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Kenya : la Cour suprême valide l’élection de Kenyatta à la présidence

mars 30, 2013
Uhuru Kenyatta assiste à une messe le 10 mars 2013 à Gatundu, Kiambu. Uhuru Kenyatta assiste à une messe le 10 mars 2013 à Gatundu, Kiambu. © AFP

La Cour suprême du Kenya a confirmé samedi l’élection de Uhuru Kenyatta à la présidence du pays, à l’issue d’un scrutin jugé « libre, équitable, transparent et crédible », a annoncé le président de cette cour, Willy Mutunga, lors d’une audience publique retransmise à la télévision.

Les six juges de la Cour suprême ont rejeté à l’unanimité les recours déposés par le camp de Raila Odinga, principal rival de M. Kenyatta, et par des associations citoyennes qui dénonçaient une série d’irrégularités ayant selon eux affecté la sincérité du scrutin.

« La décision, à l’unanimité de la Cour est que l’élection présidentielle tenue le 4 mars 2013 s’est déroulée de façon libre, équitable, transparente et crédible, conformément aux dispositions de la Constitution et des dispositions légales pertinentes », a déclaré solennellement M. Mutunga, donnant lecture de la décision de la Cour suprême.

La Cour a également décidé que Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto « avaient été valablement élus » président et vice-président de la République du Kenya, a ajouté M. Mutunga.

La Commission électorale kényane (IEBC) avait proclamé le 9 mars M. Kenyatta vainqueur avec 50,07% des suffrages au premier tour et 8.000 voix seulement au dessus de la barre de la majorité absolue des votants exigée par la Constitution.

Le camp Odinga et les associations requérantes arguaient d’irrégularités dans la liste électorale, lors du scrutin et de son dépouillement.

Les arguments de la Cour n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat. « Le jugement détaillé contenant les raisons de la décision de la Cour sera publié dans les deux semaines », a expliqué son président.

Le scrutin et la proclamation des résultats de la présidentielle du 4 mars se sont déroulés sans incident notable, démentant les craintes d’une répétition des terribles violences (plus de 1.000 morts) provoquées fin 2007 par l’annonce de la courte défaite de M. Odinga, à l’époque face au sortant Mwai Kibaki, soutenu alors par M. Kenyatta.

La décision de la Cour, créé par la Constitution de 2010, était à ce titre guettée avec énormément d’attention au Kenya et perçue comme un test pour cette institution à la réputation encore intacte dans le pays, selon les analystes. MM. Kenyatta et Odinga, qui ont tous deux assuré qu’ils respecteraient sa décision, quelle qu’elle soit, n’avaient pas réagi dans l’immédiat.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : les sondages confirment la baisse de popularité d’Ennahdha

mars 1, 2013

Ghannouchi ne recueille que 3,7% d'intentions de vote, contre 29,1% pour Caïd Essebsi. Ghannouchi ne recueille que 3,7% d’intentions de vote, contre 29,1% pour Caïd Essebsi. © AFP/Montage J.A.

Plusieurs sondages, dont le dernier publié le 1er mars par le cabinet Sigma Conseil, montrent que la cote du parti islamiste Ennahdha s’effrite. Tandis que celle de son principal rival, Nida Tounès, grimpe.

Présenté le 1er mars, le sondage effectué par le cabinet Sigma conseil offre un premier enseignement sur la situation politique compliquée de la Tunisie : 47,7% des sondés n’adhérent pas à la désignation d’Ali Laarayedh, ancien ministre de l’intérieur, comme Premier ministre chargé de réunir une nouvelle équipe gouvernementale après la démission du gouvernement Jebali. Seuls 31,5% le soutiennent tandis que 20,8% sont hésitants.

À la question de savoir « quelle est la personnalité politique en qui vous avez le plus confiance ? », les Tunisiens désignent à 31,5% Béji Caïd Essebsi, ancien premier ministre et fondateur de « Nida Tounès », parti rival d’Ennahdha. Ali Laarayedh, n’arrive qu’en 2e position, avec 18,2 % d’opinions positives. Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement dont l’initiative de mettre en place un gouvernement de technocrates a été rejetée par son propre parti, obtient 15,6 %, suivi de Hamma Hammami, secrétaire général du Front Populaire (11,9 %). Rached Ghannouchi (leader d’Ennahdha) ne recueille que 5,4%.

Trois grands pôles

Les intentions de vote reflètent presque le même classement. Caïd Essebsi arrive en tête avec 29,1 %, suivi de Hamadi Jebali (21,7%), Hamma Hammami (12%) et Ali Laarayedh (7,3%). Comme dans les sondages précédents, les autres leaders politiques se placent loin derrière. Moncef Marzouki, actuel président de la république obtient 4,6%, Ahmed Néjib Chebbi 3,8%, Rached Ghannouchi 3,7%, Taieb Baccouche 3,5%, Kamel Morjane 2,1%, et Mustapha Ben Jaafar 1,9%.

Ces résultats rejoignent ceux publiés par le bureau 3 C études, le 22 février dernier. Et confirment la tendance des précédents du mois de janvier. Il en ressort que le paysage politique tunisien s’articule autour de trois pôles : Nida Tounès, Ennahdha et le Front populaire. Une situation qui explique le bras de fer avec Nida Tounès qu’a engagé Ennahdha, visiblement pénalisé par son mauvais bilan après plus d’un an au pouvoir.

Jeuneafrique.com par Frida Dahmani, à Tunis