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La fuite de la princesse Haya vers Londres fait craindre des tensions entre Dubaï et le Royaume-Uni

août 1, 2019

 

Haya de Jordanie, qui avait souhaité s’éloigner de son mari, le premier ministre des Emirats arabe unis, a demandé à la justice britannique des mesures de protection.
La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
© Alastair Grant / AP La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
 

C’est le genre d’histoires de princesse que l’on ne raconte pas aux enfants. Depuis plus d’un mois, la princesse Haya de Jordanie a fui son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Réfugiée à Londres avec ses deux enfants de 7 et 11 ans, ses valises et quelque 34,5 millions d’euros, la sixième épouse du richissime dirigeant émirati a demandé à la justice britannique des mesures de protection exceptionnelles, faisant craindre des tensions diplomatiques accrues.

Mardi 30 juillet, le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres a écouté les demandes de cette femme de 45 ans, fille du défunt roi Hussein de Jordanie. Lors de cette audience, qui s’est tenue à huis clos et avec des restrictions quant à sa diffusion publique, relate le quotidien britannique The Guardian, Haya Bint al-Hussein a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner l’un des deux enfants du couple. La princesse a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants.

« Vivante ou morte, peu m’importe »

L’affaire aurait pu en rester à un contentieux conjugal comme il en existe des centaines de milliers dans le monde, s’il n’entachait le plus haut sommet des Emirats arabes unis et la réputation de Mohammed Ben Rached al-Maktoum, 70 ans. Ce dernier n’a pas caché sa haine à l’égard de celle qu’il a épousée en 2004, y compris sur Instagram, où il a publié un poème se concluant par : « Vivante ou morte, peu m’importe. Tu n’as plus ta place dans ma vie. Pars avec qui tu veux. » Une accusation tacite d’adultère qui pourrait servir à jeter le discrédit sur Haya Bint al-Hussein et dédouaner sa parole.

Dans ce dossier exceptionnel, tout fait en effet l’objet d’une homérique bataille de communication. Nulle surprise, donc, si la princesse Haya, qui a fait ses études dans la prestigieuse université d’Oxford, a choisi pour avocate Fiona Shackleton, connue pour avoir représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed Ben Rached al-Maktoum est, lui, représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Après deux jours d’auditions préliminaires, la Haute Cour de justice de Londres a annoncé la tenue d’un procès pour le 11 novembre. D’ici là, nul doute que les deux protagonistes continueront à fourbir leurs armes, notamment pour obtenir la garde des deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans.

Troisième princesse en exil

Car Haya Bint al-Hussein a assurément le pouvoir de ternir un peu plus l’image du vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Plusieurs militants des droits de l’homme qui œuvrent à Dubaï espèrent ainsi que la dirigeante en fuite profitera de l’occasion pour faire des révélations sur certaines affaires ayant déjà conduit deux femmes de la famille à s’enfuir.

A l’été 2000, Shamsa al-Maktoum, l’une des vingt-trois enfants de l’émir, avait profité d’un séjour en Angleterre pour tenter l’exil, du haut de ses 17 ans. Elle avait été rattrapée rapidement par des proches et renvoyée de force à Dubaï, où elle n’est pas reparue en public depuis.

Dix-huit ans plus tard, c’est sa sœur cadette, Latifa, qui avait à son tour tenté de s’échapper. La princesse, âgée de 32 ans, avait embarqué sur un yacht privé à destination de l’Inde, avant que le navire ne soit arraisonné par des militaires indiens qui l’avaient restituée à son pays malgré des accusations de mauvais traitements que lui aurait infligés son père.

Depuis, la jeune femme a, elle aussi, quasiment disparu des écrans radar. Régulièrement, on la dit objet de sévices et de rétention forcée. A Noël dernier, des photographies l’avaient toutefois montrée aux côtés de l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, le regard légèrement fuyant. Une « opération photo totalement orchestrée », lors de laquelle la princesse Latifa était apparue « hébétée » et « sous sédatifs », selon Radha Stirling, la présidente de l’organisation Detained in Dubai, basée à Londres, qui tente d’aider juridiquement les victimes d’injustice aux Emirats.

« A la fois une victime et un témoin »

« Latifa aurait subi des abus indicibles de la part du cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper. Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir », avait déclaré Mme Stirling, début juillet, dans un communiqué. Elle avait estimé que la princesse Haya « est à la fois une victime et un témoin ». « Nous espérons donc qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », avait-elle ajouté.

De son côté, l’émir de Dubaï entend bien faire monter la pression sur son épouse. Comme le rappelle le quotidien israélien Haaretz, traduit par Courrier international, le dossier risque en effet de prendre un tour diplomatique et pourrait constituer une « bombe à retardement politique » entre les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Haya est, en effet, la demi-sœur du souverain jordanien, le roi Abdallah II. Or ce dernier « sait que la moindre remarque déplacée pourrait causer préjudice aux 200 000 Jordaniens qui travaillent aux Emirats arabes unis, tarir l’aide financière qu’il reçoit du pays et bouleverser le fragile équilibre diplomatique entre la Jordanie et les Etats du Golfe », rappelle le quotidien israélien.

