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États-Unis: Deux sondages donnent Biden en tête dans l’Iowa et le New Hampshire

janvier 13, 2020

L’ancien vice-président américain Joe Biden fait la course en tête dans les intentions de vote en vue de la primaire démocrate dans l’Iowa et le New Hampshire, premiers Etats à se prononcer le mois prochain, selon deux sondages publiés lundi. L’ex-colistier de Barack Obama obtiendrait 24% des suffrages dans l’Iowa, montre un sondage de l’université de Monmouth réalisé du 9 au 12 janvier auprès de 405 électeurs démocrates potentiels. Il devance de six points le sénateur du Vermont, Bernie Sanders.

L’Etat donnera le coup d’envoi des primaires démocrates le 3 février prochain. Six candidats à l’investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle de novembre – Joe Biden, Bernie Sanders, Pete Buttigieg, Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Tom Steyer – débattront mardi à Des Moines, dans l’Iowa.

Dans le New Hampshire, où la primaire aura lieu le 11 février, Biden est crédité de 26% des intentions de vote, quatre points devant Sanders, selon une enquête d’opinion de l’université Franklin Pierce réalisée du 7 au 12 janvier auprès de 434 électeurs démocrates potentiels.

Les sondages montraient jusqu’à récemment Joe Biden en difficulté dans l’Iowa et le New Hampshire, laissant entendre qu’il devrait subir quelques pertes dans les Etats précoces avant d’obtenir des résultats comme en Caroline du Sud, où il a plus de chances de l’emporter. Cependant, ces nouveaux sondages indiquent que Biden pourrait obtenir l’investiture démocrate plus rapidement que prévu. Il continue de faire la course en tête dans la plupart des sondages nationaux.

Par Le Figaro avec Reuters

Présidentielle en Côte d’Ivoire: le parti du président veut une primaire au sein d’un grand parti unifié

mai 6, 2018

 

Alassane Ouattara, lors de son allocution télévisée du 7 mars 2018. © DR / Présidence Côte d’Ivoire.

Le RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara, a voté samedi lors d’un Congrès extraordinaire pour la formation d’un grand « parti unifié » avec ses alliés au pouvoir, mais veut une primaire avant la présidentielle de 2020.

« Tout le monde a voté en masse pour le parti unifié », a annoncé Henriette Diabaté, la présidente du Rassemblement des Républicains, après l’acceptation du projet par acclamation.

Les cadres du RDR vont déposer des statuts auprès des autorités et fixer la date d’un congrès constitutif « dans les meilleurs délais », a indiqué Alassane Dramane Ouattara, dit ADO.

M. Ouattara, président d’honneur du RDR, a déclaré que le « parti unifié (était) une chance pour la Côte d’Ivoire ». « L’égoïsme ne mène nulle part », a-t-il ajouté, estimant que la nouvelle formation serait un facteur « de stabilité politique et développement économique ».

Sans jamais prononcer le mot de primaire, ADO, qui effectue son deuxième mandat, a toutefois précisé en vue de la présidentielle de 2020 que le nouveau parti devra « poser la base du choix de notre prochain candidat (…) ce sera un choix démocratique. Tout le monde pourra être candidat. Le meilleur d’entre nous sera désigné ».

La transformation en un parti unifié de la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d’années.

Voulu par le président Ouattara, elle se heurtait à des réticences au sein de son propre parti mais surtout de ses alliés et notamment du principal d’entre eux le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a permis son élection en 2010 et 2015.

Achoppement autour de la désignation du candidat à la présidentielle de 2020

Un des points d’achoppement est justement l’investiture du candidat à la présidentielle de 2020 : une partie des membres du PDCI estiment que cette investiture revient de droit à leur formation, puisqu’ils ont soutenu celle du RDR à deux reprises.

Patrick Achi, secrétaire général de la présidence mais aussi membre du PDCI invité du Congrès, a affirmé samedi que le « PDCI fera sa part de chemin », mais de nombreux cadres de sa formation ont déjà fait savoir qu’ils étaient hostiles au projet tant que le RDR ne promettait pas de soutenir un candidat PDCI à la présidentielle.

Pendant ce congrès qui a rassemblé entre 20 et 30.000 personnes selon les organisateurs, le président de l’Assemblée Guillaume Soro côtoyait le ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Les deux hommes souvent présentés comme des frères ennemis et à qui l’on prête des ambitions présidentielles n’ont pas cessé de plaisanter et de discuter sur l’estrade, affichant ainsi une complicité au moins de façade qui a fait la joie des photographes et des vidéastes.

Ancien chef de la rébellion, M. Soro, qui était en froid avec le parti et n’avait pas été invité à son congrès en septembre, a été acclamé par la foule quand son nom a été prononcé évoqué par la secrétaire générale du mouvement Kandia Camara.

Jeuneafrique.com par AFP

France: Benoît Hamon, vainqueur inattendu de la primaire à gauche

janvier 29, 2017

Benoît Hamon célèbre sa victoire à la primaire de la Belle alliance populaire, dimanche soir à la Mutualité, à Paris.

Le député des Yvelines a voulu se démarquer dans cette campagne en revendiquant son ancrage à gauche. Les sympathisants l’ont désigné, dimanche, pour les représenter à la présidentielle.

Benoît Hamon sera le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Le député des Yvelines l’a emporté au second tour de la primaire à gauche face à Manuel Valls, dimanche 29 janvier, avec plus de 58 % des voix. Après avoir creusé l’écart au premier tour (avec 36,03 % des voix contre 31,48 % pour M. Valls), il a réussi à maintenir son avance, dans un contexte d’augmentation de la participation. C’est une revanche pour l’ex-ministre de l’éducation qui avait quitté le gouvernement de Manuel Valls fin août 2014, dans l’ombre d’Arnaud Montebourg.

