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Côte d’Ivoire: les proches de Gbagbo réfutent les accusations de complot

septembre 8, 2017

Abidjan – Des « frondeurs » du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont réfuté vendredi les accusations de complot lancées par le gouvernement contre deux proches de l’ex-président, ironisant sur la « panique » du pouvoir.

Annonçant jeudi les résultats des enquêtes sur une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie perpétrées ces derniers mois, le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a qualifié d' »instigateurs » d’un « projet de déstabilisation » Pickas Damana, vice-président du FPI, et Stéphane Kipré, gendre de l’ancien chef de l’Etat.

« Je réfute ces accusations », a déclaré le secrétaire général adjoint du FPI, Boubakar Koné, lors d’une conférence de presse, qualifiant de « loufoque » la « prétendue enquête » du ministre de l’Intérieur.

Le pouvoir du président Alassane Ouattara « panique » parce qu’il a « peur de perdre les prochaines élections » en 2020, a jugé M. Koné. « Le pouvoir est devenu fébrile », « il règne par la terreur », a-t-il dit, soulignant que deux anciens ministres du régime Gbagbo sont toujours en prison.

Stéphane Kipré, fondateur du parti Union des nouvelles générations, et Pickas Damana, connu pour avoir déchiré devant les caméras les résultats de l’élection présidentielle de 2010 défavorables à son champion, sont tous deux en exil hors de Côte d’Ivoire.

Stéphane Kipré a estimé sur la radio RFI vendredi que le régime Ouattara « en difficulté » cherchait « des boucs-émissaires ». « A chaque fois qu’on parle d’une éventuelle libération du président Laurent Gbagbo (détenu par la Cour pénale internationale), le régime Ouattara sort de nulle part des accusations farfelues contre les pro-Gbagbo », a-t-il déclaré.

Pour Boubakar Koné, « le FPI a fait le choix du jeu démocratique », mais « si on l’y oblige, il pourrait changer de ligne et riposter aux violences » qui lui sont faites. « On n’acceptera pas cela plus longtemps », a-t-il menacé.

La question de la réconciliation entre les différentes factions politiques ivoiriennes n’a pas été réglée depuis la fin de la longue crise politico-militaire (2002-11) qui a divisé le pays. Cette crise a culminé avec les combats post-électoraux qui ont fait 3.000 morts en quelques mois après l’élection présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo refusant de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

La question de la sécurité est brûlante en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée, les attaques contre les postes de police et de gendarmerie, et une série d’évasions de prisonniers survenue depuis un mois.

Le FPI créé par Laurent Gbagbo traverse une crise qui oppose deux camps rivaux. Pascal Affi N’Guessan, l’actuel président du parti, est contesté par le camp rival dit des frondeurs d’Aboudramane Sangaré, un proche de Gbagbo présenté comme le « gardien du temple ». Ces frondeurs affirment être les plus proches de l’ancien président.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité » présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2017 21h16)

Côte d’Ivoire: le gouvernement accuse des pro-Gbagbo de mener un « projet de destabilisation »

septembre 7, 2017

Un soldat ivoirien. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

C’est sur le perron de la présidence ivoirienne que le ministre d’ l’Intérieur et de la Sécurité a lancé ces accusations. Sidiki Diakité a même cité les noms de deux proches de l’ancien président ivoirien, qu’il accuse de financer et armer des anciens militaires depuis le Ghana où ils ont trouvé refuge.

Les assaillants qui ont mené les sept attaques contre les postes de gendarmerie et de police perpétrées dans le pays depuis le mois de juillet ont désormais des visages. Jeudi 6 septembre, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil National de Sécurité (CNS) présidée par le chef de l’État Alassane Ouattara, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a accusé des proches de l’ancien Président Laurent Gbagbo, en procès pour crimes contre l’humanité à la Cour Pénal International (CPI) de La Haye au Pays Bas.

Dans un discours prononcé sur le perron de la présidence ivoirienne, Sidiki Diakité à mis en cause Damana Pickass, ex leader des jeunes du Front Populaire Ivoirien (FPI) et Stéphane Kipré, président du parti l’Union des Nouvelles Générations (UNG) et gendre de Laurent Gbagbo. Deux hommes qu’il accuse d’être parmi les commanditaires des attaques.

Ces personnes instrumentalisent et arment certains démobilisés et militaires déloyaux

« Les informations recueillies au cours des enquêtes et des auditions montrent clairement que ces attaques s’inscrivent dans un projet de déstabilisation impliquant notamment des responsables politiques, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, plus particulièrement au Ghana », a par ailleurs affirmé Sidiki Diakité. « Ces personnes instrumentalisent et arment certains démobilisés et militaires déloyaux », a-t-il par ailleurs accusé.

