Posts Tagged ‘Prison’

Congo: Mokoko vit avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule

octobre 16, 2021

La Maison d’arrêt de Brazzaville, la capitale congolaise, est de nouveau pointée du doigt pour les conditions déplorables de détention. Surpopulation carcérale, graffitis, tags, rats, cafards, délabrement… le constat est accablant. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais massif, durable et particulièrement indigne. Cette promiscuité provoque des problèmes sanitaires et une hygiène désastreuse. Les conditions de détention violent gravement les droits fondamentaux des détenus. Le général Jean-Marie Michel Mokoko vit chaque jour avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule, a-t-on appris auprès d’un surveillant pénitentiaire.

Sur tout ce que l’enfermement et la solitude sont capables de féconder au-delà des graffitis, tags, rats, moustiques, vétusté ou délabrement de la Maison d’arrêt de Brazzaville, les prisons congolaises, loin d’être des lieux de grande créativité, d’imagination artistique, d’épanouissement intellectuel et de réinsertion, sont uniquement des véritables lieux de sanction , des lieux de souffrance.

Les détenus n’ont rien d’autre pour les distraire. La prison dope leur imaginaire.

Les conditions de détention sont «effroyables» dans les prisons du Congo-Brazzaville où la répression se déroule «à huis clos», a dénoncé en mai 2019 l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) dans un rapport qui fait état de la mort d’une trentaine de détenus entre 2017 et 2018.

«Ces conditions sont difficiles et assimilables à des maltraitances. Il y a des décès en prison. Nous en avons enregistré une trentaine entre 2017 et 2018», la période couverte par le rapport d’une centaine de pages, avait indiqué Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

«L’exemple le plus récent, c’est la prison d’Ouesso (au nord) où nous avons enregistré 9 décès. Leur mort serait due à la malnutrition selon les responsables pénitentiaires», avait déploré le membre de l’OCDH. «Quand les gens meurent de malnutrition en prison, (c’est) une illustration parfaite de la torture», selon lui.

Le rapport souligne le «difficile accès aux prisonniers de haut profil». L’ONG fait allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, chef d’état-major de l’armée entre 1987 et 1993. Cet officier de 74 ans a défié le Président Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle contestée de 2016.

En 2018 il a été jugé pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’État» et condamné à 20 ans de prison. «Nous avons eu des alertes inquiétantes : les conditions de détention du général Mokoko ont été durcies. Il est interdit aux ONG de le voir. Il faut craindre qu’on enregistre un drame en prison», avait dénoncé Trésor Nzila.

Les avocats de Jean-Marie Michel Mokoko ont eux aussi interdiction de le voir sous prétexte qu’il a été «définitivement condamné».

«La doctrine du gouvernement congolais sur la question des droits de l’homme se résume par la duplicité manipulatrice: d’un côté vous avez des discours d’un État promoteur des droits de l’homme, qui ratifie les traités. De l’autre côté, la violation des droits fondamentaux est systématique, la terreur et la répression se poursuivent à huis clos», avait relevé Trésor Nzila.

Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, Trésor Nzila a affirmé que « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité ».

Trésor Nzila a demandé au gouvernement congolais d’agir au plus vite : « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention ».

Par Satny Frank avec Sacer-infos

Canada-Québec: Tentative de livraison par drone interceptée à la prison de Trois-Rivières

septembre 29, 2021

Deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone. C’est une opération de filature qui a mené à leur arrestation, peu avant qu’ils ne mettent leur plan à exécution, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières.

La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

© André Dumont La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

Les suspects, Guy Pellerin, 61 ans, et Samuel Dumont-Grenier, 29 ans, font face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants et demeurent détenus jusqu’à leur enquête sur détention, annonce la Direction de la police de Trois-Rivières.

