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Prix Rfi théâtre 2021 : à vos plumes, écrivez et postulez !

avril 3, 2021

L’appel à candidature au Prix Rfi théâtre est ouvert jusqu’au 25 avril aux autrices et auteurs de théâtre francophones, originaires d’Afrique, des Caraïbes, de l’océan Indien ou encore du Proche-Orient.

L’affiche de l’appel à candidature au Prix Rfi Théâtre 2021/DR

Cette année, qui succédera au Congolais Julien Mabiala Bissila, à la Libanaise Hala Moughanie, au Guinéen Hakim Bah, au Camerounais Édouard Elvis Bvouma, au Béninois Sedjro Giovanni Houansou, à la Libanaise Valérie Cachard ou au Guinéen Souleymane Bah ? Les dés sont jetés. Dialogues ou monologues, à chaque postulant de saisir l’occasion de partager une histoire qui parlera au monde, de faire entendre sa voix sur une question de société saisissante, de faire voyager le lectorat sur les vagues d’une histoire divertissante et éducative, en même temps.

« En ces temps de pandémie et de rétrécissement du monde où les déplacements sont limités, les textes, eux, peuvent voyager. Comédies, tragédies, drames, avec ou sans Covid-19, avec lyrisme ou âpreté, monologues ou pièces polyphoniques. À quoi ressemblera cette édition 2021 ? Ce sont les autrices et les auteurs qui le diront. Tous les genres théâtraux sont possibles. Seul compte la qualité de la dramaturgie et le style », ont énoncé les organisateurs.

A travers ce Prix de théâtre, Rfi souhaite faire découvrir et mettre en lumière de nouveaux talents de l’écriture dramatique. Et force est de constater combien, tous les ans, des femmes et des hommes de différentes villes de la planète, peignent leur société, leurs colères et leurs émotions dans des formes théâtrales uniques.

Une aventure humaine et artistique essentielle dans le parcours des candidats et particulièrement celui du lauréat. Cela d’autant plus que le prix lui offre l’opportunité d’être lu, de voir sa pièce de théâtre être jouée et publiée, ou simplement l’occasion de faire des rencontres de travail lors des résidences proposées et des invitations dans les festivals et maisons de théâtre dans plusieurs pays.

Ainsi, le processus de candidature consiste, avant tout, à inventer, affiner, peaufiner et ajuster son texte en français comportant un minimum de 15 pages numérotées. Par la suite, l’envoyer avant le 25 avril à minuit, tout en joignant impérativement la fiche d’inscription dûment remplie. Aussi, chaque candidat doit avoir entre 18 et 46 ans.

A noter que le Prix Rfi Théâtre est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires, à savoir : l’Institut français, l’Institut français de Saint-Louis du Sénégal, le Centre dramatique national de Normandie-Rouen, la SACD et biens d’autres. La cérémonie de remise de prix de l’édition 2021 se tiendra le 26 septembre à Limoges, dans le cadre du festival Zébrures d’automne, organisé par Les Francophonies-Des écritures à la scène.

Avec Adiac-Congo par Merveille Jessica Atipo

Le vice-président américain reporte son voyage au Proche-Orient

décembre 18, 2017

Washington – Le vice-président des États-Unis Mike Pence a décidé de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.

Le voyage de M. Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d’être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain.

« Le vote sur la réforme fiscale se présente très bien mais nous ne voulons pas prendre le moindre risque », a-t-il indiqué.

Les républicains disposent d’une toute petite majorité au Sénat: 52 sièges sur 100. Or en cas d’égalité 50-50, le vice-président peut apporter la voix cruciale.

Le sénateur John McCain, malade, est retourné dans l’Arizona pour se faire soigner et passer les fêtes de fin d’année, ce qui réduit le groupe majoritaire à 51, les procurations n’étant pas autorisées. Le vote devrait avoir lieu mardi soir tard ou mercredi matin.

M. Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien.

La Maison Blanche a assuré que ce report n’était pas liée aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël.

