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Afrique du Sud : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison ferme

octobre 21, 2014

Oscar Pistorius lors de la dernière audience de son procès le 21 octobre 2014 à Pretoria.
Oscar Pistorius lors de la dernière audience de son procès le 21 octobre 2014 à Pretoria. © AFP

La justice sud-africaine a condamné le champion d’athlétisme de 27 ans, Oscar Pistorius, à cinq ans de prison ferme pour le meutre de sa petite amie en 2013. Il a également écopé de trois ans de prison avec sursis pour délit sur l’usage d’armes à feu.

Reconnu coupable d’homicide involontaire « par négligence », Oscar Pistorisu purgera « une peine maximum de cinq ans de prison » ferme. C’est ce qu’a annoncé mardi 21 octobre la juge Masipa après avoir longuement étayé son verdict. Il a également écopé de trois ans de prison avec sursis pour délit sur l’usage d’armes à feu. Le procureur avait requis dix ans de prison ferme.

L’athlète a été emmené directement en prison avec l’audience. Une radio privée sud-africaine croyait cependant savoir, lundi matin, qu’une cellule du quartier sécurisé de la prison de Pretoria était déjà prête à accueillir Pistorius en cas de peine de réclusion criminelle.

Selon le parquet, il serait immoral qu’il échappe à la prison, alors qu’il a tué la jeune femme de quatre balles tirées à travers une porte de toilettes, fut-ce en la prenant pour un cambrioleur. « Une peine non carcérale enverrait un mauvais message à la société, mais par ailleurs, une longue peine d’incarcération ne serait pas appropriée non plus », a-t-elle dit dans ses attendus.

Bien qu’elle ait considéré, dans son verdict, que l’accusation n’avait pas réussi à prouver l’intention homicide, la juge a considéré la gravité des faits : Oscar Pistorius « savait que les toilettes étaient un espace réduit et qu’il n’y avait aucun moyen de s’échapper pour la personne derrière la porte », a-t-elle dit.

La juge a clairement rejeté les arguments de la défense sur la vulnérabilité de l’accusé, et sur l’impossibilité d’emprisonner un homme amputé des deux jambes. Les prisons sud-africaines, a-t-elle dit, sont en mesure de recevoir Oscar Pistorius, « un double amputé qui a besoin de soins psychologiques ».

La famille de Reeva Steenkamp s’est déclarée satisfaite de la peine infligée à Oscar Pistorius. « Oui, je suis très content », a déclaré au journalistes Barry Steenkamp, le père de la victime, alors que l’avocat de la famille précisait: « Ils pensent que c’est correct, ils sont satisfaits de la sentence ».

Jeuneafrique.com avec AFP

A 86 ans, Charles Pasqua n’en a toujours pas fini avec la justice

juillet 7, 2013

PARIS – Une relaxe lundi dans l’affaire pétrole contre nourriture, comme requis par le parquet, lui enlèverait un poids, mais Charles Pasqua, 86 ans, poursuivi ces dix dernières années dans plusieurs dossiers, n’en aurait pas pour autant fini avec la justice.

— En janvier 2013, l’ancien ministre de l’Intérieur a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à deux ans de prison avec sursis, 150.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité pour détournements de fonds publics, dans une affaire remontant à 2000 d’un projet avorté de fondation d’art du mécène Jean Hamon. Il a fait appel, la procédure suit son cours.

— Deux condamnations antérieures sont devenues définitives:

. En 2008, il était condamné à 18 mois de prison avec sursis pour financement illégal de sa campagne pour les élections européennes de 1999. Il avait bénéficié de 7,5 millions de francs (1,143 million d’euros) provenant de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie). Sa peine a été confirmée en appel en septembre 2009 et son pourvoi en cassation rejeté.

. En 2010, la Cour de justice de la République (CJR) le condamnait à un an de prison avec sursis pour complicité d’abus de biens sociaux et de recel dans une affaire de détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société sous tutelle du ministère de l’Intérieur.

La CJR l’a en revanche blanchi dans deux autres affaires jugées simultanément: malversations liées à un agrément d’exploitation accordé au casino d’Annemasse et pots-de-vin du groupe GEC-Alstom en 1994.

L’arrêt dans les trois affaires a été validé par la Cour de cassation.

— Plusieurs autres affaires dans lesquelles Charles Pasqua a été mis en cause sont en revanche désormais sans suite pour lui:

– Angolagate: La cour d’appel de Paris l’a relaxé en avril 2011, annulant une condamnation à trois ans de prison dont un an ferme prononcée en première instance en octobre 2009 pour trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux. La cour a par ailleurs jugé que la vente d’armes au coeur de cette affaire n’était pas illicite.

– Iskandar Safa: Il avait été mis en examen en 2005 pour des largesses présumées concédées à ses proches par cet homme d’affaires libanais. L’affaire s’est finalement conclue par un non-lieu général en octobre 2009.

– Affaire ELF: mis en examen en 2001, M. Pasqua a bénéficié d’un non-lieu.

— Le 21 juin dernier, Charles Pasqua a par ailleurs perdu un procès en diffamation qu’il avait intenté à l’eurodéputée écologiste et ancienne juge d’instruction Eva Joly, qui l’avait traité de criminel et d’homme corrompu.

Durant le procès pétrole contre nourriture, qui s’est tenu en janvier-février, la défense de Charles Pasqua s’en était violemment prise à l’ancien juge d’instruction et très controversé ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye, dont elle avait dénoncé l’acharnement envers son client. Philippe Courroye avait également instruit le dossier Angolagate.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juillet 2013 04h05)

France: une députée socialiste écope d’un an de prison ferme

mai 22, 2013
  • La députée socialiste Sylvie Andrieux a été condamnée mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison dont deux avec sursis, une amende de 100.000 euros et cinq ans d'inéligibilité pour détournements de fonds publics. /Photo prise le 4 mars 2013/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Une députée socialiste française de la région de Marseille, Sylvie Andrieux, a été condamnée mercredi par la justice française à trois ans de prison, dont deux avec sursis, dans une affaire de détournement de fonds publics. Cette condamnation a été assortie d’une amende de 100’000 euros et de cinq ans d’inéligibilité.

Cette condamnation à la prison ferme est rare pour un responsable politique. Lors du procès en mars, le procureur avait requis à son encontre deux ans de prison avec sursis, 50’000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Les avocats de Mme Andrieux, 51 ans, avaient dénoncé un « traquenard politique », plaidant la relaxe.

L’avocat de l’élue, qui n’était pas présente à l’annonce du délibéré, a quitté le tribunal sans faire de commentaire. Sa cliente doit faire savoir dans l’après-midi si elle fait appel du jugement.

Sylvie Andrieu a été reconnue coupable d’avoir fait verser environ 740’000 euros (quelque 923’500 francs) à des associations fictives de sa circonscription pour obtenir les voix d’électeurs entre 2005 et 2008. Elle était alors vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca).

Coquilles vides

L’enquête avait été ouverte à la mi-2007 après le signalement à la justice, par un organe de lutte anticorruption du ministère des Finances, de flux financiers suspects sur les comptes d’associations marseillaises.

Ces organismes se sont avérés être des coquilles vides créées, selon l’accusation, pour rétribuer des personnes ayant aidé Mme Andrieux à s’implanter et à se faire élire, dans le nord de Marseille

Romandie.com