Les deux individus avaient été pris en filature par les enquêteurs de la police de Trois-Rivières. Ces derniers avaient été mis sur leur piste par un renseignement qui leur avait été transmis quant aux plans des deux suspects d’introduire des stupéfiants dans l’établissement de détention du boulevard Parent au moyen d’un drone, indique-t-on.

La livraison devait avoir lieu le vendredi 24 septembre dernier. Or, une équipe de surveillance physique de la Sûreté du Québec a interpellé les individus aux abords de la prison en début d’après-midi avant qu’ils ne commettent leur méfait.

Les suspects ont été arrêtés sur-le-champ. Les enquêteurs ont saisi le drone qui se trouvait dans le véhicule, 200 grammes de haschich, 25 grammes de cannabis, une dizaine de comprimés de métamphétamine, des timbres de nicotine, ainsi qu’un mini téléphone cellulaire, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières. On souligne que le plus jeune des deux suspects, Samuel Dumont-Grenier, était également recherché pour liberté illégale dans un autre dossier.

Avec Sébastien Houle – Le Nouvelliste

Équateur: une émeute en prison fait 30 morts et 47 blessés

septembre 29, 2021

QUITO, Équateur — Un violent affrontement entre bandes rivales a fait au moins 30 morts et 47 blessés dans une prison de Guayaquil, une ville côtière de l’Équateur, ont annoncé des responsables mercredi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Un commandant de la police, Fabian Bustos, a dit aux journalistes que des policiers et des soldats ont repris le contrôle des lieux après cinq heures. Plusieurs armes auraient été saisies.

Les détenus se seraient affrontés avec des armes à feu, des couteaux et des explosifs. Une querelle aurait éclaté entre deux bandes, «Los Lobos» et «Los Choneros», à l’intérieur des murs du pénitencier.

Des images diffusées par la télévision locale montrent des détenus tirant par les fenêtres de la prison enfumée. Des tirs et des détonations sont entendus. Des photos mises en ligne par le gouvernement de l’État de Guayas font voir six cuisiniers étant évacués d’une des ailes de la prison.

Le président équatorien Guillermo Lasso avait décrété en juillet un état d’urgence dans les prisons du pays, après que plusieurs éclosions de violence aient coûté la vie à plus de 100 détenus.

La journée la plus sanglante s’est produite en février, quand 79 prisonniers ont été tués lors d’émeutes simultanées dans trois prisons. En juillet, 22 autres détenus ont été tués au pénitencier Litoral.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Afrique du Sud : La Cour constitutionnelle confirme la peine de prison de Zuma

septembre 17, 2021

AFRIQUE DU SUD: LA COUR CONSTITUTIONNELLE CONFIRME LA PEINE DE PRISON DE ZUMA

© Reuters/Rogan Ward

JOHANNESBURG (Reuters) – La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a confirmé vendredi la condamnation de Jacob Zuma à 15 mois de prison pour outrage à la justice, rejetant un recours de l’ancien président qui jugeait cette peine excessive.

Jacob Zuma a été condamné après son refus de comparaître devant une commission d’enquête sur des soupçons de corruption sous sa présidence, de 2009 à 2018.

Incarcéré le 8 juillet, l’ancien chef de l’Etat, âgé de 79 ans, a été hospitalisé en août pour une opération chirurgicale et s’est vu accorder une remise en liberté conditionnelle début septembre.

Il avait saisi la Cour constitutionnelle en arguant que la peine de 15 mois de prison était excessive et dangereuse pour sa santé et pour sa vie. Une majorité de magistrats ont rejeté son recours.

L’emprisonnement de l’ancien président a été à l’origine de violentes émeutes en juillet, pendant lesquelles plus de 300 personnes ont été tuées et des milliers de commerces pillés, poussant le président Cyril Ramaphosa à dénoncer une « tentative d’insurrection ».

Avec Reuters par (Wendell Roelf, version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

Football : Benjamin Mendy restera en prison jusqu’en janvier

septembre 10, 2021

Le défenseur français, accusé de viols, sera jugé le 24 janvier prochain en Angleterre. D’ici-là, il ne pourra pas quitter sa prison.

