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L’Ukraine prête à se défendre militairement si le processus de paix échoue

septembre 21, 2014

Kiev – L’Ukraine est prête à se défendre militairement si le processus de paix échoue avec les séparatistes prorusses, a déclaré dimanche le président ukrainien Petro Porochenko lors d’une interview à des chaînes de télévision ukrainiennes.

Nous devons renforcer nos lignes de défense, renforcer notre armée, a ajouté le chef de l’Etat ukrainien, évoquant pour cela l’acquisition d’équipements auprès des Occidentaux.

Nous devons nous doter de ce dont nous avons besoin: du matériel de surveillance, des radars, a ajouté le président ukrainien.

Lors de la visite de M. Porochenko jeudi aux Etats-Unis, la Maison Blanche avait annoncé le déblocage de 46 millions de dollars d’aide pour l’équipement et la formation des forces ukrainiennes, tout en excluant toujours l’envoi d’armes. L’administration Obama estimait que cela ne permettrait pas de changer l’équilibre des forces face à des séparatistes qui ont le soutien de la Russie

Une désescalade est en cours, quoi qu’on dise, a également dit M. Porochenko.

Il est également revenu sur ses rencontres avec le président russe Vladimir Poutine estimant que sans ces rencontres, il n’y aurait pas le processus (de paix) actuel.

Kiev et la rébellion séparatiste ont signé samedi à Minsk un mémorandum en neuf points qui prévoit la mise en place d’une zone tampon de 30 km de large le long de la ligne de front. Ce plan de paix, qui vise à consolider le cessez-le-feu décrété le 5 septembre après une première session de négociations de paix à Minsk, a connu des accrocs dès son entrée en vigueur. Et l’armée ukrainienne a annoncé dimanche qu’elle n’était pas prête à en respecter tous les points, notamment le recul de son artillerie, tant que le cessez-le-feu ne serait pas total.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2014 20h58)

Les Palestiniens menacent de dissoudre l’Autorité en cas d’échec des pourparlers

avril 20, 2014

Ramallah (Territoires palestiniens) – Les Palestiniens n’excluent pas de dissoudre l’Autorité palestinienne en cas d’échec des négociations de paix avec Israël, a indiqué dimanche un haut responsable palestinien.

L’équipe de négociateurs palestiniens a fait savoir au médiateur américain Martin Indyk que les Palestiniens pourraient décider de démanteler l’Autorité dirigée par le président Mahmoud Abbas afin de faire porter à Israël la responsabilité de la gestion de leur territoire en tant que puissance occupante, a précisé ce responsable.

Les Palestiniens ont déjà évoqué ces dernières années la possibilité de dissoudre l’Autorité, créée à la suite des Accords d’Oslo (1993) pour administrer les zones autonomes des Territoires, mais c’est la première fois que la menace est brandie depuis la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens sous l’égide du secrétaire d’Etat américain John Kerry en juillet dernier.

Ces négociations sont complètement bloquées et l’initiative de M. Kerry apparaît de plus en plus compromise.

Les Palestiniens ont informé Indyk que si l’intransigeance israélienne continuait, ils ont plusieurs options, a expliqué à l’AFP le responsable palestinien sous couvert de l’anonymat, en faisant référence à la dernière rencontre entre l’émissaire américain et les négociateurs palestiniens vendredi.

D’abord, il y a l’option de rendre les clés de l’Autorité aux Nations unis afin qu’elles prennent en charge le peuple palestinien et l’Etat de Palestine, qui est sous occupation – ou bien qu’Israël assume à nouveau l’entière responsabilité de son occupation, a-t-il souligné.

L’Autorité du président Abbas, soutenue par la communauté internationale, est confrontée en permanence à d’importantes difficultés financières et dépend, pour survivre, de l’aide étrangère.

Une importante réunion du Conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est prévue samedi et dimanche prochains à Ramallah afin de débattre de l’avenir du processus de paix et des diverses options sur la table en cas d’échec de l’initiative Kerry, notamment l’adhésion à diverses conventions et organisations internationales.

Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas) encourage la terreur contre Israël à la tête de l’Autorité palestinienne puis nous menace de démissionner de son poste, a réagi un ministre israélien d’extrême droite, Naftali Bennett.

S’il veut partir nous ne le retiendrons pas. On ne négocie pas avec Israël avec un pistolet sur sa tempe, a affirmé M. Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif, proche des colons.

Israéliens et Palestiniens multiplient les gestes d’hostilité depuis qu’Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers en réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l’échéance prévue du 29 avril.

Les Etats-Unis tentent d’obtenir des deux parties un accord qui permettrait de prolonger les pourparlers au-delà de cette date butoir mais leurs efforts n’ont pour le moment pas abouti.

Le président Abbas s’est dit disposé à prolonger les pourparlers jusqu’à la fin de l’année, comme le réclament Israël et la diplomatie américaine. Mais il a exigé pour cela que le gouvernement israélien relâche, comme il s’y était engagé, le dernier groupe de détenus, qu’il gèle la colonisation et qu’il accepte de consacrer les trois premiers mois des nouvelles négociations à une discussion sérieuse sur les frontières.

Les Palestiniens veulent un Etat sur les lignes d’avant l’occupation israélienne de la bande de Gaza et de la Cisjordanie conquises durant la guerre des Six Jours en juin 1967. Depuis leur relance le 29 juillet 2013, les pourparlers de paix piétinent sur l’ensemble des questions au coeur du conflit: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2014 21h18)

Décès à Paris de Thierry, ancien chef présumé de l’ETA

mars 30, 2013

BAYONNE – Javier Lopez Peña, dit Thierry, ex-chef présumé de l’ETA interpellé en 2008 dans le sud-ouest de la France, est mort dans la nuit de vendredi à samedi dans un hôpital de Paris des suites d’un accident vasculaire cérébral, a-t-on appris de sources concordantes.

Incarcéré dans la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, Thierry, 54 ans, avait été hospitalisé le 11 mars à Corbeille-Essonne, dans la banlieue parisienne, puis transféré à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, a-t-on appris de source policière et auprès de l’association d’aide aux prisonniers basques Etxerat.

Considéré à l’époque comme le chef présumé de l’organisation séparatiste basque ETA, il avait été arrêté en mai 2008 par des policiers français et espagnols dans un appartement à Bordeaux, avec trois membres de l’appareil politique de l’ETA: Ainhoa Ozaeta, Igor Suberbiola et Jon Salaberria.

Les quatre etarras avaient ensuite été mis en examen par des juges antiterroristes français et placés en détention provisoire.

Ce vétéran de l’organisation basque, au sein de laquelle il avait joué un rôle actif depuis le début des années 1980, était alors considéré par Madrid comme la personne qui a le plus de poids au sein de l’ETA où il aurait été le partisan d’une ligne dure.

Il aurait pris la direction de l’organisation armée en 2006, pendant les négociations manquées de l’ETA avec le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Zapatero, auxquelles il aurait personnellement participé.

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir torpillé le processus de paix, notamment en commanditant l’attentat spectaculaire de décembre 2006 à l’aéroport de Madrid (2 morts) par lequel l’ETA avait de facto rompu son cessez-le-feu permanent décrété en mars de la même année.

La police espagnole le soupçonnait également d’avoir notamment ordonné l’assassinat d’un ex-élu municipal socialiste basque, Isais Carrasco, abattu de sang froid en mars 2008, deux jours avant les élections législatives espagnoles.

