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Winnie Mandela publie le journal de sa détention sous l’apartheid

août 8, 2013
Winnie Mandela publie le journal de sa détention sous l'apartheid © AFP

Winnie Mandela publie le journal de sa détention sous l’apartheid © AFP

L’ex-femme de Nelson Mandela, Winnie, a publié jeudi un livre sur sa détention sous le régime de l’apartheid, « la période la plus sombre de sa vie ».

Le livre intitulé « 491 jours: prisonnière numéro 1323/69 » est écrit à partir du journal qu’elle a tenu lorsqu’elle a été emprisonnée à Pretoria par le régime raciste sud-africain entre 1969 et 1970.

Winnie Madikizela-Mandela y reprend des passages de son journal et y inclut aussi des lettres échangées avec son mari Nelson, déjà emprisonné depuis sept ans à l’époque.

« J’ai pensé qu’il fallait raconter cette histoire pour les générations prochaines, pour que cela ne se reproduise pas », a-t-elle expliqué lors du lancement du livre à Johannesburg.

Arrêtée le 12 mai 1969 en tant qu’activiste anti-apartheid, elle a été détenue à l’isolement à la prison centrale de Pretoria jusqu’à sa libération le 14 septembre 1970.

« La détention à l’isolement est pire que les travaux forcés », confie-t-elle. « Quand vous étendez les bras vous touchez les murs, vous êtes réduite à moins que rien ».

C’est la veuve d’un de ses avocats qui avait gardé le journal et qui le lui a rendu 41 ans après.

Pour Winnie Madikizela-Mandela, relire ce texte a été une expérience extrêmement pénible, ramenant à sa mémoire les souffrances que sa famille a endurées, notamment ses deux filles, alors de jeunes enfants, Zindzi et Zenani.

« Je ne pouvais lire qu’un seul paragraphe puis je le reposais », raconte-t-elle. « Les mots ne peuvent pas décrire les sentiments et la douleur, surtout en ce moment alors que leur père est à l’hôpital.  »

Nelson Mandela, 95 ans, a entamé jeudi son troisième mois d’hospitalisation.

Winnie et lui ont divorcé en 1996, deux ans après qu’il soit devenu le premier président noir d’Afrique du Sud.

Jeuneafrique.com avec AFP

Niger : la prison de Niamey attaquée par un « groupe armé »

juin 1, 2013
Le ministre nigérien de la Justice, Marou Amadou, le 16 septembre 2011 à Niamey. Le ministre nigérien de la Justice, Marou Amadou, le 16 septembre 2011 à Niamey. © AFP

La prison de Niamey a été attaquée samedi par un « groupe armé » non identifié, tuant au moins deux gardes pénitentiaires, a déclaré à l’AFP le ministre nigérien de la Justice Marou Amadou.

« La prison civile de Niamey a été attaquée. Nous avons la confirmation de la mort de deux gardes. Il s’agit d’un groupe armé que nous n’avons pas encore identifié », a-t-il indiqué. M. Amadou, par ailleurs porte-parole du gouvernement, a ajouté ne pas connaître pour l’heure la situation exacte sur place.

Selon des témoins, un ou plusieurs assaillants se trouvent à l’intérieur de la prison, qui est encerclée par les forces de l’ordre. Depuis le début de l’après-midi, on entend des tirs depuis la prison centrale. Tout le monde est barricadé chez lui, a rapporté un riverain. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir si cette attaque était liée aux deux attentats suicide qui ont frappé le 23 mai le Niger pour la première fois de son histoire.

Deux attaques quasi-simultanées contre le grand camp militaire d’Agadez, la principale ville du Nord, et un site d’uranium du groupe nucléaire français Areva à Arlit (à plus de 200 km au nord) avaient fait plus d’une vingtaine de morts, essentiellement des militaires nigériens. Ces attentats ont été revendiqués par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et un autre groupe jihadiste, les Signataires par le sang de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Cet ex-responsable d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé de frapper de nouveau le Niger et les autres pays engagés militairement au Mali, où une intervention franco-africaine a permis depuis janvier de reprendre le nord du pays aux islamistes armés qui le contrôlaient depuis 2012.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : l’opposant Diomi Ndongala détenu à la prison de Makala

avril 10, 2013
L'opposant congolais Diomi Ndongala conteste la réélection de Joseph Kabila. L’opposant congolais Diomi Ndongala conteste la réélection de Joseph Kabila. © AFP

« Disparu », puis retrouvé vivant en octobre 2012, Eugène Diomi Ndongala est désormais placé en détention prévention à la prison centrale de Kinshasa. L’opposant congolais, proche d’Étienne Tshisekedi, est poursuivi pour viol sur mineures. Sa formation politique dénonce un « harcèlement politico-judiciaire ».

