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(Mauricie et du Centre-du-Québec)/Primes aux infirmières à temps plein: «c’est le début de quelque chose»

septembre 23, 2021

L’annonce de plusieurs mesures visant à embaucher et inciter des milliers d’infirmières à travailler à temps plein est bien reçue par le Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec (SPSMCQ-FIQ). Mais si elle reconnaît qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, la présidente du syndicat demeure très inquiète pour les semaines et les mois à venir.

Nathalie Perron, présidente du SPSMCQ-FIQ.

© FRANÇOIS GERVAIS, LE NOUVELLISTE Nathalie Perron, présidente du SPSMCQ-FIQ.

«Je pense que cet argent, c’est une belle façon de ‘’prendre soin des infirmières’’, comme l’a mentionné le premier ministre. C’est bien, on ne peut pas être contre ça. C’est le début de quelque chose», convient Nathalie Perron.

Cette dernière estime toutefois qu’il faudra davantage de mesures «pour garder les gens et arrêter de les faire fuir». Elle salue donc la volonté exprimée par le gouvernement de changer la culture de gestion au sein des CISSS et des CIUSSS, puisqu’il s’agit selon elle du nœud du problème.

«Ça va prendre un gros coup de barre. À court terme, je n’ai pas de grosses attentes: avec la pandémie, les effets ne se feront pas sentir dans les prochains mois. Mais je pense que si la volonté (de changement) est là, les gens seront plus heureux, il y aura moins de départs et un équilibre va se créer. Il y aura moins d’arrêts de travail», avance-t-elle.

Mme Perron abonde dans le même sens que le premier ministre, le ministre de la Santé et la présidente du Conseil du trésor lorsque ceux-ci disent miser sur la nouvelle convention collective des infirmières, «pierre angulaire» de leur «révolution» du réseau public de la santé et des services sociaux.

«Il y a d’excellentes mesures dans la convention, comme la possibilité d’auto confectionner ses horaires. Encore faut-il que ce soit mis en application par les gens qui gouvernent, mais à moyen terme, ça va donner des résultats», estime-t-elle.

Mme Perron déplore toutefois que le gouvernement n’ait pas pensé aux infirmières qui ne peuvent travailler à temps plein, pour diverses raisons. La présidente du syndicat dit également espérer que les primes ne seront pas assorties de conditions aussi strictes que d’autres incitatifs instaurés en raison de la pandémie, ce qui fait en sorte qu’un faible nombre d’infirmières peuvent en bénéficier.

«Difficile d’être positive»

Si les mesures annoncées jeudi devraient avoir un impact positif à moyen terme, Mme Perron demeure extrêmement préoccupée quant aux semaines à venir. Elle redoute particulièrement les conséquences de l’obligation d’être vacciné pour travailler dans le réseau de la santé, mesure qui entrera en vigueur dans trois semaines.

«On sait que dans certains départements, jusqu’à une dizaine de personnes vont partir. C’est inquiétant pour celles qui restent et ça peut faire en sorte que d’autres vont partir parce qu’elles n’arriveront plus à gérer la pression et à concilier travail et famille. Il faut se rappeler que parmi nos membres, la grande majorité sont des femmes. On sait que ce sont les femmes qui assurent la plus grande charge familiale et certaines sont monoparentales. C’est très inquiétant», souligne-t-elle.

Québec estime en effet qu’à partir du 15 octobre, le réseau devra se priver de 7500 membres de son personnel soignant refusant de se faire vacciner. Il n’a pas été possible d’obtenir des données régionales auprès du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, jeudi.

«C’est un non ferme»

Pour certaines infirmières, manifestement, ces incitatifs ne suffisent pas pour qu’elles acceptent d’allonger leur semaine de travail.

«C’est un non ferme. Je changerais de profession avant d’accepter de faire du temps plein», répond d’emblée Amélie (nom fictif), qui a préféré garder l’anonymat.

Cette dernière précise qu’il y a quelques années encore, la prime offerte par Québec l’aurait peut-être intéressée, mais plus maintenant.

«Ça fait 12 ans que je suis dans le milieu et ça se dégrade vraiment d’année en année, estime-t-elle. Les valeurs (dans le réseau) ne sont plus les mêmes qu’il y a une dizaine d’années.»

Selon Amélie, il y a par ailleurs peu de chances pour que la prime offerte incite des infirmières travaillant dans des agences de placement à retourner dans le réseau public.

«J’ai un ami qui m’a dit: ‘’ce ne sera jamais assez payant pour que je revienne. Je travaille aussi avec des infirmières d’agences et je sais très bien qu’elles ne reviendront pas non plus, parce qu’elles gagnent le triple de mon salaire», évoque-t-elle.

