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L’ex-chef de campagne de Trump écroué jusqu’à son procès

juin 15, 2018

L’ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, arrive vendredi à un tribunal fédéral de Washington, pour y répondre de subornation de témoin / © AFP / Brendan Smialowski

Une juge fédérale à Washington a révoqué vendredi la liberté conditionnelle de l’ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, accusé de tentative de subornation de témoin dans l’enquête russe, que le président a jugée ce même jour « totalement discréditée ».

Le lobbyiste a été placé en détention à l’issue d’une audience au cours de laquelle son avocat a demandé en vain un contrôle judiciaire plus strict qui lui aurait permis d’éviter la prison.

M. Manafort est le premier membre de l’équipe de campagne du milliardaire à être écroué. Jusqu’à ce vendredi, il était assigné à résidence, dans l’Etat de Virginie voisin de la capitale, et forcé de porter un bracelet électronique.

« Wow, quelle peine sévère pour Paul Manafort, qui a représenté Ronald Reagan, Bob Dole, et beaucoup d’autres hauts responsables politiques et campagnes. Je ne savais pas que Manafort était à la tête de la Mafia », a réagi le président par tweet, alors que M. Manafort n’a pas été condamné.

Cette décision de la juge fédérale représente une victoire pour le procureur spécial Robert Mueller, qui soutenait que l’incarcération de M. Manafort était nécessaire afin qu’il n’influence pas des témoins à son procès à venir.

Elle intervient quelques heures après que M. Trump a estimé que la crédibilité de l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016 était largement sapée par un rapport officiel rendu public jeudi.

Ce rapport critique « l’insubordination » en 2016 de James Comey, l’ancien chef du FBI limogé plus tard par M. Trump, et indique que certains agents fédéraux ont laissé paraître leur hostilité envers le magnat de l’immobilier.

Il valide en revanche la décision de M. Comey de ne pas poursuivre la candidate démocrate Hillary Clinton, rivale de M. Trump, pour ses emails envoyés d’un serveur privé.

– « Fier service » –

Exigeant ardemment que M. Mueller clôture son enquête qui empoisonne sa présidence, Donald Trump a exploité vendredi les révélations concernant M. Comey et le FBI, révélant selon lui un « film d’horreur ».

Le rapport « est un désastre total pour Comey, ses sbires et, tristement, le FBI. On se souviendra officiellement de Comey comme du pire chef, de loin, de l’histoire du FBI. J’ai rendu un fier service à la population en le virant », a-t-il tweeté.

Dans un autre tweet début juin, le président avait minimisé le rôle joué auprès de lui par M. Manafort qui, il est vrai, est inculpé pour des faits anciens et apparemment distincts de la campagne électorale de 2016.

Le lobbyiste de 69 ans doit comparaître cet été devant la justice pour blanchiment, fraude fiscale et bancaire et lobbying illégal. Il dément toutes les charges qui le visent.

M. Manafort cultive des liens anciens avec un parti politique pro-Russe en Ukraine et un oligarque proche du Kremlin. Moscou nie s’être immiscé dans la présidentielle américaine de 2016.

– « Pas au collège » –

Selon M. Mueller, Paul Manafort a ces derniers mois essayé de façon répétée de téléphoner ou d’envoyer des SMS à deux de ses anciens associés, dans l’objectif d’obtenir grâce à eux un tournant favorable de l’enquête en cours.

« Je ne peux pas faire la sourde oreille face à ces accusations », a justifié à l’audience la magistrate Amy Berman Jackson.

« Vous avez trahi la confiance placée en vous il y a six mois », a ajouté la juge fédérale, citée par BuzzFeed.

Mme Jackson a rejeté une requête de l’avocat de M. Manafort, qui suggérait qu’elle restreigne les contacts possibles de son client. « On n’est pas au collège. Je ne peux pas confisquer son portable », a rétorqué la magistrate.

L’enquête russe est entrée dans sa deuxième année, sans apporter pour l’instant une preuve écrasante d’une collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Trump.

Le tournant pourrait être l’éventuelle audition de M. Trump, dont les conditions sont âprement négociées par la Maison Blanche.

