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Dix prix Nobel exhortent Ryad à ne pas exécuter 14 chiites

août 12, 2017

L’Archevêque Desmond Tutu lors d’une messe le 7 octobre 2016 à Cape Town / © AFP/Archives / Rodger Bosch

Dix prix Nobel du monde entier dont l’archevêque sud-africain Desmond Tutu ont exhorté l’Arabie saoudite à ne pas exécuter 14 Saoudiens de la minorité chiite condamnés après des protestations organisées en 2012.

« Stoppez les exécutions », s’intitule la lettre adressée au roi Salmane d’Arabie saoudite et au prince héritier Mohammed ben Salmane, les seules personnes qui peuvent aujourd’hui décider de surseoir à ces peines capitales.

En l’absence du roi Salmane, en visite privée à l’étranger, le prince héritier a pris les rênes du pouvoir dans ce royaume sunnite ultraconservateur. Il lui revient de signer ou pas le décret d’exécution.

« Tendez la main de la pitié » aux condamnés, plaident encore les dix personnalités internationales, dont plusieurs prix Nobel de la paix comme les anciens présidents sud-africain Frederik de Klerk et du Timor Oriental José Ramos-Horta, le Polonais Lech Walesa ou l’Irlandaise Mairead Maguire.

Ils évoquent notamment le cas d’un jeune étudiant saoudien, Mujtaba al-Sweika, « brillant » mais arrêté à l’âge de 18 ans à l’aéroport de Ryad alors qu’il partait vers une université américaine. « Parmi les charges retenues contre lui, le fait qu’il ait créé un groupe Facebook et posté des images de manifestations » de militants chiites dans l’est de l’Arabie saoudite, écrivent les signataires en demandant la clémence à son égard.

Ils dénoncent aussi le cas d’Ali al-Nimr, un jeune homme arrêté quand il était mineur pour avoir posté des appels à manifester et dont l’oncle Nimr al-Nimr, un dignitaire chiite saoudien très connu, a été exécuté début 2016.

En juillet, la Cour suprême saoudienne a confirmé la peine de mort prononcée contre ces 14 Saoudiens chiites. Les défenseurs des droits de l’Homme craignent une exécution imminente.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé les autorités saoudiennes d’avoir extorqué des confessions par la force et estiment que les condamnés n’ont pas bénéficié d’un procès équitable.

Les 14 chiites ont été condamnés en lien avec des manifestations dans la région de Qatif qui concentre la plus grande partie de la minorité chiite saoudienne. Ces derniers se considèrent marginalisés et discriminés par le pouvoir sunnite.

La Province orientale où est située Qatif, riche en pétrole, est régulièrement secouée par des violences attribuées par les autorités à des « éléments terroristes » ou des trafiquants de drogue.

Cette semaine, les autorités saoudiennes ont affirmé avoir rétabli l’ordre dans la ville d’Awamiya, dans la région de Qatif, après des troubles.

Awamiya, ville natale du dignitaire chiite Nimr al-Nimr, avait été l’épicentre de manifestations contre le pouvoir dans la foulée du Printemps arabe en 2011.

Ryad a exécuté 75 personnes cette année, un des taux les plus élevés dans le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 12h56)

La santé du dissident chinois Liu Xiaobo se détériore

juillet 6, 2017

Le Chinois Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010, le 14 mars 2005 à Canton / © AFP/Archives /

Les inquiétudes sur l’état de santé du dissident chinois Liu Xiaobo, atteint d’un cancer du foie, se sont accrues jeudi, l’hôpital où il est traité annonçant une « détérioration » de la fonction hépatique chez le prix Nobel de la paix.

Selon des proches de M. Liu, âgé de 61 ans, celui-ci est désormais proche de la mort. Sa sortie de prison et son hospitalisation suite à la détection d’un cancer en phase terminale avait été annoncée le mois dernier.