Le feuilleton Diomi Ndongala se poursuit à Kinshasa. Après sa « disparition » en juin 2012 et sa « réapparition », vivant, à la veille du sommet de la Francophonie dans la capitale congolaise, en octobre dernier, le président de la Démocratie chrétienne (DC) est de nouveau arrêté par la police. Sa famille et ses proches ont déclaré que, le 8 avril à 22 heures (heure locale), l’opposant congolais a été « pris de force et emmené vers une destination inconnue ».

Diomi Ndongala est poursuivi pour « viol sur deux mineures ». Selon les sources judiciaires, il aurait invité, mi-juin 2012, deux filles issues d’une même famille dans ses bureaux de la commune de la Gombe, au centre ville de Kinshasa, puis les aurait violées, après les avoir droguées.  Ce que le suspect et son parti nient tout en dénonçant un « harcèlement politico-judiciaire ».

Diomi Ndongala, une menace ?

Élu député national dans la ville de Kinshasa à l’issue des législatives de 2011, Eugène Diomi Ndongala fait partie de ceux qui ont refusé de siéger dans l’hémicycle pour protester contre la réélection controversée de Joseph Kabila. Revendiquant la victoire d’Étienne Tshisekedi, arrivé deuxième, le président de la DC a même lancé, en avril 2012,  la « Majorité présidentielle populaire » (MPP), plateforme regroupant l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et les autres partis et associations de la société civile qui continuent à réclamer la « vérité des urnes ». Une initiative qui, selon la DC, a été « interprétée par l’exécutif en place à Kinshasa comme une menace politique qu’il fallait neutraliser par un montage politico-judiciaire visant à faire taire Eugène Diomi Ndongala ».

Le  8 janvier, l’Assemblée nationale lève son immunité parlementaire pour permettre à la justice de « faire son travail ». Quelques jours plus tard, Diomi Ndongala dépose une plainte contre le père de deux filles qui l’accusent de les avoir violées. Il les incrimine, à son tour,  d’ « imputation dommageable et d’association des malfaiteurs ».

Pas de répit cependant pour celui qui se fait appeler le « député dissident ». Après son arrestation manu militari la veille, Diomi Ndongala a été placé, le 9 avril, en détention préventive au Centre pénitencier de rééducation de Kinshasa, connu sous le nom de la « Prison de Makala ». Si les faits lui reprochés sont établis, l’opposant congolais risque une peine de 20 ans d’emprisonnement.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Liberia: Abidjan demande l’extradition de six ivoiriens soupçonnés d’attaque

septembre 14, 2012

MONROVIA – La Côte d`Ivoire a demandé aux autorités libériennes l`extradition de six Ivoiriens détenus au Liberia et soupçonnés d`être impliqués dans l`attaque en août d`un poste militaire dans l`Ouest ivoirien, a appris l`AFP vendredi de source diplomatique ivoirienne.

« La Côte d`Ivoire a fait la demande pour que les Ivoiriens arrêtés par les autorités libériennes soient extradés et jugés en Côte d`Ivoire, mais la justice libérienne est en train de les entendre pour le moment », a affirmé à l`AFP cette source diplomatique ivoirienne jointe à Monrovia. Elle n`a pas fourni de détails.

Les suspects réclamés sont six hommes, tous des civils, arrêtés après l`attaque le 13 août d`un poste de l`armée ivoirienne dans la localité de Pekambly, près de la frontière avec le Liberia.

Après leurs arrestations, ils ont été détenus dans la ville libérienne de Toe Town (est, proche de la frontière) puis transférés le 15 août à la prison centrale de Zwedru, chef-lieu du comté de Grand Gedeh (est).

Début septembre, « ils ont été transférés (de Zwedru) à Monrovia pour des raisons de sécurité », a affirmé à l`AFP le procureur de Zwedru, John Gabriel, interrogé à leur sujet.

