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France/Perquisition à LFI: trois mois de prison avec sursis requis contre Mélenchon

septembre 20, 2019

FRANCE-TRIAL-POLITICS-PARTIES-INVESTIGATION

Jean-Luc Mélenchon était poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». MARTIN BUREAU / AFP

Des amendes, allant de 2 000 à 10.000 euros, ont été requises contre les cinq autres prévenus. Les plaidoiries de la défense débutent ce vendredi 20 septembre.

Le parquet de Bobigny a requis vendredi trois mois de prison avec sursis contre le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de son parti LFI en octobre 2018.

Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». Des amendes, allant de 2000 à 10.000 euros, ont par ailleurs été requises contre les cinq autres prévenus.

Le ministère public n’a requis une peine de prison avec sursis que pour le chef du parti LFI. Il a aussi demandé 8.000 euros d’amende pour Jean-Luc Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l’eurodéputé Manuel Bompard, 10.000 euros contre le président de l’association «L’Ere du peuple» Bernard Pignerol et 2000 euros contre l’attachée de presse du mouvement. «La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis… Tout ce souk pour ça!», s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, après avoir salué les dizaines de militants qui attendaient dans le hall pour le soutenir.

«J’estime que sur le plan moral notre victoire est totale (…). Il faut que tout se termine par une relaxe et qu’on passe à autre chose», a-t-il ajouté. Pour justifier ses réquisitions, le parquet a souligné le rôle décisif de Jean-Luc Mélenchon dans l’escalade de tensions ayant mené à l’interruption de la perquisition, scène dont les images filmées par des journalistes ont été largement reprises dans les médias. «La rébellion monte d’un cran dans l’escalier lorsque Jean-Luc Mélenchon arrive», a estime la procureure Juliette Gest, égrenant plusieurs phrases du leader insoumis: «Allez enfoncez-moi cette porte», «rentrez on en a rien à foutre de ce qu’ils disent» ou encore «Allez, vas-y, essaie de me pousser pour voir». «Il lève le doigt menaçant, son visage a touché le sien (du procureur, ndlr), dit  »ne me donnez pas d’ordre ou de consigne », puis il le pousse: la rébellion est constituée», a déclaré Juliette Gest. Selon elle, il s’agit «sans conteste d’un acte de résistance violente, avec usage de la force».

Plus tôt dans la matinée, Me Eric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties civiles, s’est exclamé dans sa plaidoirie: «De grâce, arrêtez votre cirque!» Il a dénoncé l’argumentaire des six prévenus Insoumis qui dénoncent un «procès politique»: «On n’est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné». Suivront cet après-midi les plaidoiries de la défense. Le jugement sera mis en délibéré.

Lors de la première journée d’audience, Jean-Luc Mélenchon a raconté son «sentiment d’humiliation» au moment de la perquisition ce 16 octobre, et expliqué sa véhémence d’alors, notamment sa phrase «La République, c’est moi», criée à la figure d’un policier en faction. Il a affirmé n’avoir pas voulu s’opposer à la perquisition mais simplement avoir tenté d’y assister pour s’assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté. «J’ai eu l’attitude que j’estimais politiquement nécessaire, car je pensais être la cible d’une attaque politique», a expliqué le patron des députés LFI, qui s’est défendu de toute violence physique. La perquisition au cœur du procès avait été menée dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris: sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de LFI, confiées depuis à des juges d’instruction.

Filmant en direct sur Facebook une première perquisition de son domicile, Jean-Luc Mélenchon avait d’abord dénoncé une «énorme opération de police politique» avant de se rendre avec des proches au siège du mouvement. Devant des caméras, il avait appelé à «enfoncer la porte» pour entrer dans les locaux. On le voyait également bousculer un représentant du parquet, ainsi qu’un policier qui tentait de s’interposer. Les cinq autres prévenus ont présenté une défense similaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Ces personnalités condamnées à de la prison ferme pour fraude fiscale

septembre 13, 2019

 

Dieudonné, Jérôme Cahuzac ou Bernard Tapie : avant les Balkany, plusieurs autres personnalités ont été condamnées et incarcérées pour fraude fiscale.

