Posts Tagged ‘Prix Nobel de la Paix’

Prix Nobel? Trump se dit touché mais assure que la priorité est la paix

mai 1, 2018

Le président Donald Trump touché que son nom soit évoqué pour le prix Nobel de la Paix / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump s’est déclaré mardi touché par les propos du président sud-coréen Moon Jae-in sur la possibilité qu’il reçoive le prix Nobel de la paix, tout en soulignant que sa priorité était la paix sur la péninsule coréenne.

« Le président Moon a été très gentil quand il l’a suggéré », a déclaré le président américain interrogé sur ce thème dans le Bureau ovale.

« Je pense que c’était très généreux de sa part de faire cette déclaration mais le principal est d’y arriver (…) Je veux la paix », a-t-il ajouté, précisant par ailleurs que le lieu et la date de son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un seraient annoncés dans les prochains jours.

Le président sud-coréen a minimisé lundi ses chances de recevoir le prix Nobel de la Paix après son sommet historique avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, estimant que le locataire de la Maison Blanche pouvait l’avoir à sa place.

« Le président Trump peut avoir le prix Nobel. Tout ce dont nous avons besoin, c’est la paix », a-t-il répondu à la veuve de l’un de ses prédécesseurs, Kim Dae-jung, qui venait de lui souhaiter de remporter le Nobel.

Kim Dae-jung avait lui-même reçu le Nobel de la paix en 2000 pour son rôle dans le premier sommet intercoréen avec Kim Jong Il, le père de l’actuel maître de la Corée du Nord.

Depuis quelques jours, l’idée que Donald Trump mériterait le prix Nobel de la Paix si sa rencontre avec le dirigeant nord-coréen débouchait sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne est mise en avant par certains dans le camp républicain.

« Cela ne serait pas arrivé sans Trump », soulignait la semaine dernière le sénateur républicain Lindsey Graham. « Donald Trump a convaincu la Corée du Nord et la Chine qu’il voulait sérieusement contribuer au changement », a-t-il ajouté, jugeant qu’elle telle récompense serait méritée si l’issue des discussions était positive.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2018 21h33)                

Les larmes de la Nobel de la Paix Malala, enfin de retour au Pakistan

mars 29, 2018

Une photographie officielle montre Malala aux côtés du Premier ministre pakistanais Shahid Khaqan Abbasi, le 29 mars 2018 à Islamabad / © PID/AFP / HANDOUT

La prix Nobel de la paix Malala Yousafzai a retrouvé dans les larmes jeudi son Pakistan natal, laissé derrière elle dans des circonstances dramatiques en 2012 et qu’elle a souhaité n’avoir jamais quitté.

« Je suis très heureuse. Je n’arrive toujours pas à croire que je suis ici », a-t-elle déclaré, bouleversée, dans un discours prononcé à la résidence du Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi à Islamabad, quelques heures après une arrivée qui a pris le pays de court.

« Ces cinq dernières années j’ai toujours rêvé de pouvoir revenir dans mon pays », a-t-elle lancé devant le public.

« Si cela avait été possible, je ne (l)’aurais jamais quitté », a-t-elle ajouté, évoquant avec nostalgie la « beauté » de sa vallée natale de Swat, parfois comparée à la Suisse pour ses paysages verdoyants. Elle en avait été évacuée d’urgence vers la Grande-Bretagne en 2012 après avoir reçu une balle dans la tête lors d’un attentat la ciblant à son retour de l’école.

« Nous sommes vraiment ravis que notre fille, qui a fait beaucoup pour le nom du Pakistan, soit de retour à la maison », a déclaré de son côté le chef du gouvernement. « Vous recevrez un respect total ici ».

– Visite non annoncée –

La jeune femme et ses parents ont atterri au petit matin à l’aéroport d’Islamabad. Leur visite, qui doit durer quatre jours, n’avait pas été annoncée et leur programme n’a pas été rendu public « pour des raisons de sécurité », ont indiqué les autorités. La famille se déplace sous forte escorte policière.