Annoncée le 6 décembre, la reconnaissance unilatérale de la ville comme capitale d’Israël, qui rompt des décennies de diplomatie américaine et internationale, continue à causer l’émoi avec des manifestations dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes et musulmans principalement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec M. Pence, affirmant que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Fatah avait appelé à des manifestations dans et autour de Jérusalem mercredi pour protester contre sa visite.

Le grand imam d’Al-Azhar a également refusé de s’entretenir avec lui tout comme le pape des coptes d’Egypte Tawadros II qui a estimé que M. Trump avait « fait fi des sentiments de millions d’Arabes ».

Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d’arrestations.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2017 23h45)                                            

Nucléaire iranien: Vive la France!, tweete le sénateur américain McCain

novembre 10, 2013

WASHINGTON – Deux influents sénateurs américains, dont le républicain John McCain, ont salué la France dimanche pour avoir bloqué la signature d’un accord sur le nucléaire iranien à Genève, mais des experts s’interrogeaient sur les motivations de Paris.

Vive la France, s’est écrié, en français dans le texte, le sénateur John McCain sur son compte Twitter. La France a eu le courage d’empêcher un mauvais accord sur le nucléaire iranien, a-t-il déclaré au lendemain de l’annonce d’un échec d’un accord entre l’Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

Lors de trois jours d’intenses négociations à Genève, les Français ont plusieurs fois publiquement dénoncé les points de blocage et le manque de garanties dans l’accord intérimaire en préparation. Ces prises de position lui ont valu d’être accusée par l’Iran d’avoir joué les trouble-fête autour de la table des négociations.

Dieu merci pour la France, Dieu merci pour ce refus d’un accord, a lancé de son côté le sénateur républicain Lindsey Graham sur CNN.

Voilà des mots qu’on n’a pas entendus depuis bien longtemps, mais laissez-moi vous expliquer: ils (les Français) sont en train de très bien prendre la main au Proche-Orient, a-t-il ajouté.

Le sénateur Graham a expliqué qu’un texte bipartisane sur l’Iran était en préparation pour la semaine prochaine au Congrès, lequel a le pouvoir de décider les sanctions à l’encontre de l’Iran. Le Congrès a respecté jusqu’à présent la pause réclamée par le gouvernement américain, pour laisser le temps à la diplomatie avec l’Iran.

Notre but, a fait valoir le sénateur, est d’obtenir un accord sur le long terme. Nous ne voulons pas nous retrouver avec une Corée du Nord au Proche-Orient.

Le texte de la semaine prochaine au Congrès comportera quatre exigences, selon le républicain: l’arrêt de l’enrichissement (d’uranium), le démantèlement des centrifugeuses, l’arrêt de la construction d’un réacteur à plutonium et l’autorisation du contrôle par la communauté international de tout le cycle iranien (du combustible).

Si un accord remplissait ces quatre exigences, je serais satisfait, sinon le monde le regrettera, a-t-il fait valoir, rappelant l’inquiétude d’Israël face à la gestion du dossier iranien par l’administration Obama.

Mais des analystes à Washington s’interrogeaient dimanche sur les motivations de la diplomatie française.

Avec cette intervention de dernière minute, la France a une nouvelle fois fait la preuve qu’elle était devenue ces dernières années, le pays occidental le plus belliciste au Proche-Orient et dans les Etats voisins, a déclaré à l’AFP Hussein Ibish, expert auprès du Centre de réflexion American Task Force on Palestine. La France a poussé pour l’intervention en Libye, a envahi et sauvé le Mali, était la plus enthousiaste à l’idée de frapper la Syrie et sur l’Iran, c’est elle qui a refusé de signer un accord.

Pour Alireza Nader, expert auprès de Rand Corporation, l’initiative française n’a rien de nouveau. Les négociations précédentes entre l’Iran et le groupe des 5+1, dont la France fait partie, contenaient les mêmes demandes qu’aujourd’hui. Il est frappant de constater que beaucoup de personnes sont surprises. La question est plutôt de savoir pourquoi la France a-t-elle pris cette position à ce moment-là?.

Romandie.com avec(©AFP / 10 novembre 2013 22h02)