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France: la justice administrative fixe à « environ 59 ans » la limite d’âge de procréer pour les hommes

mars 5, 2018

Cette instance juridique avait été saisie par l’Agence de la biomédecine pour le cas de deux sexagénaires.

La justice administrative, saisie par l’Agence de la biomédecine, qui n’avait pu empêcher deux sexagénaires de recourir à une PMA, lui a donné raison lundi 5 mars en fixant, pour la première fois en France, la limite d’âge de procréer à « environ 59 ans » pour les hommes.

La cour administrative d’appel de Versailles a considéré qu’« en fonction des connaissances scientifiques (…) disponibles, un homme peut être regardé comme étant en âge de procréer, au sens de l’article L.2141-2 du code de la santé publique, jusqu’à un âge d’environ 59 ans, au-delà duquel les capacités procréatives de l’homme sont généralement altérées », selon ses arrêts, dont l’AFP a obtenu copie.

Les deux hommes, respectivement âgés de 68 et 69 ans au moment de leur demande, s’étaient vu refuser par des centres de procréation médicalement assistée (PMA) de pouvoir utiliser leurs paillettes de sperme congelé en France, car ils avaient plus de 60 ans lors de leur demande. Ils avaient donc demandé à l’Agence de la biomédecine l’autorisation d’exporter leurs paillettes pour procéder à une PMA à l’étranger.

Mais cette dernière avait refusé, les considérant elle aussi trop vieux, et avait refusé de leur restituer le sperme congelé. Ils avaient alors saisi le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et obtenu en février 2017 l’autorisation d’exporter leur sperme congelé pour entamer avec leurs épouses une PMA en Belgique pour l’un, en Espagne pour le second.

L’Agence de la biomédecine, contrainte de donner son feu vert à cette exportation, avait fait appel de ce jugement, exprimant le « besoin d’une clarification des règles applicables » en matière de PMA. L’établissement public n’a pas souhaité commenter la décision rendue aujourd’hui.

L’avocat dénonce « une position morale et sociétale »rance: l

Me Raphaël Kempf, avocat de l’un des deux couples, a dit regretter cette décision. « En fixant à environ 59 ans l’âge limite pour qu’un homme puisse faire une PMA, les juges se comportent comme le législateur qu’ils ne sont pas. La décision de savoir si un homme peut s’engager dans une PMA appartient en effet à ce dernier, à sa compagne et au corps médical, pas à l’Etat à travers l’Agence de la biomédecine », a-t-il indiqué.

« Rien n’est prévu dans la loi, ce n’est donc pas une décision juridique » mais « une position morale et sociétale, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique » (dont les débats doivent durer jusqu’à l’été), a abondé sa consœur Laurence Roques, qui défendait les intérêts de l’autre couple.

Lire aussi :   L’ouverture de la PMA à toutes les femmes prévue en 2018

En France, la PMA est jusqu’à présent réservée aux couples hétérosexuels « en âge de procréer » et qui souffrent d’une infertilité médicalement constatée ou bien qui risquent de transmettre une maladie grave à l’enfant. Il n’y a pas d’âge limite clairement fixé pour bénéficier d’une PMA mais l’Assurance-maladie prend en charge la PMA à condition que la femme n’ait pas dépassé 43 ans. En juin 2017, un organe consultatif de l’Agence de la biomédecine s’était prononcé pour la fixation d’un âge limite précis, de 43 ans pour les femmes, de 60 ans pour les hommes.

Lemonde.fr/bioethique

237 raisons de faire l’amour

juillet 13, 2011

Du pur désir charnel à la recherche de Dieu ou se soulager d’une migraine, il y a au moins 237 raisons de faire l’amour, affirme une étude publiée aux Etats-Unis, remettant en question le stéréotype selon lequel hommes et femmes diffèrent quand il s’agit du sexe.

Hommes et femmes partagent en effet les mêmes motivations pour avoir des relations sexuelles, selon cette recherche qui paraît dans les « Archives of Sexual Behavior » du mois d’août.

20 des 25 principales raisons citées par les participants étaient les mêmes pour les 2 sexes avec, au premier rang de la liste, l’attraction physique, suivie par le désir d’avoir du plaisir et de se sentir bien.

L’étude a été effectuée auprès de 1.549 étudiants âgés pour la plupart de 18 à 22 ans de l’Université du Texas (sud-ouest) et est basée sur les réponses à un questionnaire détaillant 237 raisons pour lesquelles les gens font l’amour.

Le besoin d’« exprimer son amour » ou « de montrer son affection » figure également dans les 10 premières motivations pour avoir des relations sexuelles chez les hommes comme chez les femmes.

Cette dimension sentimentale a néanmoins une plus grande préséance chez les femmes pour lesquelles ces raisons apparaissent aux 4ème et 5ème rangs alors que pour les hommes, elles se situent respectivement à la 5ème et 8ème places.

« Cette étude démonte néanmoins le stéréotype selon lequel les hommes font l’amour par pur désir charnel à la différence des femmes surtout motivées par leurs sentiments », soulignent les 2 auteurs de cette recherche, Cindy Meston et David Buss, professeurs de psychologie à l’Université du Texas.

Pour conduire leur étude, les chercheurs avaient tout d’abord demandé à 444 hommes et femmes de 17 à 52 ans d’établir une liste de raisons pour lesquelles, selon eux, les individus font l’amour. Ils en ont finalement retenu 237 qu’ils ont ensuite soumis aux 1.549 étudiants en psychologie ayant participé à cette recherche.

« Nous avons aussi découvert que les gens font l’amour pour un tas d’autres raisons parfois très étonnantes », relève Cindy Meston.

Parmi celles-ci, des participants ont dit avoir eu des relations sexuelles parce qu’ils « s’ennuyaient », pour « avoir une promotion », « célébrer une occasion spéciale », faire disparaître une migraine ou encore « se sentir plus près de Dieu ».

Surprenante dernière raison.

« La plupart des écrits et études indiquent que les personnes religieuses connaissent davantage de problème avec leur sexualité », note-t-elle, ajoutant que certaines théories établissent aussi un lien étroit entre le sexe et la foi religieuse.

Des raisons données pour faire l’amour sont aussi « très choquantes » comme « le désir d’infecter quelqu’un avec une maladie sexuellement transmissible », souligne la chercheuse.

Le désir de procréer ne figure qu’en 55ème position des motivations citées pour avoir des relations sexuelles.

Mieux connaître les motivations conduisant les personnes à faire l’amour devrait permettre d’améliorer l’éducation sexuelle, d’élaborer des stratégies plus efficaces pour combattre la transmission du sida et d’autres maladies vénériennes et de concevoir de meilleurs traitements psychiatriques pour les celles ayant des problèmes sexuels, explique encore Cindy Meston.