Avant Patrick et Isabelle Balkany vendredi 13 septembre, plusieurs autres personnalités ont été condamnées à de l’emprisonnement ferme pour fraude fiscale.

Le maire LR de Levallois-Perret a été condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale et sera immédiatement incarcéré, et son épouse et première adjointe Isabelle à trois ans ferme sans mandat de dépôt.

Voici quelques précédents listés par l’Agence France presse :

– Dieudonné –

Le polémiste Dieudonné M’Bala M’Bala, soupçonné notamment d’avoir détourné plus d’un million d’euros de recettes non comptabilisées de ses spectacles, est condamné le 5 juillet 2019 pour fraude fiscale, blanchiment ou encore abus de biens sociaux à trois ans de prison, dont un avec sursis, et 200.000 euros d’amende. Son avocat a annoncé qu’il allait faire appel.

– Jérôme Cahuzac –

L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, est condamné en appel en 2018 pour fraude fiscale à 4 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis, 300.000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité. Il échappe cependant à l’incarcération, en bénéficiant d’un aménagement de sa peine sous forme de bracelet électronique. Il lui était reproché de cacher d’importantes sommes d’argent à l’étranger et d’avoir menti à ce sujet devant l’Assemblée nationale.

– Franck Dumas –

L’ex-entraîneur du Stade Malherbe de Caen (SMC), Franck Dumas, est condamné en 2017 à trois ans de prison dont 10 mois avec sursis pour fraude fiscale par le tribunal de Caen, l’Etat lui réclamant 557.496 euros. Son procès en appel est prévu en mars 2020.

– Willy Bernard –

L’ancien président du club de footbal Angers SCO, Willy Bernard, est condamné en 2017 à deux ans de prison ferme par la cour d’appel d’Angers dans le cadre d’une affaire de fraude fiscale remontant aux années 2009 et 2010.

Il lui est reproché d’avoir dissimulé volontairement à l’administration fiscale plusieurs centaines de milliers d’euros de revenus et de plus-values réalisées sur des ventes de parts, alors qu’il dirigeait encore la société AB Fenêtres, liquidée depuis.

– Pierre Falcone –

Fin 2010, la cour d’appel de Paris condamne l’homme d’affaires Pierre Falcone à deux ans et demi de prison pour fraude fiscale. Il se serait soustrait à l’impôt sur le revenu en 1996, 1999 et 2000. Incarcéré depuis octobre 2009 suite à sa condamnation en première instance dans l’affaire de l’Angolagate, il est libéré en avril 2011.

– Bernard Tapie –

Bernard Tapie est condamné en appel en 1997, après avoir bénéficié de sous-facturations de la société exploitant le yacht «Le Phocea» ou de dispenses de factures. Le navire appartenait à une filiale de la Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT) et son usage exclusivement personnel était un avantage en nature à déclarer. Il écope de 18 mois de prison, dont six mois ferme, pour «fraude fiscale» et de 30 mois avec sursis pour «abus de biens sociaux».

L’homme d’affaires obtient en mars 1999 la confusion de cette deuxième peine de prison ferme avec celle de l’affaire VA-OM.

Dans cette affaire de match truqué, il avait été condamné en 1995 pour «complicité de corruption et subornation de témoins» à deux ans d’emprisonnement dont huit mois ferme et avait passé 165 jours en prison.

Le 8 décembre 2005, Bernard Tapie est condamné à une troisième peine de prison ferme, pour «fraude fiscale», toujours en lien avec le Phocea mais sur une autre période. Le tribunal correctionnel de Paris lui inflige trois ans d’emprisonnement dont huit mois ferme mais compte tenu de la confusion des peines, il ne retourne pas derrière les barreaux.