«Le raisonnement n’est pas mauvais»

Émilie Ricard, une infirmière qui a dénoncé à plusieurs reprises au cours des dernières années les conditions de travail éprouvantes du personnel soignant de la santé, est plus nuancée dans ses propos.

«Le raisonnement n’est pas mauvais. Si tout ce que le gouvernement a imaginé fonctionne, ça va avoir un effet positif», croit-elle.Émilie Ricard, infirmière.© TIRÉE DE FACEBOOK Émilie Ricard, infirmière.

L’infirmière craint toutefois qu’une fois la prime empochée, un an plus tard, plusieurs infirmières retournent à leur ancien mode de travail. Elle aurait plutôt espéré une bonification du salaire de toutes les infirmières, qu’elles travaillent à temps plein ou à temps partiel.

«Dans un an, nos salaires vont encore être, excusez le mot, médiocres. On nous dit: oui, mais on va appliquer la nouvelle convention collective. Mais à ce que je sache, elle n’est pas encore signée, le gouvernement travaille encore sur le texte. On attendait de nouvelles conditions, une façon de les améliorer. Mais on n’a pas mis fin au temps supplémentaire obligatoire et tout repose encore sur nous», critique-t-elle.

Même si elle dit vouloir demeurer optimiste, Mme Ricard ne peut s’empêcher de demeurer sceptique quant à l’efficacité des mesures annoncées.

«Au début de l’annonce, je n’étais pas déçue, le discours était très bien. Mais là, la poussière retombe, je fais le calcul et je me dis que c’est peut-être de la poudre aux yeux», avance-t-elle.

La jeune femme craint par ailleurs de ne pas pouvoir bénéficier de la prime. En effet, même si elle occupe un poste à temps plein, elle est considérée à temps partiel, puisqu’elle va à l’université une journée par semaine.

«Il va falloir vérifier que ce n’est pas comme la prime de 1000 $ qu’on perd dès qu’on prend une journée maladie ou qu’on demande une journée de congé. Il va falloir surveiller les petits caractères, les exceptions», prévient Mme Ricard.

«C’est tout le réseau qui s’effondre»

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (APTS-MCQ) a pour sa part crié à l’injustice après l’annonce de Québec.

«Pour le gouvernement, il n’y a que des infirmières dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Le gouvernement semble ne pas comprendre que c’est tout le réseau qui s’effondre. Il ne propose aucune solution pour le personnel professionnel et technique qu’il identifie lui-même comme des secteurs prioritaires», déplore Véronique Neth, présidente de l’APTS-MCQ.

Mme Neth indique par ailleurs que son syndicat exige «la parité avec les infirmières pour l’ensemble de nos membres qui vivent les mêmes conditions».

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

Canada: Primes de 4$/heure maintenues au-delà de la pandémie dans les résidences privées

juin 7, 2020

 

Les primes de 4$ de l'heure, pour les préposés aux bénéficiaires du secteur privé, d'abord prévues pour la durée de la pandémie, seront finalement maintenues, selon le RQRA.
© La Presse Les primes de 4$ de l’heure, pour les préposés aux bénéficiaires du secteur privé, d’abord prévues pour la durée de la pandémie, seront finalement maintenues, selon le RQRA.
Trois-Rivières — Il semblerait que le gouvernement se montrera sensible aux inquiétudes des exploitants de résidences privées pour aînés, qui craignent un exode de leurs travailleurs vers le secteur public dans la foulée de l’embauche de 10 000 préposés dans le réseau des CHSLD et de la bonification des salaires qui y est attachée. Dans un courriel envoyé à ses membres, et dont Le Nouvelliste a obtenu copie, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) soutient avoir reçu l’engagement du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, que les primes de 4$ de l’heure, d’abord prévues pour la durée de la pandémie, seront finalement maintenues.

Le président-directeur général du RQRA, Yves Desjardins, déclare que c’est au cours d’une rencontre téléphonique, tenue le 4 juin dernier, avec Christian Dubé et la ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, qu’il aurait obtenu un engagement de la part du gouvernement. «Ils sont très au fait également que sans une aide gouvernementale, les RPA [résidences privées pour aînés] ne peuvent pas rivaliser avec les offres salariales que le gouvernement compte offrir à ces nouveaux préposés», fait-il valoir aux 800 membres du regroupement.

«Le président du Conseil du trésor nous a annoncé que les primes offertes aux RPA pour la durée de la pandémie (4$ l’heure pour les préposés, primes de 8% aux infirmières/infirmières auxiliaires et de 4 % aux autres employés) seront maintenues. Il s’agit d’un investissement de 155,8 millions de dollars», continue Yves Desjardins.

