Posts Tagged ‘Prisonniers’

États-Unis/Los Angeles: des détenus cherchent à contracter le coronavirus

mai 11, 2020

Pensant obtenir ainsi leur remise en liberté, des prisonniers détenus dans le comté de Los Angeles ont délibérément tenté de contracter le coronavirus pour obtenir leur remise en liberté, a affirmé lundi le chef de la police locale. «Il y a une idée fausse qui circule dans la population carcérale selon laquelle si quelqu’un est testé positif (au Covid-19, ndlr), nous serons d’une manière ou d’une autre obligés de libérer plus de gens, mais ça ne se passe pas comme ça», a déclaré lors d’une conférence de presse le shérif de Los Angeles, Alex Villanueva.

Le shérif a notamment cité des images de vidéosurveillance prises mi-avril dans deux unités d’une prison de Castaic, à une soixantaine de kilomètres au nord de Los Angeles. Une première vidéo montre des détenus partageant de l’eau chaude en faisant la queue devant l’infirmerie, «essayant de faire artificiellement grimper leur température pour prétendre avoir l’un des symptômes» du nouveau coronavirus, selon le shérif. Sur une autre, on peut voir les prisonniers buvant dans le même gobelet jetable et se relayant pour respirer dans le même masque.

Une enquête a été ouverte et, d’après Alex Villanueva, 21 détenus ont été testés positifs au Covid-19 rien que dans ces deux unités, une semaine après ces vidéos. «C’est triste de penser que quelqu’un cherche à s’exposer volontairement au Covid-19», a estimé le shérif, soulignant que plus de 4.500 détenus (40% de la population carcérale du comté) étaient en quarantaine. Au total, 357 ont été testés positifs à ce jour, dont 117 ont guéri.

Quelque 5.000 prisonniers ont été libérés pour réduire la promiscuité dans les prisons, faisant passer leur nombre de 17.000 à 11.700. «Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour empêcher la diffusion du Covid-19 dans notre système pénitentiaire», a assuré le shérif Villanueva.

L’organisation de défense des droits humains JusticeLA a de son côté critiqué les conditions sanitaires régnant dans les prisons locales. Elle a intenté le mois dernier une action en justice contre les services du shérif de Los Angeles à ce sujet, demandant également la libération des prisonniers les plus vulnérables.

«Contrairement aux affirmations du shérif, ce qui me revient des gens incarcérés, c’est qu’il n’y a pas assez de savon, pas assez d’eau chaude, que les policiers se moquent des gens enfermés en toussant devant eux et en leur disant qu’ils vont mourir du Covid», affirme dans un communiqué Patrisse Cullors, co-fondateur du mouvement Black Lives Matter et partie prenante à la plainte de Justice.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : des libérations de détenus envisagées face aux craintes de propagation du coronavirus en prison

mai 5, 2020

Le Pr Jean-Jacques Muyembe, à la tête de la riposte contre le coronavirus en RDC (ici en août 2019 à Goma, lorsqu'il dirigeait les opérations pour contrer Ebola).

Le Pr Jean-Jacques Muyembe, à la tête de la riposte contre le coronavirus en RDC (ici en août 2019 à Goma, lorsqu’il dirigeait les opérations pour contrer Ebola). © REUTERS/Baz Ratner

 

Les autorités congolaises s’inquiètent du risque de progression du coronavirus dans les prisons, qui pourrait constituer « un facteur de propagation à grande échelle ». Des mesures de remise en liberté de détenus sont envisagées. Dont celle de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’État…

« La contamination au niveau des prisons risque d’être un facteur de propagation à grande échelle dans notre société, en particulier si la prison de Makala devrait être concernée, en raison de son surpeuplement ». La mise en garde vient de celui qui, depuis que la pandémie a touché la RDC, est à la tête de la lutte contre le virus, le professeur Jean-Jacques Muyembe.

L’alerte lancée par l’épidémiologiste, cité dans le compte rendu du Conseil des ministres en visioconférence qui s’est tenu lundi 4 mai, et présidé par Félix Tshiskedi, s’appuie sur la situation observée à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Dans cet établissement, ce sont pas moins de 104 cas qui ont été identifiés. Et le bilan pourrait s’alourdir, puisque de nouveaux prélèvements sont en cours d’analyse.

Interpellation des ONG

La semaine dernière, déjà, la situation dans les prisons congolaises a été pointée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.

