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Côte d’Ivoire : « Terrorisme », « complot »… Ce que le procureur reproche aux opposants

novembre 7, 2020
Un policier devant une barricade, à proximité du domicile d'Henri Konan Bédié encerclé par les forces de l'ordre, le 3 novembre 2020.

Le procureur de la République, Richard Adou, a saisi un juge d’instruction et dressé la liste des charges qu’il souhaite voir retenues à l’encontre de plusieurs membres de l’opposition. Il a confirmé l’incarcération d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles des proches d’Henri Konan Bédié.

Trois jours après l’interpellation d’une vingtaine de proches d’Henri Konan Bédié, et le placement en résidence surveillée de l’ancien président ivoirien et de plusieurs autres leaders de l’opposition, le procureur de la République s’est exprimé vendredi 6 novembre devant la presse pour justifier ces opérations de police. Richard Adou a détaillé la longue liste des accusations qui pèsent contre eux.

« Attentat » et « complot »

Il a affirmé avoir saisi le 30 octobre le doyen des juges d’instruction en vue de l’ouverture d’une information judiciaire « pour les faits d’actes de terrorisme, d’attentat et complot contre l’autorité de l’État, de meurtre, de vol en réunion avec violences, de destruction volontaire de biens, d’incendie et destruction de véhicules, d’organisation et de participation à un mouvement insurrectionnel ».

Selon lui, tous ces actes ont été posés à l’occasion de la mise en oeuvre de « l’appel à la désobéissance civiles » et « du boycott actif de l’élection présidentielle du 31 octobre ».

Il a expliqué que la création du Conseil national de transition (CNT) et les actes émanant de cet organe « avaient pour finalité d’attenter à l’autorité de l’État afin de parvenir au renversement de la République, des actes constitutifs d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national. »

Parmi elles figurent notamment le secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Maurice Guikahué, le porte-parole de Bédié, Narcisse N’dri, son neveu chargé du protocole, Jean-Claude N’dri, et l’ancien maire de Grand-Bassam, Georges Ezaley. Plusieurs ont été présentés ce vendredi devant un juge d’instruction.

Arrestation de Bédié ? « Toutes les options sont sur la table »

Richard Adou s’est en revanche montré plus ambiguë sur le sort d’Henri Konan Bédié, 86 ans, expliquant que compte tenu « de son âge et de ses conditions physiques », les autorités n’avaient pas « jugé nécessaire de procéder à son interpellation ». « Toutes les options sont sur la table « , a-t-il toutefois précisé.

Vendredi, les accès à son domicile situé dans le quartier de Cocody-Ambassades étaient toujours barrés par les forces de l’ordre, tout comme ceux d’Albert Mabri Toikeusse et de Pascal Affi N’Guessan. « Ils sont en fuite et activement recherchés », a affirmé Richard Adou.

Injoignable, l’ancien Premier ministre a disparu de la circulation depuis mardi. « Il est en lieu sûr », expliquent ses proches.

En revanche, et contrairement à ce que peuvent laisser entendre les propos du procureur, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur se trouverait toujours à son domicile de Marcory résidentiel.

Dans un communiqué publié jeudi en tant que porte-parole par intérim du CNT, Albert Mabri Toikeusse avait demandé « aux populations et à la diaspora ivoiriennes d’intensifier la mise en œuvre des mots d’ordre déjà lancés ». Le texte ajoutait : « Le Conseil national de la transition met tout en œuvre pour un retour à la légalité constitutionnelle par la réconciliation nationale, la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et l’organisation d’élections justes, transparentes et inclusives. »

Avec Jeun Afrique par Vincent Duhem

États-Unis: Un procureur se retire d’une affaire après un tweet critique de Trump

février 11, 2020

Un procureur fédéral qui avait réclamé une lourde peine contre Roger Stone, un proche de Donald Trump, s’est retiré mardi de l’affaire après l’intervention du président américain, qui s’est plaint de la sévérité de la peine initialement requise contre M. Stone. Lundi, dans leurs recommandations de peine transmises à un juge fédéral, les procureurs ont demandé entre 7 et 9 ans de prison contre ce consultant politique de 67 ans, fidèle du président républicain.

