Posts Tagged ‘Prix Nobel de la Paix’

Chine: le corps du Nobel dissident Liu Xiaobo été incinéré

juillet 14, 2017

La femme du dissident chinois Liu Xiaobo, Liu Xia (centre) et son frère, Liu Xiaoguang (L), reçoivent les cendres du défunt après son incinération dans la ville de Shenyang, le 15 juillet 2015. / © Shenyang Municipal Information Office/AFP / Handout

Le corps du dissident chinois et prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo a été incinéré samedi matin après une « cérémonie simple » en présence de sa femme et de proches, ont indiqué les autorités locales.

La dépouille de l’opposant a été incinérée « conformément à la volonté des membres de sa famille » à Shenyang (nord-est de la Chine), où Liu Xiaobo était hospitalisé jusqu’à son décès jeudi, a assuré lors d’une conférence de presse Zhang Qingyang, un responsable du bureau d’information de la municipalité.

Des photos diffusées par les autorités montraient son épouse, la poétesse Liu Xia, avec des lunettes noires et en pleurs devant le corps de son mari, ainsi que des proches s’inclinant devant la dépouille entourée de fleurs blanches.

Le dissident, premier prix Nobel de la paix chinois, est mort jeudi d’un cancer du foie sans que le régime communiste ne le laisse finir ses jours en liberté à l’étranger, ce qui vaut depuis à Pékin une pluie de critiques.

Ecrivain et professeur, Liu Xiaobo avait été arrêté en décembre 2008 puis condamné un an plus tard pour subversion à 11 ans de prison. Le gouvernement chinois lui reprochait d’avoir corédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres.

Après sa mort, les regards se tournent désormais vers sa femme, en résidence surveillée depuis 2010. Le comité Nobel norvégien s’est dit vendredi « profondément inquiet » pour elle, appelant la Chine à la laisser quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 05h29)                

Le dissident chinois Liu Xiaobo est mort

juillet 13, 2017

Des manifestants se préparent à poster des cartes-postales pour le Prix Nobel chinois Liu Xiaobo, devant un bureau de poste de Hong Kong, le 5 juillet 2017 / © AFP / Anthony WALLACE

Le dissident chinois Liu Xiaobo est mort jeudi à l’âge de 61 ans, ont annoncé les autorités de la province du Liaoning, où le prix Nobel de la paix 2010 était hospitalisé pour un cancer du foie en phase terminale.

Liu Xiaobo avait auparavant été détenu pendant plus de huit ans pour « subversion ». Il est le premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky, décédé en 1938 dans un hôpital alors qu’il était détenu par les nazis.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2017 15h33)                

Chine: le prix Nobel Liu Xiaobo « dans un état critique »

juillet 10, 2017

Des manifestants postent des cartes postales adressées au dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, à Hong Kong le 5 juillet 2017 / © AFP/Archives / Anthony WALLACE

Le dissident chinois Liu Xiaobo est « dans un état critique », a annoncé lundi l’hôpital où le prix Nobel de la paix 2010 a été admis après sa sortie de prison pour un cancer du foie.

« L’équipe nationale d’experts pense que le patient est dans un état critique », a fait savoir dans un communiqué l’hôpital universitaire médical N°1 de Shenyang (nord-est de la Chine), se disant prêt à transférer au besoin le défenseur des droits de l’homme en soins intensifs.

Le dissident avait été placé en liberté conditionnelle et hospitalisé après avoir été diagnostiqué en mai d’un cancer du foie en phase terminale.

Les derniers examens révèlent que sa tumeur s’est agrandie et qu’il souffre d’une baisse de la pression artérielle et d’insuffisance rénale, selon l’hôpital.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et proches de M. Liu ont reproché à Pékin d’avoir attendu que son état de santé empire avant de lui permettre de sortir de prison, mais les autorités affirment qu’il est soigné par des cancérologues réputés.

L’hôpital de Shenyang avait affirmé samedi que le malade n’était pas en état d’être transporté à l’étranger, contredisant le souhait de Liu Xiaobo qui a demandé à pouvoir être soigné hors de Chine.