Dans son discours de victoire, Benoît Hamon a salué une gauche qui « relève la tête, se tourne vers le futur et veut gagner ». Il a surtout appelé au rassemblement, non seulement de « tous les socialistes » mais aussi des candidats d’Europe écologie-Les Verts et de La France insoumise, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

« Dès lundi, je proposerai (…) à tous les candidats à cette primaire mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l’écologie politique, en particulier Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, de ne penser qu’à l’intérêt des Français au-delà de nos personnes. Je leur proposerai de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique. »

Le résultat de la primaire fera-t-il changer d’avis MM. Jadot et Mélenchon ? Avant le second tour, tous deux avaient rejeté toute idée de désistement en faveur du candidat socialiste. Dimanche, le candidat de La France insoumise a noté chez M. Hamon des « paroles si proches des nôtres »et évoqué « un fait qui donnera ses fruits le moment venu ».

«L’Emission politique», un tournant

En tout état de cause, les observateurs qui imaginaient Benoît Hamon comme le « Fillon de la gauche », celui qui s’impose contre tous les pronostics face aux favoris des sondages, ont donc vu juste. « Les médias s’en veulent tellement de n’avoir pas vu venir Fillon à la primaire de la droite, qu’ils ne voudraient surtout pas louper Hamon à celle de la gauche », plaisantait il y a deux mois son directeur de campagne, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis.

La participation de M. Hamon à « L’Emission politique »sur France 2, le 8 décembre 2016, avait marqué un tournant dans sa campagne. Si l’audience a été plutôt faible pour le programme – 1,7 million de téléspectateurs –, sa prestation a été remarquée. Elle a donné au candidat de 49 ans l’occasion de fairevaloirses mesures phares.

Lire aussi :   Les « hamonistes », une bande à part

Retouches sur le revenu universel

M. Hamon a développé les deux solutions qu’il propose pour faire face à la « révolution numérique », qui va « raréfier le travail » : encourager la réduction du temps de travail et, surtout, l’instaurer d’un revenu universel de base.

En six semaines, deux points clés de la proposition de Benoît Hamon ont pourtant été discrètement supprimés, avant d’être finalement réintégrés :

  • le fait que ce qu’il qualifie de « revenu universel » serait versé à terme à tous les Français de plus de 18 ans, sans condition de ressources ;
  • le fait qu’il atteindrait le seuil de 750 euros par mois.

Il est désormais question d’une « grande conférence citoyenne »chargée de discuter du périmètre du revenu universel et de son calendrier. Benoît Hamon continue d’évoquer un « revenu universel », mais il ne s’engage plus clairement à mettre en place cette « révolution »sociale avant 2022, s’il remportait la présidentielle.

Dans Le Monde du 4 janvier, M. Hamon a également déclaré « envisager, à court terme, d’en finir avec l’état d’urgence, dès lors que les lois antiterroristes et renseignement permettent à la police et à la justice d’agir plus efficacement ».

L’ancrage à gauche d’un ancien militant étudiant

C’est au sein de SOS-Racisme que Benoît Hamon a commencé sa vie de militant. En 1986, il est partie prenante des manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi Devaquet, vaste mouvement qui l’incite un an plus tard à prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche. En 1993, il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes, un poste qu’il conservera jusqu’en 1995.

Délégué national du PS chargé de la jeunesse, le jeune Hamon se rapproche ensuite de Lionel Jospin, dont il sera conseiller pour la jeunesse pendant la campagne présidentielle de 1995. Il sera élu député européen de la circonscription Est entre 2004 et 2009, puis conseiller régional d’Ile-de-France entre 2010 et 2014, en parallèle de sa charge de porte-parole du Parti socialiste, de 2008 à 2012.

Au cours de son ascension au sein du Parti socialiste, Benoît Hamon s’est inscrit dans une tendance réformiste, notamment au sein du Nouveau Parti socialiste, un courant interne au PS qu’il cofonde avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon après le choc du 21 avril 2002, qui a vu la gauche éliminée au premier tour de la présidentielle.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), l’ex-porte parole du PS compte se démarquer du quinquennat écoulé et revendique son ancrage à gauche. Il disait, dès le 16 août, son désir de rompre avec « les quinquennats [qui] se succèdent », avec « les hommes providentiels aussi ».

Il est l’un des plus prompts à s’être déclarés pour la primaire, prenant de vitesse son plus proche rival, Arnaud Montebourg – l’ancien ministre de l’économie devait annoncer sa candidature quelques jours plus tard. M. Hamon n’avait eu d’autre choix que de quitter le gouvernement le même jour que M. Montebourg, en août 2014 ; lors de la fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) les deux hommes avaient milité pour un changement de cap de la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls.

Bilans contrastés à Bercy et à l’éducation nationale

Lors de son passage à Bercy, en tant que ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire, de mai 2012 à mars 2014, Benoît Hamon a mené quelques chantiers significatifs dont la loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS), qui donne un cadre à un secteur – regroupant notamment les mutuelles, les coopératives, les associations… – jusque-là mal défini. Adoptée en juillet 2014, la loi définit, pour la première fois, l’ESS comme un « mode d’entreprendre et de développement économique ».

Son autre grand projet fut la loi sur la consommation, adoptée en mars 2014. Elle propose un panel d’outils pour améliorer la protection des consommateurs comme l’action de groupe, la facilitation de la résiliation du contrat d’assurance, la mise en place d’un registre du crédit ou l’augmentation du délai de rétractation pour le commerce en ligne. Le ministre quitte son poste peu après l’adoption de cette loi pour rejoindre le ministère de l’éducation nationale.

Mais il ne passera que cent quarante-sept jours rue de Grenelle où il a succédé à Vincent Peillon en mars 2014, avant de suivre Arnaud Montebourg et de quitter le gouvernement en août de la même année. Au cours de ses quelques mois comme titulaire de ce portefeuille, M. Hamon n’a pas eu le temps de lancer de chantier majeur et laisse un bilan mitigé. Chargé de déminer le dossier de la réforme des rythmes scolaires, il lâche du lest sans pour autant calmer la fronde.