Accuse de viols, Benjamin Mendy devra rester derriere les barreaux jusqu'au 24 janvier prochain.
Accusé de viols, Benjamin Mendy devra rester derrière les barreaux jusqu’au 24 janvier prochain.© Shaun Botterill / MAXPPP / PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

Benjamin Mendy ne sortira pas de prison cette année. Derrière les barreaux depuis la fin du mois d’août, le défenseur français sera jugé par le tribunal de Chester (Cheshire), le 24 janvier prochain. Une audience pour laquelle il devra patienter en prison, le juge ayant refusé de lui accorder l’aménagement de sa détention provisoire. Champion du monde avec l’équipe de France en 2018, Benjamin Mendy joue à Manchester City depuis 2017, un club dont il a été suspendu le 26 août dernier, dans la foulée de son arrestation. Il est accusé de quatre viols et d’une agression sexuelle, l’ensemble des faits qui lui sont reprochés s’étant déroulés entre octobre 2020 et août 2021.

Vêtu d’un survêtement de couleur crème, Benjamin Mendy a écouté les bras croisés les propos tenus à l’audience, qui lui ont été traduits en français par un interprète. Il a été maintenu en détention à l’issue de l’audience de 45 minutes, et a fait un clin d’œil à un homme dans le public en quittant la salle. La date de l’audience du 24 janvier est encore susceptible de bouger. Cela dépendra de ce que plaidera Benjamin Mendy lors d’une prochaine audience, le 15 novembre prochain. Ce jour-là, l’international français devra annoncer s’il plaide coupable ou non coupable. Son avocate, Eleanor Laws, a annoncé qu’elle envisageait de demander l’abandon des charges.

Une carrière anglaise compliquée

Pour recruter Mendy, révélé à Marseille et qui a passé une saison par Monaco, City avait déboursé 52 millions de livres (environ 60 millions d’euros), faisant à l’époque du jeune latéral gauche français le défenseur le plus cher de l’histoire. Mais la carrière de Mendy a depuis été rythmée par les blessures, comme sa rupture des ligaments croisés en 2017, le forçant à passer plus de temps à soigner ses genoux et des ennuis musculaires qu’à taper dans un ballon. L’international français avait aussi fait les choux gras des tabloïds à l’automne 2020 lors de la saisie de sa Lamborghini d’une valeur de plus de 500 000 euros, qu’il conduisait sans permis ni assurance. Il avait plaidé coupable et a été condamné à un peu plus de 1 000 euros d’amende.

Également inculpé dans le cadre de l’enquête, un deuxième homme, Louis Saha Matturie, 40 ans, a comparu aux côtés du champion français. Il est inculpé pour quatre viols commis sur trois personnes entre avril et août.

Par Le Point avec AFP

Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël

septembre 6, 2021
Evasion de six Palestiniens d'une prison de haute securite en Israel
Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël© AFP/Jalaa MAREY

Dans un scénario rappelant le film hollywoodien « Shawshank redemption », six Palestiniens, dont un ex-leader d’un groupe armé, se sont évadés lundi d’une prison en Israël via un tunnel sous un évier, déclenchant une vaste chasse à l’homme.

Avant l’aube, les services carcéraux israéliens ont indiqué qu’une première alarme avait été déclenchée vers 03H00 (minuit GMT) lorsque des résidents ont affirmé avoir vu des « personnes suspectes » aux alentours de la prison de Gilboa (nord), où sont incarcérés des centaines de Palestiniens.

Des images des services carcéraux montrent un tunnel sous une large céramique de salle de bain, au pied d’un évier, par lequel les détenus se sont évadés de cette prison de haute sécurité. A l’extérieur de la prison, les policiers ont localisé un trou creusé dans le sol.