Liu Xiaobo a été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour « subversion » après avoir appelé à des réformes démocratiques en Chine. Il a obtenu le prix Nobel de la paix en 2010. Figure du mouvement prodémocratie en Chine, il avait corédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres.

Plusieurs ONG et proches de M. Liu ont vivement reproché aux autorités chinoises d’avoir attendu que son état de santé se dégrade gravement avant de le libérer.

La Chine est sous pression de plusieurs pays occidentaux afin d’autoriser le dissident à être soigné à l’étranger. L’établissement hospitalier où il est soigné a invité des cancérologues étrangers réputés, notamment des Etats-Unis et d’Allemagne, à venir à son chevet, ont annoncé mercredi les autorités locales.

L’hôpital universitaire médical numéro un de Shenyang (nord-est de la Chine) a indiqué jeudi sur son site internet que la fonction hépatique du foie de Liu Xiaobo « s’est détériorée ». L’établissement suspecte également la présence d’un caillot de sang dans un muscle du mollet.

Une équipe de médecins dirigée par un spécialiste réputé du cancer du foie « a informé sa famille de son état de santé, et sa famille a exprimé sa compréhension », a précisé l’établissement.

– ‘Ses derniers jours’ –

Des amis de Liu Xiaobo et de sa femme – la poétesse Liu Xia – ont publié une lettre ouverte demandant la permission de lui rendre visite « à titre humanitaire ». « Nous avons été surpris et effrayés aujourd’hui d’apprendre que l’état de santé de Liu Xiaobo s’est dégradé », indique le texte signé par 44 intellectuels, écrivains et militants.

« Nous sommes profondément affligés, et réalisons que Liu Xiaobo n’en a plus pour longtemps à vivre, nous avons peur qu’il décède bientôt », poursuit la lettre. « Nous avons le besoin urgent de pouvoir apporter à Liu Xiaobo et à Liu Xia la sollicitude et les voeux de leurs amis ».

La révélation du traitement de Liu Xiaobo a jeté une lumière crue sur le sort des dissidents et avocats en Chine, dont la répression s’est intensifiée depuis l’arrivée au pouvoir du président chinois Xi Jinping fin 2012.

« Tout cela indique que (M. Liu) semble vivre ses derniers jours à présent », a indiqué à l’AFP Patrick Poon, chercheur pour Amnesty International, qui dit avoir parlé à des amis du prix Nobel. Le traitement du dissident est « inhumain », estime M. Poon. Selon lui, Liu Xiaobo a « de moins en moins d’espoir de pouvoir recevoir un meilleur traitement médical ». « Le gouvernement chinois veut qu’il meure en Chine », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2017 14h52)                

Le Nobel de l’économie lundi

octobre 9, 2016

Nobel semblait se méfier de la finance. Il se tint à l’écart des prêteurs, qui avaient mené la vie dure à son père Immanuel, et craignait les aléas des marchés. Dans son testament, il demande d’investir sa fortune « dans des titres sûrs ».

Recherche sur la finance
Le jury du prix d’économie, pour sa part, apprécie la recherche sur la finance. D’après la classification de la Fondation, s’il n’a récompensé aucun économiste dans ce champ lors des deux premières décennies, il en a ensuite couronné huit: trois en 1990, deux en 1997 et trois en 2013.

C’est plus, par exemple, que pour la microéconomie (cinq lauréats depuis 1969) ou l’économie du travail (trois), et autant que pour l’économétrie (huit). Seuls les macroéconomistes (neuf lauréats) font mieux.

Si le sceau du Nobel a récompensé de solides mathématiciens, c’est bien avec ces chercheurs en finance. Or on peut penser que leurs équations et modèles auraient laissé Alfred Nobel de marbre, lui qui ne voulut pas de prix de mathématiques.

« C’était un homme de science, un lecteur passionné avec des ambitions littéraires, et avec un attachement sincère aux questions de paix. Je ne pense pas qu’il s’intéressait particulièrement ni aux mathématiques ni aux questions financières », souligne Bengt Fredrikson, qui a écrit sa biographie.