On ignore ainsi si Malala, âgée aujourd’hui de 20 ans, entend se rendre dans son district natal de Shangla, ou dans la ville de Mingora, où s’est produit l’attentat, tous deux situés dans la vallée de Swat (nord-ouest).

Si elle est célébrée en Occident, son image est plus controversée dans son pays où certains la considèrent comme un « agent de l’étranger » manipulé ou payé pour nuire au Pakistan.

Outre les cercles islamistes radicaux opposés à l’émancipation des femmes, Malala est également critiquée par une partie de la classe moyenne pakistanaise qui lui reproche de ternir l’image du pays.

Nombre de ses compatriotes ont toutefois salué l’annonce de son arrivée, notamment dans sa vallée de Swat et sur les réseaux sociaux.

« Elle est un symbole de courage pour tous les Pakistanais et nous nous réjouissons de sa visite. Elle aurait dû revenir bien plus tôt », a jugé de son côté Ahmad Shah, un ami du père de la jeune femme et habitant de Swat.

« Chers Pakistanais, Malala n’est pas votre ennemie. Vos ennemis sont les monstres qui lui ont tiré dessus à bout portant sur le chemin de l’école », a plaidé une internaute, Shahira Lashari, sur Twitter.

« Certains pensaient que cela n’arriverait jamais. Certains ne voulaient pas que cela arrive », a commenté de son côté l’analyste Michael Kugelman, spécialiste de la région au Wilson Center à Washington, saluant « un grand moment pour le Pakistan ».

– 6 millions pour l’éducation –

C’est dans des circonstances dramatiques, entre la vie et la mort, que Malala avait dû quitter son pays en 2012 après sa tentative d’assassinat par des talibans pakistanais.

Elle n’avait plus foulé le sol pakistanais depuis lors. « C’est dur de ne pas voir sa maison, sa famille et ses amis pendant plus de cinq ans », avait-elle déclaré en janvier.

Soignée en Angleterre, où elle vit, elle est devenue une icône du droit des filles à l’éducation. C’est à ce titre qu’elle s’est vue décerner le Prix Nobel de la paix en 2014, conjointement avec l’Indien Kailash Satyarthi.

Après avoir vécu avec sa famille à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, elle poursuit aujourd’hui des études à Oxford.

Malala avait commencé son combat en 2007 lorsque les talibans imposaient leur loi sanglante dans sa vallée de Swat, autrefois paisible région touristique des contreforts de l’Himalaya.

Du haut de ses 11 ans, la fillette alimentait un blog sur le site de la BBC en ourdou, la langue nationale du Pakistan. Sous le pseudonyme de Gul Makai, elle y décrivait le climat de peur régnant dans sa vallée sous la férule des extrémistes.

L’attentat qui a failli lui coûter la vie n’a nullement entamé sa détermination.

« La nouvelle génération du Pakistan est l’avenir du Pakistan. Ce sont les gens. Donc nous devrions investir dans l’éducation de ces enfants », a-t-elle déclaré jeudi matin, soulignant que le Fonds qui porte son nom avait déjà contribué à hauteur de plus de 6 millions de dollars à l’éducation des filles dans le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2018 15h57)                

Nobel de la paix: soupçons de fraude d’une candidature de Trump

février 28, 2018

Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 27 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

L’Institut Nobel norvégien a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte après avoir reçu une nomination, vraisemblablement frauduleuse, du président américain Donald Trump au prix Nobel de la paix.

« Nous avons de bonnes raisons de croire qu’une candidature que nous avons reçue concernant Trump a été falsifiée », a déclaré à l’AFP le directeur de l’Institut Nobel, Olav Njølstad.

M. Njølstad a refusé de fournir plus de détails, laissant à la police norvégienne le soin de faire la lumière sur cette affaire.