– Emile Mocchi –

L’ancien maire de Propriano (Corse du Sud) Emile Mocchi est condamné en appel en 2005 pour fraude fiscale à deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis. Il était poursuivi pour une fraude fiscale évaluée à 189.407 euros.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: François M’Pelé, libéré

septembre 12, 2019

Après multiples indignations, l’ancien international congolais François M’pelé a été libéré ( prison).

Incarcéré depuis 2016 à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour blanchiment d’argent, l’ancien international congolais et président de la FECOFOOT vient de sortir de prison. Il avait déjà fait l’objet d’une évacuation d’urgence pour des raisons de santé.

François M’pelé dit « la flèche noire » est l’un des footballeurs congolais les plus capés de l’histoire.

Âgé de 73 ans, le natif de Brazzaville François M’Pelé évolue au PSG de 1973 à 1979. Il est champion d’Afrique avec le Congo 🏆en 1972 à Yaoundé au Cameroun et inscrira un but lors de cette finale qui opposa les Diables rouges du Congo aux Aigles du Mali.


François M’pelé détient le record de buts marqués en Coupe de France avec le PSG: 28 buts.

Avec ses 95 buts, il est classé 6ème au rang des buteurs de l’histoire du Paris Saint-Germain.
François M’pelé est le premier joueur africain de l’histoire du PSG.

 

Photo de BrazzaNews.
J. S avec Brazzanews.fr

Drogue: 12 ans de prison requis contre l’ex-ministre de l’Intérieur albanais

septembre 10, 2019

 

Douze ans de prison ont été requis mardi par le parquet albanais contre l’ancien ministre de l’Intérieur, le socialiste Saimir Tahiri, mis en cause dans un trafic international de drogue. L’accusé a de nouveau crié son innocence mardi au tribunal, se disant «victime de pures manipulations politiques».

Saimir Tahiri, 40 ans, un proche du premier ministre Edi Rama, avait démissionné en 2017 quand son nom était apparu lors d’écoutes téléphoniques dans le cadre d’une enquête lancée après l’arrestation en Italie d’un de ses cousins. Ce dernier est soupçonné d’être un trafiquant.

Plaque tournante du trafic de stupéfiants

L’Albanie est une plaque tournante du trafic de stupéfiants. Elle a notamment été un important producteur de cannabis, destiné en particulier à l’Italie, même si les autorités se targuent d’avoir remporté d’importants succès dans ce domaine. L’actuel ministre de l’Intérieur Sander Lleshaj a même affirmé en juin que l’Albanie «était sortie de la carte des pays producteurs de cannabis».

Ce petit pays pauvre des Balkans est aussi un point de transit de l’héroïne du Moyen-Orient et de la cocaïne sud-américaine, drogues destinées au marché européen. La vie politique albanaise est empoisonnée par ce trafic, chaque camp accusant ses adversaires d’avoir partie liée avec le crime organisé.

S’il était condamné, Saimir Tahiri pourrait voir sa peine diminuée d’un tiers en raison de sa décision d’accepter une procédure accélérée. A ses côtés sont jugés trois policiers, dont l’ex-responsable de la police de Vlora (sud), Jael Cela. Port situé sur la mer ionienne, Vlora est un des carrefours du trafic de drogue en Albanie, situé en face des côtes italiennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le financier Jeffrey Epstein, soupçonné d’agressions sexuelles, s’est suicidé en prison

août 10, 2019

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Le financier américain Jeffrey Epstein lors de son incarcération. REUTERS/Shannon Stapleton

L’homme, ancien proche de Donald Trump, attendait son procès pour agressions sexuelles sur des mineures.

Le financier américain Jeffrey Epstein s’est suicidé dans la prison de New York où il attendait son procès pour agressions sexuelles sur des mineures, ont rapporté samedi plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, qui cite des responsables sous couvert d’anonymat, le financier déchu âgé de 66 ans s’est pendu dans sa cellule et son corps sans vie a été retrouvé samedi matin vers 07h30. Le bureau du médecin légiste a confirmé son décès, sans en préciser la cause.