Mais dans la nuit, ce dernier a réagi en dénonçant dans un tweet une «situation très injuste» et une «erreur judiciaire». Roger Stone a été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016. Il connaitra sa peine le 20 février.

Dans une motion transmise mardi au juge, le procureur Aaron Zelinsky, un des membres de l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, qui a instruit l’enquête russe, a signifié son retrait de l’affaire, sans en préciser la raison. Cette décision fait suite à des révélations de la presse américaine, selon lesquelles le ministère de la Justice devrait intervenir mardi pour demander une peine plus clémente contre M. Stone.

«Le ministère trouve les recommandations extrêmes, excessives et disproportionnées», a déclaré à la presse un haut responsable du ministère sous couvert d’anonymat. Le ministère de la Justice a affirmé que cette décision avait été prise avant le tweet de Donald Trump et sans consulter la Maison Blanche, mais l’opposition démocrate a réagi en dénonçant un possible «abus de pouvoir».

«Si les informations sont exactes, le ministère de la Justice et le ministre Bill Barr sont prêts à passer outre l’avis de procureurs de carrière (…) après un tweet de minuit du président attaquant la durée de peine proposée», a déclaré dans un communiqué Adam Schiff, l’élu démocrate qui menait l’équipe des procureurs lors du procès en destitution du président Trump au Sénat.

Roger Stone est parmi les six membres de l’entourage, plus ou moins proche, de Donald Trump à avoir été inculpé ou condamné dans le sillage de l’enquête russe, qui a empoisonné la première moitié du mandat du milliardaire républicain.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Nianga MBOUALA de nouveau convoqué ce matin chez le procureur

juin 15, 2017

Jean Dominique Okemba dit JDO a mis la croix sur son visage, << il sera abattu >>.

Hier il est reparti libre, il était accompagné de ses éléments : 2 BJ et 22 éléments et aujourd’hui ?

Face au climat d’insécurité qui plane sur sa personne, Nianga MBOUALA a fait venir de son village les jeunes guerriers pour assurer sa sécurité, ils sont tous armés. Nianga est très remonté et a promis faire la peau à Jean Dominique OKEMBA, Raymond MBOULOU, Firmin AYESSA.

Nianga MBOUALA n’a pas tiré les leçons du passé récent, l’affaire NTSOUROU. L’histoire se répète.

Que Nianga cesse d’être orgueilleux et pense qu’il va se tirer facilement de l’affaire.

 

Encerclement de la maison de Nianga MBouala
La maison de NIANGA MBOUALA alias Djo Bill qui se trouve à Moungali est encerclée en ce moment par les militaires. Brazzaville risque de fumer. Les petits de Djo Bill qu’il avait fait venir du village s’organise, ils ont pris position discrètement dans les quartiers nord de Brazzaville.

Qu’il arrête de faire les va-et-vient chez OKO NGAKALA qu’il démarre les combats.

 

Photo de BrazzaNews.
Arrestation arbitraire et torture de Gustave TONDO
Gustave TONDO, le SG du CNR, du pasteur Ntumi, a été déféré ce 14 juin 2017 à 13h00 à la maison d’arrêt de Brazzaville. Après avoir été détenu et torturé à la DGST pendant un mois.
Avec Brazzanews.fr

La CPI demande l’arrestation immédiate du fils de Kadhafi (procureure)

juin 14, 2017

Le fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, le 23 août 2011 à Tripoli / © AFP/Archives / IMED LAMLOUM

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi l’arrestation immédiate du fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu’un groupe armé libyen affirme avoir relâché vendredi.

Le mandat d’arrêt délivré à son encontre en 2011 pour crimes contre l’humanité « est toujours en vigueur et la Libye est tenue de procéder immédiatement à l’arrestation de M. Kadhafi et de le remettre à la CPI, indépendamment de toute prétendue loi d’amnistie en Libye », a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué.

D’après le parquet libyen, Seif al-Islam est par ailleurs toujours recherché par les autorités judiciaires de Tripoli où il avait été condamné à mort en 2015 pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son père.

Il n’avait pas assisté au procès –dénoncé comme expéditif par l’ONU et des ONG– puisqu’il était détenu par un groupe armé de Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli.

Or samedi, ce groupe armé, la « Brigade Abou Bakr al-Sadiq », a affirmé que Seif al-Islam avait été libéré en application d’une loi d’amnistie promulguée par les autorités non reconnues basées dans l’est libyen et opposées au gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli.