Lire aussi :   Benoît Hamon, le possible trouble-fête de la primaire à gauche

Il a également reculé sur les ABCD de l’égalité, outil pédagogique de promotion de l’égalité homme-femme, après la polémique lancée notamment par les opposants au mariage pour tous. Enfin, M. Hamon a été contraint de renoncer à faire avancer un dossier qui lui tenait à cœur : celui de la réforme de l’évaluation des élèves. Il démissionne avant d’effectuer sa première rentrée scolaire.

 

Lemonde.fr

France/Primaire: Manuel Valls va-t-il changer la donne ?

décembre 2, 2016

Manuel Valls, vendredi à Nancy.

Manuel Valls, vendredi à Nancy. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

La prochaine candidature du premier ministre va bousculer les rapports de force au sein du fragile édifice socialiste.

«Ne soyez pas impatients!» Depuis Nancy où il était en déplacement vendredi, Manuel Valls a promis que la suite allait «très vite» arriver. Le premier ministre pourrait être dès dimanche soir l’invité d’un JT et remettre sa démission dans la foulée. Sa mise sur orbite pose toutefois un certain nombre de questions. Car sa candidature est loin de faire l’unanimité chez les socialistes.

• Valls peut-il gagner la primaire?

S’il est difficile d’évaluer les contours et le corps électoral de la primaire, un sondage Harris Interactive pour RMC, réalisé vendredi, place toutefois le premier ministre en tête (33 %) des suffrages chez les sympathisants de gauche. Il devance même assez nettement Arnaud Montebourg (20 %). Pour créer une dynamique au premier tour, Valls doit compter sur la dispersion des frondeurs et limiter l’émergence de candidatures concurrentes au sein de l’aile réformiste. Au second tour, le match s’annonce serré. Face au chantre du «made in France», le premier ministre gagnerait d’une très courte tête, avec 51 % des intentions de vote.

• Valls peut-il réconcilier les deux gauches?

Le chef du gouvernement a un positionnement politique très clivant. C’est lui qui a théorisé «les deux gauches irréconciliables». «C’est lui aussi qui a affirmé: “Comprendre, c’est déjà excuser”, mettant toutes les sciences sociales par terre» – et s’attirant des foudres à gauche après les attentats du Bataclan -, rappelle la sénatrice PS Bariza Khiari, soutien d’Emmanuel Macron. Valls tente d’arrondir les angles depuis septembre. Mais il faudra plus que des bonnes paroles pour soigner les blessures du quinquennat, marqué par de vifs affrontements entre les pro et les anti-Valls. Celui-ci peut toutefois compter, à ce stade, sur les désaccords entre les frondeurs. Ainsi, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg se distinguent trop sur de nombreux sujets (Europe, écologie, travail…) pour parvenir à s’entendre avant le premier tour.

• Cambadélis va-t-il le soutenir?

Manuel Valls s’est beaucoup rapproché du patron du PS ces derniers mois. Le soutien sera bientôt officiel. Les frondeurs ont toutefois fait pression sur Jean-Christophe Cambadélis pour que Manuel Valls ne conclue pas samedi la convention de la Belle Alliance populaire à Paris, censée porter la primaire. Et ont gagné le bras de fer. «Pas question de les laisser en faire un meeting de lancement de Manuel Valls», s’agace un proche d’Arnaud Montebourg.

• Valls a-t-il besoin du soutien de Hollande?

Lors de son allocution, jeudi, François Hollande n’a pas eu un mot pour son premier ministre. Selon Jean-Pierre Mignard, un de ses amis proches, le chef de l’État ne s’immiscera pas dans le débat de la primaire socialiste: «Il veut seulement soutenir le pays. C’est cela, son engagement», a-t-il dit vendredi sur Europe 1. Stratégiquement, Valls aura besoin du ralliement des hollandais historiques pour remporter la primaire. Mais un adoubement solennel du chef de l’État pourrait être encombrant pour la présidentielle, le marquant à jamais du sceau de l’échec. L’équation se résume ainsi: Valls ne peut être ni «traître» ni «doublure».

• Sa candidature va-t-elle aiguiser de nouvelles ambitions?

Valls pourrait susciter des vocations. Christiane Taubira, sa meilleure ennemie, est poussée par certains. Depuis son départ du gouvernement, l’ex-garde des Sceaux fait régulièrement entendre sa voix, se posant ainsi comme un recours à gauche. Également citées, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Éducation) et Marisol Touraine (Affaires sociales) incarneraient une candidature «hollandaise». L’une et l’autre s’étaient opposées cet été au chef du gouvernement lors de l’épisode du burkini. «Depuis, beaucoup de parlementaires et d’élus se sont rapprochés de Marisol pour lui demander d’être candidate si Hollande renonçait», confie un socialiste. Le secrétaire d’État Matthias Fekl, avec son mouvement, Movida, pourrait-il porter une «candidature d’idées»? Il n’est «pas souhaitable d’ajouter une candidature», tranche un proche. Quant à Ségolène Royal, interrogée vendredi au cours d’un déplacement au Mexique, elle a exclu d’être candidate.

• Que vont faire les «orphelins» de Hollande, aubrystes et ségolénistes?

«Nous sommes d’une gauche orpheline», a reconnu Thierry Mandon, animateur avec Matthias Fekl du mouvement Movida, au centre du PS. Le secrétaire d’État à la Recherche veut se focaliser sur le bilan «constructif et lucide» du quinquennat de François Hollande, «première victime de la primaire». Un travail indispensable «pour ne pas rester dans la position frontale entre l’autosatisfaction et la destruction au canon». Chez les aubrystes aussi, il y a ce souci d’être constructif et de ne pas tout balayer. «Aubry, cela fait longtemps que nous n’en attendons plus rien», ironise pourtant un élu alors que la maire de Lille avait ces derniers mois commencé à se rapprocher de Hollande. Que va faire Anne Hidalgo, potentielle héritière du courant? La maire PS de Paris soigne surtout sa réélection en 2020. Quant aux hollandais et ségolénistes, certains refusent net de soutenir Valls. D’autres, comme l’avocat et ami du président Jean-Pierre Mignard, partiront chez Emmanuel Macron. D’autres enfin soutiendront les hypothétiques candidatures de Najat Vallaud-Belkacem ou de Marisol Touraine.