Le FBI a ouvert une enquête, a indiqué le ministère de la Justice.

Jeffrey Epstein a été inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, deux chefs d’accusation passibles au total de 45 années d’emprisonnement. Selon l’acte d’accusation, il aurait fait venir des mineures – certaines âgées de 14 ans seulement – dans ses résidences de Manhattan et de Palm Beach (Floride), entre 2002 et 2005 au moins, «pour se livrer à des actes sexuels avec lui, après quoi il leur donnait des centaines de dollars en liquide».

Le financier dont la fortune est estimée à plus de 500 millions de dollars avait été débouté, le 18 juillet, d’une demande de remise en liberté sous caution.

Epstein avait fait l’objet d’une première enquête en 2005 après que la police de Palm Beach eut été alertée par des accusations d’abus sexuels sur mineures à son encontre. Il s’était défendu en déclarant que ses victimes présumées étaient consentantes et qu’il pensait qu’elles étaient majeures.

En 2007, l’homme d’affaires était menacé d’une mise en accusation fédérale pour avoir abusé sexuellement de plusieurs dizaines de mineures entre 1999 et 2007, selon les documents judiciaires publiés à l’époque. Il avait cependant conclu un accord de plaider-coupable pour une seule charge, celle d’avoir sollicité les services de prostituées mineures, et n’avait écopé que d’une peine de 13 mois de prison.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Bénin : Lionel Zinsou condamné à 5 ans d’inéligibilité et 6 mois de prison avec sursis

août 2, 2019

Lionel Zinsou, ancien Premier ministre de Thomas Boni Yayi, fut également candidat à la présidentielle face à Patrice Talon en 2016. © Vincent Fournier/JA

 

Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 face à Patrice Talon, Lionel Zinsou a été condamné vendredi 2 août à six mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité pour « faux » et « dépassement de fonds de campagne électorale ». Ses avocats dénoncent un jugement basé sur « un dossier sans aucune preuve » et annoncent leur intention de faire appel.

Le couperet est tombé ce vendredi matin au tribunal de première instance de Cotonou. L’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou a été reconnu coupable de « faux » et de « dépassement de fonds de campagne électorale », et condamné pour cela à cinq ans d’inéligibilité et à six mois de prison avec sursis. Il a par ailleurs été condamné à une amende de 50 millions de francs CFA. Ses avocats ont d’ores et déjà indiqué leur intention de faire appel de la décision. Ils ont quinze jours pour le faire.

« Cela fait 55 ans que je pratique le droit, et je n’ai jamais vu ça, a réagi Me Robert Dossou, avocat de Lionel Zinsou, quelques minutes après l’annonce de la condamnation. Il n’y avait aucun élément constitutif de preuve dans ce dossier. Lorsque l’on condamne quelqu’un pour « faux », la moindre des choses est de produire un document supposément « faux ». Or, cela n’a pas été le cas ici », a dénoncé l’avocat, interrogé par Jeune Afrique.

« L’objectif est clair, et entre en résonance avec les affaires qui se succèdent ces derniers mois : il s’agit de rendre inéligible tous ceux qui seraient susceptible d’être des concurrents à Patrice Talon », vitupère l’avocat. Me Dossou, qui affirme que « la justice a été instrumentalisée dans ce dossier », a annoncé que « Lionel Zinsou fera appel de cette décision ». Mais, à l’en croire, « sans illusion » quant à l’issue de ce recours.

Douze mois requis

Ni Lionel Zinsou, ni ses avocats, n’étaient présents au tribunal pour entendre la décision. Le tribunal a en grande partie suivi les réquisitions du procureur qui, le 19 juillet dernier, avait réclamé douze mois de prison avec sursis, une amende de 50 millions de francs CFA et une peine d’inéligibilité pour l’ancien Premier ministre de Thomas Boni Yayi.

Lors de la campagne présidentielle de 2016, Lionel Zinsou avait été désigné candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti du président sortant, et enregistré le soutien de deux autres partis, le Parti du renouveau démocratique (PRD) et la Renaissance du Bénin (RB).