Trois sociétés et une vingtaine de personnes –dont 13 Russes accusés de manœuvres visant à altérer l’élection et quatre collaborateurs de Donald Trump– ont été inculpées dans le dossier.

Les investigations tentaculaires dépassent les frontières des États-Unis et portent sur des faits étalés sur plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2018 19h57)

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Panama: l’ex-président retourne en prison après son hospitalisation

juin 14, 2018

Panama – L’ex-président du Panama Ricardo Martinelli est retourné jeudi en prison après avoir été hospitalisé pour une crise d’hypertension survenue lundi, jour de son extradition des Etats-Unis pour répondre à des accusations d’espionnage dans son pays.

M. Martinelli est arrivé jeudi, escorté par un important dispositif de sécurité, à la prison d’El Renacer, sur les rives du canal de Panama.

L’ancien chef de l’Etat, âgé de 66 ans, a été placé lundi en détention à l’hôpital public Santo Tomas, dans la capitale Panama.

Son retour en prison a été décidé après que des médecins légistes, dépendant du bureau du procureur, ont estimé que son état de santé était « stable ».

La Cour suprême de justice examinera mardi « une demande de changement de mesure préventive » en faveur de M. Martinelli.

L’ancien président étant actuellement député du Parlement centre-américain, toutes les affaires le concernant doivent être traitées par la Cour suprême et non par des tribunaux ordinaires.

M. Martinelli, magnat de la grande distribution, a été extradé lundi des Etats-Unis, où il a été détenu un an.

Il est accusé d’avoir détourné des fonds publics au Panama pour créer un réseau d’espionnage étatique lorsqu’il était à la tête du pays, entre 2009 et 2014. Il est soupçonné d’avoir placé sur écoute téléphonique plus de 150 personnes, dont des hommes politiques et des journalistes. Il est également impliqué dans une vingtaine de dossiers de corruption.

A son arrivée au Panama, il a passé quelques heures en prison. Lors d’une audience lundi, l’ex-président a dit se sentir mal. Peu de temps après, il a été hospitalisé pour des problèmes d’hypertension et d’arythmie.

Le retour de M. Martinelli en prison est une réponse aux « directives du gouvernement », a déclaré Carlos Carrillo, l’un de ses avocats.

« Nous ne savons pas quels examens il a subis et nous ne connaissons pas leurs résultats en dehors de ce que les médecins légistes ont affirmé », a-t-il ajouté.

Le président panaméen Juan Carlos Varela a demandé mercredi de ne pas politiser l’extradition de M. Martinelli et de « laisser la justice faire son travail ».

Lors de l’audience de lundi, M. Martinelli a déclaré qu’il était victime d’une violation des droits de l’Homme et du processus judiciaire. Il a également accusé le président Varela – son ancien allié – d’être à la tête d’une « vendetta » à son encontre.

Les victimes des écoutes téléphoniques présumées soupçonnent l’ancien dirigeant de tenter de sortir de prison avec des arguties juridiques et craignent que ses crimes ne restent impunis.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2018 00h04)                                                        

Espagne: le beau-frère du roi a 5 jours pour aller en prison

juin 13, 2018

L’ancien joueur de handball et époux de la Princesse Cristina d’Espagne, Inaki Urdangarin, quitte le tribunal de Palma de Majorque aux Baléares, le 13 juin 2018 / © AFP/Archives / JAIME REINA

La justice espagnole a donné mercredi cinq jours au beau-frère du roi, Iñaki Urdangarin, pour aller en prison, après sa condamnation à cinq ans et dix mois de prison mardi en appel dans une affaire de malversations, a-t-on appris de source judiciaire.

L’ancien handballeur, deux fois médaillé de bronze aux Jeux olympiques, peut encore déposer un recours devant la Cour constitutionnelle pour tenter de suspendre l’application de la peine, mais selon la jurisprudence de cette instance, elle ne le fait que si la peine est inférieure à cinq ans.

Le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 pourrait donc se finir derrière les barreaux pour le mari de l’infante Cristina, soeur cadette du roi Felipe VI.