Comme chaque année, les candidatures au prix Nobel de la paix devaient être déposées avant le 31 janvier, seules certaines personnalités étant habilitées à proposer un nom (parlementaires et ministres, anciens lauréats, certains professeurs d’université…).

Si la liste des candidatures est tenue secrète pendant au moins 50 ans, l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio) assurait cependant au début du mois que l’actuel locataire de la Maison Blanche en faisait partie.

Salué pour son « idéologie de paix par la force », M. Trump aurait, comme l’an dernier, été proposé par un Américain ne souhaitant pas dévoiler publiquement son identité, croyait savoir le Prio, organisation indépendante du cercle Nobel mais qui suit ces questions de près en recensant notamment les nominations annoncées publiquement.

Tout indique désormais que cette nomination était le fait d’une personne ayant usurpé une identité pour se donner une apparente légitimité.

L’Institut Nobel a précisé avoir reçu cette année 329 candidatures –valides– pour le Nobel de la paix, y compris celles avancées par les cinq membres du comité attribuant le prix, eux aussi autorisés à proposer des noms lors de leur première réunion annuelle, qui s’est tenue lundi.

Le chirurgien congolais Denis Mukwege et la Yézidie Nadia Murad, qui combattent tous deux les violences sexuelles, ont à ce stade les faveurs du Prio.

« Bien que leurs expériences et pratiques soient très différentes, la force de leur mobilisation contre les violences sexuelles dans les conflits ne fait aucun doute », estime le directeur du Prio, Henrik Urdal, sur le site de l’institut.

Parmi les quelques candidatures rendues publiques par leurs parrains figure aussi la « Révolte des parapluies », mouvement qui avait réclamé des réformes démocratique à Hong Kong en 2014 et proposé par des élus américains.

En France, l’ex-président Jacques Chirac aurait également été nominé, de même que Latifa Ibn Ziaten, mère d’un militaire assassiné par Mohamed Merah.

Autres nominations citées par divers médias: l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le pape François, la Cour européenne des droits de l’Homme, Edward Snowden, les « Casques blancs » syriens, le journal russe Novaïa Gazeta, le Comité contre la torture (OHCR), les peshmargas (combattants kurdes) ou encore la campagne pro-palestinienne BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions).

Le nom du ou des lauréats sera annoncé début octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 février 2018 14h37)                

Le Nobel de la paix aux antinucléaires à Oslo

décembre 10, 2017

Beatrice Fihn, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), le 10 décembre 2017 à Oslo / © AFP / Odd ANDERSEN

La destruction de l’Humanité ne tient « qu’à un coup de sang », se sont alarmés dimanche les militants antinucléaires en recevant à Oslo le prix de la paix, avant que les autres Nobel ne soient remis à Stockholm.

« Sera-ce la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous? », a lancé Beatrice Fihn, la directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), lors d’une cérémonie à Oslo.

ICAN a reçu le Nobel en présence de survivants des bombardements de Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans, alors même que la planète est aujourd’hui confrontée à un nouveau péril nucléaire.

La Corée du Nord a ces derniers mois multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec Donald Trump, lequel a ordonné des manœuvres militaires dans la région.

« La manière rationnelle de procéder est de cesser de vivre dans des conditions où notre destruction mutuelle ne tient qu’à un coup de sang », a souligné Mme Fihn, en appelant à débarrasser la planète des armes atomiques.

« Leur existence incite les autres à se joindre à la course nucléaire. Elles ne nous protègent pas, elles poussent au conflit », a-t-elle affirmé.

Coalition regroupant près de 500 ONG dans une centaine de pays, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 États. Historique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

« Le message principal d’ICAN est que le monde ne peut jamais être sûr aussi longtemps que nous avons des armes nucléaires », a souligné la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, dans son discours de remise du Nobel.

« Ce message résonne auprès de millions de personnes qui ont le sentiment que la menace d’une guerre nucléaire est la plus élevée depuis longtemps, surtout à cause de la situation en Corée du Nord », a-t-elle ajouté.