Rappelons que vendredi, plus de 90 000 personnes avaient répondu à l’appel du gouvernement et s’étaient inscrites à la formation accélérée – et rémunérée – pour devenir préposés en CHSLD, moyennant des salaires avoisinant les 50 000$ par année, suivant une embauche par ailleurs garantie. Bien qu’on n’entende retenir que 10 000 candidats en fin de processus, des voix se sont élevées dans différents milieux, évoquant des pénuries de travailleurs dans des secteurs moins bien rémunérés.

Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA, appelle ses membres à demeurer mobilisés.

© François Gervais Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA, appelle ses membres à demeurer mobilisés.
Si le RQRA accueille l’ouverture du gouvernement en la qualifiant «d’encourageante», il appelle néanmoins ses membres à rester mobilisés. «Notre industrie vit actuellement la plus importante bataille de son histoire», soutient Yves Desjardins. Une étude aurait été commandée à la firme Raymond Chabot Grant Thornton afin d’évaluer une bonification du crédit d’impôt pour le maintien à domicile. Les conclusions de celle-ci doivent être présentées au ministre des Finances dès lundi, dans le cadre d’une autre rencontre, apprend-on. Une modification de la grille d’augmentation des loyers serait aussi envisagée et perçue comme «incontournable dans la solution recherchée pour la survie et la santé financière des RPA», avance encore M. Desjardins.

Avec Le Nouvelliste par Sébastien Houle

Les médecins qui reçoivent des avantages des labos prescrivent plus et moins bien

novembre 5, 2019

 

Les médecins généralistes français qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont tendance à faire «des prescriptions plus chères et de moindre qualité», montre une étude publiée mercredi. Inversement, ceux «qui ne reçoivent aucun avantage de la part de l’industrie pharmaceutique sont associés en moyenne à de meilleurs indicateurs établis par l’Assurance Maladie quant à l’efficacité de leurs prescriptions, et celles-ci coûtent globalement moins cher», concluent ses auteurs, médecins, chercheurs et ingénieurs à l’université et au CHU de Rennes.

Ces résultats ne démontrent pas de lien de cause à effet mais «renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes, et offrent un aperçu sur l’étendue de cette influence», soulignent l’université, le CHU et l’Ecole des hautes études en santé publique dans un communiqué. «Cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n’est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité», ajoutent-ils.

L’étude, parue dans le British medical journal (BMJ), repose sur le croisement de deux bases de données: la première est le portail Transparence Santé, sur lequel doivent être déclarés tous les «liens d’intérêt» des professionnels de santé, et notamment les équipements, repas, frais de transport ou d’hôtel offerts par des entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.), à partir d’un montant de 10 euros.

Selon cette base, «près de 90% des médecins généralistes ont déjà reçu au moins un cadeau depuis 2013», souligne Pierre Frouard, médecin généraliste à Rennes et coordonnateur de l’étude. «C’est la première étude de cette ampleur en France», qui exploite les données de ce portail, souligne Bruno Goupil, premier auteur de l’étude. La seconde base est le Système national des données de santé (SNDS), fusion née en 2017 de deux bases de données pré-existantes et qui recense consultations, actes médicaux, prescriptions de médicaments et hospitalisations remboursés en conservant l’anonymat des assurés.

Les auteurs montrent également que plus le montant total des avantages perçus est élevé, plus le surcoût moyen par prescription augmente, tout comme le déficit de prescription des versions génériques pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines. «Les firmes pharmaceutiques dépensent énormément d’argent dans la promotion des médicaments (23% de leur chiffre d’affaire, soit plus que pour la recherche) dont les cadeaux ne sont qu’une partie», souligne le Dr Goupil, citant un rapport de la Commission européenne publié en 2009. «Il semble peu probable que cet argent soit dépensé à perte et les résultats de notre étude concordent avec les études existantes en faveur d’une influence sur les prescriptions», ajoute-t-il.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire: Le ministre ivoirien des Sports, Alain Lobognon, limogé après l’affaire des primes impayées de la CAN

mai 13, 2015

Alain Lobognon, ancien ministre des Sports.
Alain Lobognon, ancien ministre des Sports. © DR

Le ministre ivoirien des Sports, Alain Lobognon, a été démis de ses fonctions mercredi, à la demande du président Alassane Ouattara. Il était sous le feu de la critique dans l’affaire des primes impayées de la CAN 2015.