Le 20 octobre 2011, l’ETA, classée terroriste par l’Union européenne et les Etats-Unis, a annoncé qu’elle renonçait à la violence après plus de 40 ans de lutte armée. Elle est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes au cours de cette période.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mars 2013 17h41)

Côte d’Ivoire/Hamed Bakayoko (ministre de l’Intérieur): «Blé Goudé est en lieu sûr»

février 1, 2013

 

Reconciliation
© Abidjan.net par Atapointe
Reconciliation nationale : Hamed Bakayoko échange avec le COJEP
31 Janvier 2013. Abidjan Plateau. Le ministre d`Etat, ministre de l`Interieur Hamed Bakayoko a échangé avec une délégation du Congrés de Jeunes Patriotes (COJEP) de Charles Blé Goudé

«Je prends bonne note de votre demande. Vous demandez la clémence du chef de l’Etat. Je me ferai fort de transmettre cette demande. Ce que je peux cependant noter, c’est que Charles Blé Goudé a été arrêté dans le cadre d’une procédure judiciaire. Nous sommes tous engagés dans le processus de paix et de réconciliation. La réconciliation a ses exigences, elle a ses contraintes. Vous demandez également une loi d’amnistie pour toutes les personnes qui font l’objet de poursuites. Nous enregistrons cette demande. Mais, nous disons aussi que la loi d’amnistie est un processus qui ne peut pas faire l’économie de la justice, de la repentance et du pardon. Notre pays a connu une crise très grave. Il y a les parents des victimes.

Il y a des milliers de morts. Il y a des dégâts. C’est vrai, Il faut s’arrêter à un moment donné pour faire la comptabilité de tout cela et des dégâts. Mais, on ne peut pas, si nous voulons prospérer, si nous voulons améliorer notre société, faire l’économie de la justice. Je viens de recevoir des Ong des droits de l’Homme. Elles ont par contre demandé d’aller au bout du processus judicaire. Et, pour tout le monde. Je prends bonne note de vos demandes. Mais, je pense qu’il est important que nous soyons en contact. C’est déjà important. Beaucoup se sont interrogé sur le lieu de détention de Charles Blé Goudé. Il n’est pas détenu de façon clandestine. Il est en résidence protégée. Vous connaissez la personnalité de Charles Blé Goudé. Un ministre de l’Intérieur a quand même un certain nombre d’informations. Ce n’est pas évident d’assurer sa sécurité dans une maison d’arrêt ordinaire. On l’a fait pour plusieurs personnalités.

Et ce n’est pas la première fois dans le monde. Dans tous les grands pays, les prisonniers d’une certaine catégorie bénéficient d’une protection particulière. Le président Gbagbo lui-même n’était pas dans une maison d’arrêt, il était dans une villa. Mme Gbagbo n’est pas dans une maison d’arrêt, elle est dans une villa. Parce qu’on ne sait pas où sont les ennemis. Vous avez bien suivi la polémique. Charles Blé Goudé a-t-il fait un deal avec le pouvoir ou pas. On ne sait donc pas quelles sont les personnalités qui peuvent menacer sa vie. Nous, nous voulons le garder dans des conditions protégées jusqu’à ce que les choses évoluent. Je reçois donc votre visite comme un acte qui va nous permettre de continuer le dialogue, les discussions. Comme vous l’avez dit, vous êtes un mouvement de jeunes. Et je considère que la réconciliation concerne tout le monde. On ne peut pas la faire en dehors de vous. Mais, je tiens à dire qu’on est d’abord seul devant la justice. Quiconque au nom d’une corporation, au nom du gouvernement pose des actes répond de ses actes devant la justice. Je vous encourage à continuer votre travail d’encadrement. Parce que cette jeunesse qui a un point d’ancrage dans votre mouvement a besoin de repères et a besoin d’être gérée. Il faut donc aller au-delà des émotions pour prendre en compte l’avenir de notre pays, pour prendre en compte l’avenir de cette jeunesse.

Aujourd’hui c’est un procès, il faut faire confiance en la justice. Vous demandez la clémence du chef de l’Etat. C’est un acte positif. Tout cela suivra un processus et on vous reviendra. Je considère que nous devons garder le contact. Vos entretiens avec la Cdvr sont une étape importante aujourd’hui de tout ce processus. Il n’y a aucune contradiction. Nous sommes tous pour la réconciliation. Mais, la réconciliation, c’est aussi la vérité, c’est la justice. Il faut qu’à un moment donné nous puissions, tous, nous mettre d’accord sur ce que nous voulons pour notre pays ensemble. Nous aurons d’autres occasions pour poursuivre ces échanges».