– « Enfer sur Terre » –

Dans un signe de défiance apparent, les puissances nucléaires occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne) ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur à la cérémonie mais des diplomates de second rang.

Pour elles, l’arme atomique est un outil dissuasif qui permet d’éviter les conflits et dont il n’est pas question de se défaire tant que d’autres pays cherchent à s’en doter.

Mais Mme Reiss-Andersen a fait valoir les risques liés à d’éventuels « dirigeants irresponsables », à « des erreurs techniques ou humaines », à des sabotages « par des hackers au nom d’États hostiles, de terroristes ou d’extrémistes ».

« Les armes nucléaires sont si dangereuses que la seule mesure responsable est d’œuvrer à leur démantèlement et leur destruction », a-t-elle dit.

Rescapée d’Hiroshima, Setsuko Thurlow, a reçu le Nobel au nom d’ICAN conjointement avec Mme Fihn.

Devant le roi de Norvège et la Première ministre Erna Solberg, elle a relaté les horreurs glaçantes qu’elle a vues après le premier bombardement atomique de l’Histoire le 6 août 1945 alors qu’elle n’avait que 13 ans.

Elle a raconté les morts omniprésents, les faibles appels à l’aide des mourants, les survivants formant « une procession de fantômes », les membres en lambeaux, les yeux énucléés ou encore les intestins sortant des estomacs béants.

« C’était l’enfer sur Terre », a confié cette femme de 85 ans lors d’un entretien avec l’AFP.

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Neuf nations menacent encore d’incinérer des villes entières, de détruire la vie sur Terre, de rendre notre beau monde inhabitable pour les futures générations », a déploré Mme Thurlow.

« Les armes nucléaires ne sont pas un mal nécessaire, elles sont le mal ultime », a-t-elle lancé.

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) ont été remis à Stockholm sous les ors de la Konserthuset où la Fondation Nobel organise chaque année une cérémonie somptueuse.

Les 11 lauréats présents ont reçu des mains du roi Carl XVI Gustaf de Suède une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros).

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 18h37)   

Les ambassadeurs des puissances nucléaires occidentales bouderont la cérémonie Nobel

novembre 30, 2017

Oslo – Contrairement à l’usage, les ambassadeurs des puissances nucléaires occidentales ne participeront pas à la cérémonie Nobel qui a couronné cette année les efforts contre ces armes de destruction massive, a indiqué jeudi l’Institut Nobel.

« C’est décevant mais c’est un signal clair que notre campagne (…) a un impact », a estimé sur Twitter Beatrice Fihn, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Coalition d’ONG, l’ICAN s’est vu attribuer le prix Nobel de la paix le 6 octobre pour ses efforts en faveur d’un traité historique d’interdiction de l’arme atomique, signé en juillet par 122 pays, parmi lesquels aucune des puissances nucléaires.

Rompant avec la tradition, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont informé la semaine dernière l’Institut Nobel de leur décision conjointe d’être représentés par des diplomates de second rang à la remise de remise du prix le 10 décembre à Oslo.

« Ils ont visiblement reçu l’instruction de marquer leurs réserves vis-à-vis de l’ICAN et du traité d’interdiction » des armes nucléaires, a déclaré à l’AFP le directeur de l’Institut, Olav Njølstad.

Parmi les neuf pays qui détiennent la bombe, seuls la Russie et Israël, puissance nucléaire non-officielle, seront représentés par leur ambassadeur.

« Par principe, nous souhaitons que toutes les ambassades à Oslo envoient leur plus haut représentant mais nous devons nous résigner à ce que, parfois, pour des considérations politiques, différents pays s’abstiennent de participer ou choisissent de le faire à un niveau moindre », a précisé M. Njølstad.

Soulignant que le traité d’interdiction de l’arme atomique survenait « à une période de danger accru en termes de prolifération nucléaire », l’ambassade des États-Unis a confirmé son niveau de participation.