Alain Lobognon paie l’imbroglio autour des primes impayées de la Coupe d’Afrique des nations 2015. Alors qu’il clamait son innocence, le ministre des Sports a été démis de ses fonctions, mercredi 12 mai, par le premier ministre Daniel Kablan Duncan, sur demande du chef de l’État, Alassane Ouattara. La veille, sa démission avait été réclamée par Pascal Affi N’Guessan, président du FPI reconnu par le gouvernement, qui l’invitait à « tirer les conséquences [de cette affaire] pour l’honneur du sport ivoirien ».

Le Trésor affirme avoir versé à la FIF 2,9 milliards de F CFA censés faire partie des primes. De son côté, la FIF maintient qu’elle n’a pas reçu ces fonds. « Cette affaire est une honte pour le pays. Serge Aurier a par exemple 52 millions de F CFA de primes en suspens, Eric Bally 40 millions, Yaya Toure 21 millions… Ça fait pas joli », explique une source proche du dossier. D’autant qu’il ne s’agirait plus de 700 millions de F CFA disparus, mais de 850 millions. »

« Les primes concernées sont celles de la compétition. La prime de victoire du président, d’un montant de 2 milliards de F CFA, a été intégralement payée et virée sur les comptes des joueurs par mes soins. Dans cette affaire, je suis clean », confiait encore il y a quelques jours Alain Lobognon. Il exigeait alors le relevé de compte de la Banque du Trésor pour avoir des précisions sur les mouvements de fonds en cause, afin de démêler l’imbroglio.

Il devra donc le faire sans le secours de son statut de ministre. « Cette décision salutaire me permet de faire face aux accusations diffamantes visant ma probité, mon monneur et celui de ma famille », a-t-il réagi sur Twitter peu après son éviction.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Côte d’Ivoire : l’État va régler aux Éléphants les primes disparues de la CAN 2015

mai 6, 2015

L'affaire des primes aura réussi à ternir le succès des Éléphants à la CAN 2015.

L’affaire des primes aura réussi à ternir le succès des Éléphants à la CAN 2015. © AFP

Alors que le ministre des Sports, Alain Lobognon, continue de réclamer une confrontation des protagonistes de l’affaire de la disparition des primes de la CAN 2015 (plusieurs centaines de millions de F CFA), Alassane Ouattara a décidé que les fonds manquants seraient prochainement décaissés par l’État. Pour la seconde fois, donc.

Le dossier des primes non payées des Éléphants à la CAN 2015 vient d’enregistrer un rebondissement pour le moins surprenant. L’État ivoirien, première victime dans cette affaire, a décidé de trouver des ressources financières additionnelles pour régler les primes sans même attendre que la vérité éclate sur les responsables de ce détournement de fonds publics. Selon nos informations, la confrontation réclamée par Alain Lobognon, le ministre des Sports, avec les protagonistes – Trésor Public et fédération ivoirienne de football (FIF) – n’a toujours pas eu lieu pour un problème de calendrier du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Cependant, Alassane Ouattara a demandé à Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de convoquer les différentes parties. Le 30 avril, ce dernier a organisé une réunion avec Alain Lobognon, Sidy Diallo, le président de la FIF, et les responsables du Trésor en charge de la gestion des 3,5 milliards F CFA consacrés à la CAN. « C’était juste une rencontre formelle, il n’y a eu aucune confrontation. Le ministre Hamed Bakayoko s’est contenté de poser des questions », confie un participant.

La FIF a bien reçu 2,9 milliards de F CFA

Le Trésor affirme avoir versé à la FIF 2,9 milliards de F CFA censés faire partie des primes. D’ailleurs, à la fin de la CAN, Sidy Diallo assurait que le budget avait été bien géré et qu’un reliquat de 300 millions de F CFA était disponible. « Les primes concernées sont celles de la compétition. La prime de victoire du président, d’un montant de 2 milliards de F CFA, a été intégralement payée et virée sur les comptes des joueurs par mes soins. Dans cette affaire, je suis clean », a confié le ministre Alain Lobognon, qui continue d’exiger le relevé de compte de la Banque du Trésor pour avoir des précisions sur les mouvements de fonds en cause. Mais Adama Kone, le directeur général, tarde..

Contacté par Jeune Afrique, ses services préfèrent s’en remettre au rapport rédigé à l’Inspection générale du Trésor et adressé à la présidence. Pour le moment, l’imbroglio reste donc total et les Éléphants, de plus en plus dégoûtés par cette situation, continuent de réclamer leurs primes. De son côté, la FIF maintient qu’elle n’a pas reçu les fonds des primes.