• Valls peut-il provoquer des retraits de candidatures?

Les règles de la primaire imposent aux candidats battus de soutenir celui qui l’emporte. En cas de victoire de Manuel Valls, la perspective s’annonce donc assez peu réjouissante pour Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Ce dernier estime que le premier ministre «ne peut incarner l’avenir de la gauche». Une candidature hors primaire de ces candidats, déjà entrés de plain-pied dans la campagne, reste cependant peu probable. À l’inverse, la candidate du PRG Sylvia Pinel, qui s’est déclarée hors primaire, pourrait finalement se rapprocher de Manuel Valls.

Lefigaro.fr par Jim Jarrassé, Tristan Quinault Maupoil, Sophie de Ravinel

France: Qui sont les candidats à la primaire de la gauche ?

décembre 1, 2016

Les prétendants ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer. Tour d’horizon des candidatures.

 

Une primaire en chasse une autre. Après celle de la droite, la gauche se lance aussi dans ce scrutin organisé par La Belle Alliance populaire. Si la campagne débute officiellement jeudi 1er décembre, les candidats ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer. Coorganisé par le Parti socialiste (PS) et trois groupes écologistes progouvernementaux (L’Union des démocrates et des écologistes, le Front démocrate et le mouvement Ecologistes !), le scrutin aura lieu les 22 et 29 janvier.

Les candidats du Parti socialiste

Aux candidats issus du PS, le parti a fixé les règles suivantes : ils devront avoir le soutien de 5 % des membres du conseil national du parti ou de 5 % des parlementaires socialistes ou de 5 % des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins quatre régions et dix départements, ou de 5 % des maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants représentant au moins quatre régions et dix départements.

  • Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg, le 28 novembre 2016, dans son QG de campagne du XVe arrondissement de Paris.
Arnaud Montebourg, le 28 novembre 2016, dans son QG de campagne du XVe arrondissement de Paris. OLIVIER LABAN MATTEI / MYOP POUR LE MONDE

Déclaré

Après avoir entretenu un secret de polichinelle sur le cadre dans lequel il se présenterait à l’élection présidentielle, Arnaud Montebourg a finalement déposé, jeudi, sa candidature à la primaire de La Belle Alliance populaire. L’ancien ministre du redressement productif n’avait ni les moyens politiques ni les moyens financiers de faire cavalier seul dans cette bataille, où il est pour l’heure le rival le plus sérieux de François Hollande si celui-ci se présente.

  • Marie-Noëlle Lienemann

Déclarée

Figure des « frondeurs » et de la gauche du Parti socialiste, la sénatrice de Paris a fait partie de ceux qui ont, dès le mois de mars, plaidé pour l’organisation d’une primaire au sein du PS, à laquelle elle se portait candidate. Parmi ses propositions : une hausse immédiate du smic à 1 300 euros net par mois, puis à 1 500 euros d’ici à la fin du prochain quinquennat, un plafonnement du salaire des patrons et la mise en œuvre du revenu de base pour tous les jeunes de moins de 28 ans.

  • Benoît Hamon
Benoît Hamon, le 23 novembre 2016, à Rouen.
Benoît Hamon, le 23 novembre 2016, à Rouen. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Benoît Hamon, en meeting à La Plaine-Saint-Denis, le 28 août 2016.

Déclaré

Depuis sa sortie du gouvernement en 2014, le député des Yvelines cherche sa place parmi les « frondeurs », dans l’ombre d’Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’éducation nationale veut faire campagne sur la réduction du temps de travail et sur l’instauration d’un « revenu universel d’existence », sans pour autant trouver, pour l’heure, d’écho dans les enquêtes d’opinion.

  • Gérard Filoche

Déclaré

L’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche sera bien candidat à la primaire. « Je me suis décidé depuis le mois de juin », a-t-il dit le 5 octobre, après avoir publié dans la soirée une note de blog intitulée Je suis candidat.

M. Filoche, membre du conseil national du PS, avait pourtant jusqu’ici laissé planer le doute en répétant privilégier « une grande primaire » qui laisserait une place à une participation du PCF et d’EELV afin d’obtenir « une candidature unique » de la gauche à la présidentielle. Une condition qu’il estime donc remplie par la primaire dont les modalités ont été entérinées à l’unanimité, son vote y compris, au conseil national du PS dimanche. M. Filoche dit avoir les soutiens nécessaires.

Les candidats pressentis du PS

  • François Hollande
  • Francois Hollande, à Prague, en République tchèque, le 30 novembre 2016.
Francois Hollande, à Prague, en République tchèque, le 30 novembre 2016. MICHAL CIZEK / AFP

Non déclaré

Il n’a de cesse de distiller des signes d’entrée en campagne, sans toutefois se lancer. Ira ou n’ira pas ? Le chef de l’Etat entretient le suspense quant à sa candidature, plombée par un bilan loin de ses promesses de campagne, même si tout porte à croire qu’il briguera l’investiture du parti. François Hollande devrait se prononcer juste à temps pour la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 15 décembre.

Pourrait-il présenter sa candidature pour un second mandat en évitant de passer par la primaire ? « C’est absolument inimaginable et ça serait d’ailleurs intolérable », a estimé Aurélie Filipetti, ex-ministre de la culture et soutien de M. Montebourg, lundi 28 novembre, sur France Inter. « Il y a un processus qui a été décidé collectivement. Personne, fût-il président de la République, ne peut s’en abstraire. »

  • Manuel Valls
  • Manuel Valls, à l’Assemblée nationale, le 29 novembre 2016.
Manuel Valls, à l’Assemblée nationale, le 29 novembre 2016. JACQUES DEMARTHON / AFP

Non déclaré

Le premier ministre n’exclut pas, dans un entretien au Journal du dimanche du 27 novembre, d’être candidat face au chef de l’Etat à la primaire du PS. Pourrait-il être candidat à la primaire face au chef de l’Etat, comme l’a évoqué samedi le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone ?

« Chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu’il arrive, le sens de l’Etat m’animera toujours », répond M. Valls au JDD. « C’est une question de jours », a-t-il précisé. Accentuant encore la pression sur François Hollande dans la perspective de la présidentielle, M. Valls explique vouloir « casser cette mécanique qui conduirait [la gauche] à la défaite ».

Les candidats des partis associés

Eux n’auront pas à faire la course aux parrainages pour se porter candidat à la primaire. Les règles de cette dernière précisent en effet que « chaque parti coorganisateur arrête, en son sein, les conditions de candidature de ses membres aux primaires citoyennes ». Une aubaine pour des âmes politiques en quête d’existence publique qui pourront être candidates pour leur micro-organisation.

  • Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate)

Déclaré

Des Verts au MoDem en passant par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le voilà à la tête du Front démocrate, membre de L’Union des démocrates et des écologistes (UDE), montée avec l’ex-EELV Jean-Vincent Placé. L’ancien député européen sera candidat à l’élection présidentielle pour « moderniser » et « rajeunir la démocratie française ».

  • François de Rugy (Ecologistes !)

Déclaré

Sa candidature est l’une des raisons principales de la scission de son mouvement, Ecologistes !, avec L’Union des démocrates et des écologistes. Puisqu’il ne pouvait y avoir qu’une seule candidature par mouvement associé à la primaire, le député de Loire-Atlantique, ex-EELV, a décidé de prendre du champ vis-à-vis de l’UDE, lui permettant de se frayer une place dans la course à l’investiture sans avoir à chasser les parrainages. Il entend s’en prendre au bilan du gouvernement, soulignant les réussites mais aussi les échecs en matière d’écologie.

  • Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne)

L’économiste est pour l’instant le dernier en date à avoir annoncé sa candidature, jeudi 1er décembre, dans un entretien au Parisien. « Nouvelle Donne a rassemblé 550 000 voix aux dernières élections européennes [en mai 2014]. Si ces 550 000 se mobilisent, nous pouvons faire un beau score », veut croire l’ancien conseiller régional d’Ile-de-France. Celui-ci compte faire appel en partie à la société civile pour se distinguer de ses concurrents, avec le lancement d’un nouveau collectif baptisé « 2017, reprenons la main ».

Lemonde.fr

France: l’ex-président Sarkozy quitte la politique après son échec à la primaire de la droite gagnée par François Fillon

novembre 20, 2016

Paris – L’ancien président français Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche son retrait de la vie politique après avoir reconnu sa défaite dès le premier tour de la primaire de la droite, qui signe son échec à reconquérir le pouvoir en 2017.

Il est temps pour moi d’aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique, a-t-il déclaré dans une brève allocution, prenant acte de la volonté des électeurs de choisir pour l’avenir d’autres responsables politiques.

L’ancien chef de l’Etat (2007-2012) a indiqué qu’il voterait pour son ancien Premier ministre, François Fillon, au second tour du scrutin dimanche prochain face au maire de Bordeaux (sud-ouest) Alain Juppé.

J’ai beaucoup d’estime pour Alain Juppé mais les choix politiques de François Fillon me sont plus proches, a-t-il expliqué en référence au programme libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions sociales de son ancien chef de gouvernement.

Nicolas Sarkozy, 61 ans, qui a mené une campagne très à droite, se posant en candidat de la majorité silencieuse contre les élites, a appelé ses supporteurs à ne jamais emprunter la voie des extrêmes en allusion au parti d’extrême droite Front national (FN).

Bonne chance à la France, bonne chance à vous mes chers compatriotes, soyez certains que Français je suis, Français je reste et que tout ce qui de près ou de loin touche à la France, me touchera toujours personnellement, a déclaré Nicolas Sarkozy, manifestement ému.

Je suis comme ça, on ne change pas, je n’ai aucune amertume, aucune tristesse, et je souhaite le meilleur pour mon pays pour vous mes chers compatriotes, et pour celui qui aura à conduire ce pays que j’aime tant, la droite a donné une bonne image, j’ai été heureux de participer à ce combat, au revoir à tous.

Personnalité très clivante, Nicolas Sarkozy suscite l’adoration des uns, mais un fort rejet chez de nombreux autres. Son positionnement à droite toute et son style combattif, jugé fébrile par ses détracteurs, a suscité un front tous sauf Sarko dès la campagne présidentielle de 2012, qu’il avait perdue face au socialiste François Hollande.

Cinq ans plus tard, il voulait prendre sa revanche, mais l’effet blast qu’il avait annoncé n’a pas eu lieu.             

Primaire de la droite française: Fillon gagne

François Fillon a créé la surprise dimanche en remportant largement le premier tour de la primaire de la droite à la présidentielle française. Il disputera à Alain Juppé, arrivé deuxième, l’investiture dimanche prochain. Battu sans appel, Nicolas Sarkozy est éliminé.

François Fillon, premier ministre durant le quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy (2007-2012), a été plébiscité au premier tour de la primaire avec plus de 44% des suffrages, selon des résultats provisoires. Il fait désormais figure de favori.

Dimanche prochain, il affrontera Alain Juppé, qui a récolté 28,6% des voix. Le second tour paraît toutefois mal engagé pour le maire de Bordeaux, pourtant inamovible favori des sondages depuis son entrée en lice en août 2014.

Nicolas Sarkozy (20,6%) a en effet annoncé qu’il voterait pour François Fillon, tout comme Bruno Le Maire (2,4%), qui a raté le pari du « renouveau » en recueillant moins de 3% des suffrages. Seule Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%), qui ravit à Bruno Le Maire la quatrième place, a dit choisir M. Juppé.