Arrivé en avion mercredi matin de Suisse, où il est installé avec sa famille, Iñaki Urdangarin a été accueilli au tribunal de Palma de Majorque (Baléares), par des dizaines de journalistes et des gens le traitant notamment de « voleur », a constaté un photographe de l’AFP.

En première instance, Iñaki Urdangarin, 50 ans, avait été condamné en février 2017 par ce tribunal à six ans et trois mois de prison pour avoir détourné entre 2004 et 2006 avec un associé plusieurs millions d’euros de subventions attribuées à Noos, une fondation à but non lucratif qu’il présidait.

Mardi, la Cour suprême de Madrid a confirmé sa condamnation pour détournements de fonds publics, fraude fiscale et trafic d’influence mais l’a acquitté du délit de faux et usage de faux, ce qui explique la réduction de la peine de cinq mois.

L’enquête avait démarré au début des années 2010, alors que l’Espagne s’enfonçait dans la crise économique.

Combinée à d’autres scandales concernant cette fois le roi Juan Carlos, comme un voyage au Botswana pour une partie de chasse à l’éléphant en 2012 ou ses liens avec une aristocrate allemande, cette affaire avait sérieusement terni l’image de la monarchie. Au point de précipiter l’abdication du roi en faveur de son fils Felipe en juin 2014.

Après sa mise en cause judiciaire, le nouveau roi a écarté sa sœur et son mari des cérémonies officielles, retirant à Urdangarin le titre de duc qui lui avait été concédé. Et le couple s’est installé en Suisse, loin des paparazzis, avec ses quatre enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 13h30)

Irak: condamnée à perpétuité, la Française Mélina Boughedir passera 20 ans de prison

juin 3, 2018

/ © AFP/Archives / STRINGER

La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche par un tribunal de Bagdad à la perpétuité pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une peine qui équivaut à 20 années de réclusion au regard de la législation irakienne actuelle.

Âgée de 27 ans, Mme Boughedir avait été déclarée libérable en février à l’issue d’un premier procès pour « entrée illégale » en Irak. Alors que ses avocats ont accusé Paris de chercher à empêcher tout retour de ses ressortissants jihadistes, elle a cette fois été reconnue coupable au titre de la loi antiterroriste.

Lors de ce deuxième procès, la jeune Française était ainsi passible de la peine capitale, sentence prononcée il y a deux semaines à peine à l’encontre d’un Belge, Tarik Jadaoun, surnommé le « nouvel Abaaoud », en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l’un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France (130 morts).

Mélina Boughedir est la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou, 29 ans. Toutes deux ont plaidé avoir été dupées par leurs maris, aujourd’hui introuvables.

Mme Boughedir s’est présentée dimanche à l’audience en robe et voile noire, sa plus jeune fillette dans les bras, alors que ses trois aînés ont déjà été rapatriés en France.

– « Mon mari m’a dupée » –

« Je suis innocente », a-t-elle lancé au juge en français, tandis qu’un traducteur l’assistait. « Mon mari m’a dupée et ensuite, il a menacé de partir avec les enfants », a-t-elle plaidé.

« Je suis contre les idées de l’Etat islamique », et « je condamne les actes de mon mari » –lui aussi Français–, a-t-elle encore affirmé.

Au sujet de celui qu’elle a dit avoir épousé il y a cinq ans, elle a assuré ne pas connaître son sort, affirmant ne pas avoir de nouvelles depuis qu’il est « parti un jour chercher de l’eau ».

La Française a été arrêtée durant l’été 2017 à Mossoul, « capitale » durant trois ans du « califat » autoproclamé en Irak, jusqu’à sa reprise en juillet dernier par les troupes irakiennes.

La peine qu’elle doit désormais purger débute à la date de son arrestation.

Dimanche, durant le procès, son avocat irakien a plaidé « l’acquittement de toutes les charges », affirmant que sa cliente avait été « forcée par son mari, qui était plus un geôlier qu’un époux ».