« Cette affaire est une honte pour le pays. Serge Aurier a par exemple 52 millions de F CFA de primes en suspens, Eric Bally 40 millions, Yaya Toure 21 millions… Ça fait pas joli », explique une source proche du dossier. D’autant qu’il ne s’agirait plus de 700 millions de F CFA disparus, mais 850 millions. »

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire : où sont passées les primes de la CAN 2015 ?

avril 24, 2015

Les Éléphants victorieux de la CAN, le 8 février 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale.
Les Éléphants victorieux de la CAN, le 8 février 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale. © AFP

Gros malaise entre la FIF, le gouvernement et le Trésor public ivoiriens. Une grande partie des primes des Éléphants victorieux de la CAN 2015 se serait volatilisée : plus de 700 millions de F CFA sont dans la nature…

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara s’est saisi du dossier des primes non payées des Éléphants de Côte d’Ivoire après leur victoire à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) sur saisine d’Alain Lobognon, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de Loisirs. « Le président a instruit le Premier ministre d’organiser une confrontation entre la FIF, le Trésor Public et le ministre des Sports. Arguant des questions d’agenda, le Premier ministre fait attendre », explique une source gouvernementale.

Depuis plusieurs jours, une polémique enfle entre le ministère des Sports, la Fédération ivoirienne de football (FIF) et le Trésor public ivoirien. Des joueurs comme Serey Dié (VFB Stuttgart, Allemagne) ou Eric Bally (Villarreal Club de Fùtbol, Espagne) ont confirmé le non règlement de leurs primes malgré la mise à disposition des fonds par l’État. « C’est une tradition à la FIF de traîner dans le règlement des primes. Tous les joueurs ne les ont pas reçues. Par contre, d’autres n’ont pas été réglé en intégralité. Parfois des joueurs subissent des intimidations quand ils réclament leurs du, ils sont menacés de ne plus revenir en sélection », glisse une source proche du dossier.

La FIF à la manoeuvre

Pour le moment, c’est le statu quo à la FIF, même si on admet le problème, personne n’ose expliquer les raisons de cette situation. Avant la CAN, le gouvernement avait pourtant décaissé les fonds de 3,5 milliards de F CFA gérés par le Trésor public, qui exécutait les dépenses sur présentation de factures en provenance de la FIF. Pour les joueurs, la FIF devrait transmettre la liste des joueurs avec leurs RIB pour des virements. Mais, au final, tout semble à refaire et la confusion règne. Les montants des primes non versées sont estimés à 700 millions de F CFA (soit plus d’un million d’euros).

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Le Yémen affirme avoir déjoué un vaste sabotage d’Al-Qaïda

août 7, 2013

SANAA – Le Yémen a affirmé mercredi avoir mis en échec un plan d’Al-Qaïda consistant à s’emparer de villes du sud et du sud-est ainsi que d’installations pétrolières, à saboter un gazoduc et à prendre en otage des étrangers.

Cette annonce intervient au lendemain de l’évacuation de personnels diplomatiques des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à la suite d’une alerte sur un risque imminent d’attentats d’Al-Qaïda, qui a subi mercredi une nouvelle attaque de drone, la cinquième en onze jours.

Le principal objectif du plan était de prendre le contrôle des villes de Moukalla et Bawazir, a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement, Rajeh Badi, ajoutant que des installations pétrolières proches de Moukalla étaient également visées.

En cas d’échec de l’attaque, les membres d’Al-Qaïda avaient prévu de prendre en otage les étrangers travaillant sur les installations pétrolières, a-t-il ajouté.

Une partie de ces installations pétrolières est gérée par des Canadiens.

Le plan a été déjoué samedi, deux jours avant le passage à l’action prévu par des membres d’Al-Qaïda. Ils devaient se rendre aux installations en tenues militaires, et en se présentant comme des soldats chargés de la sécurité manifestant pour réclamer des primes.

Ils devaient ensuite attaquer un terminal pétrolier de Dhaba et des installations voisines d’exportations de produits pétroliers près de Moukalla, dans le sud-est du pays, a précisé M. Badi.

Une équipe avait également été mise sur pied pour saboter le gazoduc traversant la province de Chabwa (sud) et débouchant sur le terminal de Balhaf, a-t-il ajouté.

Des attaques de banques étaient aussi prévues dans le centre du Yémen dans le cadre de ce plan, mais n’ont pas été exécutées, a indiqué le porte-parole sans plus d’explications.

L’alerte de sécurité américaine avait entraîné la fermeture dimanche de l’ambassade américaine à Sanaa et dans de nombreux autres pays, essentiellement arabes, ainsi que des missions diplomatiques occidentales dans la capitale yéménite.

