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Syrie: Bachar al-Assad reste inflexible: « Démissionner, ce serait fuir »

mai 18, 2013

 

Le président syrien Bachar al-Assad refuse de quitter le pouvoir avant la fin de son mandat en 2014. Dans un entretien à l’agence de presse officielle argentine Telam et au quotidien Clarin, le chef d’Etat contesté laisse entendre qu’il serait candidat en 2014 à sa succession.

« Démissionner, ce serait fuir », estime M. Assad. « Sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester (…) c’est le peuple syrien qui le déterminera lors de l’élection présidentielle de 2014 ».

Il s’est dit sceptique quant à la rencontre voulue par Moscou et Washington pour trouver une solution au conflit. Le président syrien accuse l’Occident et l’opposition de vouloir faire échouer toute initiative de dialogue pour mettre fin à plus de deux ans d’un conflit qui, selon une ONG, a fait plus de 94’000 morts.

Il a ainsi pointé du doigt « de nombreux pays occidentaux (qui) ne voulaient pas d’une solution en Syrie ». Il les a accusé une nouvelle fois de soutenir les « terroristes », terme par lequel il désigne les rebelles.

M. Assad a néanmoins « bien accueilli le rapprochement americano-russe », même s’il ne s’est pas prononcé sur la participation de son camp au dialogue prévu avec l’opposition au cours de cette conférence internationale envisagée pour juin à Genève.

Déclaration de Genève

Cette conférence doit se baser sur la Déclaration de Genève signée par les grandes puissances en juin 2012 qui prévoit un arrêt des hostilités et un gouvernement de transition. Elle n’évoque toutefois pas le sort de M. Assad, principal point de discorde entre Russes et Américains.

Moscou, grand allié de Damas à qui il fournit des armes, plaide pour son maintien jusqu’à une élection. En revanche, Washington a réclamé à plusieurs reprises son départ, posé comme condition sine qua non par l’opposition à toute initiative de paix.

Romandie.com

Mali: l’ex-junte garde la main sur la transition, les islamistes sur le Nord

mai 10, 2012

Un mois après avoir remis le pouvoir aux civils au Mali, l’ex-junte militaire reste omniprésente à Bamako et ne cède rien sur les modalités de la transition, ce dont profitent les islamistes armés toujours maîtres du Nord où la situation se dégrade.

Dans la capitale, les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo, auteurs du putsch du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré, ont depuis le 12 avril officiellement confié le pouvoir au président Dioncounda Traoré, pour un intérim de 40 jours qui doit donc s’achever le 22 mai selon la Constitution.

L’ex-junte tient à cette date et s’oppose sur ce point à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) qui, après avoir fixé une durée de la transition à 12 mois, n’a plus évoqué de durée lors d’un sommet à Dakar le 3 avril.

Depuis, les pourparlers laborieux se poursuivent entre l’ex-junte et des médiateurs ouest-africains.

Arrivés mardi à Bamako en émissaires de la Cédéao, les ministres burkinabè des Affaires étrangères Djibril Bassolé et ivoirien de l’Intégration africaine Adama Bictogo, ont repris langue avec les ex-putschistes, « mais on ne peut pas dire que les choses avancent », avoue un proche de M. Bictogo.

Le principal point de blocage se résume à la question « Qui va diriger la transition? », selon des sources concordantes.

Si, à l’instar du front anti-putsch, composé de partis politiques et d’associations maliennes, la Cédéao souhaite voir Dioncounda Traoré poursuivre l’interim, les putschistes s’y opposent, tout comme d’autres partis politiques et associations qui les soutiennent.

« Tout remettre à zéro »

« Après les 40 jours, il faut remettre tout à zéro et s’entendre sur un nom qui va diriger la transition », affirme à l’AFP un proche du capitaine Sanogo.

Les deux envoyés de la Cédéao « ont rencontré à deux reprises les militaires, mais pour le moment, ça ne donne rien. On a l’impression que certains attendent que les 40 jours de présidence par intérim se terminent, pour dire on prend la situation en main », ajoute une source proche des médiateurs.

« L’idéal serait de trouver maintenant des solutions pour l’après présidence par intérim, pour ne pas faire un saut vers l’inconnu. Le point de vue de la communauté internationale, mais aussi de nos institutions sous-régionales, est que les militaires ne doivent pas diriger la transition », confie un diplomate africain à Bamako.

« C’est la junte qui a aujourd’hui la réalité du pouvoir à Bamako. Or, la situation tendue au sud n’arrange pas les affaires du nord du Mali. La dernière tentative de contre-coup pose des problèmes de sécurité à Bamako », analyse le journaliste malien Tiégoum Boubeye Maïga, évoquant l’offensive fin avril-début mai à Bamako de parachutistes fidèles à ATT, repoussée par les ex-putschistes.

La tâche principale des organes de transition sera de trouver une solution à la crise dans le nord du pays, tombé à la faveur du putsch aux mains de rebelles touareg et surtout d’islamistes armés, dont d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui y occupe désormais une position dominante.

A Tombouctou (nord-ouest), des combattants d’Aqmi ont récemment profané le mausolée d’un saint musulman de la cité inscrite au patrimoine de l’Unesco, laissant la ville sous le choc.

« Le Nord est notre préoccupation essentielle (. . . ) Que les populations qui sont là-bas le sachent et que les populations qui sont ici le sachent également », a dit mercredi à l’issue du premier conseil des ministres le président Dioncounda Traoré, sans moyens.

Une déclaration loin de son discours d’investiture du 12 avril quand il avait menacé les groupes armés au nord d’une « guerre totale et implacable ».

Jeuneafrique.com