« Nous vérifions à l’heure actuelle ces informations et prenons les mesures qui s’imposent pour déterminer où se trouve M. Kadhafi », a précisé la procureure de la CPI.

Fatou Bensouda a invité les autorités libyennes, le Conseil de sécurité de l’ONU et les Etats concernés à transmettre « tout renseignement pertinent dont ils disposeraient ».

Dans son mandat d’arrêt lancé le 27 juin 2011, la CPI accuse Seif al-Islam d’avoir joué un « rôle-clé dans la mise en oeuvre d’un plan » conçu par son père visant à « réprimer par tous les moyens » le soulèvement populaire.

Le fils de Kadhafi a été arrêté en novembre 2011 par les milices formées d’anciens rebelles de Zenten.

La procureure a également demandé « que soit immédiatement arrêté et remis à la Cour le suspect, M. Al-Touhami Khaled, également sous le coup d’un mandat d’arrêt » rendu public le 24 avril.

L’ex-chef de la sécurité de Mouammar Kadhafi est accusé de crimes de guerre et de crime contre l’humanité lors du soulèvement contre le régime en 2011.

En Libye, la situation est rendue confuse par la présence de milices rivales qui contrôlent chacune des portions de territoire depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 16h52)                

Côte d’Ivoire: Simone Gbagbo « plus calife que le calife » (parties civiles)

mars 27, 2017

Abidjan – Les avocats des parties civiles ont estimé, au cours de leurs plaidoiries finales du procès de Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité, que l’ex-première dame était coupable, l’accusant d’avoir été « plus calife que le calife » lors de la crise ivoirienne.

Le procureur doit prononcer son réquisitoire mardi. Le verdict pourrait être prononcé dans la foulée.

« Mme Gbagbo a reçu 44 fois le ministre des Finances. Son mari 13 fois. Elle a reçu 37 fois le ministre de la Défense, son mari Laurent Gbagbo huit fois », a lancé Diomande Vafoungbe, avocat de l’Etat ivoirien, qui a épluché et comparé à l’audience les agendas de la première dame et de l’ancien président Gbagbo sur la même période.

« C’est dire toute la place qu’avait Mme Gbagbo auprès de son mari (…). Elle était la cocalife, l’autre calife, plus calife que le calife », a insisté Diomande Vafoungbe, l’accusant de se « comporter comme un chef de l’armée (…). Elle était au coeur du système, les unités venaient lui rendre compte ».

« Il y a un prix à payer et ce prix c’est qu’elle soit déclarée coupable », a-t-il conclu, exhibant des factures d’achats d’armes et un courrier de miliciens sur le terrain. « Nous ne l’avons vue sur le terrain en train de tenir une kalach (fusil d’assaut kalachnikov, NDLR) mais du point de vue mental, intellectuel (…) lorsque quelqu’un est l’auteur intellectuel, c’est justement sur la base des responsabilités. (Le Congolais) Jean-Pierre Bemba a pris 18 ans devant la CPI (Cour pénale internationale). C’est la même règle. Jean-Pierre Bemba n’était pas sur le terrain avec ses troupes. C’est la même chose pour Mme Gbagbo ».

Entrecoupé de nombreuses suspensions depuis son ouverture le 31 mai 2016, le procès est allé de report en report en raison de discussions de procédure. Les avocat de l’ex-première dame se sont retirés au profit d’avocats commis d’office, qui se sont eux-mêmes retirés la semaine dernière.

Les avocats de Mme Gbagbo estiment dans un communiqué que « les actes, déclarations et décisions de la Cour d’assises et du ministère public contreviennent gravement aux engagements pris par l’Etat de Côte d’Ivoire de garantir à Mme Simone Gbagbo un procès juste et équitable ».

« Le gouvernement de Côte d’Ivoire a échoué à organiser sereinement et équitablement un procès aussi historique que celui de Mme Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité et crime de guerre. La défense (…) réclame la démission du ministre de la Justice ou à tout le moins son limogeage et la reprise à zéro de ce procès historique (…), et ce avec tous les acteurs des faits et une véritable indépendance et impartialité de la Justice ».