Après le premier jugement, dont la clémence tranchait avec le sort habituellement réservé aux étrangers accusés d’avoir rejoint l’EI, la Cour de cassation de Bagdad avait en revanche estimé que Mélina Boughedir avait suivi « en connaissance de cause » son mari.

Et, après avoir de nouveau interrogé Mme Boughedir, le président du tribunal a affirmé dimanche que « les preuves rassemblées » étaient « suffisantes pour condamner la criminelle à la prison à perpétuité ».

– « Raisons extra-judiciaires » –

Interrogés par l’AFP à Bagdad, ses avocats français William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth se sont dits « soulagés qu’elle n’ait pas été condamnée à mort ». Toutefois, a ajouté Me Bourdon, leur cliente, « angoissée et effondrée », va interjeter appel.

« Il y a évidemment des raisons extra-judiciaires » qui expliquent cette condamnation, a-t-il fait valoir.

Jeudi dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait décrit Mélina Boughedir comme une « terroriste » de l’EI ayant « combattu contre l’Irak ».

M. Le Drian avait appelé Bagdad à la juger pour s’assurer « que Mélina Boughedir ne revienne pas de sitôt en France », a estimé dimanche Me Bourdon.

Ses conseils et sa famille plaident quant à eux pour qu’elle rentre dans son pays, où « un juge d’instruction a signifié par un mandat d’arrêt qu’il souhaitait la voir dans son bureau ».

En France, la jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire.

Dans une récente lettre ouverte à M. Le Drian, le trio d’avocats avait dénoncé une « volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que (leur) cliente ne revienne pas », et fustigé une « ingérence inacceptable ».

Dans ce dossier, Paris a « une position impitoyable qui rejoint (celle de) la justice en Irak », ont-ils redit dimanche.

Quelques dizaines de Français soupçonnés d’avoir rejoint l’EI sont actuellement retenus en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.

Plus de 300 personnes –dont une centaine de ressortissantes étrangères– ont été condamnées à mort en Irak, et autant à la perpétuité, pour avoir rejoint l’EI qui a un temps tenu près d’un tiers du pays et de larges pans de la Syrie, selon des sources judiciaires.

La plupart des femmes condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques d’Union soviétique.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2018 15h23)                

Congo: À nos chères élites congolaises

mai 27, 2018

 

[ ON NE VOUS OUBLIES PAS]

 

<<Je viens de m’entretenir ce matin avec Luce Bénédicte Gangoué à la Maison d’arrêt de Brazzaville...


Luce Bénédicte Gangoué dont je ne connais pas l’âge n’a même pas le corps d’une femme. Luce Bénédicte Gangoué est une enfant à qui on pourrait donner 14 ans à peine. Quand je l’ai vu venir vers moi à la maison d’arrêt de Brazzaville, j’ai eu comme un geste de recul, j’ai redemandé au gardien à qui j’avais demandé d’aller chercher la prisonnière si c’était bien la personne que j’avais demandé.


Avec un sourire d’enfant Luce Bénédicte Gangoué me dit que c’était bien elle. Quelques instants après, je vis Franck N’zila Malembé qui pourfendait la foule compact des prisonniers pour venir vers moi. Tout d’un coup je me sentais plus à l’aise, je me trouvais en face d’un combattant qui savait pourquoi il était là.


Si dans un pays on commence à emprisonner des enfants pour avoir coller des affiches, alors je dis qu’on est foutu.


On est foutu à cause du silence des députés semi-analphabètes qui font les lois dans ce pays, des députés qui sont chargés de veiller à l’application des lois au lieu de passer leur temps à distribuer des ustensiles et à faire des cadeaux pour se faire élire et réélire.
Le Congo-Brazzaville est vraiment malade de ses autorités.


L’intellectuel ne s’aliène pas, l’intellectuel assume en permanence sa fonction d’intelligence critique, l’intellectuel à le devoir de guider la communauté tout le temps et enfin de s’interposer envers et contre toutes les absurdités, les silences coupables, les délires fanatiques, les égoïsmes inavouables.