Aussi rigoureuse que puisse paraître la recherche des lauréats qui ont travaillé sur la finance, elle n’a pas acquis le même statut que les disciplines choisies par Nobel (médecine, chimie et physique).

« Elle paraît beaucoup plus ‘scientifique’, du moins du point de vue des sciences naturelles, qu’elle n’est en réalité », estime Skip McGoun, professeur de finance à la Bucknell University à Lewisburg (nord-est des États-Unis).

Un échec
Dans un article publié en 2003, il portait un jugement plus sévère. « Selon les normes traditionnellement rigoureuses des sciences naturelles, la science économique financière a été un échec. Elle ne peut tout simplement rien prédire avec une précision ou une fiabilité équivalente », tranchait-il.

Un exemple: le nom des deux économistes qui ont remporté le prix en 1997, Myron Scholes et Robert Merton, restera aussi associé à celui de Long-Term Capital Management, « hedge fund » qui connut un succès spectaculaire puis une faillite fracassante.

Mais pour Xavier De Scheemaekere, professeur à l’Université libre de Bruxelles, « si l’économie a sa place parmi les Nobel, la finance aussi. En gardant à l’esprit cette différence fondamentale avec la physique par exemple: il n’y a pas de vérifiabilité ».

Le Nobel avait récompensé l’an dernier l’Américano-Britannique Angus Deaton pour ses recherches sur la consommation.

Le prix d’économie est l’avant-dernier de cette saison Nobel après ceux de médecine, physique et chimie annoncés à Stockholm, et le prix de la paix annoncé vendredi à Oslo. Le nom du lauréat du prix de littérature sera dévoilé jeudi.

Romandie.com avec(ats / 09.10.2016 09h01)

Nobel : le chef de la guérilla des Farc félicite le président Santos

octobre 7, 2016

La Havane – Le chef des Farc, Timoleon Jimenez ou Timochenko, a félicité vendredi le président colombien pour son prix Nobel de la paix, soulignant le rôle des pays qui ont accompagné les négociations menées depuis près de quatre ans à La Havane.

Je félicite le président Juan Manuel Santos, les pays garants, Cuba et la Norvège, et les (pays) accompagnants, le Venezuela et le Chili, sans lesquels la paix serait impossible, a-t-il écrit sur Twitter.

Dans un premier message de réaction posté deux heures auparavant sur le même réseau social, le chef des Farc s’était contenté d’affirmer que le seul prix que la guérilla souhaite obtenir était celui de la paix avec la justice sociale.

De son côté, le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) Ivan Marquez, chef de l’équipe de négociateurs de la rébellion à Cuba, a souhaité que le prix Nobel de la paix insuffle au président Santos la force de donner vie à l’accord (de paix) final et dignité à tous les Colombiens, dans un message également publié sur Twitter.

Ivan Marquez et Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou Timochenko, étaient retournés dans la capitale cubaine après la signature d’un accord de paix historique avec le président Santos, le 26 septembre à Carthagène.

Cet accord avait ensuite été rejeté, à la surprise générale, lors d’un référendum organisé dimanche, plongeant dans l’incertitude le processus de paix.

Au fil des décennies, le complexe conflit armé colombien a impliqué les Farc, issues en 1964 d’une insurrection paysanne, mais aussi d’autres guérillas d’extrême gauche, des milices paramilitaires d’extrême droite et les forces armées. Il a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2016 15h21)

L’Américano-Britannique Angus Deaton prix Nobel d’économie pour ses recherches sur la pauvreté

octobre 12, 2015

Stockholm – L’Américano-Britannique Angus Deaton, 69 ans, a remporté lundi le prix Nobel d’économie pour ses recherches sur la consommation, en particulier celles des pauvres, a annoncé le comité Nobel.

Ce professeur, né en Ecosse et qui travaille à l’université de Princeton aux États-Unis, a été primé pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être, a indiqué le jury suédois.