Quitte à abandonner à son sort d’exilée sa demi-sœur ? « Je me suis senti parmi les miens », a écrit la semaine passée sur Twitter le souverain jordanien à l’issue de sa visite à Abou Dhabi, le 28 juillet. Il a aussi précisé vouloir « maintenir des liens entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Par Le Monde.fr

Meghan Markel: trop, c’est trop! Elle coupe les ponts avec son père Thomas Markel

juillet 1, 2018

 

Il n’est pas près de venir à Buckingham !
Meghan Markle : trop, c'est trop ! Elle coupe les ponts avec son père Thomas Markle
Meghan Markle coupe les ponts avec son père Thomas Markle
Rien ne va plus entre Meghan Markle et son père, le très polémique Thomas Markle. Selon le DailyMail, l’épouse du prince Harry aurait décidé de couper les ponts avec son père après son interview polémique pour Good Morning Britain.

Dans la nouvelle vie que se construit Meghan Markle auprès de la famille royale, Thomas Markle pourrait bien être définitivement sorti de l’équation. Le père de la jeune épouse du prince Harry ne fait pas vraiment l’unanimité dans la nouvelle famille de sa fille, et pour cause. Depuis l’annonce des fiançailles de Meghan Markle et du prince Harry, Thomas Markle a multiplié les bourdes mettant dans l’embarras sa fille et sa future belle-famille.

On se souvient notamment qu’il avait orchestré une fausse paparazzade le montrant achetant costume et chaussure pour assister au mariage de sa fille… Face au scandale, il avait prétendu ne pas pouvoir s’y rendre. Ce premier coup d’éclat a profondément agacé la famille royale, qui a tout de même souhaité donner à Thomas Markle une seconde chance. Mais Thomas Markle n’a pas pu assister au mariage de sa fille et c’est le prince Charles, le père du prince Harry, qui a conduit sa future belle-fille à l’autel le 19 mai dernier.

 L’histoire aurait pu s’arrêter là : un père souffrant qui ne peut venir assister au mariage de sa fille mais qui garde d’excellentes relation avec cette dernière. Sauf que Thomas Markle semble plus intéressé par la couleur de l’argent que par le bonheur de sa fille. Il y a quelques semaines, il a accordé une interview à l’émission britannique Good Morning Britain. Une interview fleuve dans laquelle Thomas Markle se confiait – sans grande subtilité – sur les envies de maternité de Meghan Markle et, surtout, dans laquelle il dévoilait le contenu de ses conversations politiques avec le prince Harry. Et ce, alors même que les membres de la famille sont tenus à un devoir de réserve et qu’ils n’ont pas le droit de vote.

Or, Thomas Markle a assuré que le prince Harry appréciait le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, et qu’il n’était pas opposé au Brexit, selon ce qu’il lui aurait raconté. Scandale au Royaume-Uni. Les déclarations de Thomas Markle ont toutefois vite perdu en crédibilité lorsqu’est apparu dans la presse qu’il avait été généreusement payé pour réaliser l’interview polémique. Ce fut la goutte de trop dans un vase déjà bien plein pour Meghan Markle. D’après le Daily Mail, cette dernière sortie de route de son père a décidé la duchesse à couper les ponts avec son père. Triste nouvelle, d’autant que de son côté Thomas Markle semble espérer être reçu prochainement par la Reine Elizabeth II, considérant qu’elle n’a aucune « excuse » pour ne pas le rencontrer.

Voici.fr par Alicia Dubreuil

La princesse Cristina, soeur du roi, jugée pour fraude fiscale

janvier 11, 2016

Pour la première fois, Cristina de Bourbon s’est assise lundi sur le banc des accusés pour une affaire présumée de fraude fiscale et de corruption impliquant son mari. La sœur du roi d’Espagne espère ne pas y rester trop longtemps.

Dès la première audience, les avocats de l’infante ont déployé une batterie d’arguments juridiques face aux trois magistrates du tribunal de Majorque. Le procès ne devrait s’achever qu’en juin.

En attendant que cette question soit tranchée, l’infante de 50 ans a dû prendre place, comme n’importe quel autre citoyen, dans une salle d’audience dominée par le portrait de son frère. Felipe VI se trouve à la tête du royaume depuis l’abdication de leur père Juan Carlos en 2014.

Vêtue d’un simple tailleur-pantalon noir, l’air grave, la princesse est bien malgré elle la vedette du « procès de l’année », au côté de son époux, Iñaki Urdangarin. A leur côté, figurent 18 prévenus.

Sécurité renforcée
« Ce procès est plus excitant qu’aucun autre », assurait Jesús López, retraité de 71 ans venu assister à la première audience dans un centre de formation spécialement aménagé pour accueillir la foule de journalistes du monde entier. Ce procès est entouré d’un dispositif de sécurité exceptionnel.

