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Monaco: naissance des jumeaux princiers Gabriella et Jacques

décembre 10, 2014

Le prince Albert II de Monaco et son épouse Charlène, scintillants de bonheur

Le prince Albert II de Monaco et son épouse Charlène, scintillants de bonheur!

Le prince Albert II de Monaco et son épouse Charlène ont annoncé mercredi la naissance de jumeaux. La princesse Gabriella et le prince héréditaire Jacques ont vu le jour au Centre hospitalier Princesse-Grace.

Gabriella Thérèse Marie est née à 17h04 et Jacques Honoré Rainier deux minutes plus tard. La mère et les deux enfants « se portent bien », selon un communiqué du palais princier. Né après sa sœur, Jacques est prioritaire dans l’ordre de succession en tant que garçon.

« Selon l’usage historique établi par le traité de Péronne (1641), (le prince Jacques) reçoit le titre de Marquis des Baux (en Provence) », précise le communiqué. « La Princesse Gabriella, Thérèse, Marie, deuxième enfant dans la ligne de succession, reçoit le titre de Comtesse de Carladès (en Auvergne). »

Le prince Albert II de Monaco est âgé de 56 ans. Ce descendant de la dynastie des Grimaldi, qui règne sur le rocher depuis 700 ans, est marié depuis trois ans à l’ancienne nageuse olympique, qui est âgée de 36 ans.

42 coups de canon
Les naissances ont été proclamées à la population par 42 coups de canon (21 pour chaque bébé). Le couple princier avait annoncé qu’il dérogerait à la coutume de tirer 101 coups de canon pour la naissance d’un garçon et 21 coups pour celle d’une fille.

Après les 42 coups de canon tirés de l’emplacement d’un ancien fort qui surplombe la mer, les cloches des églises devaient retentir pendant quinze minutes, puis les sirènes des bateaux de la ville-Etat. La tradition veut aussi qu’une proclamation signée par le souverain Albert II de Monaco soit affichée à une entrée du Palais, où des registres de signature seront ouverts.

La population a été invitée à pavoiser les bâtiments du drapeau rouge et blanc, jusqu’au jour de la présentation par le couple princier de ses enfants depuis un balcon du Palais, qui sera aussi férié. Pour éviter une avalanche de cadeaux, le couple souhaite privilégier les dons qui seront redistribués aux associations de leur choix.

Le prince Albert est déjà père d’une fille et d’un garçon nés hors mariage, qu’il a reconnus officiellement après son avènement. Jazmin Grace, 22 ans, dont la mère est une ex-serveuse américaine, et Alexandre, 11 ans, né d’une liaison avec une ancienne hôtesse de l’air française d’origine togolaise. Tous deux ne pourront néanmoins pas lui succéder.

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Le prince Albert II docteur honoris causa de l’Université de Berne

décembre 6, 2014

Le prince Albert II de Monaco a reçu en personne le titre de docteur honoris causa de l’Université de Berne. Le sénat et la direction de l’établissement l’ont notamment distingué pour son soutien de longue date à la recherche scientifique.

De par sa position sociale, le prince Albert s’engage en faveur de la science, écrit l’Université de Berne à l’occasion de son Dies academicus 2014. Le souverain a un intérêt particulier pour les sciences du climat.

Dans ce domaine, le prince est particulièrement lié à l’Université de Berne: en 2008, il avait soutenu, par l’intermédiaire de sa fondation, un projet de recherche sur le climat à hauteur de 250’000 francs.

L’Université de Berne a attribué huit titres de docteur honoris causa lors de son Dies academicus. Parmi eux, figure Rudolf Stämpfli, président du conseil d’administration de la compagnie ferroviaire du BLS. L’homme est un entrepreneur « exceptionnel », qui a fortement influencé la politique économique suisse des 20 dernières années, écrit l’établissement bernois.

Le prix Hans-Sigrist, doté de 100’000 francs, est cette année attribué à la professeure d’histoire Jennifer Klein. Active à l’Université de Yale, elle s’engage fortement dans les questions sociopolitiques actuelles.

Avec ses recherches sur la construction de la sécurité sociale et sur l’histoire du « care work », Mme Klein réunit brillamment l’histoire sociale, économique, politique et de genre, écrit encore l’université. Ses travaux permettent de représenter l’histoire de l’Etat-providence sous un jour nouveau.

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Protocole : casse-tête pour la première dame de France

mai 9, 2012
Aucun texte ne vient préciser le statut de la «First Lady» française. La question du nom de «Madame» devra cependant être réglée en premier.
Aucun texte ne vient préciser le statut de la «First Lady» française. La question du nom de «Madame» devra cependant être réglée en premier. Crédits photo : ALBERT FACELLY/Le Figaro

François Hollande et Valérie Trierweiler forment le premier couple non marié qui entre à l’Élysée.

Au Quai d’Orsay, le protocole s’interroge. Comment Valérie Trierweiler voudra-t-elle figurer sur les futures listes de la délégation française et bristols d’invitations entre grands de ce monde? «Madame Valérie Trierweiler, compagne du président de la République» ou bien «Madame Valérie Trierweiler-Hollande, conjointe du président de la République» ? Ou peut-être, un jour, «Madame François Hollande, épouse du président de la République»?