D`après des sources judiciaires libériennes, les six suspects ont été inculpés de viol, meurtre, mercenariat, incendie criminel. Ils ont comparu début septembre devant la Cour criminelle de Monrovia où ces charges leur ont été notifiées, puis renvoyés en prison en attendant leur jugement, à une date non indiquée.

AFP

Violences en Côte d’Ivoire: 41 Ivoiriens vont être expulsés du Liberia

juin 21, 2012
Violences en Côte d'Ivoire: 41 Ivoiriens vont être expulsés du Liberia Violences en Côte d’Ivoire: 41 Ivoiriens vont être expulsés du Liberia © AFP

Un tribunal libérien a autorisé jeudi l’extradition vers la Côte d’Ivoire de 41 Ivoiriens réfugiés au Liberia et accusés d’avoir participé aux violences post-électorales dans leur pays en 2011.

Le tribunal de Zwerdu (sud-est du liberia) a répondu positivement à une requête du gouvernement libérien.

« Il revient désormais aux autorités de Côte d’Ivoire de décider quand ces personnes doivent être extradées dans leur pays où elles seront jugées », a déclaré à l’AFP un magistrat après la décision du tribunal.

Le ministre libérien de l’Information, Lewis Brown, avait indiqué la semaine dernière que des Libériens figuraient également dans le groupe de personnes devant être extradées, mais seuls des Ivoiriens ont été présentés devant le tribunal de Zweru jeudi.

Après la décision d’extradition, ces 41 Ivoiriens qui avaient été arrêtés armés le 19 avril 2011 par des soldats de la Mission de l’ONU au Liberia (Minul) à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Liberia, ont été ramenés sous forte escorte policière à la prison centrale de Zwedru.

Ils sont accusés d’avoir été impliqués dans la crise post-électorale ivoirienne (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3. 000 morts après le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

M. Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne d’être « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité pour son rôle pendant la crise.

La décision du tribunal de Zwedru survient peu après une récente recrudescence des violences dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

La région de Taï, à une centaine de km au sud de Duékoué, a été la cible d’une série d’attaques meurtrières qui ont fait quelque 12. 000 déplacés selon l’ONU et ont été attribuées par le pouvoir à des éléments armés basés au Liberia et fidèles à Laurent Gbagbo. Une de ces attaques, commise le 8 juin, avait fait 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens.

L’armée ivoirienne a depuis lors affirmé avoir déployé plusieurs centaines d’hommes dans la zone, et reçu un soutien accru de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Mais un « climat de peur » s’est installé dans l’ouest ivoirien apprès ces attaques, selon l’ONU qui a appelé les autorités ivoiriennes à « garantir la sécurité ».

Le gouvernement libérien a de son côté annoncé que dix personnes étaient recherchées après cette série d’attaques, dont Charles Ble Goudé, leader des « jeunes patriotes », une organisation pro-Gbagbo, introuvable depuis la chute de l’ex-président Gbagbo.

Blé Goudé, qui était un personnage clé du régime du chef de l’Etat déchu, a catégoriquement démenti dans un communiqué toute implication dans ces violences.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nigeria: cinq morts dans l’attaque d’une mosquée à Kano

février 24, 2012

Des hommes suspectés d’appartenir au groupe islamiste Boko  Haram ont abattu vendredi cinq fidèles en tirant des coups de feu contre une  mosquée de la ville de Kano (nord), ont indiqué la police et des témoins à  l’AFP.

« Deux hommes armés circulant sur une moto ont ouvert le feu sur l’assemblée  des fidèles d’une mosquée vers 18H30 (17H30 GMT) et ont tué cinq personnes »,  selon le porte-parole de la police de Kano, Magaji Majia.

Par ailleurs, des hommes suspectés eux aussi d’appartenir au groupe islamiste  ont lancé vendredi des attaques avec des armes à feu et des bombes contre une  prison et un commissariat dans l’Etat de Gombe (nord), ont déclaré un gardien de  prison et un habitant.

« Nous sommes assiégés.  Un nombre important d’hommes armés ont encerclé la  prison, en tirant et en activant des charges explosives.  Il est clair qu’ils  appartiennent à Boko Haram », a déclaré un gardien de la prison à l’AFP depuis la  prison centrale de Gombe dans laquelle il se trouve.

Jeuneafrique.com avec AFP