Mais des médecins américain et allemand qui ont pu l’examiner ont plaidé dimanche pour son évacuation « le plus vite possible ».

Le militant pro-démocratie âgé de 61 ans a été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour « subversion » après avoir appelé à des réformes démocratiques. Il avait co-rédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres. Lors de la cérémonie de remise du Nobel à Oslo en 2010, il avait été représenté par une chaise vide.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2017 12h02)                

Chine: libération du Nobel de la paix Liu Xiaobo atteint d’un cancer

juin 26, 2017

Photo prise le 14 mars 2005 à Canton du Chinois Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010 / © LIU FAMILY/AFP/Archives /

Le prix Nobel de la paix chinois Liu Xiaobo, emblème de la lutte pour la démocratie dans son pays, est sorti de prison après avoir été diagnostiqué le mois dernier d’un cancer du foie en phase terminale, a annoncé son avocat.

Le diagnostic a été fait le 23 mai et l’intellectuel dissident, incarcéré depuis huit ans, a bénéficié quelques jours plus tard d’une mise en liberté conditionnelle, a indiqué l’avocat Mo Shaoping.

Vétéran de la dissidence chinoise, M. Liu « est désormais soigné à l’hôpital de Shenyang (dans la province de Liaoning, nord-est). Il n’a aucun projet particulier. Il reçoit juste un traitement médical en raison de sa maladie », a déclaré l’avocat.

Liu Xiaobo, aujourd’hui âgé de 61 ans, avait été condamné en 2009 à onze ans de réclusion pour « subversion », après avoir corédigé un texte, la Charte 08, qui prônait le respect des droits de l’homme et l’instauration d’élections en Chine.

Il avait reçu en 2010 le prix Nobel de la paix alors qu’il était déjà emprisonné, une décision qui avait suscité l’ire de Pékin. En son absence, la récompense lui avait été remise de façon symbolique le 10 décembre 2010 à Oslo, l’écrivain étant représenté par une chaise vide.

Unique Nobel de la paix emprisonné dans le monde, Liu Xiaobo était devenu un encombrant symbole pour le régime communiste, auquel Washington et l’Union européenne, à l’instar de nombreux pays occidentaux, réclamaient sa libération, à l’unisson d’une vaste mobilisation internationale.

– ‘Inconditionnelle’ –

Après l’annonce de la sortie de prison de Liu Xiaobo, ses soutiens exprimaient lundi leurs inquiétudes sur son état de santé tout en s’indignant du traitement que lui a réservé Pékin et réclamant sa mise en liberté « inconditionnelle ».

« C’est ajouter des préjudices physiques à l’insulte! Liu Xiaobo a été diagnostiqué d’une maladie grave en prison, où il n’aurait jamais dû se trouver », a réagi auprès de l’AFP Patrick Poon, un chercheur de l’ONG Amnesty International.

« Les autorités chinoises doivent immédiatement s’assurer que Liu Xiaobo reçoive un traitement médical adapté, avec un accès effectif à sa famille », a ajouté M. Poon, tout en appelant à ce que M. Liu bénéficie « immédiatement » d’une libération « sans condition ».

Su Yutong, une journaliste et activiste chinoise exilée en Allemagne, s’est pour sa part dite « extrêmement choquée et attristée » sur le sort de son ami. « Les autorités doivent le laisser partir à l’étranger pour y recevoir un traitement adéquat », a-t-elle plaidé dans un message envoyé à l’AFP.

« On ignore s’il a été soumis en prison à des tortures ou des traitements inhumains. Mais (…) il ne pouvait ni écrire, ni s’exprimer, ni exercer sa liberté de penser: ce qui, en tant qu’intellectuel, a dû être la pire des tortures », a-t-elle estimé.

– Sort de son épouse –

Par ailleurs, le sort de l’épouse de Liu Xiaobo, Liu Xia, reste en suspens: selon Patrick Poon, elle demeurait lundi assignée à résidence.

Bien qu’elle ne fasse l’objet d’aucune accusation officielle, Mme Liu, assignée à son domicile pékinois depuis 2010, n’a pas d’accès à internet, n’est pas autorisée à recevoir chez elle des visiteurs, et ne peut que rarement parler par téléphone à des membres de sa famille. Liu Xia n’a pas pu être jointe lundi par l’AFP.