Pointant les risques inhérents à la promiscuité dans ces établissements et accusant les autorités de « négligence notoire », le gouvernement n’ayant « pris aucune disposition de grande envergure pour limiter la propagation de cette maladie » dans les établissements pénitentiaires, l’organisation Justicia ASBL, a ainsi réclamé des mesures de libération de détenus, pour « décongestionner » les cellules.

Une interpellation qui semble avoir été entendue de la part du gouvernement congolais qui a décidé de procéder à un « désengorgement » qui concernera notamment des détenus de la prison centrale de Makala et de la prison militaire de Ndolo.

Désengorgement « impérieux »

Déjà, fin avril, dans un courrier que Jeune Afrique a pu consulter, le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, avait ordonné « de manière pressante » aux procureurs généraux des cours d’appel de Kinshasa/Gombe et Kinshasa/Matete « de prendre des dispositions qui s’imposent en vue de procéder sans tarder à la poursuite du désengorgement de la prison centrale de Makala, au regard de la situation combien préoccupante du moment. »

Soulignant que « la promiscuité à l’instar du surpeuplement de la prison centrale de Makala, qui compte 9 000 détenus, est de nature à favoriser la propagation » du coronavirus, le ministre a fixé l’objectif :  « Il est dès lors impérieux de prendre des dispositions utiles et salutaires en vue de désengorger la prison centrale de Makala. »

Dans la foulée, il avait appelé les deux procureurs à accorder une attention particulière aux femmes enceintes, aux mineurs et aux personnes âgées de plus de 70 ans dont la santé est fragilisée par l’âge.

Le cas de Kamerhe évoqué

Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi. Ici à Paris, dans les locaux de Jeune Afrique, le 20 août 2013.
Photo de Vincent Fournier/JA

Mais dans le compte rendu du Conseil des ministres, le texte se fait un peu plus précis encore : « Parmi les pistes explorées, il y a la voie de libération conditionnelle, de liberté provisoire à accorder aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque à l’instar du directeur de cabinet du chef de l’Etat, ainsi que les personnes condamnées à des peines mineures. »

Une mention de la situation de Vital Kamerhe que n’ont pas manqué de saluer ses partisans. Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, en détention préventive, a en effet vu ses multiples demandes de remise en liberté provisoire être systématiquement rejetées. Incarcéré depuis le 8 avril, il est accusé de détournements de fonds – pour une somme totale d’environ 50 millions de dollars – dans le cadre du programme des Cent jours initié par le président Félix Tshisekedi. Son procès doit s’ouvrir le 11 mai prochain.

« La croissance exponentielle n’a pas eu lieu »

Officiellement, le pays comptait, au 4 mai, 705 cas confirmés dans les sept provinces touchées – dont 675 à Kinshasa – , pour 34 décès et 80 personnes guéries. S’il a pointé des inquiétudes quant à la situation dans les prison, le professeur Muyembe s’est, en revanche, montré relativement optimiste sur l’état des lieux global de la progression de la maladie. « L’épidémie importée est terminée, les contaminations observées sont locales », a-t-il précisé, soulignant que « la croissance exponentielle n’a pas eu lieu ».

Le coordinateur de la riposte au Covid-19 a également affirmé que « le confinement de La Gombe a donné de bons résultats », notamment en terme de « baisse de nombre de contaminés » et de « dépistages de plusieurs contacts ». Dans l’Est, également touché, « la riposte semble avoir porté ses fruits, puisqu’aucune contamination nouvelle n’a été signalée ».

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera TshIamala – à Kinshasa

 

Coronavirus au Cameroun : Paul Biya annonce la libération de certains prisonniers

avril 16, 2020

Paul Biya, le président camerounais.

Paul Biya, le président camerounais. © Lintao Zhang/AP/SIPA

 

Le chef de l’État camerounais a ordonné des commutations et des remises de peines pour certains prisonniers afin de désengorger les prisons qui font face à la menace du Covid-19. Le nombre de détenus concernés par cette décision n’a pas été communiqué.

C’était la revendication de la commission des droits de l’homme de l’ordre des avocats du Cameroun, pour qui seule « une réelle décongestion » des établissements pénitentiaires peut garantir une maîtrise de la situation en cas de présence du coronavirus.