Où sont les élites congolaises ? Certainement pas parmi nos autorités >>


Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Luce Bénédicte NGangoué
ERIC PATRICK MAMPOUYA avec Brazzanews.fr
 

Crimes contre l’humanité au Guatemala: 33 à 58 ans de prison pour quatre militaires

mai 23, 2018

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi 23 mai à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité. / © AFP / JOHAN ORDONEZ

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité.

Marco Antonio Theissen, 14 ans, avait été enlevé le 6 octobre 1981 par des militaires venus à la résidence de ses parents, dans la capitale Guatemala. Son corps n’a jamais été retrouvé.

L’enlèvement était survenu un jour après que sa sœur Emma Guadalupe, 21 ans, se fut échappée d’une caserne militaire dans l’ouest du pays où elle avait subi des tortures et plusieurs viols par des soldats.

Ces faits sont survenus durant la guerre civile qui a déchiré le Guatemala de 1960 à 1996.

Le juge Pablo Xitumul a condamné à 33 ans de prison pour crimes contre l’humanité et viol aggravé d’Emma Guadalupe l’ancien chef de l’Etat major, Benedicto Lucas, ainsi que l’ex-colonel Hugo Zaldaña, l’ancien colonel Francisco Gordillo et le général en retraite Manuel Callejas.

Il a rajouté 25 ans de réclusion, pour la disparition de son frère, aux quatre hommes sauf à M. Gordillo.

Le tribunal a considéré que les militaires avaient « outrepassé » les limites de la lutte contre les groupes insurgents, durant le conflit armé, en s’en prenant à des civils.

Des dizaines de militants, qui ont attendu près de 14 heures avant d’entendre le jugement, ont crié de joie à l’annonce du verdict, tandis que des proches des militaires condamnés se sont mis à chanter l’hymne de l’armée guatémaltèque.

« Je veux dire à messieurs les accusés, que je vous rend la honte, que je vous rend la terreur », a témoigné lundi, dans la phase finale du procès, Emma Guadalupe.

« Pourvu qu’ils aient un peu de dignité et nous disent où est Marco Antonio », a-t-elle ajouté.

Benedicto Lucas, frère du défunt ex-président Romeo Lucas (1978-1982), et les autres accusés avaient été arrêtés en janvier 2016 et un juge avait ordonné leur procès un an plus tard.

Sur ordre de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, l’Etat guatémaltèque a demandé pardon, en novembre 2006, pour la disparition de Marco Antonio Theissen.

Le conflit armé au Guatemala a fait environ 200.000 morts et disparus, selon un rapport des Nations unies, qui a rendu responsable les forces de sécurité de l’Etat de 93% des violations des droits de l’homme survenus pendant cette période.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 18h10)                

Brésil: manifestation de soutien à Lula devant sa prison

mai 1, 2018

Plus de 2.000 partisans de l’ex-président brésilien Lula manifestent le 1er mai 2018 à Curitiba, dans le sud du pays / © AFP / Heuler Andrey

Plus de 2.000 partisans de l’ex-président brésilien Lula ont manifesté à Curitiba, dans le sud du pays, où l’ancien chef de l’État purge une peine de 12 ans de prison.

Vêtus de rouge, la couleur du Parti des travailleurs (PT), les sympathisants de l’icône de la gauche étaient venu soutenir celui qui reste le favori des sondages pour la présidentielle d’octobre, malgré son emprisonnement.

Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, purge depuis le 7 avril une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent.

Depuis, des partisans et des dirigeants du PT campent à quelques centaines de mètres du siège de la police fédérale où il est détenu, en attendant son prochain transfèrement dans une prison.

Samedi à l’aube, ce campement a été visé par des tirs qui ont fait deux blessés, dont un grave.

Fin mars, peu avant l’incarcération de Lula, une caravane électorale à laquelle il participait dans le sud du Brésil avait déjà été touchée par des tirs, qui n’avaient pas fait de blessés.

Lula a été accusé d’avoir accepté en guise de pot-de-vin un appartement dans une station balnéaire du sud du Brésil de la part d’OAS, une compagnie de BTP qui cherchait à obtenir des contrats auprès de l’entreprise pétrolière publique Petrobras.