« Ce traité ne rendra pas le monde plus pacifique, ne se traduira pas par l’élimination d’une seule arme nucléaire ni n’améliorera la sécurité d’un seul État », a-t-elle affirmé dans une déclaration à l’AFP.

Sans évoquer nommément la Corée du Nord, elle a souligné que « ce traité ignore les défis sécuritaires actuels qui rendent la dissuasion nucléaire nécessaire » et répété l’attachement des États-Unis au Traité de non-prolifération (TNP) de 1968, leur outil juridique privilégié en la matière.

« La France sera représentée par le diplomate du rang le plus élevé après l’ambassadeur », a de son côté indiqué son ambassade à Oslo. « La France reconnaît ainsi l’important travail mené par le comité Nobel et respecte l’indépendance de ce dernier », a-t-elle ajouté.

Les ambassadeurs de Chine, d’Inde et du Pakistan devraient aussi être absents pour différentes raisons, selon l’Institut. La Corée du Nord n’a pas d’ambassade en Norvège.

Romandie.com avec (©AFP / 30 novembre 2017 14h40)                                            

Le Chef de l’ONU se félicite du Nobel à ICAN pour « un monde sans armes nucléaires »

octobre 6, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est félicité vendredi de l’attribution du Nobel de la paix à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) qui avait poussé à l’adoption par les Nations unies en juillet d’un traité bannissant l’arme atomique.

« Maintenant plus que jamais nous avons besoin d’un monde sans armes nucléaires », a déclaré le chef de l’ONU sur Twitter.

Ce prix Nobel de la paix vient récompenser les efforts antinucléaires au moment où le président américain Donald Trump menace de remettre en cause l’accord historique sur le nucléaire iranien de 2015 et est engagé dans une escalade verbale belliqueuse avec le leader nord-coréen Kim Jong-Un, lui-même détenteur de l’arme nucléaire.

La porte-parole de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci, avait estimé plus tôt dans la journée que ce Nobel était un « bon signe » en vue d’une possible ratification du traité interdisant l’arme nucléaire, signé pour l’instant par 122 pays.

Le combat de l’ICAN ces dernières années a en effet permis à l’organisation de remporter une importante victoire en juillet à l’ONU, lorsque des dizaines de pays ont lancé la signature d’un traité bannissant l’arme atomique.

« Nous sommes fiers d’avoir joué un rôle majeur dans sa création (…). Toute nation qui est à la recherche d’un monde plus pacifique, sans menace nucléaire, devra signer et ratifier cet accord crucial sans délai », a relevé l’ICAN dans un communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 06 octobre 2017 15h40)                                            

Chine: le corps du Nobel dissident Liu Xiaobo été incinéré

juillet 14, 2017

La femme du dissident chinois Liu Xiaobo, Liu Xia (centre) et son frère, Liu Xiaoguang (L), reçoivent les cendres du défunt après son incinération dans la ville de Shenyang, le 15 juillet 2015. / © Shenyang Municipal Information Office/AFP / Handout

Le corps du dissident chinois et prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo a été incinéré samedi matin après une « cérémonie simple » en présence de sa femme et de proches, ont indiqué les autorités locales.

La dépouille de l’opposant a été incinérée « conformément à la volonté des membres de sa famille » à Shenyang (nord-est de la Chine), où Liu Xiaobo était hospitalisé jusqu’à son décès jeudi, a assuré lors d’une conférence de presse Zhang Qingyang, un responsable du bureau d’information de la municipalité.

Des photos diffusées par les autorités montraient son épouse, la poétesse Liu Xia, avec des lunettes noires et en pleurs devant le corps de son mari, ainsi que des proches s’inclinant devant la dépouille entourée de fleurs blanches.

Le dissident, premier prix Nobel de la paix chinois, est mort jeudi d’un cancer du foie sans que le régime communiste ne le laisse finir ses jours en liberté à l’étranger, ce qui vaut depuis à Pékin une pluie de critiques.