« Personne n’osera mettre en prison la princesse Cristina », tranchait de son côté Francisco Solana, 45 ans, l’un des rares citoyens manifestant à l’extérieur, aux cris de « L’Espagne, demain, sera républicaine! ».

Seconde fille de Juan Carlos Ier et Sofia, Cristina est soupçonnée d’avoir dissimulé au fisc des revenus provenant des détournements de 6 millions d’euros (6,53 millions de francs au cours actuel) de fonds publics reprochés à son mari et à un ex-associé de celui-ci. Le juge d’instruction avait tenté de démontrer qu’elle en était partie prenante.

Mais le procureur s’est opposé aux poursuites. L’infante n’est finalement jugée que pour fraude fiscale.

Installée à Genève
Cristina a toujours soutenu qu’elle ne savait rien. Et elle a maintes fois affirmé qu’elle faisait une confiance aveugle à son compagnon, ancien handballeur professionnel et double médaillé olympique. La soeur du roi l’a épousé à Barcelone, en 1997, quand la popularité de la monarchie était au plus haut.

Réputée très amoureuse du père de ses quatre enfants, Cristina a refusé de divorcer en dépit des pressions exercées par la Maison royale, qui aurait voulu limiter les effets toxiques de l’affaire pour la monarchie. Exclu de toutes les activités officielles au palais, le couple vit depuis 2013 à Genève.

Contrats surévalués
M. Urdangarin, 47 ans, et son ex-associé, Diego Torres, sont notamment accusés d’avoir surévalué les contrats signés entre 2004 et 2006 par l’institut Noos – fondation à but non lucratif dédiée à l’organisation d’événements sportifs qu’ils dirigeaient – avec les gouvernements régionaux des Baléares et de Valence.

Selon l’accusation, les bénéfices étaient répartis entre plusieurs sociétés-écrans dont Aizoon, propriété de Cristina et d’Iñaki. Ces derniers auraient utilisé cet argent pour financer des fêtes, des voyages, des travaux ou des cours de danse…

Près de 20 ans de prison
M. Urdangarin est jugé pour détournement de fonds, fraude fiscale, trafic d’influence, escroquerie et blanchiment d’argent. Il encourt jusqu’à 19 ans et demi de prison.

Concernant Cristina, seule l’association Manos Limpias (Mains propres, d’extrême droite) représente l’accusation publique. Elle demande huit ans de prison pour l’infante.

Non-lieu exigé
La défense de la princesse joue là-dessus pour plaider le non-lieu. Elle souligne que ni le parquet, ni un avocat représentant l’Etat n’ont réclamé de poursuites au nom du Trésor public, présumée victime.

Le procureur puis l’avocate du Trésor public ont abondé dans son sens. Mais l’avocate de Manos Limpias, Virginia López Negrete, a défendu « l’accusation populaire », une procédure « parfaite pour la lutte contre la corruption et contre les élites » dans un pays écoeuré par la multiplication des scandales en temps de crise.

Dimanche, Diego Torres a réaffirmé, dans une interview télévisée, que Juan Carlos Ier était au courant des affaires de Noos. La Maison royale révisait « ce que nous faisions, ils nous guidaient. Nous avons toujours agi de bonne foi », a-t-il soutenu.

 

Romandie.com

Royaume-Uni: Kate déjà enceinte de son 3e enfant ?

janvier 8, 2016

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La prin­cesse atten­drait déjà un autre bébé

Alors que le petit George fait sa rentrée à l’école, ses parents auraient peut-être avancé sur leur projet de s’en­tou­rer d’une grande famille. Selon certains jour­naux anglais, la prin­cesse Kate serait déjà enceinte de son troi­sième enfant.

George en 2013, Char­lotte en 2015. Un petit troi­sième dès 2016? Dans leur volonté de fonder une grande famille, le prince William et la prin­cesse Kate ont peut-être décidé d’accélérer la cadence puisque selon la presse britan­nique, la jeune femme de 33 serait déjà enceinte de son troi­sième enfant.

C’est le maga­zine people Life & Style qui lance la rumeur. Il se montre même sans ambi­guité et n’em­ploie pas le condi­tion­nel puisqu’il féli­cite Kate et William. «Une source proche de la famille royale a dévoilé que la duchesse de Cambridge et son mari le prince William avaient annoncé l’heureuse nouvelle à leur famille à Noël, explique le jour­nal. Le prince Harry ne pouvait conte­nir sa joie et sautait partout».

Kate serai enceinte de deux mois ce qui pour­rait donner lieu à une nais­sance autour du mois de juillet 2016, un peu plus d’un an après Char­lotte, qui a vu le jour le 2 mai 2015.

Atten­tion néan­moins, l’in­for­ma­tion est à prendre avec la plus grande prudence. Ce n’est pas la première fois que certains jour­naux britan­niques annoncent une troi­sième gros­sesse pour la prin­cesse Kate. En septembre dernier déjà, on disait l’épouse William sur le point de donner un petit frère ou une petite sœur à George et Char­lotte.