Très largement en tête des intentions de vote à la présidentielle d’octobre, il estime être victime d’un « procès politique » destiné à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat. L’ex-président (2003-2010) nie toute culpabilité.

Dilma Rousseff, alliée de Lula et à la tête du Brésil de 2011 à 2016 avant d’être destituée pour maquillage des comptes et remplacée par son vice-président Michel Temer, a publié mardi une lettre de soutien de Lula à ses supporters.

« Nous ne savons pas qui vous a tiré dessus mais nous savons que la détente a été armée par les forces qui répandent la haine et la violence politique dans notre pays », écrit l’ancien président.

« Je suis entré en politique il y a près de 50 ans, mais je n’ai jamais vu rien de semblable à ce qui se passe au Brésil depuis que nous avons restauré la démocratie » après la dictature militaire (1964-85), a écrit Lula.

Lundi, le Parquet brésilien a mis en examen pour corruption et blanchiment d’argent Lula et la présidente du PT Gleisi Hoffmann dans une nouvelle affaire de pots-de-vin, provenant de la société de BTP Odebrecht, qui portent sur des sommes considérables: 40 millions de dollars.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2018 23h34)                

Brésil: Lula dit à son parti qu’il est libre de trouver un autre candidat

avril 24, 2018

L’ex-président brésilien (2003-2011) Luiz Inacio Lula da Silva à Sao Bernardo do Campo le 7 avril 2018. / © AFP / Miguel SCHINCARIOL

L’ex-président Lula, incarcéré pour corruption, a donné le feu vert à son Parti des Travailleurs (PT, gauche) pour qu’il trouve, s’il le souhaite, un autre candidat à la présidentielle au Brésil, dont il est donné favori tout en encourant une inéligibilité.

Le PT a toutefois rapidement confirmé le maintien de la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva, sa seule chance de revenir au pouvoir.

« Je voudrais que vous vous sentiez totalement libres de prendre quelque décision que ce soit parce que 2018 est une année très importante pour le PT, pour la gauche, pour la démocratie », a écrit la figure emblématique de la gauche dans une lettre lue par la présidente du parti, Gleisi Hoffmann, tard lundi lors d’une réunion de la direction du parti.

L’un des cadres du PT, Alexandre Padilha, a publié sur Facebook une vidéo où l’on voit Mme Hoffmann lire une partie de la lettre de Lula.

Peu après la publication de cette vidéo, Gleisi Hoffmann a indiqué sur son compte Facebook que le PT s’en tenait à la candidature de Lula.

« Le peuple veut que Lula soit libre, que Lula soit président! Il n’y a pas de plan B, parce que Lula est innocent », a-t-elle dit, assurant que la candidature de celui qui a déjà été deux fois président (2003-2010) serait approuvée lors d’une convention nationale et enregistrée auprès du tribunal électoral le 15 août.

Le PT n’a pas non plus de plan B dans la mesure où aucun autre de ses dirigeants n’a le charisme ni l’expérience de Lula, figure historique de la gauche brésilienne, et n’est susceptible de dépasser les 2% dans les sondages.

C’est le cas des deux personnalités dont le nom a pu être cité: l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad ou l’ancien gouverneur de Bahia Jaques Wagner, dont la candidature serait de surcroit plombée par des soupçons de corruption.

– Possible transfèrement –

Dans sa lettre, Lula a ajouté être « heureux » des résultat du dernier sondage Datafolha, qui, malgré son incarcération, le place toujours très largement en tête des intentions de vote à la présidentielle d’octobre, à 31 % — quoique en recul de six points.

Condamné en deuxième instance à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent, Lula a commencé à purger sa peine le 7 avril au siège de la police fédérale de Curitiba (sud).

Lundi soir, ses avocats ont déposé de nouveaux recours devant les tribunaux supérieurs, contre la condamnation à une peine de prison de Lula et pour qu’il lui soit possible, s’il le souhaite, de se présenter à un troisième mandat présidentiel.

Alors qu’en tant qu’ancien président Lula bénéficie de conditions privilégiées d’incarcération, dans une cellule de 15 M2 sans barreaux, avec douche et toilettes privées, plusieurs journaux évoquaient son prochain transfèrement.