Ecrivain et professeur, Liu Xiaobo avait été arrêté en décembre 2008 puis condamné un an plus tard pour subversion à 11 ans de prison. Le gouvernement chinois lui reprochait d’avoir corédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres.

Après sa mort, les regards se tournent désormais vers sa femme, en résidence surveillée depuis 2010. Le comité Nobel norvégien s’est dit vendredi « profondément inquiet » pour elle, appelant la Chine à la laisser quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 05h29)                

Le dissident chinois Liu Xiaobo est mort

juillet 13, 2017

Des manifestants se préparent à poster des cartes-postales pour le Prix Nobel chinois Liu Xiaobo, devant un bureau de poste de Hong Kong, le 5 juillet 2017 / © AFP / Anthony WALLACE

Le dissident chinois Liu Xiaobo est mort jeudi à l’âge de 61 ans, ont annoncé les autorités de la province du Liaoning, où le prix Nobel de la paix 2010 était hospitalisé pour un cancer du foie en phase terminale.

Liu Xiaobo avait auparavant été détenu pendant plus de huit ans pour « subversion ». Il est le premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky, décédé en 1938 dans un hôpital alors qu’il était détenu par les nazis.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2017 15h33)                

Chine: le prix Nobel Liu Xiaobo « dans un état critique »

juillet 10, 2017

Des manifestants postent des cartes postales adressées au dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, à Hong Kong le 5 juillet 2017 / © AFP/Archives / Anthony WALLACE

Le dissident chinois Liu Xiaobo est « dans un état critique », a annoncé lundi l’hôpital où le prix Nobel de la paix 2010 a été admis après sa sortie de prison pour un cancer du foie.

« L’équipe nationale d’experts pense que le patient est dans un état critique », a fait savoir dans un communiqué l’hôpital universitaire médical N°1 de Shenyang (nord-est de la Chine), se disant prêt à transférer au besoin le défenseur des droits de l’homme en soins intensifs.

Le dissident avait été placé en liberté conditionnelle et hospitalisé après avoir été diagnostiqué en mai d’un cancer du foie en phase terminale.

Les derniers examens révèlent que sa tumeur s’est agrandie et qu’il souffre d’une baisse de la pression artérielle et d’insuffisance rénale, selon l’hôpital.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et proches de M. Liu ont reproché à Pékin d’avoir attendu que son état de santé empire avant de lui permettre de sortir de prison, mais les autorités affirment qu’il est soigné par des cancérologues réputés.

L’hôpital de Shenyang avait affirmé samedi que le malade n’était pas en état d’être transporté à l’étranger, contredisant le souhait de Liu Xiaobo qui a demandé à pouvoir être soigné hors de Chine.

Mais des médecins américain et allemand qui ont pu l’examiner ont plaidé dimanche pour son évacuation « le plus vite possible ».

Le militant pro-démocratie âgé de 61 ans a été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour « subversion » après avoir appelé à des réformes démocratiques. Il avait co-rédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres. Lors de la cérémonie de remise du Nobel à Oslo en 2010, il avait été représenté par une chaise vide.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2017 12h02)                

Chine: libération du Nobel de la paix Liu Xiaobo atteint d’un cancer

juin 26, 2017

Photo prise le 14 mars 2005 à Canton du Chinois Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010 / © LIU FAMILY/AFP/Archives /

Le prix Nobel de la paix chinois Liu Xiaobo, emblème de la lutte pour la démocratie dans son pays, est sorti de prison après avoir été diagnostiqué le mois dernier d’un cancer du foie en phase terminale, a annoncé son avocat.

Le diagnostic a été fait le 23 mai et l’intellectuel dissident, incarcéré depuis huit ans, a bénéficié quelques jours plus tard d’une mise en liberté conditionnelle, a indiqué l’avocat Mo Shaoping.