35 personnes arrêtées

Le ministre a également souligné que 35 personnes – ex-Forces de défense et de sécurité (FDS), miliciens ou ex-combattants – avaient été arrêtées en lien avec ce « projet de déstabilisation ». D’autres personnes ont été identifiées. Le gouvernement « avisera » de l’éventualité de lancer des mandats d’arrêt contre ceux qu’il désigne comme les commanditaires de ces attaques.

Concernant, les évasions en cascade dans les prisons ivoiriennes qui se succèdent depuis le 6 août dernier, le ministre de l’Intérieur a assuré que des mesures étaient prises pour renforcer la sécurité autour des bâtiments carcéraux. Mais aucun détail n’a été livré.

Jeuneafrique.com par

Menacés d’extradition : Les pro-Gbagbo introuvables au Ghana

novembre 12, 2011

Où sont-ils passés ? Les pro-Gbagbo exilés au Ghana sont-t-ils fatigués de donner de la voix ?

Depuis quelques temps, le porte-parole de l’ex-président ivoirien déchu, Koné Katina, ainsi qu’Assoa Adou et autre Konaté Navigué qui se réunissaient dans la capitale ghanéenne au vu et au su de tout le monde et qui n’hésitaient pas à prendre position dans le débat politique en Côte d’Ivoire, ont perdu de la voix.

Selon des sources concordantes au sein des grandes oreilles de la République, ils auraient déserté les terres ghanéennes. Ils ne sont plus visibles dans les grandes surfaces, ni dans leurs lieux habituels de rencontre. Plus de déclarations, plus d’apparitions publiques, les pro-Gbagbo ont-ils changé des stratégies ou sont-ils contraints par les autorités du pays d’exil d’adopter le profil bas ? Toujours est-il que nos sources indiquent qu’ils ne sont plus visibles au Ghana. On se souvient que le président de la République, Alassane Ouattara lors de son voyage au pays de John Atta Mills avait formellement demandé à son homologue l’extradition des personnes poursuivies par la justice ivoirienne. Les autorités ghanéennes avaient fait la promesse d’examiner la question et depuis lors, plus rien.

Cependant tout porte à croire que les choses se sont compliquées, après cette visite, pour les partisans de Laurent Gbagbo au Ghana. Très actifs et bavards dans un passé encore très récent, ils sont devenus subitement muets comme des carpes et introuvables sur le sol ghanéen. Ont-ils trouvé refuge ailleurs ? Où sont-ils tenus désormais par le droit de réserve à eux imposé par leurs hôtes? Ces interrogations n’ont pas encore trouvé de réponses.

Le Patriote par Lacina Ouattara

Liste revue à la hausse des personnes pro-Gbagbo libérées par la justice ivoirienne

novembre 10, 2011

La justice ivoirienne qui a en charge le dossier de certaines personnes pro-Gbagbo détenues lors de la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, ont été liberées pour répondre à leur demande. Une manière de détendre l’atmosphère politique à l’aube des élections législatives sans pourtant toucher aux cas épineux qui doivent mériter un examen plus minutieux et une appréciation plus souveraine.

Il s’agit, dit-il, d’Ettien Amoakon, Boni Claverie Akissi, Dédi Adèle (maire d’Issia), Hué Lou Simone, Léba Chantale, Wognin Armand Georges, Guézé Germain, Kata Kéké Joseph.

Par ailleurs, dans la même procédure, les requêtes de 12 autres personnes détenues ont été acceptées. Il s’agit de: Lorougnon Maurice, Diabaté Bêh, Niamien Yao, Boguhé Serge Michel, Dogo Raphaël, Koudou Simon, Boli Bi Toto Jérôme, Sinsin Guy-Roland, Koudou Constant, Ettien Amoikon, Lébé Chantal, Koné Boubacar, Bohui Armand, Dassé Jean Martin, Guézé Kanon Germain. Ce qui augmente le total à 20 personnes libérées hier.

Bernard NKOUNKOU

Côte d’Ivoire: liberté provisoire pour huit proches de Gbagbo

novembre 9, 2011

La justice ivoirienne a accordé mercredi la liberté provisoire à huit proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, placés en détention après la meurtrière crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, a annoncé à l’AFP l’un de leurs avocats, Me Hervé Gouaméné.