Mercredi à l’aube, une nouvelle attaque de drone contre Al-Qaïda a tué sept activistes qui circulaient en voiture dans le sud du pays, a indiqué une source tribale. Les Etats-Unis sont les seuls à disposer d’appareils de ce type dans la région.

Il s’agit de la cinquième attaque par drone depuis le 28 juillet dans le sud, le sud-est et l’est de Sanaa. Au total, ces attaques ont fait 24 morts.

Sanaa a regretté les évacuations de personnels diplomatiques américains et britanniques, estimant qu’elles nuisaient à sa collaboration avec ses alliés internationaux contre la branche locale du réseau Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa). Aqpa est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus active de la nébuleuse extrémiste.

Dans un communiqué, l’ambassade yéménite à Washington a estimé que ces évacuations servent les intérêts des extrémistes et nuisent à la coopération exceptionnelle du Yémen avec ses alliés internationaux contre le terrorisme.

Les Etats-Unis ont également pressé tous leurs ressortissants au Yémen de partir immédiatement.

Londres a aussi placé sa marine marchande en état d’alerte maximum. La France et l’Allemagne maintenaient mercredi leurs ambassades fermées, et Paris a prolongé la fermeture jusqu’au 11 août inclus.

Les Pays-Bas, tout comme la Belgique, ont conseillé à leurs ressortissants de quitter le Yémen au plus vite, et Rome a mis en garde face au risque particulièrement élevé d’enlèvements d’Italiens.

Le risque d’attentats à Sanaa est pris au sérieux par les autorités yéménites qui disent craindre une infiltration dans la capitale de nombreux affiliés d’Al-Qaïda, qui seraient prêts à entrer en action.

Les services de sécurité sont engagés dans une course contre la montre pour prévenir tout risque d’attentat dans la capitale, a déclaré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Le dispositif de sécurité déployé à Sanaa ne concerne pas seulement les ambassades occidentales mais aussi les principaux bâtiments publics de la capitale, selon la même source.

C’est à la suite de l’interception la semaine dernière de messages entre le numéro un d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, et Nasser Al-Whaychi, le chef d’Aqpa basé au Yémen, contenant des menaces d’attentats, que Washington a décidé de fermer ambassades et consulats, selon les médias américains.

Romandie.com avec (©AFP / 07 août 2013 17h01)

Gabon/Congo: des réfugiés, bloqués à la frontière, de retour au Congo

novembre 5, 2012
Gabon: des réfugiés, bloqués à la frontière, de retour au Congo Gabon: des réfugiés, bloqués à la frontière, de retour au Congo © AFP

Une centaine de réfugiés congolais, expulsés vendredi par les autorités gabonaises et qui avaient refusé de rentrer au Congo, préférant rester dans la zone neutre, ont finalement accepté de retourner dans leur pays, a appris l’AFP lundi.

« Nous sommes à Dolisie (sud du Congo, 200 km de la frontière) depuis dimanche. Samedi, les autorités congolaises nous ont promis des mesures d’accompagnement et nous avons accepté de rentrer au Congo », a affirmé à l’AFP Brice Manzet, un des 100 réfugiés .

« Nous sommes avec un autre groupe de 100 réfugiés » qui avaient été expulsés en même temps et transférés par une autre route », a-t-il ajouté. « Nous attendons les propositions des autorités congolaises. Si elles ne nous satisfont pas nous nous ferons entendre ».

Quelque 20. 000 Congolais, chassés par la guerre civile entre 1997 et 2003, se sont réfugiés au Gabon. Le gouvernement gabonais a définitivement mis fin au statut de réfugié des Congolais en novembre 2011. De nombreux rapatriements volontaires organisés par le Haut commissariat pour les réfugiés des nations unies (HCR) avec des primes au retour ont eu lieu au cours des deux dernières années alors que les Congolais présents avaient aussi la possibilité d’obtenir des cartes de séjour gabonaise, financées à 50% par le HCR.

Le gouvernement congolais a mis en place une assistance aux réfugiés à hauteur de 300 millions de FCFA (500. 000 euros), et a promis aux anciens fonctionnaires encore en âge de travailler de leur rendre leurs postes et leurs grades. En juin 2012, le HCR s’était félicité d’avoir trouvé une « solution durable » pour les réfugiés congolais.

Selon M. Manzet, 300 réfugiés, qui avaient refusé ces deux solutions (retour ou carte de séjour) et étaient au service d’immigration depuis six mois, ont été « raccompagnés de force » vendredi vers la frontière. « Ce n’est pas un retour volontaire », a précisé M. Manzet.