En atten­dant de savoir si l’in­for­ma­tion est confir­mée, la duchesse de Cambridge a posté sur Twit­ter une photo de George prêt à faire sa rentrée à l’école.

Gala.fr par Jean-Christian Hay

Princesse, jeune réfugiée du Liberia, violée un « couteau sous la gorge » à Abidjan

décembre 10, 2014

Princesse, jeune réfugiée du Liberia, violée un 'couteau sous la gorge' à Abidjan

Princesse, jeune réfugiée du Liberia, violée un « couteau sous la gorge » à Abidjan © AFP

Princesse, jeune réfugiée libérienne, aux cheveux retenus dans une multitude de petites tresses, peine encore à parler de son viol à Abidjan. Son regard est effrayé: « J’ai cru qu’il allait me tuer » quand « il a posé son couteau sous ma gorge ».

Comme dans la plupart des grandes métropoles d’Afrique de l’Ouest, le fléau du viol et des violences sexuelles commises sur des femmes, adolescentes et même des enfants n’épargne pas Abidjan.

La famille de Princesse s’est installée en Côte d’Ivoire en 2000 alors que son pays sortait progressivement d’une sanglante guerre civile.

Aujourd’hui, Princesse, 17 ans, est venue avec son père James, la quarantaine, et sa cousine Grace, 15 ans, – handicapée moteur, qui a accouché d’un enfant à la suite d’un viol collectif à Abidjan en 2012 -, dans les locaux d’une association d’aide aux victimes.

Situés dans le quartier Riviera d’Abidjan, les locaux de cette association sont cachés derrière de hauts murs d’enceinte. La cour de l’établissement est surveillée par des gardiens, somnolant à l’ombre de murs salis.

Dans ce centre, des femmes ou des adolescentes, victimes de violences, viennent demander de l’aide.

Leurs mots, à peine audibles, sont comme des souffles arrachés à leur mémoire, et leur regard, fatigué, semble dépossédé de toute perspective d’une vie heureuse.

Dans son bureau au décor rudimentaire, composé d’un vieux lit métallique jauni par les années, un paravent comme dernier rempart d’une intimité blessée, et des chaises d’un autre âge, le docteur Evariste Zana, confie que la tache est rude, et l’absence de moyens criante.

« Nous nous occupons, dit-il, de la santé des personnes les plus défavorisée, et des femmes victimes de violence sexuelles ».

Ce médecin généraliste qui travaille dans le cadre du programme ASAPSU – Association de soutien à l’Autopromotion sanitaire et urbaine – financé par l’Unicef, confie que le « pire cas » qu’il a traité, était celui « d’une femme de 40 ans, également réfugiée », violée « alors quelle était dans le coma » à Abidjan.

– « Pas facile »-

Vêtue d’une petite robe à carreaux et de sandalettes en plastique, Stéphanie Yéo, assure la prise en charge psychologique des victimes, et dénonce « le manque d’éducation » face « au fléau du viol ».

« Nous avons ici des enfants violés, des femmes battues, ce n’est pas un sujet facile à aborder ici », dit-elle.

Parmi les victimes de viols, selon elle, « il y a beaucoup de femmes qui viennent du Congo, Liberia, Rwanda, Sierra Leone, et même d’Afghanistan » vivant dans des conditions difficiles.

Elle se souvient aussi du « cas d’un enfant du nord du pays, de 4 ans, sodomisé par son grand-père » par « fétichisme ». Pour expliquer l?injustifiable, « il s’était dit qu’en violant un enfant il allait augmenter ses richesses ».

« Le viol reste un tabou dans notre société, on n’en parle pas, et nous ne sommes pas éduqués pour dire +on ne viole pas+ « , dit-elle.

Abondant dans ce sens, le porte-parole de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Louis Vigneault-Dubois, dénonce une banalisation de la violence sexuelle, notamment dans le milieu scolaire.

« 46% des enseignants, selon une étude, ont admis avoir eu des rapports sexuels avec des élèves, un chiffre inquiétant mettant en exergue la vulnérabilité des jeunes filles à l’école ».

Selon lui, « le fléau du viol s’inscrit avec en toile de fond un effritement social, les enfants et les femmes se retrouvent au bas de l’échelle sociale, et sont exposés à toutes les formes de violence, et n’ont pas assez confiance pour dénoncer ce qu’ils subissent ».

– « emmenée dans un garage » –

Les autorités, quant à elles, ont commencé à développer un code de conduite pour les enseignants en vue de mettre fin à l’impunité.

« Des lignes d’écoute ont été mises en place pour les victimes, mais face à l’ampleur de ce problème, on a besoin d’actions plus musclées », souligne le porte- parole de l’Unicef.

Assise face à des images de la Vierge Marie, Princesse raconte son viol récent, avec de longues plages de silence.

« C’était un lundi, j’étais toute seule dans la rue, j’allais à l’église. Il m’a attrapée. Il m’a emmenée dans un garage. Il a mis un couteau sous ma gorge, et il m’a violée. Et il m’a abandonnée là. J’ai cru qu’il allait me tuer » .