Le 15 avril, le président Paul Biya a finalement annoncé la libération de certains prisonniers. Si le nombre de détenus concernés par ce décret présidentiel n’a pas été communiqué, les détails de son application ont été soigneusement précisés. Les prisonniers de l’opération épervier condamnés pour « détournement » ne sont pas concernés par cette mesure, encore moins ceux arrêtés dans le cadre de la crise anglophone et condamnés entre autres pour « atteinte à la sureté de l’État ».

Les personnes en attente de jugement détenues à titre préventif sont également exclues de la décision présidentielle. Cette catégorie comptait pourtant 18 435 personnes sur les 31 815 prisonniers au Cameroun en 2019, soit 58 % de la population carcérale. Une exclusion que regrettent certains avocats, dont la corporation a été en première ligne des revendications ayant conduit à l’adoption de cette mesure.

1 % de la population carcérale

Depuis Bamenda, l’avocat Fru Njoh exprime une satisfaction relative. « Si le but était de désengorger les prisons de telles sorte d’éviter une hécatombe en cas de contamination de celles-ci, c’est évidemment raté, confie-t-il. Mais nous saluons ce geste qui est avant tout humaniste ».

Dans chacune des 91 prisons que compte le pays, les premières sorties devraient intervenir au courant de cette journée du 16 avril. Selon les spécialistes des droits de l’homme au Cameroun, entre 2 000 et 3 000 personnes devraient ainsi recouvrer la liberté, soit à peine 1 % de la population carcérale totale.

Avec près de 855 cas positifs et 17 décès, le Cameroun reste le deuxième pays d’Afrique subsaharienne le plus touché après l’Afrique du Sud. La menace du Covid-19 a récemment provoqué un vent de panique au sein de la maison d’arrêt de Kondengui à Yaoundé, principale prison du pays. Des dizaines de détenus avaient alors manifesté leurs inquiétudes après la circulation de rumeurs sur la présence de cas infectés au sein du pénitencier.

Avec Jeuneafrique par Franck Foute

RDC: libération de 200 personnes en détention irrégulière

octobre 19, 2019

 

Plus de deux cents personnes en détention irrégulière ont été relâchées samedi à Kinshasa par les autorités de la République démocratique du Congo, a annoncé Emmanuel Cole, un défenseur des droits des prisonniers.

«237 personnes qui étaient en détention préventive et irrégulière ont été libérées» par les autorités, a-t-il dit à l’AFP. Tous ont quitté la prison après une cérémonie conduite par le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende.

Cette libération entre dans le cadre d’un «processus de désengorgement» des prisons, a indiqué le ministre, cité par le site d’information 7sur7. «Nous allons étendre cette libération à d’autres milieux carcéraux du pays».

«Ce n’est pas normal que les citoyens se retrouvent dans des situations de privation de liberté parce que les autorités judiciaires n’ont pas bien fait leur travail», a réagi M. Cole. «La majorité des personnes libérées étaient en prison depuis plusieurs mois et la détention de certains remonte à 2013. Détenus arbitrairement, on leur demande aujourd’hui de remercier les autorités. C’est incroyable».

Construite à l’époque coloniale, avec une capacité d’accueil de 1.500 personnes, la prison de Makala à Kinshasa compte aujourd’hui plus de 8.000 détenus, dont 850 condamnés.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: Denis Sassou Nguesso va amnistier les prisonniers politiques

août 10, 2018

 

Denis Sassou Nguesso décrètera-t-il une amnistie ?
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso doit libérer, le 15 août prochain, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, les prisonniers politiques  détenus à Brazzaville pour démontrer qu’il est véritablement engagé dans le processus de réforme, a-t-on appris auprès d’une source proche de la Présidence de la République. L’enjeu n’est plus ni moins chercher à apaiser la contestation postélectorale et garantir la liberté et la sécurité à tous les prisonniers politiques.

Pour certains membres du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) interrogés, « c’est un geste fort. Une mesure spectaculaire » dans un Congo embourbé dans une crise financière sans précédent et qui a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour surmonter cette épreuve dans la paix, la concorde et l’unité nationale.

Selon les mêmes membres du parti au pouvoir, cette amnistie qui marque la grandeur d’esprit du président de la République, va permettre aussi à ces prisonniers politiques, d’exercer leurs droits politiques et donner vie à la démocratie dans le pays.

Parmi ces prisonniers politiques, on cite notamment, Paulin Makaya, André Okombi Salissa… accusés d’atteinte, entre autres, à la sûreté de l’État et détention illégale d’armes de guerre.

