Posts Tagged ‘prise de position’

Un maire et ses adjoints refusent de célébrer un mariage gay

juin 9, 2013

Au Pays basque, le maire d’Arcangues dit être «mal à l’aise et choqué» à l’idée de marier un couple homosexuel. La préfecture gronde, mais l’affaire pourrait se terminer devant un tribunal.

À Arcangues, dans les Pyrénées-Atlantiques, le maire Jean-Michel Colo (divers droite) refuse de marier deux hommes de sa commune, et par conséquent d’appliquer la loi sur le mariage homosexuel promulguée le 18 mai dernier. Tout comme ses six adjoints qui soutiennent sa décision. Le maire, à la tête du village basque depuis 31 ans, a envoyé un courrier au préfet stipulant qu’il n’y aura pas de mariages homosexuels dans sa commune.

«La loi est peut-être légale mais elle est illégitime»

Joint par LeFigaro, Jean-Michel Colo explique être «mal à l’aise et choqué» par le fait de marier deux homosexuels. Les deux hommes en question se sont vus refuser leur dossier le 31 mai. «Si on est contre une loi, on ne l’applique pas. Cette loi est à mes yeux illégitime». L’élu reproche notamment à François Hollande son changement de cap dans les dispositions de la loi: «C’est un menteur. Au Congrès des maires en 2012, il s’est fait applaudir, y compris par des maires de droite comme moi, en promettant une clause de conscience» aux maires qui ne voulaient pas célébrer de mariages homosexuels.

Opposant à la loi en raison de «l’utilisation du terme mariage», Jean-Michel Colo considère qu’il n’y a «qu’une filiation biologique et que l’égalité ne vient pas avec le mariage». Dans cette affaire, il ne craint pas la justice: «J’ai des avocats, (…) j’assume, je persiste. J’ai un cœur et une conscience». Il n’a pas proposé d’alternative au couple homosexuel: «Qu’ils ne me demandent pas de cautionner leur vie sexuelle et qu’ils se débrouillent», tranche-t-il.

«C’est un combat d’arrière garde»

Bernard Gachen, président de l’association LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi, et Trans) Les Bascos, est choqué par la prise de position du maire d’Arcangues. «C’est un combat d’arrière garde. La loi a été validée par le Conseil constitutionnel, Arcangues n’est pas une principauté qui échappe aux lois de la République». Pour lui, «il n’est pas question de laisser passer ça». La députée des Pyrénées-Atlantiques, Colette Capdeville, soutient cette démarche. Elle a adressé vendredi un courrier au préfet afin «de bien vouloir veiller à ce que la loi sur le mariage soit respectée à Arcangues», car «il est de la responsabilité des élus et notamment des maires, officiers de l’état civil de respecter nos textes de lois».

L’association envisage d’entamer un recours en pénal pour discriminations: «C’est très violent humainement pour le couple en question de se voir refuser un mariage. Et c’est aussi de l’homophobie de refuser de marier deux personnes du même sexe». L’attitude du maire ne fait que «remettre de l’huile sur feu, au lieu de calmer les tensions. Nous les homosexuels, demandons seulement à vivre nos vies tranquillement».

La mise en garde de Manuel Valls

La préfecture a rappelé vendredi que le «droit au mariage dans la commune du domicile ou de la résidence de l’un des époux, inchangé depuis 1804, ne connaît aucune dérogation». Elle souligne aussi que le maire peut déléguer ce pouvoir à ses adjoints ou à des conseillers municipaux.

Samedi, c’est le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a rappelé les élus à l’ordre. «Les lois s’appliquent partout et il ne peut pas y avoir la moindre rupture d’égalité. Évidemment s’il y avait rupture d’égalité le procureur serait saisi. Et les élus qui ne respecteraient pas cette égalité, les lois de la République, risquent des sanction importantes. Donc j’espère que la raison va l’emporter là-bas comme ailleurs», a-t-il dit.

Deux types de sanctions pourraient être imposées. En vertu du code pénal, un maire peut être condamné pour discrimination en cas de dépôt de plainte et risque «jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende», selon la préfecture. Le maire peut aussi être suspendu en Conseil des ministres, voire faire l’objet d’une «révocation», a précisé la préfecture.

Quels recours pour le couple?

Face au refus de la mairie, le couple peut demander au préfet de se substituer au maire pour célébrer ce mariage grâce à une disposition du Code général des collectivités territoriales. Le couple peut aussi porter plainte en pénal pour «rupture d’égalité» en raison d’un comportement discriminatoire, en invoquant l’article 225 du Code pénal. À ce titre, Jean-Michel Colo risque trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. Pour l’heure, la préfecture n’a pas fait de commentaires.