Le père de Princesse fixe sa fille, avant de répéter plusieurs fois: « Elle ne s’en remettra jamais ».

Jeuneafrique.com

NDona

juillet 26, 2013

La première fille de Mama Ndona et Papa Moko avait été nommée Princesse. La fête, la grande fête qui avait duré une dizaine de jours montra à quel point Princesse avait séduit le cœur de la belle-famille. Les félicitations lancées du bout des lèvres à Ndona par sa belle-sœur Tamalou, ne l’avaient pas affectée outre mesure.
– Si tu voyais la sale tête que tu as!
La belle-soeur oubliait qu’une femme qui venait juste de donner naissance à un être humain n’était pas à son avantage. Épuisée d’avoir livré une bataille merveilleuse et difficile au risque de sa vie, Ndona contemplait sa fille, une magnifique créature qu’elle aima tout de suite et de tout son cœur. Princesse Moko était pour elle un don du ciel. Elle la chérissait déjà pour toute sa vie. Si menue, avec des doigts fins, des yeux noirs très vifs et un corps jugé trop grand pour son âge de bébé. Des cheveux noirs et doux comme un duvet. Ndona oubliait sa sale tête noyée dans la contemplation de son bébé.
– Ma sale tête n’est rien devant Princesse, ma Princesse, notre Princesse. Dans quelques jours, vous n’allez plus me reconnaître. Je serai une mère parfaite, parfumée, pimpante et dont vous serez fière. Le stress et la pression de l’accouchement sont passés.
– Moi, je te félicite, disait son époux. Tu es fantastique. Je ne t’ai pas entendue crier ou gémir. Félicitez-la aussi chers parents.

Marie Léontine Tsibinda in NDONA…

Conte : La Princesse, le Perroquet et le Martin pêcheur

juillet 11, 2013

Une Princesse éblouissante et étincelante, au teint hâlé et épuré, à la voix métallique et sympathique, au goût raffiné et stylé était restée seule au château pendant le voyage en mission d’exploration marine de son Prince.

Un jour durant ses occupations quotidiennes et sereines, elle donna à manger aux animaux qui peuplaient sa cour, sans détour : au chien, au chat, au paon et au perroquet. Tous furent rassasiés à leur faim, sauf le perroquet qui commençait à chanter et à jaser.

Dans l’après-midi, après sa noble sieste, sur le confort de l’auvent de son divan royal, le téléphone, d’un ton monotone, sonna. Le Perroquet se précipita de décrocher avec son bec sec, et, répondit aussitôt : allô, allô ! La Princesse lui ravit le combiné, s’excusa à son interlocuteur et poursuivit la conversation. Il se mit à côté d’elle et l’écoutait attentivement, dans ses faits et gestes, car celle-ci était riche en bonnes nouvelles. A la fin de la conversation, le Perroquet, aux grands maux de sa faim, promit de rapporter tous les propos de la conversation au retour du Prince dans la fidélité de sa mémoire.

Excédée et excitée, le lendemain, la Princesse punit le Perroquet et refusa de lui servir son repas de midi. Elle l’enferma dans sa cage. Tout fou de rage, il regardait les autres animaux mangés. Sa colère devenait de plus en plus rouge, virant à l’orange pour adoucir ses nerfs, au contact du plumage de sa toge rouge d’ara macao. Il prit le courage de remuer la cage avec les forces de son bec, crochu et cornu, balançant sur le perchoir, sans trottoir, de son appui. Son bruit qui, s’amplifiant dans tout le château, devenait dérangeant, au point où elle le sortit pour prendre un air de liberté, afin de lui coller la paix et la laisser tranquille.

Au cours de cette belle journée ensoleillée, elle sortit son coffret doré et nettoyait ses bijoux de mariage. Elle les exposa sur une belle tablette sculptée et vernissée : bagues, boucles d’oreilles, bracelets, colliers et autres perles précieuses. Elle alla s’asseoir au perron, admirant et surveillant son trésor de beauté.

Compulsant les pages de plusieurs magazines d’éducation, de tourisme et de beauté, prenant le plaisir de déguster un bon cocktail de jus de fruits composé d’ananas, de banane et de kiwi. Elle s’offrait le plaisir à la limite d’un singulier désir, promenant son regard qui s’évadait entre les belles et riches fleurs du jardin mondain.

Le Perroquet qui se tenait sur la branche d’un pommier verdoyant se dirigea sur la tablette puis caressait la bague. Voyant l’oiseau s’intéressé à son objet, elle se leva rapidement pour le chasser. Celui-ci l’avait déjà accroché à son bec, le ramenant à ses pattes griffues et s’envola, émettant un cri de victoire qui l’accompagnait sur la cime des arbres. Elle se lamentait et pleurait. Les autres animaux entouraient la Princesse dans ses plaintes interminables et déplorables. Le chien aboyait. Le chat miaulait. Le paon braillait. Les papillons du jardin voltigeaient d’une fleur à une autre en signe de détresse et tristesse.