Mme Gbagbo, qui risque la prison à vie et dont la dernière apparition au tribunal remonte à fin novembre 2016, ne devrait pas être présente mardi.

Elle est jugée pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier d’Abidjan favorable à Alassane Ouattara – rival de son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010 – et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2017 18h35)      

A mon cher collègue disparu

février 23, 2017

 

 

Je regardais encore sa photo

De ce cher collègue et bon ami

Avec qui je partageais le gâteau

À l’université et même chez lui

 

Je ne savais pas qu’il était mort

Dans ce pays où l’on tue à tort

Les bons cadres travaillant avec équité

Sacrifiant leur vie pour la liberté

 

Pensant à lui durant mon sommeil

Je le revoyais avec son sourire vermeil

Jovial et candide comme un beau bébé

Agneau innocent de procureur en majesté.

 

Bernard NKOUNKOU

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L’avocat de Salah Abdeslam va porter plainte contre le procureur de Paris

mars 20, 2016

Bruxelles – Sven Mary, l’avocat du suspect-clé des attentats de Paris Salah Abdeslam, va porter plainte lundi contre le procureur de Paris François Molins pour violation du secret de l’instruction, affirme la presse dominicale belge.

Le procureur de Paris a annoncé samedi soir lors d’une conférence de presse qu’Abdeslam, arrêté vendredi à Bruxelles, a déclaré aux enquêteurs belges qu’il voulait se faire exploser au Stade de France le soir des attentats, avant de faire machine arrière.

La lecture d’une partie de l’audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation, s’indigne l’avocat Sven Mary, cité par le quotidien belge francophone Le Soir.

Il a violé le secret de l’enquête. Jusqu’à présent, personne n’avait donné de détails sur l’enquête, seulement sur l’état médical de mon client et sur le déroulement de la procédure à venir, a-t-il par ailleurs déclaré au quotidien néerlandophone De Standaard.

L’avocat belge a aussi critiqué le modus operandi de François Molins.

Je ne vois pas pourquoi le procureur de Paris doit, dans le cadre d’une instruction belge, à ce stade-ci, communiquer. Il y a apparemment une différence de culture entre la Belgique et la France dans les communiqués de presse par les magistrats, a-t-il développé sur la chaîne de télévision publique RTBF.

Nous ne sommes pas tenus par ce qui se passe en France. Par contre, eux sont tenus par le secret de l’instruction en Belgique, a déploré ce ténor du barreau de Bruxelles.

Toutefois, les codes de procédure pénale français et belge permettent à un procureur de se soustraire au secret de l’instruction dans certaines conditions.

Afin d’éviter la propagation d’informations parcellaires ou inexactes ou pour mettre fin à un trouble à l’ordre public, le procureur de la République peut, d’office et à la demande de la juridiction d’instruction ou des parties, rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause, prévoit l’article 11 du code de procédure pénale français.

En Belgique, une autorisation (…) permet à un procureur de faire le point, devant la presse ou le public, sur un dossier, rappelle de son côté le professeur de droit à l’Université libre de Bruxelles, Pierre Chomé, cité par l’agence Belga.

Sven Mary avait par ailleurs affirmé samedi que son client s’opposait à son transfèrement à Paris, demandé par la France dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen.

Selon cette procédure, une décision définitive sur la remise de Salah Abdeslam doit intervenir dans un délai de 60 jours à compter de son arrestation, ou 90 jours s’il devait exercer un recours devant une juridiction suprême, a expliqué samedi le ministère français de la Justice.

Pour Me Mary, Salah Abdeslam est d’une importance capitale pour cette enquête.

Je dirais même qu’il vaut de l’or. Il collabore, il communique, il ne maintient pas son droit au silence. Je pense qu’il serait intéressant de laisser maintenant le temps au temps, pour que je puisse en parler avec lui, pour que les enquêteurs puissent parler avec lui, a-t-il estimé sur la RTBF.

Les attentats de Paris et Saint-Denis ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés le 13 novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2016 13h42)

Egypte: deux juges, un procureur tués par balle dans le Sinaï

mai 16, 2015

Le Caire – Deux juges et un procureur égyptiens ont été tués par balle samedi dans le nord du Sinaï, théâtre d’attentats jihadistes visant habituellement les forces de sécurité, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé.