Jeuneafrique.com par Mathieu Millecamps

Burkina: 11 personnes en garde à vue décédées à l’unité antidrogue en une nuit

juillet 15, 2019

 

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l’Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

«Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l’Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019», a écrit Maiza Sérémé dans un communiqué. Une «enquête a été ouverte», a indiqué la procureure qui s’est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques. «Des médecins légistes ont été requis» pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné. La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l’Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d’Afrique de l’Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire. En juin dernier, les autorités ont procédé à l’incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l’année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Norvège: 16 ans de prison pour des centaines d’abus sexuels sur internet

juin 28, 2019

 

Il se faisait passer pour «Sandra» sur la toile. Un Norvégien aujourd’hui âgé de 27 ans a écopé vendredi d’une peine de 16 ans de prison pour s’être rendu coupable d’abus sexuels, allant jusqu’au viol, sur plusieurs centaines de garçons mineurs, ont rapporté les médias norvégiens.

Pendant plusieurs années, l’homme, qui officiait par ailleurs en tant qu’arbitre, a manié duperie puis menaces sur internet pour obtenir des vidéos à caractère sexuel ou scatologique auprès de quelque 460 garçons, généralement âgés de moins de 16 ans. Campant un personnage fictif de jeune fille, il promettait notamment sucreries, iPhone, photos dénudées ou relations sexuelles pour appâter ses victimes, puis exigeait d’elles toujours plus de vidéos en les menaçant de publier sur la toile celles déjà en sa possession. Il a en partie reconnu les faits devant le tribunal de district de Nedre Romerike (sud-est).

La peine prononcée est conforme au réquisitoire du Parquet, qui a évoqué «la plus vaste affaire d’abus sexuels en Norvège». La défense avait pour sa part plaidé pour la peine la plus clémente possible. L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, avait été arrêté une première fois au cours de l’été 2016, puis rapidement libéré, ce qui lui avait permis de poursuivre ses agissements jusqu’à sa seconde interpellation. Il a également été condamné à verser près de 19 millions de couronnes (près de 2 millions d’euros) de dédommagements à ses victimes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Roumanie: décès en prison du commandant de « l’enfer du silence » communiste

novembre 5, 2018

Un ancien chef de prison communiste, Alexandru Visinescu, premier Roumain condamné à 20 ans de réclusion pour « crimes contre l’humanité », est mort derrière les barreaux lundi à l’âge de 93 ans, a annoncé l’administration pénitentiaire.

M. Visinescu avait été reconnu coupable en 2016, plus de 25 ans après la chute du régime communiste et du dictateur Nicolae Ceausescu, d’avoir soumis à un « régime d’extermination » les détenus politiques de l’un des pénitenciers les plus terribles de la Roumanie communiste, à Ramnicu Sarat (est).

Au moins quatorze détenus sont morts pendant qu’il dirigeait l’établissement, entre 1956 et 1963, dans cette prison surnommée l' »enfer du silence », où chaque prisonnier était enfermé seul dans une cellule, soumis à des sanctions cruelles et interdit d’adresser la parole à qui que ce soit.

Décrit comme une « brute » lors du procès, le premier du genre en Roumanie, M. Visinescu n’avait jamais exprimé de regrets ou demandé pardon aux victimes, affirmant avoir simplement « obéi aux ordres » de ses supérieurs et respecté les lois en vigueur.

Un autre ancien tortionnaire communiste, Ioan Ficior, pour sa part condamné en 2017 à 20 ans de réclusion pour « crimes contre l’humanité », est mort en prison en septembre.

La justice roumaine avait longtemps rechigné à se pencher sur les crimes du communisme avant d’accepter les premières plaintes visant des commandants de prison, plus de 20 ans après la chute de ce régime.

Au total, plus de 600.000 Roumains ont été condamnés et emprisonnés pour des motifs politiques entre 1945 et 1989, selon le Musée mémorial des victimes du communisme de Sighet.