Au même moment, un Martin pêcheur qui venait d’une longue migration dans les airs vint se reposer dans les arbres. Il entendit les cris de désespoir noir de la Princesse. Il comprit qu’un événement fâcheux et malheureux venait de se passer au château. Il chanta une fois, deux fois et trois fois. Le paon qui comprenait son langage lui répondit. Il descendit les branches des grands arbres centenaires, ombrageux et venteux. Il tendit bien son oreille et vit que le problème était sérieux et désastreux. Il leur dit avoir vu, en passant sur la cime des arbres, un Perroquet qui caressait un objet brillant avec des éclats dorés. La Princesse affirma que c’était sa bague de mariage offerte par la Reine. Le Martin pêcheur promit de la ramener connaissant très bien l’arbre sur lequel il était juché. Il demanda à la Princesse de cesser de pleurer et qu’il lui apporterait sa bague sans difficulté.

Le chien doutait de ses capacités tandis que le chat lui faisait confiance dans la pleine assurance d’une possible réalisation. Quant au paon, il ne disait mot, attendant le retour de l’objet emporté. La Princesse, après avoir essuyé ses larmes, esquissait un bon sourire qui s’étendait jusqu’à ses pommettes graciles avec un brin d’espérance et de croyance.

Le Martin pêcheur émit son cri de départ, déploya ses ailes et fila dans les airs jusqu’au sommet des arbres. Il repéra le Perroquet et le trouva dans un état de somnolence. Il retint son souffle et subitement, il fonça dans sa direction. Soudain, celui-ci, effrayé par le bruit des feuilles et des ailes, se réveilla, en sursaut, prit la fuite avec son objet. Il le pourchassa dans une course effrénée entre les peupliers et de vieux chênes centenaires.

Essoufflé, au-dessus d’un lac, il l’effraya entre ses pattes, le Perroquet prit peur, lâcha la bague qui tomba dans l’eau. Baissant la tête, le Martin pêcheur vit le point central de l’onde qui s’étendait à la surface du lac. Il rassembla ses plumes, chuta en pointe acérée et ajustée, en une plongée rapide qui déchira la peau de l’eau. Il s’infiltra et descendit dans les profondeurs d’où la bague progressait lentement, et, à l’approche des coraux, un poisson des fonds marins le mangea tranquillement. L’oiseau l’ayant aperçu, le rattrapa et le saisit par son bec puis remonta avec le trophée agité de son poisson à la surface, sans le manger.

Victorieux, le Martin pêcheur ramena le poisson auprès de la Princesse, battant ses ailes, à la fenêtre de son bureau, où elle jouait au piano, une douce mélodie chère à ses moments de solitude. Levant les yeux à sa fenêtre, elle le reconnut, sortit, par la grande porte pour le rencontrer. Il ne cessait de tournoyer avec son poisson qui dansait à son bec, la queue ouvert au vent, le plumage encore humide. La Princesse appela vite le paon pour lui parler. Celui-ci déposa son poisson, le chat voulu le croquer, il fut intimidé par le chien.

– La Princesse lui demanda : où est la bague ?

– Il répondit : elle se trouve dans le ventre du poisson. Il ajouta : je n’ai pas voulu manger ce poisson pour la simple raison que ma mission consistait à ramener la bague et me comporter autrement, manquerait à mon devoir d’un service accepté et qui ne serait pas accompli pour le plus grand honneur et bonheur d’une Princesse, vivant dans la noblesse, chargée d’immense grâce.

Il remit ce beau poisson, une espèce rare par le reflet luisant des écailles qu’elle ne voulait pas tuer aussitôt. Mais faute de mieux, elle finit par le dépecer, retrouva la bague dans ses entrailles, maculée de matière gluante. Elle remit le poisson au Martin pêcheur et autorisa de le manger puis lui demanda de se reposer avant de s’en aller.

Au crépuscule somnolent, sous le manteau vespéral, le Perroquet revint furtivement au château et demanda pardon à la Princesse. Il lui promit de ne rien rapporter au retour du Prince. La Princesse lui pardonna et s’interdit de ne rien dire à son Prince de peur d’être sévèrement sanctionné. Ils se réconcilièrent devant tout le monde sous l’assistance du Martin pêcheur. Ils prirent le souper ensemble dans la joie commune de tous les habitants de la cour.

Ainsi, à la fin du repas la Princesse, en guise de reconnaissance, ordonna au Martin pêcheur, de manger désormais tous les poissons des océans, des fleuves, des lacs, des rivières et des ruisseaux pour les bons et loyaux services rendus à sa dignité princière.

© Bernard NKOUNKOU

La reine Beatrix fait ses adieux à ses pairs

avril 30, 2013
 
 
 
Photos- La reine Beatrix fait ses adieux à ses pairs

 

 
 

L’Europe avait rendez-vous avec l’histoire, lundi soir. Après 33 ans de règne sur les Pays-Bas, la reine Beatrix passe la main à son fils, Willem-Alexander. Les familles royales du monde entier se sont retrouvées à Amsterdam pour lui dire… au revoir.