Toutes les formules sont envisagées en attendant que la nouvelle «première dame» fasse connaître son choix. Rien ne presse, mais le Quai préfère anticiper. Le 18 mai, le G8 s’ouvre à Camp David, avant le sommet de l’Otan à Chicago. Pas sûr que Valérie Trierweiler y accompagne François Hollande mais, dans le doute, mieux vaut savoir quel titre indiquer aux organisateurs américains sur le «programme des conjoints».

Les Anglo-Saxons ont désormais un terme générique,spouse – faux ami à traduire par «conjoint» – pour nommer les accompagnateurs(trices) des chefs de délégation, qu’ils soient époux légitimes, concubins hétéro ou homosexuels. Bien que l’évolution des mœurs torture encore parfois les méninges des chancelleries, le pragmatisme l’emporte souvent.

Les symboles de la tradition et de l’apparat, telle la Couronne britannique, ne sont pas forcément les plus à cheval sur les principes. La reine Elizabeth n’a-t-elle pas invité le chanteur Elton John et son mari au mariage du prince William? Et, à Monaco, lors de l’union du prince Albert et de Charlene, la mention «en couple avec…» suivait le nom des enfants de Caroline.

De l’avis général, le fait que François Hollande et Valérie Trierweiler, divorcée deux fois, ne soient pas mariés ne sera pas un obstacle aux visites officielles et mondanités. Tout juste faudra-t-il un peu d’imagination et de diplomatie dans les services du protocole pour s’adapter à ce premier chef de l’État qui entre non-marié à l’Élysée.

«Les temps ont bien changé»

Le chef de l’État et la journaliste décideront-ils de s’unir officiellement? «Ce n’est pas une chose qu’on fait sous prétexte qu’on devient président de la République. La décision nous appartient», a prévenu François Hollande dans une interview à Elle. «Après tout, le protocole de la République, c’est le chef de l’État qui l’établit. Il n’y a donc pas de problème qui ne puisse, a priori, trouver de solution! Tout notre art est justement de faire en sorte que les personnalités se sentent à la fois à l’aise et honorées. L’élégante discrétion de Valérie Trierweiler – une très belle femme – est un atout», commente Paul Poudade, chef du protocole sous Jacques Chirac de 2001 à 2004.

Aucun texte ne vient préciser le statut de la First Lady française. La question du nom de «Madame» devra cependant être réglée en premier. Ce fut officiellement «Sylviane Agacinski-Jospin» pour l’épouse de Lionel Jospin, premier ministre de cohabitation. «Les temps ont bien changé. L’époque n’est plus à un système classique hérité de la tradition romano-catholique», relève un expert des affaires étrangères. Du temps du général de Gaulle, il aurait été exclu de recevoir un couple non-marié à l’Élysée.

À partir des années 1970, la libéralisation des mœurs a contribué à cet assouplissement. Mais aussi le développement des sommets et rencontres multilatérales qui ont «démocratisé» les visites officielles. Comme le Royaume-Uni, la plupart des monarchies acceptent le statut non-marital. «Les cours européennes ont tellement multiplié les fredaines qu’elles seraient mal placées pour donner des leçons!», sourit un ancien chef du protocole. Au Japon, la maison impériale reste pointilleuse sur l’étiquette. Mais au Maroc, on envisage mal que le roi Mohammed VI, qui cultive son image de monarque moderne, refuse les honneurs du royaume chérifien à un couple non-marié. En Inde, les médias avaient espéré, sans succès, la venue de Carla Bruni, après ses premières apparitions non-officielles au côté du chef de l’État.

En fait, beaucoup se joue à l’intuitu personae. «L’empereur et l’impératrice nippons sont capables de fermer les yeux si de bons échos leur parviennent du conjoint via leur ambassadeur», indique-t-on encore au Quai d’Orsay. La réputation ne serait donc pas un vain mot. Pas question pour un chef d’État de se montrer avec une femme différente à chaque sortie hors de son pays… Parmi la délégation italienne, la gent féminine était bien représentée lors des déplacements de Silvio Berlusconi mais n’accédait jamais à un rang officiel.

Le Vatican implacable

Seul un bastion reste quasi inaccessible: le Vatican. Une audience du Pape risquerait fort d’être refusée à la compagne d’un chef d’État non-mariée ou divorcée. Lors des préparatifs de l’audience accordée à Jacques Chirac, le nonce apostolique s’était enquis de savoir qui était le père de l’enfant que portait la fille du président. Claude Chirac avait dû renoncer à faire partie de la délégation. Nicolas Sarkozy s’est rendu deux fois dans la cité pontificale au cours du quinquennat, sans Carla Bruni. Une visite au Saint-Siège étant un passage quasi obligé, la solution est donc de s’y rendre seul. Quelle serait la place de Valérie Trierweiler lors d’une cérémonie religieuse en France? Cela dépendra de ses convictions, mais personne ne voit les autorités catholiques s’opposer à sa présence dans le chœur lors d’une messe solennelle aux Invalides.

Moins de pompe et de cérémonie, davantage de contacts informels: la diplomatie est aujourd’hui plus décontractée. En France, le sommet de l’échelle protocolaire reste la visite d’État. La République déploie ainsi ses fastes environ deux fois par an ou se transporte à l’étranger. En mars 2008, Carla, jeune mariée aux tenues très Jackie Kennedy, avait conquis Albion… et le duc d’Édimbourg.

Lefigaro.fr par Marie-Amélie Lombard