Cette décision du président Denis Sassou Nguesso va aussi dans le droit fil de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 à Kinkala, dans le Pool, entre les représentants du pasteur Ntoumi et le gouvernement.

Les partis politiques légalisés, acteurs politiques de l’intérieur et de la diaspora, société civile et confessions religieuses avaient fait de l’amnistie une de ces principales conditions pour mieux négocier non seulement avec le FMI et sortir notre pays de la crise économique et financière, mais aussi pour attirer les investisseurs et maintenir la paix durable sur toute l’étendue du territoire national.

Le discours à la nation du président de la République est donc attendu avec impatience par tous les congolais de l’intérieur et de l’extérieur.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Les Américains détenus par Pyongyang pourraient avoir été déplacés

mai 2, 2018

Séoul – Trois Américains détenus en Corée du Nord pourraient avoir changé de lieu de détention en amont de leur possible libération à l’occasion du sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP.

« Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la validité de ces informations », a toutefois déclaré à l’AFP à Washington un responsable du département d’Etat américain. « Nous continuons de travailler pour faire en sorte que les ressortissants américains détenus en Corée du Nord rentrent à la maison dès que possible », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis demandent de longue date la libération de Kim Hak-song, Kim Sang-duk et Kim Dong-chul et des médias rapportent que Washington et Pyongyang seraient proches d’un accord sur la question.

« Ils sont dans un hôtel de la banlieue de Pyongyang », a déclaré à l’AFP Choi Sung-ryong, un activiste sud-coréen qui a des contacts au Nord.

Les trois Américains sont détenus séparément, a-t-il ajouté, mais les Nord-Coréens leur organisent des « sorties, ils reçoivent des soins médicaux et mangent de la bonne nourriture ».

Des sources diplomatiques à Pyongyang ont fait état de rumeurs selon lesquelles les trois auraient été déplacés. Mais aucune confirmation n’a été donnée quant à l’endroit où ils se trouveraient.

Le Wall Street Journal avait rapporté que leur cas avait été discuté entre les dirigeants nord-coréens et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo quand il s’était rendu à Pyongyang le mois dernier.

M. Trump avait également souligné que le retour des trois hommes était une priorité pour son administration.

« Nous avons parlé d’eux. Nous sommes en train de négocier », avait affirmé le président américain lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Kim Dong-chul, un pasteur américano-coréen, a été arrêté pour espionnage et condamné en 2016 à dix ans de travaux forcés.

Kim Hak-song et Kim Sang-duk, également connu sous le nom de Tony Kim, travaillaient tous deux pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP), établissement fondé par des chrétiens évangéliques étrangers. Ils ont été arrêtés l’année dernière pour « agissements hostiles ».

Après des années de montée des tensions sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente, qui a été illustrée par le sommet intercoréen de vendredi dernier.

Il devrait être le prélude à une rencontre encore plus attendue entre MM. Kim et Trump. Ce dernier a affirmé mardi que la date et le lieu de ce sommet seraient annoncés sous peu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2018 22h28)                                            

Le pape lave les pieds de détenus non catholiques et parle de sa cataracte

mars 29, 2018

Rome – Le pape François, très ému par l’univers carcéral, a célébré une nouvelle fois une messe du Jeudi saint dans une prison en lavant les pieds de douze détenus, dont deux musulmans, un orthodoxe et un bouddhiste.

S’exprimant à la fin de sa visite, il a estimé que la peine de mort n’était pas chrétienne et confié qu’il doit se faire opérer de la cataracte.

Après une brève rencontre en privé avec des prisonniers malades, le pape a célébré jeudi après-midi la messe de la Cène et le rite du lavement des pied avec douze détenus de sept pays différents dans la prison romaine pour hommes de Regina Coeli.

« Chacun a l’opportunité de changer de vie et ne doit pas être jugé », a souligné le pape, notant qu’il se considère lui-même comme « un pêcheur », avant de laver et embrasser les pieds des douze prisonniers.

Dans la tradition chrétienne, le Jeudi saint commémore le jour où le Christ lave les pieds des apôtres et institue l’eucharistie lors de son dernier repas (la Cène). Le rituel a été perpétué dans le christianisme, sauf dans certaines branches du protestantisme.