Lefigaro.fr par Emmanuelle Germain

Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud Montebourg

mai 7, 2013

« Ni « femme de » ni « ex de » »

 
Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud Montebourg  Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar

Audrey Pulvar vient de craquer. Un grand coup. Excédée par les critiques qui lui repochent d’avoir égratigné son ex -ompagnon, elle vient de publier une longue tribune pour exprimer son ras-le-bol. 

Vendredi dernier, une petite tirade bien sentie d’Audrey Pulvar a mis la sphère médiatique et politique en émoi. « On m’explique qu’Arnaud Montebourg est indispensable au gouvernement. Il n’a plus sa place. Il n’est plus symbolique. Il est un trublion, de ceux qui font le plus de bruit, et qui gêne l’action de François Hollande manifestement, ou en tout cas celle de Jean-Marc Ayrault », déclarait-elle sur le plateau du Grand Journal.

Suite aux nombreuses réactions pointant la subjectivité de sa prise de position à l’égard de son ex-compagnon, Audrey Pulvar a tenu à réagir aujourd’hui dans une tribune ouverte publiée par Libération.

Après avoir rappelé les grand combats du féminisme des années 70, Audrey Pulvar déplore avoir été réduite à un rôle de faire-valoir à l’époque de sa relation avec le ministre du redressement productif. « Du jour au lendemain, ne plus exister qu’assignée au rôle – subalterne, soumis, forcément soumis – de « femme de », explique-t-elle. Se voir démentie la possibilité de penser seule ou de défendre des idées, qu’elles fussent identiques ou pas à celles de l’être aimé. Demander à être jugée sur pièce ? Drôle d’idée ! Vouloir être évaluée pour ses (in)compétences réelles, ses erreurs ou ses succès professionnels ? N’y pensez pas ! »

Un procès en intention qu’elle estime avoir subi une deuxième fois lorsqu’elle s’est séparée d’Arnaud Montebourg : « Après m’être vu reprocher en tant que « femme de » de jeter le discrédit sur toute une profession, me voilà frappée du sceau « d’ex-femme de », qui à en croire certains, oblitère tout autant ma clairvoyance. Sous la plume de ceux-là mêmes qui, pendant trois ans, ont quotidiennement instruit mon procès en conjugale partialité, je me découvre une sujétion à des instincts vengeurs de simple femelle, dont chaque propos ou attitude – et pas seulement concernant l’actualité politique – ne devraient être interprétés qu’à travers le prisme de la “femme bafouée” »

Voilà, voilà, vous l’aurez compris, Audrey Pulvar en a marre qu’on lui reproche d’être l’ex d’Arnaud  Montebourg lorsqu’elle parle d’Arnaud de Montebourg. Et si Audrey Pulvar arrêtait tout simplement de parler d’Arnaud Montebourg ? Oui, un peu comme quand elle était avec Arnaud Montebourg justement et qu’on ne l’entendait pas trop critiquer Arnaud Montebourg. On pourrait tous passer à autre chose…

Voici.fr par P.S.B.

Audrey Pulvar tacle son ex-compagnon

mai 4, 2013

Selon elle, «il n’a plus sa place au gouvernement»

Audrey Pulvar tacle son ex-compagnon

 
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D’abord «femme de», Audrey Pulvar est devenue «ex-de», mais sa relation avec Arnaud Montebourg, bien que terminée, continue de déchaîner les passions. Notamment lorsque la journaliste tacle son ex-compagnon dans le Grand Journal sur Canal +.

Montebourg est prévenu, son ex veut sa peau. Hier soir, dans le Grand Journal, la chroniqueuse du Grand 8, sur D8, a estimé que le ministre du Redressement productif n’avait, en cas de remaniement, plus sa place au gouvernement. Et vlan!

La journaliste y est allée fort, très fort, en jugeant l’action du ministre Montebourg contre-productive: «Je pense qu’il fait partie de ceux qui gênent l’action de François Hollande, en tout cas celle de Jean-Marc Ayrault», faisant allusion à son opposition au rachat de Dailymotion par Yahoo.

Audrey Pulvar va même jusqu’à pronostiquer une sortie de son ex-compagnon du gouvernement: «S’il y a un remaniement avec un gouvernement resserré, et que Jean-Marc Ayrault reste Premier ministre, il me semble difficilement compatible qu’Arnaud Montebourg reste dans ce gouvernement». Jean-Luc Mélenchon, a d’ailleurs indiqué qu’Arnaud Montebourg était le bienvenue au Parti de gauche. En cas d’éviction du gouvernement, le socialiste a peut-être trouvé une porte de secours.

