête et il présentait des traumatismes sur son corps », explique le docteur Louis Joss Bitang A Matock, directeur général du Centre des urgences de Yaoundé.

Mercredi 2 octobre, la presse, puis les réseaux sociaux au Cameroun rapportaient l’arrestation musclée d’un religieux lazariste, le père Jean Baptiste Noah Balla. Ce que confirme l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, à La Croix Africa. « J’ai rendu visite, ce 2 octobre 2019, dans la journée, au Centre des Urgences de Yaoundé, au père Jean Baptiste Noah Balla, qui est un prêtre catholique romain de la congrégation des lazaristes, lorsque j’ai appris son hospitalisation. Ce que j’ai appris est qu’il a eu une altercation brutale avec la police. Je ne sais pas dans quelles conditions. Il faut attendre les enquêtes pour savoir ce qui s’est exactement passé ».

Guerre et faim dans l’extrême nord du Cameroun

Selon le témoignage du cousin du religieux, Pierre Balla – qui dit avoir été présent au moment de l’altercation, le 1er octobre – les faits se sont déroulés au village Nkolfoulou, dans la banlieue de Yaoundé. Il indique que le père Jean Baptiste Noah était sur la route lorsque deux policiers en civil ont barré la voie à son véhicule et sont descendus pour lui présenter une convocation avant de lui demander de les suivre. Le prêtre a alors demandé à connaître le motif de sa convocation. Face au refus des policiers de lui donner une explication, il aurait alors refusé d’obtempérer. Les deux policiers ont alors appelé du renfort.

Version du père Balla

La version du père Jean Baptiste Noah Balla sur l’origine de ses ennuis avec la police est rapportée par le journaliste camerounais Jean Claude Biyo’o sur son blog. Selon lui, la genèse du problème remonte au mois de juillet. Le prêtre raconte au journaliste être allé dire la messe au domicile d’un membre du gouvernement camerounais. « Sur l’avis de recherche qui m’a été présenté par les policiers, je me suis reconnu, tel que j’étais habillé ce jour-là », avance-t-il.

Ce « membre de gouvernement », qu’accuse le prêtre, c’est Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé des missions à la présidence de la République, catholique pratiquant et membre influent du Conseil pour les affaires économiques du diocèse de Yaoundé.

Version de Philippe Mbarga Mboa

Joint par La Croix Africa, il rectifie. « Il n’est pas exact de dire que j’ai demandé à la police camerounaise d’arrêter qui que ce soit. Cela n’est pas possible au Cameroun. Ce que je sais, c’est que ce monsieur, qui est effectivement un prêtre catholique romain, s’est immiscé dans ma famille. Il a amadoué mon épouse et ma fille et m’a publiquement accusé devant témoins d’être un sorcier. Une accusation grave, qui est en fait de la diffamation. Je suis chrétien catholique pratiquant connu de tous. J’ai régulièrement porté plainte et il a disparu. Et je viens d’apprendre que la police l’a interpellé. Et cette interpellation se serait mal passée pour lui. Voilà la vérité. »

Pour l’heure, les supérieurs camerounais de la congrégation des lazaristes dont est membre le père Jean Baptiste Noah Balla n’ont pas souhaité réagir, « par souci d’apaisement ».

La Croix-com par Jean François Channon Denwo (à Yaoundé),

France : L’évêque d’Evreux «choqué» par un ex-prêtre entonnant un chant anti-Macron

juin 3, 2019

 

L’évêque d’Évreux, Mgr Christian Nourrichard, s’est dit «choqué» lundi par les images diffusées sur les réseaux sociaux où l’on voit un prêtre de son diocèse, déjà suspendu de ses fonctions, entonner un chant hostile à Emmanuel Macron lors d’une messe.

«J’ai été choqué par cette vidéo car c’est dénaturer la mission de l’Église et ce qu’est un lieu de culte», a dit à l’AFP le prélat au sujet de cette scène filmée dans une église du Planquay (Eure). Dans une vidéo qui défraye la chronique sur twitter, on voit un prêtre en soutane, l’abbé Francis Michel, chanter à peine voix: «Emmanuel Macron, grosse tête de con, on vient te chercher chez toi…», devant l’autel où une vingtaine de personnes portant des gilets jaunes sont présentes.

En novembre 2016, l’évêque d’Évreux avait publié un décret de suspense de l’abbé Michel, ordonné prêtre en 1975, lui interdisant notamment de célébrer des sacrements ou d’entendre les confessions. «Qu’est ce que je peux faire concrètement? Je dois y aller manu militari pour en découdre avec lui? Je n’ai pas de force de police ou de gendarmerie! », a ironisé Mgr Nourrichard, soulignant que l’Église «n’avait pas besoin de cela» et rappelant que le père Michel s’était déjà retrouvé devant les tribunaux.

Le père Michel avait été condamné en 2015 à 15.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Évreux pour avoir détourné plus de 100.000 euros sur l’argent de la quête. Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116.000 euros sur les onze comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

«C’est comme un médecin qui continuerait à exercer alors qu’il n’est plus reconnu par l’ordre des médecins», a souligné Mgr Nourrichard, qui dit avoir alerté le Vatican et la préfecture après avoir visionné la vidéo. Contacté par l’AFP, l’abbé Michel n’était pas joignable.

Par Le Figaro.fr avec AFP