Pour élaborer des politiques économiques qui promeuvent le bien-être et réduisent la pauvreté, nous devons d’abord comprendre les choix de consommation individuels. Plus que quiconque, Angus Deaton a amélioré cette compréhension, a-t-il estimé.

En liant des choix individuels précis et des résultantes collectives, sa recherche a contribué à transformer les champs de la microéconomie, de la macroéconomie et de l’économie du développement, a ajouté l’Académie royale des sciences.

M. Deaton s’est posé trois questions principales: comment les consommateurs répartissent leurs dépenses, combien dans une société est consommé et épargné, et enfin comment mesurer le bien-être individuel.

Ces questions l’ont poussé à une analyse fine de problèmes comme la relation entre le revenu et la quantité de calories consommées, et l’ampleur de la discrimination entre les sexes au sein de la famille.

M. Deaton succède au Français Jean Tirole, qui avait été primé en 2014 pour son analyse de la régulation des marchés.

Il remporte huit millions de couronnes suédoises (860.000 euros).

Le prix d’économie, officiellement prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, est le dernier de la saison des Nobel, marquée par le couronnement de la Bélarusse Svetlana Alexievitch (littérature) et du quartette d’organisations qui a permis de sauver la transition démocratique en Tunisie (paix).

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2015 13h32)

Le Nobel de médecine pour la lutte contre les maladies parasitaires

octobre 5, 2015

Le prix Nobel de médecine a été attribué conjointement lundi à William Campbell, né en Irlande, au Japonais Satoshi Omura et à la Chinoise Tu Youyou. Ils sont récompensés pour la découverte de traitements contre les infections parasitaires et le paludisme.

William Campbell et Satoshi Omura sont distingués ensemble pour « leurs travaux sur un nouveau traitement contre les infections causées par des vers », tandis que Tu Youyou est primée pour « ses découvertes concernant une nouvelle thérapie contre le paludisme », a indiqué le jury Nobel.

« Les maladies provoquées par les parasites sont un fléau pour l’humanité depuis des millénaires et constituent un problème de santé mondial considérable », a-t-il précisé.

Selon lui, « les maladies parasitaires touchent particulièrement les populations les plus pauvres du monde et représentent un obstacle immense à l’amélioration de la santé et du bien-être humains ».

« Les lauréats du prix Nobel cette année ont développé des thérapies qui ont révolutionné le traitement de certaines des maladies parasitaires les plus dévastatrices », a souligné le comité Nobel de l’Institut Karolinska.

« Nobel aurait été heureux »
« Ces thérapies sauvent des vies, préviennent des handicaps et la propagation de l’infection. Et elles améliorent la vie, le bien-être des personnes, et la croissance économique », a indiqué dans un entretien diffusé sur Twitter la présidente du jury, Juleen Zierath. « Nobel aurait été heureux », a-t-elle ajouté.

Les trois lauréats ont à travers leurs travaux cherché des substances bioactives dans la nature. William C. Campbell et Satoshi Omura ont découvert un nouveau médicament, l’avermectine, « dont les dérivés ont radicalement diminué la prévalence de la cécité des rivières et la filariose lymphatique, tout en montrant de l’efficacité contre un nombre de plus en plus grand d’autres maladies parasitaires ».

Satoshi Omura, 80 ans, avait réussi au Japon à isoler un type de bactérie, présente dans la terre et William C. Campbell, né en 1930, avait ensuite étudié ses effets sur les parasites. C’est leur collaboration qui a permis la création de l’avermectine.

« J’accepte humblement »
« J’accepte humblement », a dit le Japonais au comité Nobel après l’annonce du prix. « Je pense que cela aurait été bien de donner le prix aux micro-organismes plutôt qu’à moi (…). Ce domaine de recherche n’attire pas nécessairement l’attention, mais je crois que les micro-organismes vont devenir un grand partenaire du genre humain », a-t-il confié à la télévision publique NHK.