Car plus qu’un tacle, la prise de position de la journaliste est un véritable coup de massue pour le ministre du Redressement productif: «Le fait que Jean-Marc Ayrault reconnaisse qu’Arnaud Montebourg l’a insulté au téléphone, ça ne vous semble pas être le meilleur argument pour le virer au prochain remaniement?». C’est sûr, après ça, plus personne n’osera accuser Audrey Pulvar de favoritisme envers son ex-compagnon.

 Gala.fr par Armelle Sémont

Égypte : Hosni Moubarak plaide la cause de Mohamed Morsi

mars 11, 2013
 

Hosni Moubarak souffre d'un cancer. Hosni Moubarak souffre d’un cancer. © Reuters

Selon son avocat, Farid Al-Dib, le président déchu Hosni Moubarak est « triste et frustré » devant la multiplication des manifestations violentes qui ont pour but de dénoncer la politique de son successeur Mohamed Morsi.

Mohamed Morsi s’attendait-il à un tel soutien ? Hosni Moubarak appelle les Égyptiens à se rallier à son successeur islamiste et à cesser les protestations violentes, a indiqué l’avocat du président déchu, Farid Al-Dib, lundi 11 mars. « Il est le président élu, les gens doivent se rassembler autour de lui », a dit l’ancien homme fort égyptien à son conseil.

Une prise de position opportune ? Elle paraît à tout le moins bien étonnante, tant l’inimité entre les deux hommes est de notoriété publique. Mohamed Morsi avait été emprisonné à deux reprises sous le régime d’Hosni Moubarak, adversaire résolu des islamistes durant ses trente années au pouvoir.

« Criminels et voyous »

« Moubarak est triste et frustré » devant la multiplication des manifestations violentes, a déclaré l’avocat. Selon lui, tout en reconnaissant le droit des Égyptiens à manifester pacifiquement, le président déchu souligne être hostile aux protestations violentes. « Moubarak considère toujours que ceux qui ont attaqué les commissariats en 2011 étaient des criminels et des voyous », a encore dit l’avocat, une allusion aux actions de révolutionnaires durant la période de troubles qui avaient conduit au changement de régime.

Le contexte dans lequel ces déclarations interviennent est très délicat pour Morsi. Le 9 mars, deux manifestants ont été tués au Caire dans de nouvelles violences, après un verdict dans le procès d’une tragédie du football à Port-Saïd (nord-est), en 2012. Le tribunal de Port-Saïd, siégeant au Caire pour des raisons de sécurité, a confirmé 21 condamnations à mort prononcées en janvier et annoncé 24 condamnations à des peines de prison – dont cinq à perpétuité – ainsi que 28 acquittements. Un verdict qui a provoqué une reprise des troubles à Port-Saïd.

Agé de 84 ans, Hosni Moubarak attend son nouveau procès, qui aura lieu le 13 avril, pour la mort de manifestants durant la révolte populaire qui l’a renversé en février 2011.

Jeuneafrique.com

Syrie: une question « de semaines »

décembre 13, 2012
La chute du régime du président syrien Bachar el-Assad pourrait n’être qu’une question de « semaines », a déclaré aujourd’hui à l’AFP le ministre irakien des Finances, dont le pays a jusqu’ici évité toute prise de position publique au sujet du conflit syrien. « Il y a une réelle accélération concernant l’attention portée à la Syrie par la communauté internationale (…), une véritable inquiétude au sujet de l’utilisation d’armes chimiques » a affirmé le ministre, Rifaa al-Issawi, en marge d’une réunion avec le Fonds monétaire international à Amman. « J’ai personnellement l’impression que (…) les changements (en Syrie) auront lieu d’ici peu », a ajouté M. Issawi.
« Je crois, personnellement (que c’est une question) de semaines », a-t-il précisé relevant qu' »à présent les combats ont lieu aux alentours de l’aéorport de Damas (…) on a l’impression qu’il y a une accélération ».

Le ministre irakien, de confession sunnite comme la majorité des rebelles syriens, a également estimé les combats dans la région de Damas étaient une indication que le changement pouvait être proche, notant une accélération des efforts internationaux visant le régime du président Assad. Ses propos interviennent alors que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, dont le pays est le grand allié de Damas, a estimé que le régime syrien perdait « de plus en plus » le contrôle du pays et qu’une victoire de l’opposition dans ce conflit n’était pas à exclure. Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a lui aussi déclaré jeudi que le régime syrien « se (rapprochait) de l’effondrement », qui « n’est qu’une question de temps ».

La Syrie est en proie à un conflit déclenché en mars 2011 par une révolte populaire contre le pouvoir qui s’est transformée en rébellion armée face à une répression sanglante. Les violences ont fait en près de 21 mois plus de 42.000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

 
Lefigaro.fr avec AFP