En prenant congé jeudi de la prison romaine, le pape a estimé dans un échange avec un détenu et la directrice du pénitencier que « la peine de mort n’est ni humaine ni chrétienne », car « toute peine doit rester ouverte à l’espérance et à la réinsertion ».

Il a aussi confié qu’il devra subir l’an prochain une opération des yeux. « A mon âge, par exemple, arrivent les cataractes et on ne voit pas bien la réalité. L’an prochain, il faudra faire l’intervention », a-t-il dit.

Le pape se rend régulièrement dans des prisons lors de ses voyages à l’étranger. Il avait décrit son accueil chaleureux en janvier dans un établissement pénitentiaire pour femmes de Santiago du Chili comme son rendez-vous le plus émouvant du voyage au Chili.

« Pour moi rendre visite à des malades, aller en prison, faire sentir au prisonnier qu’il peut avoir l’espoir de la réinsertion, c’est cela la prédication de l’Eglise », a expliqué le pape François dans un récent livre d’entretiens.

L’an dernier lors du Jeudi saint, il avait lavé les pieds de détenus repentis, notamment d’anciens mafieux, dans une prison au sud de Rome.

Depuis le début de son pontificat, le pape François a décidé de décentraliser cette célébration en dehors du Vatican.

En 2013, il s’était rendu dans une prison pour mineurs, l’année suivante dans un centre pour personnes malades et handicapées, en 2015 à nouveau dans une prison et en 2016 dans un centre d’accueil de réfugiés. Il a lavé à plusieurs reprises les pieds de croyants musulmans.

Jeudi matin, le pape François a présidé, dans la basilique Saint-Pierre, la traditionnelle messe « chrismale » qui donne lieu à la bénédiction de l’huile sainte servant à la célébration de certains sacrements tout au long de l’année.

Lors de cette messe devant des prélats et des religieux de Rome, le pape a recommandé à ces derniers d’être « des prêtres de rue », disponibles et à l’écoute des croyants.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2018 20h02)                                            

Au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa amnistie 3000 prisonniers

mars 22, 2018

 

Le président veut faciliter la décongestion des établissements pénitentiaires, qui comptent 20 000 détenus pour une capacité de 17 000 places.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, le 18 février 2018, à Harare. Crédits : JEKESAI NJIKIZANA / AFP

Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a accordé une amnistie à quelque 3 000 personnes détenues dans les prisons surpeuplées du pays, ont annoncé, jeudi 22 mars, les autorités pénitentiaires. « Le président a, selon la Constitution du Zimbabwe, décidé d’accorder une grâce à certains détenus. […] Cela facilitera la décongestion de nos prisons », a indiqué l’administration pénitentiaire du Zimbabwe dans un communiqué.

Cette mesure vise notamment la totalité des détenues femmes – à l’exception de celles condamnées à la prison à perpétuité –, mais aussi les détenus handicapés et mineurs qui purgent des peines de moins de trois ans et en ont déjà accompli le quart. Tous les prisonniers malades et âgés de plus de 60 ans qui ont déjà accompli un tiers de leur peine seront également libérés.

En outre, les condamnés à mort qui attendent leur exécution depuis plus de dix ans dans les couloirs de la mort verront leurs peines commuées en réclusion criminelle à perpétuité, selon les autorités. Les condamnés pour meurtre, trahison, viol, vols à main armée ou avec violence et ceux punis par une cour martiale sont exclus de cette mesure d’amnistie.

Des émeutes dans les prisons

En proie à une sévère crise financière et incapable de pourvoir aux besoins en vêtements, en nourriture et en soins de tous ses détenus, le Zimbabwe a régulièrement pratiqué, ces dernières années, des amnisties de masse. Durant la seule année 2013, une centaine de prisonniers étaient morts faute d’une prise en charge adéquate. Ces mauvaises conditions de détention avaient provoqué en 2015 une vague d’émeutes dans les établissements pénitentiaires du pays, qui s’était soldée par la mort de quatre détenus.

Le Zimbabwe compte environ 20 000 prisonniers, pour une capacité de 17 000 places. Des élections générales y sont prévues en juillet, les premières depuis la démission en novembre, sous la pression de l’armée et de son parti, de Robert Mugabe, 94 ans, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans.

Lemonde.fr avec AFP

RDC: 19 détenus poursuivis pour viol s’évadent

décembre 1, 2017

 

Plusieurs détenus poursuivis pour viol se sont évadés d’une prison dans l’est de la République démocratique du Congo cette nuit, suscitant des craintes de représailles parmi leurs victimes, selon de sources locales.

« Dix-neuf détenus, sur les 20 d’une cellule de la prison de Kalehe, se sont évadés », a indiqué à l’AFP Gérard Nkwana, administrateur du territoire de Kalehe dans la province du Sud-Kivu. « La plupart sont poursuivis pour viol et vol(…). Ils ont profité de la distraction des agents de l’ordre commis à cette prison pour creuser un trou dans le mur sur la façade de derrière pour parvenir à s’échapper », a-t-il expliqué.

« Les gens qui comparaissaient en tant que plaignants et témoins risquent d’être à la merci de ces fugitifs qui risquent de se venger », a estimé Pascal Nabulera, président de la société civile de Kalehe.

Cette évasion n’a cependant rien à voir avec les 18 prévenus qui comparaissent actuellement dans un méga-procès pour viol de fillettes à Kavumu, près de Bukavu, également dans la province du Sud-Kivu.

LeFigaro.fr avec AFP

Gambie: le président Barrow libère tous les détenus sans jugement

février 18, 2017

Bakau (Gambie) – Le nouveau président gambien Adama Barrow a annoncé samedi la libération de tous les détenus sans jugement dans le pays et une commission d’enquête sur les disparitions sous le régime de l’ex-président Yahya Jammeh, lors de la fête de son investiture.

« Des instructions ont déjà été données pour que tous ceux qui sont détenus sans jugement soient libérés », a déclaré M. Barrow, 51 ans, au cours de cette cérémonie lors de l’anniversaire de l’indépendance de la Gambie, au stade de l’Indépendance à Bakau, près de Banjul.

Il a également annoncé la mise sur pied d’une « commission d’enquête sur les disparitions » sous le régime de M. Jammeh qui a dirigé pendant 22 ans la Gambie sans partage et est accusé de nombreuses violations de droits de l’Homme.

« Le ministre de la Justice va recevoir des informations au sujet de tous ceux qui ont disparu sans laisser de trace. Une commission chargée des droits de l’homme sera installée sans délai pour compléter les initiatives du ministre de la Justice », a dit M. Barrow, en présence de milliers de personnes

La cérémonie s’est tenue un mois après sa prestation de serment le 19 janvier à l’ambassade de Gambie au Sénégal voisin, où il était accueilli à la demande de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) par crainte pour sa sécurité.

Yahya Jammeh, qui contestait la victoire d’Adama Barrow à l’élection du 1er décembre, a finalement cédé le pouvoir et quitté la Gambie le 21 janvier pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire de la Cédéao et d’une ultime médiation des présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

M. Barrow, rentré en Gambie le 26 janvier, a de nouveau prêté serment, cette fois devant le président de la Cour suprême, le juge Hassan Bubacar Jallow.

Les festivités avaient commencé vers 09H00 (GMT et locales) au stade de Bakao, d’une capacité de 20.000 places, aux gradins remplis de monde.

Des centaines de personnes ont convergé vers le lieu de la cérémonie dès les premières heures de la matinée de samedi. « J’ai passé la nuit dans le stade pour m’assurer que j’aurai une place confortable. Je ne le regrette pas parce que j’ai pu le faire sans bousculade », a dit à l’AFP Isatou Dibba.

Des diplomates étrangers se sont difficilement frayés un passage pour accéder au stade. Des milliers de personnes n’ayant pu entrer sont restés dehors, sous la surveillance de forces de l’ordre.

Les festivités se sont tenues en présence des chefs d’Etat du Sénégal Macky Sall, invité d’honneur, du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, également présidente en exercice de la Cédéao, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Ghana.

Le Nigeria, engagé à la fois dans la médiation auprès de Yahya Jammeh et dans l’opération militaire, et la Sierra Leone, étaient représentés par leur vice-président, la Guinée-Bissau par son Premier ministre, la Guinée par sa ministre des Affaires étrangères, Makalé Kamara.

Parmi les invités de marque figuraient notamment Dawda Jawara, premier président de la Gambie indépendante, de 1965 jusqu’au coup d’Etat de 1994 qui a porté Yahya Jammeh au pouvoir. L’ex-président du Ghana John Dramani Mahama a également assisté à la cérémonie.

La Gambie est une ex-colonie britannique totalement enclavée dans le Sénégal francophone à l’exception de son étroite façade côtière.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2017 19h13)