Tu Youyou, 84 ans, qui était depuis longtemps pressentie pour recevoir le prix, a découvert un traitement particulièrement efficace contre le paludisme grâce à un extrait de la plante armoise annuelle (Artemisia annua). Elle est la douzième femme Nobel de médecine, et la première Chinoise à remporter un prix Nobel.

Mme Tu avait commencé ses recherches en combinant les textes médicaux anciens chinois et les remèdes populaires, collectant environ 2000 « remèdes » potentiels à partir desquels son équipe a fabriqué 380 extraits de plantes.

Un de ces extraits provenant de la plante absinthe (Artemisia absinthium) s’est montré prometteur chez des souris. S’inspirant d’un document ancien, le Dr Tu a modifié le processus d’extraction de cette substance pour la rendre plus efficace avant d’isoler, au début des années 1970, l’ingrédient actif de l’absinthe à savoir l’artémisinine.

Traitement sûr et efficace
L’artémisinine est le traitement le plus efficace et sûr contre le paludisme, maladie qui touche près de 200 millions de personnes par an, et en tue plus de 500’000, principalement des enfants africains.

Le Nobel est assorti d’une récompense de huit millions de couronnes suédoises (environ 930’000 francs), divisée entre MM. Campbell et Omura (un quart chacun) et Tu Youyou (une moitié).

Ces lauréats succèdent aux Norvégiens May-Britt et Edvard Moser et à l’Américano-britannique John O’Keefe pour leurs recherches sur le « GPS interne » du cerveau, qui pourrait permettre des avancées dans la connaissance de la maladie d’Alzheimer.

Depuis 1901, 210 personnes ont été couronnées par le Nobel de médecine. Le prix de médecine est le premier de la saison des Nobel 2015. Il doit être suivi de ceux de physique mardi, de chimie mercredi, de littérature jeudi, de la paix vendredi et d’économie lundi.

Romandie.com

Trois pionniers de la nanoscopie obtiennent le Prix Nobel de chimie

octobre 8, 2014

Le Nobel de chimie 2014 a été décerné mercredi aux Américains Eric Betzig et William E. Moerner, ainsi qu’à l’Allemand Stefan Hell, a indiqué le jury sur son compte Twitter. Les trois chercheurs ont été distingués pour leur apport au champ de la nanoscopie.

L’Académie royale des sciences de Suède souligne que « leur travail novateur a fait entrer la microscopie optique dans la nanodimension », permettant de « visualiser les déplacements de molécules dans des cellules vivantes ». Le Nobel de chimie, doté de 8 millions de couronnes (970’000 francs), est le troisième des prix Nobel attribués cette année.

Lundi, le Nobel de médecine a récompensé trois neuro-scientifiques, l’Anglo-Américain John O’Keefe et les époux norvégiens May-Britt et Edvard Moser, pour leurs travaux sur le « GPS » du cerveau qui ouvre de nouvelles perspectives pour mieux connaître certaines maladies dégénératives, comme la maladie d’Alzheimer.

Mardi, le Nobel de physique est allé aux inventeurs des lampes à diodes électroluminescentes LED, les Japonais Isamu Akasaki et Hiroshi Amano et l’Américain d’origine japonaise Shuji Nakamura.

Suivront les prix Nobel de littérature (en principe jeudi), de la paix (vendredi) et d’économie (lundi prochain).

Romandie.com

Egypte: le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire arrêtée et expulsée

mars 5, 2014
Egypte: le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire arrêtée et expulsée Egypte: le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire arrêtée et expulsée © AFP

Egypte: le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire arrêtée et expulsée © AFP

Les autorités égyptiennes ont arrêté et expulsé mercredi le Prix Nobel de la paix Mairead Maguire, après qu’elle a tenté d’entrer dans le pays, ont annoncé des responsables de l’aéroport ainsi que la militante.