La Police fédérale aurait, selon eux, demandé qu’il soit amené « dans un établissement pénitentiaire adéquat ».

Interrogée par l’AFP, un avocat de Lula a indiqué que la défense de l’ex-président « ne ferait pas de commentaire sur la demande de la police fédérale, d’abord parce que cette question est confidentielle et ensuite parce qu’elle n’en a pas été saisie ».

Lula n’a pu à ce jour que recevoir la visite de ses avocats à Curitiba. Celle de ses amis politiques comme l’ancienne présidente Dilma Rousseff, qui lui avait succédé, ou les responsables du PT, et même du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel ont été refusées.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2018 23h35)                

France: Tarik Ramadan souffre de sclérose en plaques mais peut être soigné en prison

avril 18, 2018

Paris – Tariq Ramadan, écroué en février près de Paris pour des accusations de viols qui se sont depuis multipliées, souffre d’une sclérose en plaques mais son traitement médical « n’est pas incompatible » avec sa détention provisoire, selon une expertise très attendue.

Le théologien musulman de 55 ans à la nationalité suisse et égyptienne, qui avait invoqué sans succès son état de santé pour être libéré, « souffre d’une sclérose en plaques depuis 2006, diagnostic considéré comme certain », concluent les médecins dans leur rapport déposé mercredi chez les juges d’instruction, selon des sources concordantes.

« La prise en charge actuelle (…) n’est pas incompatible avec la détention. Toutefois les experts insistent sur le fait que Tariq Ramadan, s’il restait en détention, devra continuer à bénéficier de l’accès aux soins », notamment de son traitement médicamenteux et de ses quatre séances de kinésithérapie hebdomadaire, écrivent-ils encore.

M. Ramadan, qui conteste toute relation sexuelle avec ses deux premières accusatrices et fustige une « campagne de calomnie », est écroué à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, depuis son inculpation le 2 février pour viol et viol sur personne vulnérable.

Disant souffrir d’une sclérose en plaques et d’une neuropathie, il avait contesté son incarcération, mais une première expertise rapide n’avait pas confirmé ces diagnostics. Le 22 février, la cour d’appel de Paris avait alors validé son maintien sous écrou, au grand dam de ses soutiens qui, depuis, ne cessent de dénoncer une « injustice ».

Selon le rapport rendu mercredi, le diagnostic de la sclérose en plaques, posé au Qatar en novembre 2014 puis à Londres en 2016, a été confirmé à Paris « en mars 2018 à l’hôpital de la Salpêtrière par deux neurologues d’une compétence reconnue ».

« Il n’y a pas eu de poussée de la maladie » récente, notent-ils, affirmant que « le stress peut majorer les symptômes ».

En revanche, selon ces experts, aucun argument « ne permet de retenir le diagnostic de neuropathie périphérique des membres inférieurs » alléguée par Tariq Ramadan. Selon sa femme, il se rend au parloir de sa prison en fauteuil roulant.

Relevant « un état dépressif réactionnel à la détention », les médecins estiment que les maux de tête et la perturbation de la marche dont se plaint l’intellectuel sont « très probablement » des troubles physiques liés à « sa situation actuelle ».

Après s’être plaint de ces symptômes, il a été hospitalisé au moins deux fois depuis son incarcération. Mais ses adversaires y voient surtout une comédie pour obtenir sa remise en liberté.

– Robe tachée –

Au-delà du volet médical, la situation de Tariq Ramadan s’est encore assombrie.

Début mars, une troisième plaignante s’est signalée, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres. Cette Lilloise a décrit dans sa plainte des rapports sexuels très violents sous la contrainte, le plus souvent dans des hôtels en marge des conférences à succès du prédicateur, selon un scénario similaire à celui raconté par les autres plaignantes.

Les enquêteurs analysent les enregistrements audio et les messages qu’elle leur a fournis, ainsi qu’une robe noire tachée de sperme, selon une source proche du dossier. Mercredi, une expertise a été ordonnée par les juges pour vérifier si cette tache correspond à l’ADN de M. Ramadan, a ajouté cette source.

