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Greta Thunberg récompensée par le Prix international de la Paix des Enfants

novembre 20, 2019

 

La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été récompensée mercredi par le Prix international de la Paix des Enfants 2019 pour son action en faveur du climat, qui a résonné parmi des milliers d’étudiants dans le monde.

Divina Maloum, une militante camerounaise pour la paix âgée de 15 ans, a également été récompensée par ce prix décerné par la fondation néerlandaise KidsRights, qui distingue chaque année depuis 2005 un mineur pour son engagement pour les droits des enfants. Dans un court message écrit, Greta Thunberg, qui se trouve actuellement au milieu de l’Atlantique, s’est dite «incroyablement reconnaissante et honorée» et a regretté de ne pas avoir pu assister à la cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée à La Haye.

La Suédoise de 16 ans a quitté à la mi-novembre les Etats-Unis à bord d’un catamaran, avec comme objectif la réunion climat de l’ONU COP25 à Madrid début décembre. Greta Thunberg a acquis une renommée mondiale après avoir lancé en août 2018 des «grèves de l’école pour le climat», une initiative rapidement suivie par des dizaines de milliers de jeunes à travers le globe. «La crise climatique est l’enjeu de paix de notre époque», a martelé Luisa-Marie Neubauer, militante allemande du mouvement Fridays For Future, qui recevait le prix au nom de Greta Thunberg.

Saluant la «reconnaissance» qu’apporte ce prix au travail de la jeune Suédoise, Luisa-Marie Neubauer a déploré l’inaction des dirigeants mondiaux sur la question climatique. Divina Maloum, récompensée pour son «combat pacifique» contre le groupe djihadiste Boko Haram, a pour sa part appelé «les enfants du monde entier à faire entendre leur voix». «Au Cameroun et en Afrique, les enfants sont oubliés par les preneurs de décisions en matière de consolidation de la paix», a dénoncé la jeune Camerounaise, qui a reçu sa récompense des mains de l’Indien Kailash Satyarthi, lauréat du Prix Nobel de la Paix 2014. Le Prix international de la Paix des Enfants est doté de 100.000 euros qui sont investis dans des projets liés à la cause du lauréat.

Le Figaro.fr avec AFP

 

Caricaturiste kényan et dessinateur malaisien distingués à Genève

mai 3, 2016

Les dessinateurs de presse étaient à l’honneur mardi à Genève. Le caricaturiste kényan Gado et le Malaisien Zunar ont été récompensés par le Prix international consacré à cet art, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Les deux dessinateurs sont menacés dans leur pays et ne peuvent plus exercer leur métier. Ils « nous mettent face à notre responsabilité de préserver la liberté d’expression », a dit le président d’honneur de la Fondation suisse Cartooning for Peace (Dessiner pour la Paix, NDLR), l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Une protection des dessinateurs que souhaite également le conseiller administratif genevois Guillaume Barazzone.

Gado, de son vrai nom, Godfrey Mwampembwa, vient de perdre son emploi de dessinateur de l’un des quotidiens les plus importants d’Afrique centrale et de l’Est. Il a contesté devant la justice cette mesure. Il dénonçait dans ses dessins la corruption des dirigeants africains.

Mais aussi l’impunité de certains d’entre eux face à la Cour pénale internationale (CPI). La relation des médias avec les autorités « est inquiétante dans de nombreux pays africains », a affirmé mardi matin Gado lors d’un débat à l’ONU.

Lauréat malaisien pas content avec Charlie Hebdo
Zulkiflee Anwar Ul-Haque, ou Zunar, est le dessinateur de presse le plus connu de Malaisie. Il a été détenu deux fois et risque 43 ans de prison pour sédition. En cause, son humour pour révéler les abus de pouvoir, la corruption ou encore la crise judiciaire dans son pays. Il s’en est notamment pris au Premier ministre Najib Razak. Ses éditeurs ne peuvent plus publier ses livres et albums.

Plus d’un an après la tuerie de Charlie Hebdo, les dessins mis en cause par les terroristes provoquent toujours le débat. « Comme musulman, je ne suis pas content avec leur contenu. Mais je n’ai pas le droit d’être violent », affirme Zunar. Il préfère répondre avec ses propres dessins.

Pour l’Américaine Liza Donnelly aussi, les dessinateurs ont malgré tout une responsabilité « d’être prudent ». Elle a rappelé la division aux Etats-Unis après la tuerie.

Exposition à Genève
Les réseaux sociaux et Internet ont changé la donne et des dessins en Europe peuvent être critiqués partout dans le monde. Et pourtant, « on continue à faire le travail comme si on était dans des démocraties sécurisées », affirme le Français Plantu, sous protection policière quotidienne. Il admet aussi que certains dessinateurs sont méchants. « Le risque s’est globalisé », renchérit Patrick Chappatte.

« N’importe quel système politique a besoin de critiques. Y compris de provocateurs ». Outre le dessinateur genevois, Plantu et Mme Donnelly constituaient le jury avec le directeur de l’ONG Human Rights Watch Kenneth Roth et M. Barazzone.

Le Prix international du dessin de presse est remis tous les deux ans. Il a été décerné pour la troisième fois. Une exposition dévoile elle une centaine d’oeuvres des lauréats et d’autres dessinateurs. Elle a été inaugurée mardi à Genève.

Romandie.com

Cacao ivoirien: La réforme prévoit 50% du prix international aux paysans

septembre 14, 2011

Abidjan, La prochaine réforme du cacao en Côte d`Ivoire, premier producteur mondial, doit permettre aux paysans de percevoir
50% du prix d`achat international, alors que la faiblesse de leurs revenus est régilièrement dénoncée, a affirmé mercredi le ministre de l`Agriculture.

« Il faut que le paysan perçoive au moins 50% du prix affiché au niveau international », a déclaré à l`AFP Mamadou Sangafowa Coulibaly, qualifiant cet objectif de « recommandation ferme » du président Alassane Ouattara.

« Il faut que ce prix lui soit garanti. Au besoin on devra agir sur la fiscalité pour aboutir », a-t-il ajouté.

Actuellement, les paysans ivoiriens perçoivent généralement autour de 20-30% du prix international, en raison d`une lourde fiscalité et de la mauvaise organisation de la filière, une situation que dénoncent régulièrement les planteurs et les bailleurs de fonds.

La réforme devrait prévoir la mise en place d`une structure unique de gestion dont « le fonctionnement ne permette pas de s`enrichir sur le dos des producteurs, comme cela a été malheureusement le cas dans le passé », selon le ministre.

Au début des années 2000, l`ex-président Laurent Gbagbo avait, sous la pression des institutions internationales, poursuivi la libéralisation de la filière, auparavant centralisée par la Caisse de stabilisation et de soutien des prix (Caistab). Créées pour assurer transparence et équité, les structures de régulation ont échoué et leurs dirigeants sont restés longtemps en prison
pour des détournements présumés.

« Les résultats de l`ancienne réforme sont catastrophiques, aussi bien au niveau de la gestion de la filière que de la rémunération des paysans », a dénoncé M. Coulibaly.

« Les premières orientations de la réforme pourraient être rendues publiques en octobre pour avoir l`appui des partenaires », a-t-il indiqué.
Le pays s`attend à une bonne récolte pour la campagne en cours, après une production de quelque 1,2 million de tonnes en 2010-2011. Malgré la crise politique du début de l`année, « on pourrait tourner autour de la même production, voire plus », a souligné le ministre.

Le cacao représente 40% des recettes d`exportation ivoiriennes avec le café.

AFP