« Sur neuf requêtes » examinées par la cour d’appel d’Abidjan, « huit ont été jugées favorablement », a-t-il déclaré à l’AFP. Aucune figure marquante du régime déchu n’a obtenu de libération provisoire.

Parmi ces huit personnes, inculpées d' »atteinte à la sûreté de l’Etat » ou de « crimes économiques », figurent quatre anciens ministres, dont la Franco-Ivoirienne Danièle Boni Claverie, a précisé l’avocat ivoirien.

Martin Sokouri Bohui, en charge des élections au Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo, a vu sa requête de mise en liberté provisoire rejetée.

« Soixante-cinq requêtes » ont été introduites, dont celles de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, détenus dans le nord du pays, a expliqué Me Gouaméné, espérant que les autres demandes seront examinées dans les prochaines semaines.

La libération de proches de l’ancien chef de l’Etat était attendue depuis plusieurs jours: le camp Gbagbo en a fait une condition à sa participation aux législatives du 11 décembre, durant ses négociations avec le gouvernement du nouveau président Alassane Ouattara.

Née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, la crise post-électorale, conclue par deux semaines de guerre, a fait quelque 3. 000 morts.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: 62 militaires pro-Gbagbo inculpés, dont 40 détenus

août 11, 2011

Soixante-deux militaires fidèles à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ont été inculpés pour des crimes commis durant la crise post-électorale, dont 40 ont été placés en détention, a annoncé jeudi la justice militaire.

« Soixante-deux inculpations » ont été prononcées contre des militaires du régime déchu, a déclaré à l’AFP le commissaire du gouvernement (procureur militaire) Ange Kessi. Parmi eux, « 40 ont été placés sous mandat de dépôt », dont le colonel-major Boniface Konan, récemment revenu de son exil du Ghana et laissé en liberté, a-t-il ajouté.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Le chef du parti de Gbagbo et 11 pro-Gbagbo inculpés

août 10, 2011

Le chef du parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et 11 personnalités de son camp ont été inculpés d`atteinte à la sûreté de l`Etat et placés en détention préventive, au moment où le président Alassane Ouattara dit « tendre la main » aux vaincus de la crise post-électorale.

Près de 40 personnes sont désormais inculpées et détenues dans les rangs du régime déchu le 11 avril, après quatre mois d`une crise sanglante – au moins 3.000 morts – née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010.

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N`Guessan, le fils de Laurent Gbagbo, le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, et cinq autres personnes en résidence surveillée à Bouna (nord-est) ont été inculpés ces derniers jours, a déclaré à l`AFP Noël Djè, porte-parole par intérim du parquet d`Abidjan.

Cinq personnes assignées à résidence à Katiola (centre), dont l`ex-chef des « femmes patriotes » pro-Gbagbo, Geneviève Bro Grébé, et l`ancien ministre Jean-Jacques Béchio, ont été inculpées mardi, a-t-il poursuivi.

Désormais en détention préventive sur les mêmes sites, les 12 inculpés sont notamment accusés d` »atteinte à la défense nationale », de « complot contre l`autorité de l`Etat », « constitution de bandes armées », « participation à un mouvement insurrectionnel » et « rébellion », a précisé M. Djè.

Vingt-six pro-Gbagbo avaient déjà été inculpés d`atteinte à la sûreté de l`Etat ou d`infractions économiques et sont détenus pour la plupart à Boundiali (nord). Parmi eux figurent l`ancien Premier ministre Gilbert Aké N`Gbo et plusieurs ex-ministres.

Laurent Gbagbo et son épouse Simone restent en résidence surveillée, l`un à Korhogo (nord) et l`autre à Odienné (nord-ouest). Arrêtés le 11 avril à Abidjan par les forces pro-Ouattara, appuyées par la France, après deux semaines de guerre, ils n`ont toujours pas été inculpés.

Pour être poursuivi, M. Gbagbo doit voir levée son immunité de membre de droit du Conseil constitutionnel, que lui donne son statut d`ancien chef de l`Etat. Le Conseil est dirigé depuis fin juillet par un allié de M. Ouattara, le vétéran de la classe politique et juriste Francis Wodié.

Les enquêtes préliminaires sur les crimes de sang commis durant la crise continuent, et le pouvoir compte sur une inculpation à terme de l`ancien président par la Cour pénale internationale (CPI), à qui il a demandé d`enquêter.

Ces nouvelles inculpations surviennent après le 51e anniversaire de
l`indépendance au cours duquel Alassane Ouattara a « tendu la main » ce week-end au camp Gbagbo, spécialement aux exilés au Ghana. « Leur place est avec nous », a-t-il assuré, plaidant pour une « Côte d`Ivoire réconciliée et rassemblée ».