Les services pénitenciers ont indiqué être en train de relocaliser les quelque 400 prisonniers de Gilboa détenus pour des « crimes liés à la sécurité » afin d’éviter qu’ils s’évadent par d’autres tunnels qui auraient pu être creusés.

Cette rare évasion n’est pas sans rappeler le film américain réalisé par Frank Darabont, « Shawshank redemption » (Les Evadés ou à l’Ombre de Shawshank, 1994), dans lequel un homme s’évade de prison via un tunnel qu’il a mis des années à creuser en secret.

Cette évasion, qui a pris Israël de surprise, intervient au moment où le pays entame la saison des fêtes juives, à commencer par le Nouvel an, Rosh Hashana.

Le Premier ministre Naftali Bennett, qualifiant l’évasion « de très grave », a assuré suivre en temps réel la traque des fugitifs.

Traque

La police israélienne a lancé une vaste chasse à l’homme et indiqué en fin de journée toujours tenter de localiser les fugitifs, tandis que les rumeurs fusent sur les réseaux sociaux et les messageries WhatsApp quant à l’évolution des recherches.

Des chiens renifleurs sont aussi à l’oeuvre et des points de contrôle ont été mis en place dans les environs de la prison.

Selon des médias israéliens, les évadés pourraient déjà avoir regagné la Cisjordanie occupée où, dans certains secteurs, la sécurité est contrôlée en théorie par des unités palestiniennes.

L’armée israélienne a mis à la disposition de la police des moyens d’observation aériens et dit avoir préparé ses troupes à intervenir au besoin en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Elle s’est d’ailleurs déployée aux alentours de Jénine (nord de la Cisjordanie), d’où sont originaires de nombreux évadés, a constaté un journaliste de l’AFP faisant état de coups de feu dans les airs en soutien aux fugitifs.

« Pour l’instant la situation est calme, mais la surveillance est sans précédent », a indiqué à l’AFP Akram Rajoub, le gouverneur de la région de Jénine où certains anticipent une offensive de l’armée israélienne.

Le camp de réfugiés de Jénine, qui jouxte la ville éponyme, est « habitué aux incursions » de l’armée israélienne, même s’il est situé dans une zone sous contrôle palestinien, a indiqué à l’AFP Hassan al-Amouri, chef du comité populaire local. « Tout est possible », a-t-il ajouté à propos d’une possible offensive israélienne dans ce camp lourdement armé.

Les évadés ont été écroués pour avoir, selon Israël, préparé ou mené des attaques contre des Israéliens, à l’instar de Mahmoud Abdullah Ardah, écroué depuis 1996 et condamné à perpétuité.

Ce vétéran des prisons israéliennes est un membre connu du Jihad islamique — un des principaux mouvements armés palestiniens — qui avait été placé en isolement il y a quelques années après la découverte de tunnels creusés dans un pénitencier israélien, selon le Jihad islamique.

Des factions jubilent

L’un des fugitifs, Zakaria al-Zoubeidi, était chef des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. Il s’était engagé en 2007 à déposer les armes en échange d’un accord avec Israël visant à le retirer de sa liste des Palestiniens recherchés.

Mais les autorités israéliennes ont ensuite renoncé à cet accord, le service de sécurité intérieure israélien affirmant qu’il avait été impliqué dans « différentes attaques ». L’homme avait été arrêté et écroué en 2019.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza palestinienne, et le Jihad islamique ont salué cette évasion.

« C’est un acte héroïque et courageux, une victoire pour la volonté et la détermination de nos prisonniers héroïques, un réel revers pour le système de sécurité sioniste, que l’occupation présente comme le meilleur au monde », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas cité dans un communiqué.

Selon l’armée, la police avait aussi déployé lundi des checkpoints autour de la bande de Gaza pour éviter que les fugitifs tentent de pénétrer dans ce territoire sous blocus israélien mais sous contrôle du Hamas.