Programme très libéral
Jean-Frédéric Poisson, qui a obtenu 1,5% des voix, n’a pas donné de consigne de vote, alors que Jean-François Copé, qui subit un camouflet avec 0,3%, doit se prononcer lundi. Sept candidats se disputaient l’investiture en vue de l’élection présidentielle de 2017.

« J’entraîne avec moi les électeurs de la droite et du centre qui veulent la victoire de leurs valeurs », a déclaré François Fillon. « La défaite ne doit humilier personne, car nous aurons besoin de tout le monde », a-t-il ajouté.

Premier sur la ligne de départ en 2013, François Fillon, 62 ans, a fait campagne sur un programme économique très libéral. Longtemps distancé dans les sondages, auteur d’une fulgurante remontée dans les deux dernières semaines, il est arrivé en tête dans 87 départements sur 101.

Face à lui, Alain Juppé, 71 ans, distancé mais pugnace, a promis un « combat projet contre projet » avec François Fillon, dont il a tardivement attaqué le programme en fin de campagne.

Jusqu’à récemment M. Juppé, favori des sondages, se consacrait surtout à se distinguer de Nicolas Sarkozy avec un discours pondéré, refusant de diviser ou de « dresser le peuple contre les élites », et avait sous-estimé François Fillon. Les deux hommes en découdront directement jeudi soir lors d’un ultime débat télévisé.

Forte participation
Ce scrutin inédit à droite a été marqué par une participation record, autour de 4 millions, dans les 10’228 bureaux de vote ouverts en France. En 2011, lors de la primaire socialiste, 2,6 millions de votants s’étaient déplacés au premier tour.

Cette primaire, dont Nicolas Sarkozy, 61 ans, ne voulait pas, signe son éclipse politique, quatre ans après sa défaite à l’élection présidentielle de 2012. « La page des guerres fratricides de notre famille politique est donc tournée. Je l’espère définitivement », a souligné l’ancien président à son quartier général de campagne.

« Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d’électeurs. Je respecte et je comprends la volonté de ces derniers de choisir pour l’avenir d’autres responsables politiques que moi », a-t-il ajouté, déclarant, sibyllin sur son avenir politique, vouloir se consacrer à des passions plus « privées ». Il a dit laisser libres ses électeurs de se prononcer, mais a choisi François Fillon, « quels que soient les désaccords passés ».

Un sondage Opinionway diffusé dimanche soir donnait M. Fillon vainqueur à 54% face à M. Juppé (46%) lors du second tour.

Selon les enquêtes actuelles, la gauche au pouvoir, en miettes, risque d’être éliminée dès le premier tour de la présidentielle en avril 2017. Le résultat laisserait place à un duel au second tour entre le champion de la droite et la chef de l’extrême droite Marine Le Pen.

Les sondages donnent aujourd’hui le candidat de la droite vainqueur, mais la victoire surprise du républicain Donald Trump à la présidentielle américaine et le vote britannique pour le Brexit incitent à la prudence.

Romandie.com avec(ats / 21.11.2016 04h43)             

France/Primaire à droite : ils sont de gauche et ont voté dimanche

novembre 20, 2016

À Nice.

À Nice. Crédits photo : ERIC GAILLARD/REUTERS

REPORTAGE – Nous avons rencontré quelques électeurs de gauche qui ont participé au premier tour de la primaire de la droite et du centre ce dimanche. Ils racontent.

Dans la foule qui se presse dimanche dans les bureaux de vote, il n’y a pas que des sympathisants de la droite et du centre. A l’image de ce bureau du XVIIIe arrondissement de Paris, traditionnellement à gauche. Là, on patiente sagement jusque dans la rue Joseph de Maistre pour glisser son bulletin dans l’urne. Dans la file, une petite poignée d’électeurs de gauche a choisi de se déplacer. Interrogés par Le Figaro, tous se justifient de la même manière: «Je voulais faire barrage à Nicolas Sarkozy».

Pas trop difficile d’aller voter à droite quand on est un électeur de gauche? «Non, c’était important de choisir celui qui affrontera notre candidat», réagit cette jeune femme de 32 ans, à la sortie du bureau de vote. «Moi, j’ai voté Juppé pour éliminer Sarkozy», confie ce dirigeant d’entreprise de 51 ans. «Ça m’a fait un peu bizarre de voter à droite et de leur donner deux euros mais c’était nécessaire selon moi».

Même sentiment chez cette documentaliste de 58 ans: «Dans l’isoloir, ça m’a fait un peu mal mais bon… Je l’ai fait pour avoir le choix d’aller voter au second tour de la présidentielle».

Signer la charte de la droite et du centre ne leur a pas vraiment posé problème: «En fait, vous signez une feuille d’émargement. Finalement, c’est assez indolore», sourit cette ingénieure de 60 ans. «C’est même plus facile puisque sur le moment, on ne se rend pas compte qu’on la signe», renchérit un cadre de 45 ans, en tenue de sport. «Par contre, j’espère à ne pas avoir à revenir dans une semaine!».

«Je ne sais pas si on peut le dire ici, mais je suis souverainiste de gauche»

Un peu plus loin, rue Houdon, viennent les électeurs qui résident dans les quartiers de Barbès, des Abbesses et de la place Pigalle. «Ça m’a un peu surpris de voir autant de monde mais tant mieux», explique Maxime Roch, le président du bureau de vote qui ne sait pas si les citoyens qui se pressent ici sont de gauche ou de droite. «Je ne demande pas. Ce sont ceux qui veulent l’alternance», glisse le jeune homme.

Dans la file d’attente, les électeurs de gauche se font discrets, d’autant plus que leurs voisins de droite ne voient pas toujours d’un bon œil leur venue. «A partir du moment où ils partagent des valeurs républicaines, oui, mais si c’est pour faire barrage à quelqu’un alors là non», tranche Ulrich, un électeur de droite croisé aux Batignolles. Christine, qui vote dans le bureau attenant à la place de Clichy complète: «S’ils signent n’importe quoi, c’est dommage». Quant à Dany, elle s’emporte: «Ça mélange tout, ce n’est pas bien, ça risque de déséquilibrer les choses».