Vétéran de la dissidence chinoise, M. Liu « est désormais soigné à l’hôpital de Shenyang (dans la province de Liaoning, nord-est). Il n’a aucun projet particulier. Il reçoit juste un traitement médical en raison de sa maladie », a déclaré l’avocat.

Liu Xiaobo, aujourd’hui âgé de 61 ans, avait été condamné en 2009 à onze ans de réclusion pour « subversion », après avoir corédigé un texte, la Charte 08, qui prônait le respect des droits de l’homme et l’instauration d’élections en Chine.

Il avait reçu en 2010 le prix Nobel de la paix alors qu’il était déjà emprisonné, une décision qui avait suscité l’ire de Pékin. En son absence, la récompense lui avait été remise de façon symbolique le 10 décembre 2010 à Oslo, l’écrivain étant représenté par une chaise vide.

Unique Nobel de la paix emprisonné dans le monde, Liu Xiaobo était devenu un encombrant symbole pour le régime communiste, auquel Washington et l’Union européenne, à l’instar de nombreux pays occidentaux, réclamaient sa libération, à l’unisson d’une vaste mobilisation internationale.

– ‘Inconditionnelle’ –

Après l’annonce de la sortie de prison de Liu Xiaobo, ses soutiens exprimaient lundi leurs inquiétudes sur son état de santé tout en s’indignant du traitement que lui a réservé Pékin et réclamant sa mise en liberté « inconditionnelle ».

« C’est ajouter des préjudices physiques à l’insulte! Liu Xiaobo a été diagnostiqué d’une maladie grave en prison, où il n’aurait jamais dû se trouver », a réagi auprès de l’AFP Patrick Poon, un chercheur de l’ONG Amnesty International.

« Les autorités chinoises doivent immédiatement s’assurer que Liu Xiaobo reçoive un traitement médical adapté, avec un accès effectif à sa famille », a ajouté M. Poon, tout en appelant à ce que M. Liu bénéficie « immédiatement » d’une libération « sans condition ».

Su Yutong, une journaliste et activiste chinoise exilée en Allemagne, s’est pour sa part dite « extrêmement choquée et attristée » sur le sort de son ami. « Les autorités doivent le laisser partir à l’étranger pour y recevoir un traitement adéquat », a-t-elle plaidé dans un message envoyé à l’AFP.

« On ignore s’il a été soumis en prison à des tortures ou des traitements inhumains. Mais (…) il ne pouvait ni écrire, ni s’exprimer, ni exercer sa liberté de penser: ce qui, en tant qu’intellectuel, a dû être la pire des tortures », a-t-elle estimé.

– Sort de son épouse –

Par ailleurs, le sort de l’épouse de Liu Xiaobo, Liu Xia, reste en suspens: selon Patrick Poon, elle demeurait lundi assignée à résidence.

Bien qu’elle ne fasse l’objet d’aucune accusation officielle, Mme Liu, assignée à son domicile pékinois depuis 2010, n’a pas d’accès à internet, n’est pas autorisée à recevoir chez elle des visiteurs, et ne peut que rarement parler par téléphone à des membres de sa famille. Liu Xia n’a pas pu être jointe lundi par l’AFP.

Liu Xiaobo, alors enseignant de l’Université normale de Pékin, avait participé en 1989 au mouvement prodémocratique de la place Tiananmen, déclenché par les étudiants. Arrêté après la répression du mouvement, l’opposant avait passé un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné.

Envoyé dans un camp de rééducation « par le travail » entre 1996 et 1999 et exclu de l’université, il était devenu l’un des animateurs du Centre indépendant Pen Chine, un regroupement d’écrivains.

« A un moment où la Chine veut un rôle international accru, il est approprié qu’elle fasse preuve d’humanité et de compassion envers un homme qui n’a jamais commis de crime mais qui a dédié sa vie à la littérature et à l’expression libre », a commenté lundi le Pen Hong Kong, appelant également à sa libération « inconditionnelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h35)