Avant même la grande soirée de gala donnée au Rikjsmuseum, la reine Beatrix avait tenu à s’adresser à ses compatriotes. Dans un message télévisé, diffusé à 20h30, celle qui fut souveraine pendant 33 ans a exprimé «sa profonde gratitude» envers tous les Néerlandais. Elle a également réaffirmé toute sa confiance à son fils, Willem-Alexander, qui produit déjà «un travail énorme» et s’intéresse de près à «l’évolution de notre pays».

Suite à ce discours plein de solennité et d’émotion, Willem-Alexander, son épouse, la princesse Maxima, et la reine Beatrix ont convié des hôtes de marque venus du monde entier à un grand dîner

Les plus attendus étaient bien évidemment le prince Charles et son épouse, Camilla, très élégante dans une robe longue noire et blanche. Letizia d’Espagne, au bras du prince Felipe, portrait un long fourreau noir délicatement brodé de dentelles. La princesse Victoria de Suède et son époux, le prince Daniel, étaient accompagnés du prince Naruhito, le futur empereur du Japon. Suivaient Philippe et Mathilde de Belgique, plus amoureux et complices que jamais, posant avec plaisir sur le tapis rouge du Rikjsmuseum. Mais aussi Frederik et Mary de Danemark ou encore le prince Haakon de Norvège et son épouse la princesse Mette-Marit, très en beauté dans une robe longue printanière.

Gala.fr par L.C

Kate habitera chez ses parents après la naissance de bébé

avril 20, 2013

Le quotidien britannique Daily Mail révèle les projets de la future maman

 
Kate habitera chez ses parents après la naissance de bébé

 
 

Rompant avec tous les usages en vigueur dans la famille régnante, la duchesse de Cambridge compte résider chez ses parents – et non au palais de Kensington – une fois sortie de la maternité. Comme beaucoup de jeunes accouchées, elle trouvera aide et soutien auprès de sa mère, Carole Middleton.

Elle a toujours suivi son propre chemin, sans se laisser dicter son quotidien de princesse et de femme par quiconque… Le quotidien britannique Daily Mail révèle aujourd’hui que l’épouse du prince William n’aura pas recours aux services d’une nurse spécialisée dans les soins aux nouveaux-nés après sa sortie de la maternité – ce qui est pourtant une tradition dans la famille régnante.

Désireuse d’être une jeune maman la plus «normale» possible, elle ira s’installer avec bébé chez ses parents, propriétaires depuis quelques mois d’un très beau manoir au cœur de la campagne verdoyante du comté de Berkshire. Et ce pendant au moins un mois et demi. Kate aurait confié se sentir « plus en sécurité, davantage protégée » auprès des siens, et sait qu’elle trouvera auprès de sa mère les conseils et le soutien moral dont elle aura besoin tout au long des semaines qui suivront la naissance.

Carole Middleton, poursuit le quotidien Daily Mail, est «sur un petit nuage» à la perspective de devenir grand-mère et travaille actuellement à la décoration de sa maison – où l’aménagement d’une nursery serait en cours.

A un peu moins de trois mois de la venue au monde du futur héritier (ou de la future héritière) de la couronne de Grande-Bretagne, les préparatifs s’accélèrent. Il y a deux jours, la duchesse de Cambridge et sa mère ont été vues faisant l’emplette d’un couffin en osier blanc chez Blue Almonds, à Londres, une boutique d’articles pour jeunes enfants située sur Walton Street, où tout est fait pour offrir un service sur-mesures aux futurs parents – les pièces de mobilier peuvent ainsi être peintes, à la demande, dans plus de 2 000 teintes. Hier, la belle-fille du prince Charles s’est également rendue chez Peter Jones, l’un de ses grands magasins favoris, au cœur de la capitale, pour flâner dans le rayon poussettes et sièges auto. 

En l’absence de William – fréquemment retenu à Anglesey, au pays de Galles, par ses missions de pilote d’hélicoptère –, Kate fait en sorte que tout soit prêt pour accueillir bébé. So sweet

Gala.fr par Coraline Lussac

Letizia d’Espagne: prête à devenir reine

janvier 17, 2013

Elle porte aujourd’hui tous les espoirs d’une monarchie affaiblie

Letizia d'Espagne: prête à devenir reine
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La royauté espagnole est fragilisée par les scandales et les problèmes de santé de Juan Carlos Ier. Plébiscitée par ses compatriotes, la jeune femme prépare l’accomplissement de son extraordinaire destin, au côté du prince Felipe.

La voilà qui s’avance, menton haut et regard intense sous les flashs. Sur son passage, tout le monde s’écarte. C’est elle ? C’est elle. Letizia, un phénomène comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, star sans rivales d’une famille régnante dont elle a tranquillement révolutionné le style. Et dont elle est aujourd’hui le meilleur atout. Le roc.