À Nice ce dimanche.

À Nice ce dimanche. Crédits photo : ERIC GAILLARD/REUTERS

Delphine, «plutôt centriste» n’est pas de cet avis: «Le vote est ouvert à tous je trouve ça très bien». Maxime, qui attend devant l’urne pour glisser son bulletin, hésite à répondre: «Je ne sais pas si on peut le dire ici, mais je suis souverainiste de gauche». Le jeune homme s’est déplacé «par convictions», pour voter Jean-Frédéric Poisson «car c’est le seul candidat souverainiste». Mais Jehanne, qui attend non loin de lui, recadre aussitôt le débat: «Je ne vois pas ce qu’ils ont à faire ici, moi je n’irai pas voter à la primaire de gauche».

Justement, il y a aussi des électeurs de droite qui iront voter à la primaire de la gauche. C’est le cas de Marion: «Dès qu’on nous demande notre avis, je trouve ça sain d’exercer notre devoir citoyen en votant quel que soit le bord politique auquel on appartient». Reste une interrogation: les longues files d’attente devant les bureaux de vote ce dimanche décourageront-ils les moins convaincus? Certains électeurs de droite, hostile à l’élargissement de la primaire, veulent y croire.

Lefigaro.fr par Caroline Piquet , Tristan Quinault Maupoil

France: Alain Juppé en position de force avant la primaire et la présidentielle

février 9, 2016

primaire

Ipsos-Sopra Steria, Cevipof, « Le Monde »
L’enquête électorale entreprise par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), en partenariat avec Le Monde et réalisée par Ipsos-Sopra Steria, est sans précédent. Jusqu’en juin 2017, elle interrogera un échantillon de plus de 20 000 personnes sur leurs intentions de vote à la primaire de la droite de novembre, puis à l’élection présidentielle du printemps 2017 et enfin aux législatives qui suivront.
  • La primaire à droite mobilise

Sur l’ensemble de l’échantillon de 21 326 personnes, interrogées par Internet du 22 au 31 janvier, 1 408 personnes (soit 6,6 % du total) se disent actuellement certaines de participer au premier tour de l’élection primaire qui doit désigner le candidat de la droite à la présidentielle. Rapporté aux 45,3 millions de Français inscrits sur les listes électorales, ce pourcentage représente un potentiel proche de 3 millions d’électeurs. L’objectif des Républicains de mobiliser au moins 2,5 millions d’électeurs, comme les socialistes lors de leur primaire de 2011, paraît donc réaliste.

Les deux tiers de ces électeurs potentiels se déclarent proches du parti Les Républicains (55 %) et du centre, UDI ou MoDem (12 %). Mais 10 % d’électeurs de gauche, 10 % d’électeurs du Front national et 9 % qui ne se reconnaissent dans aucun parti sont actuellement déterminés à participer à ce scrutin.

  • Alain Juppé en position de force

Parmi les huit candidats déclarés ou supposés à la primaire de la droite, la hiérarchie est, aujourd’hui, très claire. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy font figure de favoris, avec un net avantage pour le premier. 44 % des sondés certains de participer ont l’intention de voter pour le maire de Bordeaux, contre 32 % pour l’ancien président de la République. Deux autres candidats sont en position d’outsiders : Bruno Le Maire (11 % des sondés certains d’aller voter) et François Fillon (9 %). Enfin quatre candidats sont, pour l’heure, réduits au rôle de figurants : Nathalie Kosciusko-Morizet, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre et Hervé Mariton.

Cette hiérarchie est encore plus nette quand on demande aux personnes interrogées leur pronostic sur le résultat de la primaire. Parmi ceux qui sont certains de participer à ce scrutin, 56 % pronostiquent une victoire d’Alain Juppé, contre 30 % celle de Nicolas Sarkozy.

  • Les ressorts du « phénomène Juppé »

Les personnes qui se disent certaines de participer à la primaire sont beaucoup plus âgées, retirées de la vie active et nettement plus politisées que la moyenne de l’électorat. Ce profil est celui du cœur de l’électorat de la droite traditionnelle et du centre et n’est pas défavorable à Alain Juppé : il fait presque jeu égal avec Nicolas Sarkozy chez les sympathisants des Républicains (37 % contre 42 %). Mais son positionnement plus modéré permet au maire de Bordeaux de dominer largement l’ancien président de la République chez les électeurs centristes : 66 % des sympathisants UDI et 87 % de ceux du MoDem le soutiennent. Enfin M. Juppé garde un impact significatif chez les sympathisants FN susceptibles de se mobiliser (28 % contre 41 % à M. Sarkozy).

  • L’impact de la primaire sur la présidentielle

Le choix du candidat des Républicains, les 20 et 27 novembre, est de nature à modifier sensiblement les intentions de vote au premier de la présidentielle. L’enquête du Cevipof a exploré trois scénarios – Juppé, Sarkozy et Fillon – et retenu l’hypothèse que François Bayrou, pour le centre, et Nicolas Dupont-Aignan, pour la droite souverainiste, seraient candidats.

Là encore, Alain Juppé est en position de force : avec 31 % des intentions de vote au premier tour, il devancerait nettement Marine Le Pen (25 %) et plus encore François Hollande (18 %). Ce n’est le cas ni pour Nicolas Sarkozy, ni pour François Fillon. Le premier ne recueillerait que 21 % des suffrages, distancé par Mme Le Pen (26 %) et talonné par M. Hollande (20 %) ; le second, avec 19 % des suffrages, serait écarté du second tour par Mme Le Pen (29 %) et M. Hollande (20 %).

Dans les trois hypothèses, la présidente du Front national est assurée d’être qualifiée pour le second tour, et l’aborde même en tête si MM. Sarkozy ou Fillon portent les couleurs de la droite. Quant au président de la République, son sort n’est scellé que dans l’hypothèse où Alain Juppé est le candidat de la droite. Contre MM. Sarkozy ou Fillon, il serait en mesure de tirer son épingle du jeu.