« Nous avons été emmenés au centre de détention, interrogés et retenus pendant huit heures, et on nous a dit que nous n’aurions pas l’autorisation d’entrer au Caire et que nous allions être renvoyés à bord d’un autre avion », a expliqué au téléphone depuis Londres la militante pacifiste d’Irlande du Nord, qui venait en Egypte pour rejoindre une délégation se rendant dans la bande de Gaza.

Jeuneafrique.com

Boom des ventes d’Alice Munro

octobre 12, 2013

Alice Munro Un prix Nobel de littérature a des effets directs sur les ventes d’un auteur. Du moins, c’est le cas de celles d’Alice Munro, qui a obtenu jeudi cette prestigieuse récompense.

Cinq des livres de l’écrivaine canadienne se trouvaient dans le palmarès des 30 meilleurs vendeurs sur le site américain Amazon.com vendredi, au lendemain de l’obtention du Nobel.

Sept de ses oeuvres figuraient au top 20 du pendant canadien Amazon.ca.

Âgée de 82 ans, Mme Munro est l’une des récipiendaires les mieux connues des dernières années. Elle connaît l’une des meilleures augmentations de ventes dues à un Nobel.

Parmi les oeuvres qui se trouvent sur le palmarès présentement, on retrouve les recueils de nouvelles Dear Life, Runaway (Fugitives) et Something I’ve Been Meaning to Tell You.

La maison d’édition Vintage Books a annoncé qu’elle allait réimprimer un total de 100 000 copies d’oeuvres précédentes d’Alice Munro. Les couvertures des nouvelles éditions porteront la mention du prix Nobel.

Radio-canada.ca avec Associated Press

Mort de Ronald Coase, prix Nobel d’économie

septembre 3, 2013
Ronald Coase

Ronald Coase

L’économiste britannique avait 102 ans

L’académie Nobel est en émoi cette semaine. Après la mort du poète irlandais Seamus Heaney, prix Nobel de littérature en 1995, c’est une autre éminence grise qui quitte la surface du monde. L’économiste américain Ronald Coase a disparu à l’âge de 102 ans. Il avait reçu la récompense suprême en 1991.

Il s’était rendu célèbre en 1960 après la publication d’un article intitulé « le problème du coût social », Ronald Coase s’est éteint à l’âge de 102 ans, a annoncé mardi 3 septembre l’Université de Chicago, où il était chercheur et toujours enseignant. Economiste britannique ayant étudié à l’Université de Londres et à la London School of Economics, il avait reçu le prix de la banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel en 1991, pour « sa découverte et la clarification de l’importance des coûts de transaction et droits de propriété pour la structure institutionnelle et le fonctionnement de l’économie ».

Concernant les droits de propriété, Ronald Coase estime dans un article de 1960 que s’ils sont bien établis, ces derniers peuvent compenser des coûts engendrés par des facteurs externes au marché. Pour lui, il n’est pas nécessairement indispensable de s’en remettre à l’État pour corriger ces facteurs externes.
 Le comité Nobel avait reconnu en 1991 que Ronald Coase avait « montré que la théorie microéconomique de base traditionnel était incomplète car elle ne comprenait pas la production et les coûts de transport » et « négligeait les coûts de la conclusion et de l’exécution des contrats ainsi que la gestion des organisations ».

Dans ses écrits – accessibles au grand public – il établit la notion de « coût de transaction ». Il met en avant une théorie selon laquelle négocier et passer un contrat est une dépense en soi d’énergie et de temps. Au regard de ce fait, il préconise donc pour obtenir une meilleure production dans une entreprise, une forme de stabilité dans les contrats de travail. Une découverte qui le mènera à l’enseignement en 1964 à l’Université de Chicago. Il y devient ensuite professeur émérite en 1981, puis rédacteur en chef de la revue de droit et d’économie en 1982. Son dernier ouvrage – Comment la Chine est devenue capitaliste – co-écrit avec un ancien élève, Nina Wang, a été publié l’an dernier.

Gala.fr par Fanny Abouaf