Les sondages le montrent : plus de 72% des Espagnols jugent la jeune femme et son conjoint, Felipe, prêts à régner, près de 55% d’entre eux estiment que la jeune femme a amélioré l’image des Bourbons, 80% d’entre eux approuvent la manière avec laquelle elle conduit sa vie de princesse et d’épouse. En septembre dernier, à l’occasion du quarantième anniversaire de Letizia, une série de photographies prises dans leur résidence de la Zarzuela vient révéler l’intimité d’un couple tendre et complice au côté de ses deux filles, les infantes Leonor, six ans, et Sofia, cinq ans. Les images, empreintes d’harmonie, de sérénité et de douceur, rompent avec la grandeur et la solennité habituelles des portraits officiels pour en appeler aux valeurs familiales chères aux Espagnols. Elles sont le reflet d’un bonheur authentique, elles sont aussi une première dans l’histoire de la dynastie, d’ordinaire peu encline à entrouvrir la porte de ses palais.

A l’heure où les compatriotes de Juan Carlos Ier s’inquiètent pour la monarchie, malmenée depuis des mois par une longue série de scandales affectant jusqu’à la personne du roi, par ailleurs victime de problèmes de santé à répétition, les clichés viennent opportunément mettre en vedette le seul couple épargné par les rumeurs et les polémiques et convaincre l’opinion que la succession et l’institution sont entre de bonnes mains. Ancienne journaliste de télévision, la princesse des Asturies connaît mieux que quiconque l’importance de l’image. En huit ans de mariage, elle est parvenue à changer en profondeur celle de Felipe, un prince que l’on disait froid et distant, perçu désormais, grâce à elle, comme un époux et un père exemplaire et aimant.

Les photographies «préparent-elles le terrain pour une possible abdication du roi ?», s’interroge une partie des médias. Le 3 janvier, deux jours avant le soixante-quinzième anniversaire de Juan Carlos, un sondage réalisé pour le quotidien El Mundo révèle une chute historique de la cote de popularité du souverain – la moitié seulement des personnes interrogées juge bon ou très bon le bilan de ses 37 années de règne (ils étaient plus de 76% en 2011). Pire : près des deux tiers des 18 – 29 ans doutent que la monarchie soit la meilleure forme de gouvernance pour l’Espagne. L’Histoire se répète ? Les observateurs prêtent aujourd’hui à Letizia le même flair, la même intelligence politique que sa belle-mère, la reine Sophie – qualités qui ont longtemps fait de cette dernière la conseillère la plus influente de l’actuel monarque. Voilà des mois que la princesse Asturies intensifie son action dans les domaines de l’éducation et de la jeunesse. Dans un pays frappé de plein fouet par la crise, elle privilégie les tenues petit prix (du Zara, du Mango) et recycle à l’infini ses ensembles Felipe Varela – son couturier favori. Résolue à donner une image moderne de la monarchie elle s’affiche dans les rues de Madrid en jean et blouson de cuir, l’oreille vissée à son téléphone portable. Longtemps brocardées par les monarchistes purs et durs, les origines modestes de la jeune femme, fille d’infirmière et petite-fille de chauffeur de taxi, sont aujourd’hui perçues comme des atouts.

Letizia protège sa vie privée comme un secret d’Etat. Particulièrement exigeante sur l’éducation de Leonor et Sofia – qu’elle a prise en main, tout comme la reine Sophie avait autrefois pris en main celle de ses trois enfants –, elle est aussi résolue à leur offrir une vie « normale », aussi proche que possible de celle des autres fillettes de leur âge. Les Espagnols croisent régulièrement les héritiers du trône et les deux infantes au cinéma, au restaurant, dans les boutiques des grandes artères commerçantes de la capitale. Ses amis témoignent que la princesse sait combien coûte un kilo de viande ou un ticket de métro. 210 engagements officiels en solo, une connaissance parfaite de ses dossiers, plus de 60 discours prononcés avec l’assurance d’une pro… Tout, dans son emploi du temps de plus en plus chargé, son sourire, ses audaces vestimentaires, prouve que Letizia n’est plus l’apprentie altesse des débuts, cantonnée dans l’ombre de son époux.

«On ne manipule pas Sophie, a dit un jour l’une des biographes de l’actuelle souveraine. Elle juge, elle organise, elle tranche avec le plus grand discernement.» Par-delà les Pyrénées, la fermeté de caractère de la princesse des Asturies n’est, de même, un secret pour personne. Les medias se font régulièrement l’écho de ses relations difficiles avec ses belles-sœurs, les infantes Elena et Cristina, comme de sa détermination à protéger le futur roi Felipe des scandales qui frappent sa famille – d’où sa réticence à se montrer en public au côté de Cristina et de son conjoint, Inaki Urdangarin, soupçonné d’évasion fiscale et de détournement de fonds. Sans pour autant se détourner de Juan Carlos, ce souverain auquel leur pays doit tant, les Espagnols ont aujourd’hui pour elle les yeux de Chimène. Une belle histoire commence…

Gala.fr par Coraline Lussac