Mais les intéressés ont de nouveau posé comme préalable la libération de leurs compagnons, certains mettant en doute la bonne foi de M. Ouattara.

Le camp Gbagbo et des ONG internationales ont plusieurs fois dénoncé ou redouté une « justice des vainqueurs » sous le nouveau président, qui a cependant promis la fin de l`impunité.

Selon ces ONG et l`ONU, des crimes contre l`humanité et des crimes de guerre ont été commis par les deux camps durant la crise mais aucune personnalité pro-Ouattara, aucun combattant de son bord, n`a été inquiété.

Plusieurs militaires loyaux au régime Gbagbo ont à l`inverse été arrêtés.

La justice ivoirienne a enfin lancé des mandats d`arrêt internationaux, visant notamment Charles Blé Goudé, figure de proue de l`ancien pouvoir et chef des « jeunes patriotes » pro-Gbagbo.
AFP

Côte d’Ivoire: des pro-Gbagbo doutent de la main tendue par Ouattara

août 9, 2011

Abidjan- Le porte-parole de partisans de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo exilés au Ghana a exprimé ses doutes mardi sur l`offre de retour lancée par le chef de l`Etat Alassane Ouattara, et posé de nouveau comme préalable la libération de leurs compagnons emprisonnés.

Tout en saluant ce geste, Adou Assoa, porte-parole de la « coordination FPI (Front populaire ivoirien, parti de M. Gbagbo) en exil », a jugé que les actes de M. Ouattara ne sont « pas de nature à rassurer sur sa bonne foi », dans un communiqué transmis à l`AFP à Abidjan.

« En même temps qu`il nous invite à rentrer en Côte d`Ivoire, il fait inculper formellement les camarades injustement emprisonnés à travers le pays et des mandats d`arrêt internationaux continuent d`être lancés à l`encontre des pro-Gbagbo », a-t-il dénoncé.

Parmi les « conditions minimales » au retour des pro-Gbagbo exilés, figurent selon lui la « libération de tous les camarades injustement incarcérés, à commencer » par Laurent Gbagbo et son épouse Simone, « l`arrêt des poursuites » contre leur camp et « le retour de la sécurité » en Côte d`Ivoire.

L`ancien ministre insiste enfin sur le dégel des avoirs « illégalement bloqués » de personnalités de son bord et la « libération de tous les domiciles occupés » par des militaires.

Le président Ouattara a dit samedi « tendre la main » aux pro-Gbagbo et demandé de rentrer à ceux qui sont exilés au Ghana voisin, à la veille du 51e anniversaire de l`indépendance ivoirienne.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara, appuyées par la France et l`ONU, après quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010. La crise a fait au moins 3.000 morts.

M. Gbagbo et plusieurs dizaines de personnalités de l`ancien régime sont en détention préventive ou en résidence surveillée. Des politiques et des militaires de son camp restent réfugiés dans des pays voisins comme le Ghana, même si d`autres sont revenus.

AFP

Côte d’Ivoire: Les pro-Gbagbo ne sont plus une menace pour la paix

juillet 18, 2011

NEW YORK (Nations unies) – Les anciennes forces de Laurent Gbagbo ne sont plus une menace pour la paix et l`ordre public, a souligné lundi le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI), Choi Young-Jin, devant le Conseil de sécurité.

« Dans l`ensemble, les anciens éléments pro-Gbagbo et leurs soutiens ne devraient pas représenter un défi de taille pour l`ordre public », a-t-il déclaré lors d`une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Côte d`Ivoire.

Pour le représentant spécial de l`ONU, « la chute des soutiens de M. Gbagbo augure de la réussite de la réconciliation du pays ». « Un chapitre douloureux de l`histoire de la Côte d`Ivoire a été fermé », a-t-il ajouté.

M. Choi a néanmoins insisté sur le « besoin de restaurer rapidement l`ordre public à travers le pays » car il s`agit de « la condition préalable » à la réconciliation nationale, à la tenue d`élections législatives d`ici la fin de l`année et à la reprise économique.

Il a indiqué que dans la partie ouest du pays « nous constatons encore un certain manque de sécurité ».

Sur le plan économique, « en dépit de quelques inquiétudes, la plupart des experts sont optimistes quant à une relance de la Côte d`Ivoire », a expliqué M. Choi.