Lemonde.fr  par Gérard Courtois

Primaire socialiste: DSK aurait fait savoir à Martine Aubry qu’il jetait l’éponge

juillet 5, 2011

Doucement mais sûrement, Martine Aubry et ses partisans semblent vouloir fermer la porte à une éventuelle candidature de DSK à la primaire du PS…

D’après Le Monde, la candidate « a fait discrètement savoir qu’elle s’était entretenue par téléphone » avec Dominique Strauss-Kahn, peu après sa remise en liberté sur parole, vendredi.

Lors de coup de fil, DSK aurait confié à Martine Aubry « qu’il ne concourrait pas à la primaire socialiste », selon le quotidien, qui précise que la fuite vient de l’entourage de Martine Aubry.

Le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen a démenti de son côté « que DSK ait pu tenir de tels propos ».

Les partisans de Martine Aubry semblent en tout cas décidés à pousser les pions de leur candidate, en fermant subtilement la porte à DSK. Manière d’éviter que s’installe trop longtemps l’image d’une candidature « par défaut » de Martine Aubry, qui se présenterait en raison de l’empêchement de DSK.

Le contexte politique joue pour eux : l’éventualité d’une candidature de DSK à la primaire semble de plus en plus improbable avec la plainte de Tristane Banon à son encontre pour « tentative de viol » et alors qu »il n’est toujours pas innocenté dans l’affaire Diallo.

Interrogé lundi sur l’eventualité d’un retour de DSK dans la course à la primaire, Benoît Hamon, partisan d’Aubry, a par exemple estimé que « cette hypothèse est la plus faible ».

Dimanche sur France 2, Martine Aubry a aussi assuré qu’elle serait « candidate jusqu’au bout ».

Lepost.fr

Primaire PS : Hollande veut laisser une chance à DSK, mais pas la direction du parti

juillet 1, 2011

On croyait Dominique Strauss-Kahn éliminé de la course à la présidentielle. Mais sa remise en liberté pourrait lui laisser une chance d’y participer.

Les rebondissements de l’affaire DSK influent directement sur la primaire du PS.

François Hollande a dit vendredi n’avoir « aucune réserve par rapport à l’idée de reporter la date de clôture du dépôt des candidatures », initialement prévue le 13 juillet.

L’ex-numéro 1 du PS et candidat à la primaire l’a déclaré après la remise en liberté sur parole de Dominique Strauss-Kahn. Ce qui pourrait éventuellement donner une chance à l’ex-patron du FMI de participer au scrutin interne du PS, visant à désigner son candidat pour la présidentielle de 2012.

Si DSK était blanchi lors de la prochaine audience le 18 juillet, cela lui permettrait « d’avoir toute liberté pour prendre une décision » par rapport à la primaire, a affirmé François Hollande. Celui qui est actuellement favori des sondages au PS depuis l’arrestation de DSK s’est dit prêt à un report à « fin juillet, voire même fin août ».

S’exprimant quelques minutes après François Hollande, Martine Aubry n’a pas pris position sur le calendrier de la primaire.

« La vérité progresse, je voudrais qu’elle avance encore plus vite », a déclaré l’ex-premier secrétaire du PS, qui a annoncé sa candidature à la primaire il y a trois jours. Interrogée par des journalistes à Lille, celle qui était tenue à un pacte de non-agression avec DSK a refusé de répondre aux questions sur les conséquences de ce rebondissement pour la primaire socialiste.

Harlem Désir s’est prononcé contre toute modification.

Si la candidate ne s’est pas exprimée sur une éventuelle modification du calendrier de l’élection, Harlem Désir s’est lui montré ferme. Celui qui a été placé par Aubry à la tête du PS a déclaré que « la période de dépôt des candidatures est ouverte, mais je crois qu’il n’y a pas de raison de revenir sur ce calendrier ».

Les modalités et le calendrier de la primaire « n’ont, en l’état, aucune raison de changer » pour Arnaud Montebourg. L’autre candidat à la primaire l’a affirmé vendredi après-midi. Pour lui, la libération sur parole de DSK reste une « nouvelle importante » pour lui et sa famille.

Avant la mise en liberté de DSK, Ségolène Royal a estimé qu’il ne lui appartenait pas de dire si DSK pourrait revenir dans la course de la primaire. La candidate à la primaire a demandé vendredi matin sur Europe 1 de « ne pas instrumentaliser ce moment ».

Une suspension de la primaire PS n’est « pas à l’ordre du jour », a déclaré de son côté le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

Alors qu’on croyait l’ex favori des sondages pour 2012 définitivement hors jeu de la course pour la présidentielle, certaines personnalités -surtout ses partisans- ont évoqué son éventuel retour tout au long de la journée de vendredi.

Julien Dray, député de l’Essonne a déclaré de son côté sur I>Télé : « Nous devons réfléchir entre nous au dispositif politique qui va forcément se trouver modifié dans les jours et les semaines à venir. Mais la première question est posée à DSK : qu’est-ce-qu’il a envie de faire? »

« S’il est innocent, bien sûr » qu’il peut renaître politiquement. « Il retrouvera la force de sa parole politique dans le débat français », a déclaré sur la même chaine Claude Bartolone.

François Pupponi, député-maire de Sarcelles et ami de DSK, pense aussi que « rien ne lui interdit de rebondir ». « Dès lors qu’il a été injustement accusé, pourquoi lui interdirait-on de revenir en politique? », s’interroge-t-il.

Dès vendredi matin, la question d’une éventuelle suspension de la primaire PS a été soulevée par une proche de DSK. La vice-présidente socialiste du conseil régional d’Ile-de-France, Michèle Sabban, a demandé la « suspension » de la procédure pour laisser du temps à son champion, afin qu’il puisse prendre une décision :

LePost.fr