Dans différentes villes de l’enclave, des supporters du Jihad islamiques distribuaient des bonbons pour célébrer l’évasion, ont constaté des photographes de l’AFP.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni : un homme condamné après avoir égorgé plusieurs chats

juillet 30, 2021

L’homme de 54 ans a été condamné à cinq ans et trois mois de prison par la justice britannique. Il était jugé pour la mort de neuf chats.

Lors du proces a la Hove Crown Court, pres de Brighton, les proprietaires des animaux domestiques tues avaient raconte leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantes sur le pas de leur porte.
Lors du procès à la Hove Crown Court, près de Brighton, les propriétaires des animaux domestiques tués avaient raconté leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantés sur le pas de leur porte. © Ludovic Maillard / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Il a égorgé neuf chats en l’espace de quelques mois à Brighton, au sud de l’Angleterre, semant la terreur parmi les propriétaires de félins. Steve Bouquet a été condamné, vendredi 30 juillet, à cinq ans et trois mois de prison par la justice britannique. Cet agent de sécurité de 54 ans était jugé pour la mort de neuf chats et des blessures infligées à sept autres en octobre 2018 et juillet 2019, ainsi que pour possession illégale d’une arme blanche. Il avait plaidé non coupable.

Lors du procès à la Hove Crown Court, près de Brighton, les propriétaires des animaux domestiques tués (Hendrix, Tommy, Hannah, Alan, Nancy, Gizmo, Kyo, Ollie et Cosmo) avaient raconté leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantés sur le pas de leur porte. Steve Bouquet avait affirmé à la police ne constituer « aucune menace pour les animaux » et avait assuré avoir entendu parler des meurtres de chats dans la presse locale. Une photo de chat mort avait cependant été retrouvée sur son téléphone portable.

Le juge Jeremy Gold a qualifié son attitude de « cruelle »

Pendant des mois, la police n’est pas parvenue à lever le mystère de ces attaques, menées surtout la nuit, avant que l’auteur ne soit pris sur le fait grâce à une caméra de surveillance installée par le propriétaire d’un des chats morts. Après son arrestation, les forces de l’ordre ont pu utiliser les données de son téléphone portable pour tracer ses déplacements sur les lieux de plusieurs méfaits. Lors du prononcé de la peine, le juge Jeremy Gold a qualifié son attitude de « cruelle » et souligné qu’il s’en prenait « au cœur de la vie familiale ».

Le propriétaire de Nancy avait expliqué à l’audience avoir retrouvé son animal sous son lit, avec des taches de sang menant au pas de sa porte. Emmenée chez le vétérinaire et placée sous respirateur artificiel, la chatte était morte d’une crise cardiaque. Un témoin avait indiqué avoir aperçu Steve Bouquet, agissant « bizarrement », sur les lieux.

« C’est un délit tellement inhabituel et extrêmement traumatisant »

Les motivations de Steve Bouquet restent mystérieuses. « C’est dommage que les propriétaires des chats ne sachent pas pourquoi il a fait cela », a reconnu la procureure Sally Lakin, interrogée par l’agence PA. « C’est un délit tellement inhabituel et extrêmement traumatisant. »

En 2015, des signalements par les habitants de chats mutilés à Croydon, district du sud de Londres, avaient entraîné l’ouverture d’une enquête par Scotland Yard et suscité la crainte d’un tueur en série d’animaux visant principalement les félins de la capitale britannique.

Mais après trois ans d’enquête et le recensement de 400 victimes, la police avait conclu qu’il s’agissait en réalité de l’œuvre de renards, que l’on peut régulièrement croiser jusque dans le centre de Londres.

Par Le Point avec AFP

Au Japon, deux Américains condamnés à de la prison pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir

juillet 19, 2021

Les deux hommes, un père et son fils, avaient été arrêtés en mai 2020 aux Etats-Unis, puis extradés au Japon en février 2021. Ils ont respectivement été condamnés à vingt-quatre et vingt mois de prison.

Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020
Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020 HANDOUT / AFP

Deux Américains ont été condamnés, lundi 19 juillet, à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, par un tribunal à Tokyo. Il leur est reproché d’avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019.

Michael Taylor, soixante ans, qui a écopé de la peine la plus lourde, et son fils Peter Taylor, vingt-huit ans, étaient jugés depuis le mois dernier à Tokyo dans cette affaire retentissante, ayant ridiculisé les autorités japonaises. Tous deux avaient reconnu les accusations pesant contre eux et s’étaient excusés devant la cour, disant regretter leurs actes. Ils avaient aussi assuré n’avoir pas agi par appât du gain.

Carlos Ghosn avait réussi à fuir le Japon, caché dans un caisson de matériel audio. Au début du mois de juillet, le parquet avait requis deux ans et dix mois de prison contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, et deux ans et demi pour son fils. Leurs avocats avaient plaidé pour des peines avec sursis, arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l’opération, et que les Taylor avaient déjà passé dix mois en détention provisoire aux Etats-Unis avant d’être extradés au Japon.

500 000 dollars en bitcoins

Résidant en permanence au Liban depuis sa fuite, l’ancien grand patron de Nissan et Renault est hors de portée de la justice japonaise car le pays n’extrade pas ses ressortissants. Les Taylor avaient été arrêtés aux Etats-Unis en mai 2020, puis extradés au Japon en mars de cette année pour y être jugés. Un autre complice présumé, un homme d’origine libanaise du nom de George-Antoine Zayek, est toujours recherché.

Le juge principal, Hideo Nirei, a souligné lundi qu’il s’agissait d’un « crime grave », car la perspective de voir un jour M. Ghosn jugé au Japon s’est évaporée. « Les deux accusés ont mené à bien une fuite à l’étranger sans précédent » et ont joué un rôle proactif dans cette opération, a poursuivi le juge. M. Nirei a aussi estimé que les complices avaient été motivés par de l’argent, et non parce que Michael Taylor a, via son épouse, de lointaines relations de parenté avec la famille de M. Ghosn au Liban.

Les Taylor avaient reçu de l’entourage de M. Ghosn plus de 860 000 dollars pour préparer et financer l’opération, la moitié environ ayant servi à louer des jets privés. Ils avaient ensuite touché l’équivalent de 500 000 dollars en bitcoins pour payer leurs frais d’avocats, selon les enquêteurs.

Procès en cours

A la fin de l’année 2019, Carlos Ghosn était en liberté sous caution à Tokyo. Il avait l’interdiction de quitter le Japon dans l’attente d’un procès pour malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan. M. Ghosn a toujours clamé son innocence sur ce dossier.

Le 29 décembre 2019, après avoir voyagé incognito de Tokyo à Osaka en shinkansen, le train à grande vitesse japonais, il s’était caché dans un gros caisson percé de petits trous discrets pour lui permettre de respirer. M. Ghosn avait ainsi échappé aux contrôles à l’aéroport international du Kansai. Les contrôles de bagages n’étaient à l’époque pas obligatoires pour des passagers embarquant à bord d’un jet privé.

Dans la foulée, le Franco-libano-brésilien avait rejoint Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l’occasion. En février, trois personnes avaient été condamnées à plus de quatre ans de prison chacune par un tribunal d’Istanbul, en Turquie, dans cette affaire : un responsable d’une société turque de locations de jets, ainsi que deux pilotes.

La fuite de M. Ghosn n’a pas empêché l’ouverture, en septembre 2020, d’un procès pénal à Tokyo au sujet de rémunérations différées totalisant plusieurs dizaines de millions de dollars. Il était censé les toucher ultérieurement, mais sans que cela soit mentionné dans les rapports boursiers du groupe.

