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Maroc : la diaspora privée de vote, jusqu’à quand ?

août 24, 2021

Le Mouvement pour un Maroc moderne, prospère et égalitaire a été initié par la diaspora pour promouvoir la citoyenneté active de ses membres, aussi bien dans leur pays de résidence que dans le royaume. Nod Sawet signifie « va voter » en dialecte.

Élections législatives à Casablanca, le 7 octobre 2016 (illustration).

Alors que les Algériens, les Tunisiens ou les Sénégalais vivant à l’étranger peuvent participer aux scrutins organisés dans leur pays d’origine, les Marocains en sont toujours empêchés. Les élections générales du 8 septembre seraient pourtant l’occasion de mettre fin à cette anomalie qui touche 5 millions d’électeurs potentiels.

Le Maroc qui a lancé la marche verte, grande marche pacifique partie du royaume vers le Sahara sous colonisation espagnole en 1975. Le Maroc qui a organisé la COP22 à Marrakech en novembre 2016 et réuni 196 pays, des ONG, des syndicats, des scientifiques ainsi que des médias du monde entier. Le Maroc qui a su mener des projets d’envergure comme le port de Tanger-MED, le train à grande vitesse Al-Boraq, le complexe Noor – l’un des plus grands parcs solaires au monde – et bientôt un hub financier de référence en Afrique. Ce Maroc, nous en sommes convaincus, est capable d’organiser des élections pour ses près de 5 millions de compatriotes résidant à l’étranger.

La nouvelle constitution adoptée en 2011 consacre le droit de vote et de candidature de tous les Marocains depuis leur pays de résidence (articles 16 et 17). Pourtant, dix ans plus tard, ce droit constitutionnel n’est toujours pas inscrit dans les lois électorales. Le motif avancé par les parties prenantes est surprenant puisque se trouvent invoquées « les modalités de vote et l’application de ce droit », qui poseraient « problème ».

Ce motif nous interpelle d’autant plus que nos voisins algériens et tunisiens tout autant que plusieurs pays subsahariens, tel le Sénégal, ont organisé des scrutins dans le pays de résidence de leurs ressortissants !

Aberration

Beaucoup de discours politiques vantent l’apport multiforme des MRE [Marocains résidant à l’étranger] dans l’économie nationale, notamment à travers le développement de la coopération internationale entre les territoires marocains et leur pays de résidence ou encore via la solidarité directe avec les familles restées au pays. Pourtant, ces MRE tant vantés dans les discours ne peuvent toujours pas choisir leurs représentants au sein du Parlement.

Outre que ce déni de droits vis-à-vis de la diaspora relève de l’aberration dans une période où les relations internationales et la diplomatie des territoires constituent des armes essentielles utilisées par toutes les grandes nations, les partis politiques marocains se privent de personnalités, de compétences, de potentialités qui pourraient renforcer la place du Maroc dans le concert des nations et les réseaux d’influence du pays à l’échelle internationale.

C’EST UNE ERREUR HISTORIQUE DE CONTINUER À ÉCARTER LES MRE

Nul n’ignore que le 8 septembre prochain des élections générales se dérouleront au Maroc. Les grand oubliés en seront, encore une fois, les millions de Marocains d’Europe, des Amériques, d’Asie, du Moyen-Orient…, toujours privés de représentation parlementaire propre et astreints à être représentés pour pouvoir voter par procuration.

À l’aune de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël – pays où l’on compte près de 800 000 Juifs marocains majoritairement attachés à leur pays d’origine –, n’aurait-on pas dû saisir l’occasion pour concrétiser les droits de « pleine citoyenneté » reconnus par la Constitution à tous les Marocains, quel que soit leur lieu de résidence sur le globe ?

Les enjeux des prochaines élections dépassent largement le territoire national et c’est une erreur historique de continuer à écarter les MRE.

Le manque flagrant de considération qui se manifeste dans cette élection aurait sans doute été nié si le bilan de dix ans de Constitution sur les questions diasporiques n’était pas aussi éloquent à lui tout seul. Ce désir de participation effective de la diaspora aux décisions majeures de son pays fait écho à des revendications et des combats portés de manière régulière depuis plus de trente ans. Les MRE souhaitent contribuer par la réflexion, mais également par l’action, à l’avènement d’un Maroc meilleur.

Nous le savons, la tentation sera politiquement forte de réduire cette nouvelle demande à un fait mineur et de se « contenter » encore de discours creux sans lendemain.

Égalité de traitement

Mais c’est un autre chemin que nous vous demandons de prendre. Ce que nous vous demandons, c’est que soit enfin ouvert le chantier d’une mise à plat du cadre juridique et institutionnel pour la mise en œuvre concrète du droit des membres de la diaspora à être élus et représentés depuis des circonscriptions électorales qui épousent leur lieu de résidence.

Nous vous demandons d’assurer l’égalité de traitement des citoyens marocains en toutes circonstances, en conformité avec la loi et la Constitution. Si cela n’est malheureusement pas le cas, c’est en raison d’archaïsmes tenaces, de pratiques hiérarchiques et de discours institutionnels qu’il faudra profondément interroger.