Romandie.com avec(©AFP / (05 novembre 2018 16h36)                                                        

USA: l’ex-parrain de la pègre de Boston retrouvé mort dans sa cellule

octobre 30, 2018

Washington – L’ancien parrain de la mafia de Boston, James « Whitey » Bulger, inspiration de nombreux films, a été retrouvé mort mardi dans une prison de Virginie occidentale, plusieurs médias américains affirmant qu’il avait été assassiné.

Selon le ministère américain de la Justice, Bulger est mort dans sa cellule de la prison fédérale de haute sécurité de Hazelton, à Bruceton Mills, où il venait d’être transféré.

James Bulger, 89 ans, a été « retrouvé inanimé dans sa cellule vers 08H20 » (12H20 GMT), a indiqué le Bureau fédéral des prisons dans un communiqué.

Le FBI a ouvert une enquête, a-t-il ajouté, sans donner d’indication sur les causes de la mort.

Selon plusieurs médias américains, l’homme qui fut longtemps l’un des criminels les plus recherchés par le FBI, avec une prime de 2 millions de dollars pour quiconque aiderait à le retrouver, a été assassiné.

Les enquêteurs soupçonnent un co-détenu lui aussi lié à la mafia, selon des sources citées par le Boston Globe.

Parrain tout-puissant de Boston entre les années 1970 et 1990, avec la complicité d’autorités corrompues, Bulger avait été arrêté près de Los Angeles en 2011 après seize ans de cavale.

Il été jugé à l’été 2013, reconnu coupable de onze meurtres et condamné à la réclusion à perpétuité.

« Nous avons appris, ce matin, la mort de James +Whitey+ Bulger. Nos pensées vont à ses victimes et à leurs familles », a réagi dans un communiqué Andrew Lelling, procureur fédéral du Massachusetts.

Le pénitencier USP Hazelton, où était détenu James Bulger, est situé à 300 km environ au sud-est de Washington et abrite près de 1.300 détenus.

Personnage complexe, à la fois gangster et informateur du FBI, cruel et charismatique, Bulger a fait l’objet de dizaines de livres, et a inspiré le personnage incarné par Jack Nicholson dans le film « Les Infiltrés » de Martin Scorsese (2006), ou celui joué par Johnny Depp dans le polar « Strictly criminal » (2015).

Américain aux racines irlandaises, Bulger régnait sur les quartiers sud de Boston à une époque où ils n’avaient pas encore été embourgeoisés. Les environs du port fourmillaient encore de bars aux personnages louches, où aucune personne de bonne famille n’osait s’aventurer.

A l’époque, le FBI peinait tant face à la mafia qu’il aidait même Bulger à tuer ses rivaux, lui permettant ainsi d’assurer sa prééminence sur la ville, soulignait le Boston Globe.

C’est aussi un agent du FBI qui préviendra Bulger en 1995 de son inculpation imminente, lui permettant de prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

Lors de son arrestation en 2011, il vivait avec sa petite amie dans un appartement à deux pas de la plage de Santa Monica.

Sa cruauté et son cynisme étaient légendaires. Son procès avait révélé qu’il pouvait tuer ses ennemis à la pioche, leur tirer une balle entre les yeux, étrangler les femmes qui menaçaient de le trahir en arrachant leurs dents pour empêcher leur identification. Et aller faire une sieste juste après avoir assassiné froidement des rivaux.

Il se présentait également comme le protecteur de ces quartiers, assurant les préserver de la drogue alors même que son procès avait révélé qu’il en avait inondé les quartiers sud.

Si le film « Les Infiltrés » présentait Bulger comme un monstre, « Strictly Criminal », avec également Kevin Bacon et Benedict Cumberbatch en co-stars, s’attardait sur la relation de Bulger avec un ami d’enfance devenu agent du FBI. Bulger l’aidera à arrêter ses rivaux italiens en échange de son emprise renforcée sur un territoire élargi.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2018 20h13)