Liu Xiaobo, alors enseignant de l’Université normale de Pékin, avait participé en 1989 au mouvement prodémocratique de la place Tiananmen, déclenché par les étudiants. Arrêté après la répression du mouvement, l’opposant avait passé un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné.

Envoyé dans un camp de rééducation « par le travail » entre 1996 et 1999 et exclu de l’université, il était devenu l’un des animateurs du Centre indépendant Pen Chine, un regroupement d’écrivains.

« A un moment où la Chine veut un rôle international accru, il est approprié qu’elle fasse preuve d’humanité et de compassion envers un homme qui n’a jamais commis de crime mais qui a dédié sa vie à la littérature et à l’expression libre », a commenté lundi le Pen Hong Kong, appelant également à sa libération « inconditionnelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h35)                

Colombie : le président Santos annonce qu’il va donner l’argent du Nobel aux victimes du conflit

octobre 9, 2016

Bogota – Le président colombien Juan Manuel Santos, lauréat vendredi du prix Nobel de la Paix, a annoncé dimanche qu’il allait faire don de l’argent accompagnant cette prestigieuse récompense, soit un peu plus de 900.000 dollars, aux victimes du conflit qui déchire ce pays.

Ce grand prix Nobel (…) est accompagné d’une somme d’argent (…) je veux vous annoncer que je me suis réuni hier avec ma famille et que nous avons décidé de faire don de ces huit millions de couronnes suédoises (925.000 dollars au taux actuel) aux victimes, a déclaré le chef d’Etat lors d’une cérémonie religieuse à Bojaya (nord-ouest).

Le Nobel de la paix a été décerné vendredi à M. Santos pour son engagement à clore le conflit armé avec la guérilla des Farc, par un accord toutefois à réviser après son rejet par référendum.

Le président Santos et le chef des Farc, Timoleon Jiménez, alias Timochenko, ont signé le 26 septembre un accord pour clore une confrontation de 52 ans, qui a impliqué d’autres acteurs armés et a fait plus de 260.000 morts.

Mais, à la surprise générale, les électeurs colombiens ont rejeté dimanche dernier ce texte historique à une très courte majorité (50,2%) lors d’un scrutin marqué par une abstention record de plus de 62%, mais qui a obligé les deux parties à reprendre les pourparlers.

Vendredi, leurs négociateurs se sont engagés dans un communiqué commun à maintenir un cessez-le-feu bilatéral et définitif et à procéder à des ajustements pour rendre l’accord acceptable aux yeux du plus grand nombre.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2016 22h34)

Colombie: Santos dédie son Nobel aux millions de victimes du conflit

octobre 7, 2016

Bogota – Le président Juan Manuel Santos, qui a reçu vendredi le prix Nobel de la paix, l’a dédié à tous les Colombiens, et en particulier aux millions de victimes du conflit armé qui déchire son pays depuis plus d’un demi-siècle.

Je remercie infiniment et de tout cœur pour cette honorable distinction. Je la reçois non en mon nom, mais au nom de tous les Colombiens, en particulier celui des millions de victimes qu’a faites ce conflit dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans, a déclaré M. Santos depuis le palais présidentiel Casa de Nariño à Bogota.

Colombiens, ce prix est le vôtre. C’est pour les victimes, et pour qu’il n’y ait pas une victime de plus, un mort de plus, que nous devons nous réconcilier et nous unir pour terminer ce processus et commencer à construire une paix stable et durable, a ajouté M. Santos, qui a signé le 26 septembre un accord de paix avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), rejeté dimanche par référendum.

Ce prix est aussi un tribut à tous ceux qui ont tant contribué à ce que nous soyons sur le point de parvenir à cette paix tant espérée, aux négociateurs des deux parties, ainsi qu’à tant d’autres personnes et institutions qui nous ont soutenus dans ce processus, a souligné le chef de l’Etat, visiblement très ému et qui tenait par la main son épouse, Maria Clemencia Rodriguez.

Je reçois cette reconnaissance avec une grande humilité et comme un mandat pour continuer à travailler sans repos pour la paix de tous les Colombiens, a ajouté le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 2010.