Propos recueillis par K. M. D

Centrafrique: la mission de conciliation a commencé à Bangui et Ndélé

décembre 28, 2012

Une mission de conciliation de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a commencé vendredi auprès du pouvoir centrafricain et des rebelles pour tenter de les amener à la table des négociations en janvier, a appris l’AFP de source officielle.

« L’objectif est d’arriver à des négociations le 10 janvier. La mission est arrivée hier (jeudi) soir à Bangui. Elle a commencé les discussions avec le pouvoir ici à Bangui et a envoyé une délégation à Ndélé pour rencontrer les rebelles », a appris l’AFP auprès de la Force multinationale d’Afrique centrale.

La CEEAC veut obtenir un cessez-le-feu sur le terrain, avant des négociations entre les deux parties, probablement à Libreville au Gabon, selon la même source.

La mission, dirigée par le général congolais (Brazzaville) Guy-Pierre Garcia, secrétaire général adjoint de la CEEAC, est composée de six personnes.

Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC devaient se rencontrer vendredi à Libreville, selon une source au ministère gabonais des Affaires étrangères.

La coalition rebelle du Séléka a pris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect d’accords de paix signés avec le gouvernement entre 2007 et 2011, qui prévoyaient des programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Les rebelles ont conquis en deux semaines plusieurs villes clés et menacent de renverser le président François Bozizé.

La Centrafrique, pays enclavé de cinq millions d’habitants, était engagé depuis 2007 dans un processus de paix après des années d’instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs qui ont ravagé son tissu économique et l’ont empêchée de tirer profit de ses ressources naturelles.

La Force multinationale d’Afrique centrale, mise en place en 2008, avait pour mission d’aider à consolider la paix dans le pays. Elle a compté jusqu’à 500 soldats en provenance du Gabon, de République Démocratique du Congo, du Tchad et du Cameroun. Elle avait commencé à se retirer progressivement de la Centrafrique, qu’elle était censée quitter définitivement avant le 31 décembre 2013.

Jeuneafrique.com avec AFP

RD Congo: le Rwanda appelle au dialogue politique après la chute de Goma

novembre 20, 2012

KIGALI – Le Rwanda a appelé mardi à un dialogue politique en République démocratique du Congo (RDC), après la conquête de Goma, principale ville de l’est du pays, par le mouvement rebelle M23, que Kigali est accusé par l’ONU de soutenir.

Ce qui s’est passé aujourd’hui à Goma montre clairement que l’option militaire pour apporter une solution à cette crise a échoué et que le dialogue politique est la seule façon de résoudre le conflit en cours, a affirmé la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, citée par un communiqué de son gouvernement.

Le M23 avait de son côté exigé lundi l’ouverture de négociations politiques directes (…) élargies à l’opposition politique, à la société civile et à la diaspora congolaise, ce que le président congolais Joseph Kabila avait immédiatement rejeté.

L’ONU a de son côté accusé le Rwanda, ainsi que l’Ouganda, de soutenir militairement les rebelles du M23 dans leur lutte contre le gouvernement de Joseph Kabila et dans leur avancée vers Goma, ce que ces deux pays nient catégoriquement.

En se contentant de pointer du doigt de prétendus coupables et en ignorant les causes profondes du conflit en RDC, la communauté internationale a raté l’occasion d’aider la RDC à rétablir la paix et la sécurité pour ses citoyens, estime à ce propos Mme Mushikiwabo.

Le Rwanda est totalement impliqué dans le processus de paix sous les auspices de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et nous continuons à travailler avec les Etats membres en vue d’une paix totale et durable dans notre région, poursuit la ministre, qui participait précisément mardi à une réunion ministérielle de cette organisation régionale à Kampala.

La Conférence a proposé le déploiement d’une force de plusieurs milliers de soldats pour neutraliser les différentes milices, dont le M23, dans l’est de la RDC, sans parvenir à faire avancer concrètement un tel plan à ce jour.

(©AFP / 20 novembre 2012 17h08)