Cette situation injuste ne se traitera pas en la réduisant à un caprice ou à des démarches individuelles isolées. Nous vous demandons d’indiquer les voies que vous souhaitez emprunter pour supprimer ce désordre et dessiner les modalités de dialogue et d’élaboration de propositions visant à assurer la représentation effective de la diaspora. Ne doutez pas qu’au-delà même des signataires du présent texte, beaucoup d’acteurs de la diaspora sont prêts à participer à cet effort institutionnel crucial.

Nous demandons une recomposition du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) pour en faire une instance démocratique et représentative des MRE, comme il est prévu dans ses statuts et son dahir [décret royal] constitutif. Cette mise à plat doit également concerner le Conseil économique et social, ainsi que le prévoit la Constitution.

Répondre positivement à cette interpellation ne serait pas un signe de faiblesse mais le signe d’une démocratie capable de lucidité et de maturité sur un sujet où elles ont fait cruellement défaut depuis trop longtemps.

La liste mise à jour des signataires de la tribune est consultable sur le site https://nodsawet.ma/.

Avec jeune Afrique

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par  Nod Sawet

France-Perpignan : à la suite d’une blague, des parents privés de leur bébé

juin 3, 2021

Les parents ont été jugés pour « délaissement d’enfant ». Ils se battent désormais pour récupérer leur fille, rapporte France 3 Occitanie.

A la suite de la blague, l'interlocuteur du couple a rapidement alerte la police municipale de Perpignan, dans les Pyrenees-Orientales, pensant que les deux parents, issus de la communaute des gens du voyage, voulaient reellement vendre l'enfant.
À la suite de la blague, l’interlocuteur du couple a rapidement alerté la police municipale de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, pensant que les deux parents, issus de la communauté des gens du voyage, voulaient réellement vendre l’enfant. © Clementz Michel / MAXPPP / PHOTOPQR/L’INDEPENDANT/MAXPPP

« Elle est belle ma fille, je vous la vends ! Mais attention, elle n’a pas de prix ! » Une blague qui a viré au cauchemar… Vendredi dernier, lors d’une discussion avec une connaissance, une femme, accompagnée de son mari, plaisante au sujet de son bébé de quatre mois. Une plaisenanterie, mal interprétée, qui a engendré le placement de l’enfant en pouponnière, rapporte France 3 Occitanie.

À la suite de la blague, l’interlocuteur du couple a rapidement alerté la police municipale de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, pensant que les deux parents, issus de la communauté des gens du voyage, voulaient réellement vendre l’enfant.

Originaires du nord de la France, les deux parents, qui s’étaient rendus à Perpignan pour un mariage, ont été arrêtés et mis en examen. La juge a alors formulé une ordonnance de placement provisoire du nourrisson, qui a été envoyé en pouponnière.

« Délaissement d’enfant »

Le couple a été jugé en comparution immédiate lundi pour « délaissement d’enfant ». « Le ministère public a considéré que les faits étaient suffisamment graves, qu’il y avait réellement volonté d’abandonner l’enfant. Il a requis six mois de prison avec sursis, pour « donner une leçon » aux parents », explique Me Matthieu Vouchet, avocat de la famille. Finalement, les deux parents ont été relaxés, mais leur bébé ne leur a pas encore été rendu.

La mère de l’enfant, sujette à l’épilepsie, est dans un état de stress absolu, a ajouté l’avocat Matthieu Vouchet. Une seconde procédure, qui a été déclenchée par l’ordonnance de placement provisoire, est encore en cours. Initialement prévue le 10 juin, l’audience a finalement été avancée à ce jeudi 3 juin. Et, heureux dénouement pour le couple, qui va retrouver son enfant. « Une évaluation favorable a été donnée par la structure qui a accueilli l’enfant et il a été décodé de remettre Désirée aux parents, explique Me Matthieu Vouchet dans le Midi Libre. Cette famille n’a rien à se reprocher et elle a vécu une vraie souffrance que d’être séparée de son bébé ces derniers jours. »

Par Le Point

L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

Espionnage: certains responsables iraniens privés de smartphone

juin 13, 2015

Certains responsables iraniens ayant accès à des informations confidentielles ne pourront pas utiliser leur smartphone pour un usage professionnel, a déclaré samedi un responsable de la défense civile. Téhéran souhaite éviter ainsi les risques d’espionnage.

Ces déclarations interviennent après que les autorités suisses et autrichiennes ont indiqué jeudi avoir ouvert, séparément, des enquêtes sur des soupçons d’espionnage informatique dans des hôtels où se déroulaient des négociations sur le nucléaire iranien. Israël est pointé du doigt par des experts informatiques.

« Les responsables qui ont accès à des informations classifiées n’ont pas le doit d’utiliser des smartphones et doivent utiliser d’autres téléphones pour un usage professionnel », a déclaré le général Gholamreza Jalali, cité par l’agence Isna.

« Il y a toujours une copie des informations qui sont entrées dans un smartphone et d’une certaine manière la société qui a fabriqué l’appareil a accès à ces informations », a expliqué le général Jalali. Il a ajouté que cette « directive » était en préparation, sans préciser quand elle entrerait en application.

Ces dernières années, l’Iran a été la cible de plusieurs attaques informatiques, en particulier contre son programme nucléaire, notamment par les virus Duqu et Stuxnet.

Romandie.com