Je dédierai à cette cause tous mes efforts pour le restant de mes jours. Grâce à Dieu, la paix est proche. La paix est possible, a lancé M. Santos, qui a été applaudi par les journalistes au moment où il est apparu pour faire sa déclaration.

Il a précisé avoir été réveillé très tôt par son fils Martin venu lui annoncer la décision du Comité norvégien de (lui) octroyer le prix Nobel de la paix, nouvelle tombée alors qu’il n’était que 04H00 du matin (9H00 GMT) en Colombie.

C’est l’heure de la paix. Ensemble comme nation, nous réussirons à la construire, a lancé M. Santos. Je vous invite tous à unir nos forces, nos esprits et nos cœurs dans ce grand projet national pour qu’ainsi, nous gagnions tous le prix le plus important: la paix de la Colombie, a-t-il conclu.

Au fil des décennies, le complexe conflit armé colombien a impliqué les Farc, issues en 1964 d’une insurrection paysanne, mais aussi d’autres guérillas d’extrême gauche, des milices paramilitaires d’extrême droite et les forces armées. Il a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2016 15h13)

Trump et de bons Samaritains grecs en lice pour le Nobel de la paix

février 1, 2016

Donald Trump, les habitants des îles grecques venant en aide aux migrants, les acteurs du processus de paix colombien, le pape, Angela Merkel… Célèbres ou anonymes, ils sont tous présumés être en lice pour le Nobel de la paix.

Comme chaque année, les candidatures au Nobel doivent être envoyées au plus tard le 1er février. Et comme à l’accoutumée, l’identité des candidats est tenue strictement secrète, ou presque puisque les parrains peuvent en effet divulguer le nom de leur « poulain ».

Une pétition en ligne avait ainsi recueilli lundi 630’000 signatures pour que le Nobel aille aux habitants des îles grecques qui portent secours et réconfort aux réfugiés tentant de franchir la Méditerranée. Cette campagne est soutenue par des universitaires. Mais elle se heurte à une difficulté de taille: le prix ne peut être partagé par plus de trois lauréats.

Des scientifiques grecs ont contourné l’obstacle en distinguant trois noms: une octogénaire et un pêcheur de Lesbos ainsi que l’actrice américaine Susan Sarandon, première personnalité d’envergure à être venue sur l’île pour sensibiliser l’opinion publique.

Soutien de Desmond Tutu
Lui-même prix Nobel de la paix en 1984, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu a apporté son soutien à trois candidatures, dont une a également trait aux bons Samaritains grecs: le Mouvement de solidarité égéen.

« Imaginez 900’000 visiteurs dans le besoin qui arrivent à la porte d’un établissement relativement modeste. Affamés, épuisés et dans un état de choc émotionnel… Ils ne parlent pas votre langue ni ne partagent les mêmes croyances culturelles ou religieuses », écrit-il. « Qu’est-ce que vous faites’ Vous ouvrez la porte. Incroyable! ».

Les deux autres candidatures ayant reçu sa bénédiction sont la Fondation pour la paix dans l’ère nucléaire qui milite pour l’abolition de l’arme atomique, et un trio comprenant le pape François. L’archevêque anglican salue le souverain pontife pour ses efforts « écologiques » contre « le consumérisme et la cupidité ».

Trump ou la paix par la force
Donald Trump a lui aussi été suggéré, selon Kristian Berg Harpviken, directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio). Cet observateur attentif dit avoir reçu une copie de la lettre de parrainage du candidat à la candidature républicaine aux Etats-Unis.

Selon cette missive, M. Trump mériterait d’être récompensé pour « son idéologie vigoureuse de paix par la force, employée comme arme de dissuasion contre l’islam radical, l’EI (le groupe Etat islamique), l’Iran nucléarisé et la Chine communiste ».

Des milliers de personnes à travers le monde sont habilitées à proposer une candidature. Si l’Institut Nobel est tenu d’accepter toutes les propositions valides, le seul fait d’être candidat ne représente pas un adoubement de sa part. Les cinq membres du comité Nobel pourront aussi mettre sur la table les candidatures de leur choix.