Jeuneafrique.com AFP

Mali : Amadou Haya Sanogo, président un jour, président toujours ?

mai 8, 2012

Rien ne le prédestinait à prendre la tête des putschistes le 21 mars, mais le capitaine Amadou Haya Sanogo a pris goût au pouvoir, malgré le retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Un article publié dans J.A. n° 2677 daté du 29 avril – soit juste avant la tentative manquée de contre-coup d’État mené par des soldats du régiment de commandos-parachutistes « Bérets rouges ».

Ambiance particulière ce 24 avril au poste de commandement de la IIIe région militaire de Kati, où les ­putschistes ont établi leur quartier général. Ce matin-là, le capitaine Amadou Haya Sanogo, président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État malien (CNRDRE), a une annonce à faire. Visage grave dans sa tenue d’apparat kaki, bâton de commandement en main, il veut rassurer la cinquantaine d’officiers, sous-officiers et hommes de troupe qui ont pris une part active au renversement du président Amadou Toumani Touré (ATT) le 21 mars.

Dans la cour de la caserne, il leur promet de faire en sorte que leurs salaires et leurs primes de risque soient revus à la hausse, d’obtenir de meilleures conditions de logement pour les soldats et d’acquérir du matériel militaire en quantité pour venir à bout de la rébellion armée et des groupes salafistes qui occupent le nord du pays – la grande préoccupation du moment. « Je ferai tout pour vous mettre dans de bonnes conditions, déclare-t-il. En échange, je vous demande de vous tenir prêts pour aller au front. » Pour un soldat présent, « on aurait dit un au revoir. En plus, c’était la première fois qu’il rentrait chez lui en pleine journée depuis le 21 mars ».

Malgré ce court discours aux allures de testament, le capitaine Sanogo ne semble pas décidé à quitter le devant de la scène. Ne devait-il pas déjà rendre le pouvoir aux civils le 6 avril dernier, alors que la junte, la classe politique malienne et les médiateurs régionaux annonçaient la signature d’un accord qui devait tracer les contours de la transition ? Certains, à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), lui trouvent des excuses. « C’est un homme intelligent, insiste un diplomate ouest-africain en poste à Bamako. Il sait qu’il ne peut pas s’éterniser à son poste, mais il ne veut pas passer pour un faible auprès de ses hommes en cédant trop vite. »

Le double discours de Sanogo

Peut-être bien. Mais le durcissement de la junte, courant avril, a fait craindre le pire. Entre le 16 et le 19, vingt-deux hommes politiques et militaires ont été arrêtés et détenus au camp de Kati sur ordre direct du capitaine. Sanogo a eu beau proclamer le retour à l’ordre constitutionnel dès le 1er avril, des militaires ont, à plusieurs reprises, empêché des élus de pénétrer à l’intérieur du Parlement. « Il ne rend compte qu’à ses hommes, et ceux-ci ne lui laissent pas toujours le dernier mot, explique un familier du camp de Kati. Et dans la mesure où il leur doit tout… »

Ils font leur entrée au gouvernement

Les militaires ont obtenu trois portefeuilles dans le gouvernement dont la composition a été annoncée le 25 avril. Proche du capitaine Sanogo, le colonel saint-cyrien Moussa Sinko Coulibaly a été nommé à l’Administration territoriale. Directeur de cabinet du chef de la junte, il était, avant le coup d’État, directeur de l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Le colonel major Yamoussa Camara arrive à la Défense et aux Anciens Combattants. Ex-chef d’état-major de la Garde nationale, il avait été nommé secrétaire général du ministère de la Défense au lendemain du putsch. Au ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Tiéfing Konaté, ex-directeur de la gendarmerie. « Ce sont des hommes compétents et qui connaissent les dossiers », fait-on valoir à Kati. Les Maliens, eux, préfèrent juger sur pièce. Leur priorité absolue, c’est la gestion de la crise du Nord. M.G.B.

Car, à 39 ans, Amadou Haya Sanogo, simple capitaine d’infanterie originaire de Ségou, est passé de l’ombre à la lumière en moins de temps qu’il n’en faut pour lacer ses brodequins. Professeur d’anglais au prytanée militaire de Kati depuis la fin 2011, Sanogo n’avait pourtant rien demandé. Quand débute la mutinerie du 21 mars, que le ministre de la Défense et le chef d’état-major général des armées doivent fuir et que sont tirés les premiers coups de feu, il préfère rentrer chez lui, comme plusieurs autres officiers. Il n’est pas de ceux qui, immédiatement, mettent le cap sur Bamako.