En Suisse, une femme a également déposé plainte la semaine dernière contre M. Ramadan, l’accusant de l’avoir violée et séquestrée en 2009 dans une chambre d’hôtel de Genève.

La détention de ce petit-fils du fondateur de la confrérie islamiste des Frères musulmans a suscité un vif émoi au sein de la communauté musulmane. Certains ont dénoncé un « deux poids, deux mesures », voire un « complot » contre une des rares figures médiatiques de l’islam européen, accusée par ses détracteurs de fondamentalisme camouflé sous un discours réformiste.

Son étoile avait cependant déjà commencé à pâlir et rares sont les responsables communautaires à avoir affiché leur soutien. Néanmoins, le mouvement des Musulmans de France (ex-UOIF) a marqué les esprits fin mars quand son président, Amar Lasfar, a exprimé l’espoir que Tariq Ramadan, dont la « pensée reste intacte », soit bientôt « libéré » de prison et « blanchi ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2018 21h04)                                            

Une adolescente palestinienne détenue par Israël maltraitée, accuse sa famille

avril 9, 2018

Bassem Tamimi, le père de l’adolescente palestinienne détenue par Israël Ahed Tamimi, tient une conférence de presse à Ramallah en Cisjordanie occupée, après avoir montré une vidéo d’un interrogatoire de sa fille, le 9 avril 2018 / © AFP / ABBAS MOMANI

La famille d’une adolescente palestinienne détenue pour avoir frappé deux soldats israéliens en Cisjordanie occupée a accusé lundi les interrogateurs israéliens, vidéo à l’appui, de l’avoir agressée verbalement et psychologiquement.

Ahed Tamimi avait attiré l’attention internationale avec la diffusion en décembre d’une vidéo la montrant frappant près de sa maison en Cisjordanie des soldats israéliens impassibles.

Elle a été arrêtée et condamnée à huit mois de prison par un tribunal militaire israélien aux termes d’un accord de « plaider coupable » conclu entre le procureur et la défense. Elle doit être libérée cet été.

S’appuyant sur une loi israélienne leur permettant d’avoir accès à une partie du dossier d’un mineur, les avocats de la jeune fille ont réussi à se procurer une vidéo de deux heures, où Ahed Tamimi âgée de 16 ans à l’époque, est interrogée sans la présence d’un avocat ou d’un membre de sa famille.

Elle refuse à plusieurs reprises de donner son nom et de répondre aux questions des deux interrogateurs.

« Les séances d’interrogatoires ont eu lieu après différents types de pressions physiques et psychologiques », a accusé son père, Bassem Tamimi, lors d’une conférence de presse à Ramallah.

Selon lui, sa fille a été maintenue en isolement et changée de cellule régulièrement.

« Elle a été privée de sommeil pour une longue période et subi son dernier interrogatoire alors qu’elle n’avait pas dormi depuis 34 heures », a ajouté M. Tamimi.

Les avocats de la jeune fille ont affirmé avoir rendu publique cette vidéo pour montrer comment se passe les interrogatoires de mineurs dans les prisons israéliennes.

« Il s’agit de réaffirmer le message d’Ahed, le message de sa génération selon lequel nous ne sommes pas des victimes, nous sommes de combattants pour la cause (palestinienne), pour la liberté », a affirmé le père.

L’armée israélienne a indiqué récemment avoir reçu par l’intermédiaire du ministère de la Justice une plainte déposée par un avocat d’Ahed Tamimi sur des « allégations concernant la conduite inappropriée d’un officier » israélien.

« Ces plaintes sont examinées avec soin », a assuré l’armée.

L’affaire Tamimi a trouvé un large écho chez les Palestiniens comme les Israéliens. Les premiers louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés par l’Etat hébreu.

Nombre d’Israéliens ont ressenti une vive amertume devant ce qui a été fortement perçu comme une humiliation pour leurs soldats qui n’ont pas répliqué.

Le bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme et l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant le cas Tamimi.

Environ 350 enfants palestiniens sont détenus par Israël, selon Amnesty International.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 16h23)