Snowden, l’Iran ou la Colombie
Pour M. Harpviken, Edward Snowden, qui a révélé l’ampleur du programme de surveillance de l’Agence de sécurité américaine (NSA), pourrait bien l’emporter. « Les fuites de Snowden ont entraîné un bon nombre de réformes dans les pratiques et dans la législation américaines qui font qu’il est difficile de soutenir encore qu’il est un traître à la patrie », a-t-il expliqué à l’AFP.

Après la percée sur le nucléaire iranien, les négociateurs américain Ernest Moniz et iranien Ali Akbar Salehi comptent aussi parmi ses favoris. Tout comme les acteurs du processus de paix en Colombie, le président Juan Manuel Santos et le chef des rebelles des FARC Timoleon Jimenez.

Donnée parmi les favoris l’an dernier, la chancelière allemande Angela Merkel est de nouveau en lice. Idem pour le gynécologiste Denis Mukwege, qui soigne les femmes violées dans l’est de la RDC, et une Yazidi, Nadia Murad, qui a échappé à l’EI après avoir été réduite à l’esclavage sexuel.

Romandie.com

Le pape François ne recevra pas le dalaï lama à l’occasion du sommet des Nobel

décembre 11, 2014

Cité du Vatican – Le pape François ne recevra pas le dalaï lama, attendu pour trois jours à Rome à partir de vendredi pour un sommet de lauréats du prix Nobel de la paix, a déclaré jeudi un porte-parole du Vatican.

Le pape François a évidemment beaucoup d’estime pour le dalaï lama, mais ne recevra aucun des Nobel de la paix. Il devrait adresser un message vidéo aux participants au sommet, a déclaré le porte-parole adjoint du Vatican, Ciro Debenettini, sans autre explication.

Les efforts de rapprochement du Saint-Siège avec la Chine, l’extrême susceptibilité de Pékin sur ce sujet et le risque de rétorsions pour les libertés des catholiques en Chine sont à l’origine de la décision du Vatican de ne pas recevoir le dalaï lama, ont confirmé des sources diplomatiques.

Le pape accorde une grande importance au dialogue inter-religieux et le rapport avec le bouddhisme devrait être un des thèmes de sa prochaine visite au Sri Lanka du 12 au 14 janvier.

La dernière rencontre d’un pape avec le dalaï lama remonte à une audience privée accordée par le pape Benoît XVI en octobre 2006.

Prix Nobel de la paix il y a 25 ans, le dalaï lama est désormais éconduit par un nombre croissant de chancelleries soucieuses de ménager la Chine et apparaît de plus en plus isolé dans son exil indien.

Le Saint-Siège cherche à obtenir l’établissement de relations pleines et entières avec la Chine, mais réclame pour cela que les autorités chinoises accordent une réelle liberté de culte dans le pays, en particulier à la petite minorité catholique, et laissent le Vatican désigner les évêques.

Lors de son voyage en Corée du Sud en août, Jorge Bergoglio avait manifesté son intérêt pour une normalisation des relations avec Pékin, afin que le catholicisme puisse se développer en Chine.

Les sujets de friction ne manquent pas dans l’actualité récente. Ces derniers mois, le mouvement démocratique à Hong Kong a été très soutenu par les catholiques locaux et leurs cardinaux et évêques nommés par Rome.

Le statut de Hong Kong y permet en effet une grande liberté religieuse.

La Chine communiste de Mao avait coupé les ponts avec le Saint-Siège en 1951. Depuis la Révolution culturelle, période de fortes persécutions pour les chrétiens chinois, les rapport se sont cependant améliorés.

Selon des experts, la Chine compterait quelque 12 millions de catholiques, dont la moitié dépendent de congrégations obéissant à l’Association patriotique des catholiques chinois, sous contrôle officiel.

Les autres appartiennent aux Eglises dites clandestines, loyales au Vatican.

La principale pomme de discorde reste la consécration d’évêques sans l’agrément pontifical. Pour la Chine, y renoncer reviendrait à rogner publiquement sa souveraineté politique, d’autant que Pékin craint l’influence des idées importées d’Occident par les catholiques et les protestants.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2014 12h49)

Naomi Camp­bell féli­cite le prix Nobel de la Paix et se trompe de prénom

octobre 12, 2014

La bourde !