C’est lorsque les mutins comprennent que le pouvoir est à portée de main qu’ils se rendent compte qu’ils ont besoin d’un chef. Il leur faut un « gradé » pour donner du crédit à leurs revendications. Un général ? Hors de question ! Le putsch est aussi dirigé contre la hiérarchie militaire, qui, ils en sont convaincus, s’est enrichie au détriment des troupes. L’un des putschistes mentionne alors le nom de Sanogo. Il a été son instructeur à l’École militaire interarmes (Emia) de Koulikoro. Sa petite taille est largement compensée par son charisme. Fort en gueule, il est capable de tenir tête à tout le monde, y compris à la hiérarchie, qui, agacée, a profité de la mort tragique de cinq élèves sous-officiers au cours d’un bizutage qui a mal tourné pour le mettre sur la touche, en 2011.

Cerise sur le gâteau, Sanogo a fait de multiples séjours aux États-Unis : une première fois en 1998 à l’école d’infanterie de Fort Benning, en Géorgie ; en 2003, chez les marines, à Quantico, en Virginie ; en 2005 au sein de l’Air Force (l’aviation américaine) à San Antonio, au Texas, où il a obtenu son diplôme d’instructeur interprète, puis à nouveau à Fort Benning en 2010. Il sort cette fois major de sa promotion. Et c’est ainsi que le professeur d’anglais qui espérait passer une soirée tranquille chez lui s’est retrouvé à proclamer la dissolution des institutions le 22 mars au matin.

Cinq semaines après cette prise de pouvoir rocambolesque, Amadou Haya Sanogo n’est plus le même. Son treillis a retrouvé du panache. Il a troqué sa mobylette contre un 4×4 flambant neuf et se fait appeler « président ». Il a pris ses quartiers à Kati, dans un bâtiment d’un étage qui aurait besoin d’un sérieux coup de peinture. Et ni l’investiture du président intérimaire Dioncounda Traoré, le 12 avril, ni la nomination de Cheikh Modibo Diarra à la primature, cinq jours plus tard, n’ont suffi à rendre la réalité du pouvoir aux civils. L’effervescence des premiers jours est retombée, mais c’est encore à Kati qu’hommes d’affaires, politiciens, syndicalistes, membres d’associations ou courtisans viennent soumettre leurs doléances… ou faire leurs dons. « On devrait y transférer la capitale, ironise un homme politique malien. C’est là-bas que tout continue à se décider ! »

Pas intéressé par un poste au gouvernement

Affable, la poignée de main ferme, Sanogo reçoit ses visiteurs dans un petit salon encombré de meubles et… d’autres membres du CNRDRE. Il ne tient pas en place, rechigne à rester assis et consulte sans cesse sa montre et son téléphone portable. À chacun de ses visiteurs, il répète les motifs du putsch et évoque aussi bien la guerre dans le Nord que la nécessité de lutter contre la corruption ou la vie chère.

Quand on a été chef d’État, on ne peut plus accepter d’ordre de n’importe qui.

Amadou Haya Sanogo

Le capitaine n’oublie jamais de mentionner « ses gars », la nébuleuse de militaires gradés ou non qui l’entourent et « l’aident à assurer [sa] mission ». « Je peux comprendre que ses hommes lui trouvent quelque chose, commente un homme politique malien. Il parle avec conviction, en vous regardant droit dans les yeux. » Il se sent aussi investi d’une mission – faire en sorte que la démocratie au Mali ne soit pas « une coquille vide » -, et c’est peut-être pour cela qu’il tarde à s’effacer.

Car le CNRDRE ne s’est pas dissous à la désignation d’un président et d’un Premier ministre. La Cedeao va-t-elle accepter encore longtemps que les militaires ne rentrent pas dans les casernes ? Pas sûr. Elle aimerait oublier au plus vite le putsch, qui a accéléré la partition du pays. Quant au gouvernement, Sanogo l’électron libre ne s’y voyait pas. Consulté, il a laissé entendre qu’il n’était pas intéressé et a préféré mettre en avant ses compagnons, dont le colonel Moussa Sinko Coulibaly, son bras droit et directeur de cabinet, nommé au ministère de l’Administration territoriale le 25 avril. « Ce qu’il aurait voulu, c’est être nommé général et pourquoi pas chef d’état-major, mais c’est hors de question pour les chefs d’État de la sous-région », confie un diplomate ouest-africain. Mais peut-il retourner à la vie de garnison ? « Impossible, a-t-il confié à l’un de ses proches. Quand on a été chef d’État, on ne peut plus accepter d’ordre de n’importe qui. »

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