Le chef de l`ONUCI a par ailleurs précisé que l`ONU et la communauté internationale se tiendront aux côtés de la Côte d`Ivoire pour l`organisation d`élections.

L`ambassadeur de Côte d`Ivoire à l`ONU, Youssoufou Bamba, a de son côté estimé qu` »aujourd`hui, la Côte d`Ivoire retrouve progressivement le chemin d`une vie normale ».

Sur le plan humanitaire, 60.000 personnes ont regagné leurs lieux d`habitation sur les 200.000 qui ont été déplacées lors du conflit opposant Laurent Gbagbo et le président Alassane Ouattara. Les 140.000 restantes sont toujours regroupées dans des camps de réfugiés à la frontière du Liberia, a ajouté M. Bamba.

La Côte d`Ivoire sort à peine d`un conflit ayant fait près de 3.000 morts, déclenché suite au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l`élection présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara, investi chef de l`Etat le 21 mai.
AFP

Côte d’Ivoire: mandats d’arrêts contre Blé Goudé et autres pro-Gbagbo

juillet 1, 2011

ABIDJAN – Des mandats d`arrêt internationaux ont été délivrés par la justice ivoirienne contre Charles Blé Goudé, figure de proue
du régime déchu de Laurent Gbagbo, et d`autres proches de l`ex-président, dans le cadre de l`enquête sur les crimes commis durant la crise post-électorale.

« Des mandats d`arrêt ont été décernés contre des suspects en fuite », notamment Charles Blé Goudé, chef des « jeunes patriotes » pro-Gbagbo, et Ahoua Don Mello, ancien porte-parole du gouvernement, a annoncé vendredi le procureur d`Abidjan, Simplice Kouadio Koffi, lors d`une conférence de presse.

L`ex-ministre de l`Industrie Philippe Attey et l`ancien ambassadeur de Côte d`Ivoire en Israël, Raymond Koudou Kessié, sont également visés.

« Le juge d`instruction sait très bien où ces personnes se trouvent », a assuré le procureur, sans autre précision.

Sous sanctions de l`ONU depuis 2006 (gel des avoirs, interdiction de voyager), Charles Blé Goudé est régulièrement donné au Bénin ou au Ghana, lieu d`exil de nombreuses personnalités du régime déchu.

Ex-ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo, il a été en première ligne durant la crise post-électorale de novembre à avril, appelant les siens à la mobilisation contre le camp d`Alassane Ouattara, investi président le 21 mai, la France et l`ONU. Ses partisans sont accusés de nombreuses violences.

Les mandats d`arrêt sont délivrés dans le cadre de l`information judiciaire ouverte pour « vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l`économie publique ».

Quinze personnes ont déjà été inculpées et placées en détention préventive la semaine dernière pour ces faits, ainsi que pour « attentat contre l`autorité de l`Etat, constitution de bandes armées », « rébellion », « tribalisme et xénophobie », a rappelé Simplice Kouadio Koffi.

Ces derniers jours, six autres personnes ont été inculpées et écrouées pour les chefs d`accusation relevant de l` »atteinte à la sûreté de l`Etat », a-t-il souligné.

Parmi ces 21 personnes figurent l`ex-Premier ministre Gilbert Aké N`Gbo et les anciens ministres Alcide Djédjé (Affaires étrangères) et Désiré Dallo (Economie), ainsi que l`ex-gouverneur de la Banque centrale ouest-africaine (BCEAO), Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

Tous sont actuellement détenus à l`hôtel La Pergola d`Abidjan.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010, et à l`issue de dix jours de guerre dans Abidjan.

Il est actuellement en résidence surveillée dans le Nord, comme son épouse Simone Gbagbo et 13 autres proches.

Quelque 3.000 personnes ont trouvé la mort durant la pire crise de l`histoire du pays.

Concernant les « crimes de sang », l`enquête se poursuit et devrait être bouclée dans un « délai raisonnable de deux ou trois mois », a précisé le procureur.

Interrogé sur l`absence de poursuites contre des éléments des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, pourtant accusées d`exactions par des ONG et l`ONU, il a fait valoir que cette armée a « mis fin aux violences » des forces pro-Gbagbo.

Toutefois, « si au cours de l`enquête il s`avère que ceux qui sont les sauveurs ont outrepassé leur droit et qu`ils ont commis des crimes, (…) on pourrait s`intéresser à eux », a averti M. Koffi.

Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) est en cours dans le pays pour évaluer notamment la situation sécuritaire, avant une éventuelle enquête pour crimes contre l`humanité et crimes de guerre, dont sont accusés les deux camps.

AFP