Naomi Camp­bell

Naomi Camp­bell

Ça partait pour­tant d’une très bonne inten­tion… Naomi Camp­bell a voulu féli­ci­ter le prix Nobel de la Paix sur les réseaux sociaux. Seule­ment, elle a confondu son prénom avec celui d’une mala­die. Dommage.

En voilà une qui aurait mieux fait de tour­ner son pouce 7 fois avant de twee­ter. Vendredi, Malala Yousaf­zay a reçu le prix Nobel de la Paix. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses person­na­li­tés, dont Naomi Camp­bell, ont tenu à féli­ci­ter la jeune fille de 17 ans. Sauf que le mannequin a sûre­ment oublié de se relire avant de poster son message.

En effet, sur le Twit­ter de celle que l’on appelle « la panthère », on pouvait lire : « Féli­ci­ta­tions Mala­ria pour ton prix Nobel #Respect #Joie ». C’est gentil, mais son prénom c’est Malala, pas mala­ria qui est en fait le mot utilisé en anglais pour parler du palu­disme, la mala­die infec­tieuse trans­mise par les mous­tiques. Error 404. Epic Fail.

Les noti­fi­ca­tions du compte du top model ont dû explo­ser, son télé­phone a dû sonner car le message a rapi­de­ment été effacé. Naomi s’est expliquée hier sur Twit­ter et Insta­gram: « Mes chéris, mon Iphone et moi sommes en désac­cord. Je tape un mot et il en crache un autre. Déso­lée ». Ah qui n’a jamais été victime de l’écri­ture auto­ma­tique ?

Voici.fr par L. B.

Les deux lauréats du Nobel de la paix félicités à travers le monde

octobre 10, 2014

Le Pakistan et l’Inde ont chacun félicité vendredi leur lauréat respectif du prix Nobel de la paix attribué le même jour. Plusieurs pays, dont la Suisse, l’UE et l’ONU se sont joints aussi à ces félicitations pour l’adolescente pakistanaise Malala, rescapée des balles des talibans, et l’Indien Kailash Satyarthi.

« Fierté nationale », « exemple pour la jeunesse », « preuve que le Pakistan n’est pas terroriste »: le « pays des purs » s’est congratulé du prix Nobel de la Paix décerné à Malala Yousafzaï, même si la jeune icône n’y fait pas l’unanimité partout.

A Islamabad, l’annonce du prix Nobel de Malala a été flashée par des chaînes d’info en continue plus habituées d’ordinaire à aligner des bilans d’attentats ou des soubresauts politico-militaires.

Dès l’annonce du prix, le Premier ministre pakistanais a envoyé un SMS à Malala, qui vit en Grande-Bretagne, pour la « féliciter ». « Elle remplit de fierté le Pakistan et les Pakistanais » par « sa réussite inédite et inégalée », a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par ses services. Selon lui, « les garçons et filles du monde entier devraient prendre exemple sur son combat et son engagement ».

Hommage en Inde et à l’ONU
Le Premier ministre indien Narendra Modi a pour sa part félicité son concitoyen Kailash Satyarthi. « Toute la nation est fière de cette réussite capitale », a dit le chef de gouvernement indien.

Réaction aussi aux Nations unies. « Avec son courage et sa détermination, Malala révèle ce que les terroristes redoutent le plus: une fille en possession d’un livre », a estimé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. « Par le simple fait d’aller à l’école, (elle) est devenue un professeur mondial ».

L’Union européenne (UE) a elle estimé que cette double distinction était « une victoire pour des millions d’enfants ».

La joie de Didier Burkhalter
Le président de la Confédération Didier Burkhalter a aussi officiellement réagi dans un communiqué. Il a exprimé sa joie pour la remise du Nobel de la paix à des défenseurs des droits des enfants. Il voit dans cette distinction « un appel à tous les êtres humains de prendre en compte les besoins des jeunes et de s’engager pour que ces jeunes puissent avoir une perspective d’avenir ».

Romandie.com