Un ancien responsable juridique de Nissan, Greg Kelly, qui avait été arrêté au Japon le même jour que M. Ghosn en novembre 2018, est toujours jugé dans cette affaire et encourt dix ans de prison, voire davantage. Cet Américain de soixante-quatre ans clame son innocence depuis le début, tandis que Nissan, jugé en tant que personne morale, a plaidé coupable. Les réquisitions dans ce procès sont programmées pour le 29 septembre, puis les plaidoiries de la défense pour le 27 octobre.

Par Le Monde avec AFP

Gabon : quinze ans de prison pour les auteurs du putsch raté de janvier 2019

juillet 1, 2021
Une capture d’écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d’un « Conseil national de restauration » au Gabon, le 7 janvier 2019.

Trois militaires impliqués dans la tentative de coup d’État contre le président Ali Bongo Ondimba, qui avait rapidement échoué en janvier 2019, ont été condamnés, jeudi 1er juillet, à quinze ans de prison au Gabon.

Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, membre de la Garde républicaine (GR), l’unité d’élite et garde prétorienne du président, ainsi que deux autres militaires qui avaient brièvement appelé en direct sur la télévision d’État au « soulèvement populaire », ont écopé de quinze ans de réclusion criminelle. Le procureur avait requis la prison à vie. Cinq gendarmes et un civil, co-accusés, ont été acquittés.

Ce verdict, relativement clément au regard des réquisitions et des chefs d’accusations, a été rendu au milieu de la nuit par la Cour spéciale militaire de Libreville. « Mes clients sont heureux, ils ont fait le V de la victoire à l’audience, c’est un juste milieu », a déclaré à l’AFP un de leurs avocats, Jean-Pierre Moumbembé, qui a tout de même déposé un pourvoi en cassation.

« Soldat de base »

Tôt dans la matinée du 7 janvier 2019, un petit groupe de militaires avait fait irruption dans les locaux de la Radio Télévision gabonaise (RTG) pour diffuser un message sur les ondes de la radio d’État et annoncer la mise en place d’un « Conseil national de restauration » dont le but était de « sauver la démocratie, préserver l’intégrité du territoire national et la cohésion nationale ». Mais ils n’avaient été suivis par personne et la tentative de putsch, menée pendant la convalescence d’Ali Bongo Ondimba, avait rapidement tourné court.

Deux putschistes avaient été abattus par les forces de sécurité. Peu connu par la présidence avant de mener cette tentative de putsch, Ondo Obiang, décrit comme un « soldat de base » relativement discret, avait pour sa part été arrêté avec les deux autres militaires condamnés.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro condamné à la prison à perpétuité

juin 23, 2021
Guillaume Soro, le 28 janvier 2020 à Paris lors d’une intervention devant des journalistes.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a été reconnu coupable d’« atteinte à la sûreté de l’État » et condamné par contumace à la prison à perpétuité.

Le tribunal criminel d’Abidjan a donc suivi les réquisitions du parquet. Ce mercredi 23 juin, Guillaume Soro a été condamné à une peine de prison à perpétuité pour « atteinte à la sûreté nationale », comme l’avait réclamé Richard Adou, le procureur de la République, une semaine plus tôt.

« Complot »

L’ancien Premier ministre et 19 de ses partisans étaient accusés de « complot », « tentative d’atteinte contre l’autorité de l’État » ainsi que de « diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des population ».

En avril 2020, l’ancien président de l’Assemblée nationale avait déjà été condamné à vingt ans de prison ferme, 4,5 milliards de francs CFA d’amende et à la privation de ses droits civiques pour une période de cinq ans après avoir été reconnu coupable de recel de deniers publics détournés et de blanchiment de capitaux.

Le parquet l’accusait d’avoir acquis une villa à Marcory résidentiel, un quartier huppé d’Abidjan, en 2007, alors qu’il était Premier ministre, grâce à des fonds du trésor public ivoirien.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger