Posts Tagged ‘prix Femina’

France: Mort de la romancière Solange Fasquelle à l’âge de 83 ans

août 15, 2016

La romancière française Solange Fasquelle, autrice de L’Air de Venise, prix des Deux Magots 1967 et membre du jury du prix Femina, est morte lundi à Paris à l’âge de 83 ans des suites d’une maladie, a annoncé sa famille.

Née le 14 juillet 1933 à Paris, elle a tout d’abord travaillé aux études financières dans une banque puis est devenue directrice de la revue littéraire Cahiers des saisons en 1956. Son premier roman, Malconduit, était publié en 1959.

Membre du jury du prix Femina depuis 1992

Fille de la duchesse Edmée de La Rochefoucauld, elle était l’autrice de nombreux romans, comme Le Congrès d’Aix (prix Cazes en 1961), Les Amants de Kalyros (prix des Gens de Lettres en 1972), Les Falaises d’Ischia (prix RTL en 1977) et Le jour se lève à Rhodes (prix Katherine Mansfield en 1979). Son roman Le Trio infernal, paru en 1972, avait été adapté au cinéma par Francis Girod et interprété par Michel Piccoli et Romy Schneider.

Solange Fasquelle était membre du jury du prix Femina depuis 1992 et avait été présidente de 1990 à 1993 du Pen Club français, l’association internationale d’écrivains qui défend la liberté d’expression. Elle était divorcée de Jean-Claude Fasquelle, ancien PDG des éditions Grasset.

Lemonde.fr

Décès de la romancière franco-belge Françoise Mallet-Joris, à 86 ans

août 13, 2016

Paris – La romancière franco-belge Françoise Mallet-Joris, auteur du rempart des Béguines, est morte à l’âge de 86 ans, a annoncé samedi à l’AFP le romancier et journaliste Pierre Assouline, qui lui avait succédé à l’Académie Goncourt.

La romancière, qui avait reçu le Prix Fémina pour L’empire céleste en 1958, était membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique depuis 1993.

Admiratrice de Colette, François Mallet-Joris a notamment écrit des récits autobiographiques comme Lettre à moi-même, La maison de papier, un de ses grands succès, sur ses démêlés familiaux et domestiques, ou La double confidence, autour de sa mère.

Elue en 1971 à l’Académie Goncourt, qui décerne chaque année le célèbre prix littéraire éponyme, elle en fut membre jusqu’en 2011.

Françoise avait vraiment une sensibilité qui a beaucoup compté pour influencer les choix des académiciens (du Goncourt), les inciter à lire des livres vers lesquels ils ne seraient pas allés spontanément, s’est souvenu Pierre Assouline.

Mariée trois fois, cette grande fumeuse aux yeux bleux et aux cheveux blonds a eu quatre enfants. Elle avait bousculé le milieu littéraire en se passionnant pour la chanson de variétés et le show-business, écrivant notamment des textes comme La Parisienne (1976) pour la chanteuse Marie-Paule Belle, avec laquelle elle a longtemps vécu.

Je lui dois tout… Je suis née une deuxième fois grâce à elle. Je ressens une peine immense, a confié, en sanglots, son ancienne compagne contactée par l’AFP.

Féministe, Françoise Mallet-Joris a eu une grande audience notamment chez les femmes mais pas que chez les femmes, a souligné Pierre Assouline. Ce n’était pas qu’une romancière pour femmes, contrairement à ce que l’on a pu dire en raison de ses engagements féministes, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2016 13h17)

Prix Femina : Christophe Boltanski récompensé

novembre 4, 2015
Prix Femina : Christophe Boltanski récompensé

Prix Femina : Christophe Boltanski récompensé

Le Prix Femina a été attribué à La Cache, de Christophe Boltanski (Stock). Le Femina étranger a récompensé La couleur de l’eau, de Kerry Hudson (Philippe Rey), et le Femina de l’essai, à Lévi-Strauss, d’Emmanuelle Loyer (Flammarion).

Très remarqué lors de sa parution en août, La Cache est le premier roman de Christophe Boltanski, grand reporter à L’Obs. Le fils du sociologue et poète Luc Boltanski, neveu de l’artiste Christian et du linguiste Jean-Elie s’attache à y raconter l’histoire de son clan fusionnel, soudé autour du lieu où les trois générations ont vécu, et où le grand-père, juif, se cacha pendant l’Occupation dans un réduit. Il s’agit d’un appartement de la rue de Grenelle (Paris 7e), dont la description structure le livre.

Pour les « Bolt’ », ce lieu est celui des pires souvenirs et des grandes joies, une cellule d’enfermement et une bulle de liberté maximale, le creuset des névroses et celui de la création… Dans ce livre bouleversant, Christophe Boltanski passe en revue, l’une après l’autre, les pièces du lieu, montrant ce qui n’est plus mais aussi ce qui demeure d’une histoire, d’un esprit familial, d’un amour immense.

La couleur de l’eau est le deuxième roman de Kerry Hudson, auteure écossaisse de 35 ans. Cabossés par la vie mais évoqués sans pittoresque, ses personnages possèdent une énergie qui porte de bout en bout ce livre décrivant pourtant la violence des réseaux de prostitution. Venue de Russie pour mener à Londres une vie meilleure, Alena est immédiatement intégrée à l’un d’eux. Lorsqu’elle s’en échappe, elle fait la connaissance de Dave, un vigile à qui elle tait son passé de prostituée de peur de perdre l’affection qu’il lui porte. « Il respectait ses secrets, comprenait la fuite, ne voulait pas qu’elle aille explorer les recoins de sa vie, pas plus qu’elle ne voulait le voir fouiller dans la sienne. » Mêlant très habilement le récit d’une histoire d’amour en construction et celui du passé qui encombre chacun des personnages, Kerry Hudson sait rendre la peur et l’enthousiasme, comme la coexistence de la vulnérabilité et du courage.

Quant au Femina de l’essai, il vient récompenser la première vraie biographie d’un des plus grands intellectuels français du XXsiècle, Claude Lévi-Strauss (1908-2009). Il fallait du courage pour se lancer dans un tel ouvrage, sur un homme qui vécut cent ans et acheva sa vie couvert de gloire et d’honneurs, après avoir été malmené à ses débuts dans son pays pour une œuvre d’une exceptionnelle richesse, traduite dans le monde entier, et d’une modernité à couper le souffle. Emmanuelle Loyer a relevé le défi. Historienne, elle est la première à avoir exploité la quasi-totalité des sources disponibles et encore inédites. Son Lévi-Strauss est une merveille d’intelligence, et pas un instant on ne s’ennuie en suivant pas à pas, sous sa plume, l’itinéraire de ce penseur.

Lemonde.fr

France: Prix Femina 2013 à la Camerounaise Leonora Miano

novembre 6, 2013
Leonora Miano, en 2006

Leonora Miano en 2006

PARIS – Le prix Femina 2013 a été attribué mercredi à Paris à la Camerounaise Leonora Miano pour La saison de l’ombre, roman sur le basculement d’un monde pour une communauté africaine confrontée à la traite négrière et à la disparition d’êtres aimés.

Avec La saison de l’ombre (Grasset), son septième roman, Léonora Miano, née à Douala en 1973, et vivant en France où elle était venue poursuivre ses études en 1991, se glisse dans l’esprit et le coeur de la communauté Mulongo, embarquée malgré elle dans la sombre aventure de la traite négrière.

Elle décrit l’effondrement des repères et fait entendre la voix de ceux qui sont restés en Afrique, revendiquant un texte africo-centré.

C’est un grand roman avec un souffle romanesque captivant. Nous avons affaire à un grand écrivain. Elle a l’avenir pour elle, a dit Diane de Margerie, présidente du jury.

Le Femina du meilleur roman étranger a été décerné au romancier américain Richard Ford pour Canada (L’Olivier), un roman sur la fin de l’innocence et la jeunesse perdue.

Le prix Femina de l’Essai a été attribué à Jean-Paul et Raphaël Enthoven pour le Dictionnaire amoureux de Proust (Plon/Grasset).

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2013 13h51)