Il s’agit de la première attaque visant des magistrats dans la péninsule du Sinaï. Elle intervient quelques heures après que la justice a condamné à mort le président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet 2013.

L’attaque s’est produite dans la ville d’Al-Arich, le chef-lieu du Nord-Sinaï. Des assaillants armés ont stoppé le véhicule des magistrats avant d’ouvrir le feu sur le groupe, selon un responsable de la police.

Quatre personnes ont été tuées par balle: deux juges, un procureur et le chauffeur, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Hossam Abdel Ghaffar, précisant qu’un procureur avait également été blessé.

Les groupes jihadistes qui revendiquent habituellement les attentats quasi-quotidiens contre les forces de l’ordre dans le Sinaï disent agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue sur les partisans de M. Morsi depuis sa destitution et a fait plus de 1.400 morts.

L’attaque a eu lieu quelques heures après l’annonce du verdict contre M. Morsi, condamné à mort en première instance avec une centaine d’autres accusés pour des évasions de prison et des violences durant la révolte populaire de 2011 contre Hosni Moubarak. Certains des co-accusés de Mohamed Morsi appartiennent à des mouvements jihadistes basés dans le Sinaï.

Le ministère de l’Intérieur a décrété l’état d’alerte renforcé à travers le pays, annulant jusqu’à nouvel ordre les congés des policiers, selon un responsable de la police.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a condamné une attaque terroriste odieuse qui a tué quatre hommes. Il a également demandé que tous les moyens nécessaires soient fournis pour protéger les juges (…) en particulier ceux en poste dans des zones frappées par la violence et le terrorisme, selon un communiqué publié par la présidence.

Ainsi le ministère de la Justice a décidé de déplacer à partir de dimanche certaines audiences du procès d’Al-Arich vers la ville d’Ismaïlia sur le canal de Suez, selon un responsable de ce ministère.

Le Nord-Sinaï, dans l’est du pays, est le bastion du groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess qui s’est rebaptisé Province du Sinaï pour marquer son allégeance au califat auto-proclamé par le groupe Etat islamique (EI) sur une partie de l’Irak et de la Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2015 22h31)

Turquie: un procureur pris en otage par des hommes armés au tribunal d’Istanbul

mars 31, 2015

Istanbul – Des hommes armés ont pris mardi en otage dans un tribunal d’Istanbul le procureur en charge d’une enquête ouverte après la mort d’un jeune homme blessé par la police lors des manifestations antigouvernementales de 2013, ont rapporté les médias.

Des coups de feu ont été entendus lors de la prise d’otage, qui se déroule dans le palais de justice de Caglayan, sur la rive européenne d’Istanbul, ont précisé certains médias.

La presse turque a attribué l’opération au groupe marxiste clandestin Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), connu pour avoir mené de nombreux attentats en Turquie depuis les années 1990.

Une photo d’origine inconnue a été publiée sur le réseau Twitter et montre le procureur, Mehmet Selim Kiraz, assis dans un fauteuil et un pistolet braqué sur la tempe par un homme dont le visage ne figure pas sur le cliché, tandis qu’un autre homme présente à l’objectif la carte d’identité du magistrat.

D’importants effectifs de police ont été déployés autour du tribunal, selon les médias.

Selon les médias turcs citant une déclaration publiée sur un site internet proche du DHKP-C, le commando a menacé de tuer l’otage d’ici 12h35 GMT si les policiers responsables de la mort du jeune homme ne faisaient pas d’ici là de confession publique.

Le procureur Kiraz a été chargé d’enquêter sur les circonstances de la mort de Berkin Elvan, mort le 11 mars 2014 après 269 jours d’un coma provoqué par le tir d’une grenade lacrymogène de la police à Istanbul lors d’une manifestation en juin 2013.

L’annonce de décès de cet adolescent de 15 ans avait fait spontanément descendre dans les rues de toutes les grandes villes de Turquie des centaines de milliers de personnes.

De nombreux manifestants ont encore commémoré sa disparition le 11 mars dernier.

Le cas de Berkin Elvan est devenu un symbole de la violente répression exercée par le pouvoir en 2013 et celui de la dérive autoritaire que lui reprochent ses détracteurs. M. Erdogan l’avait publiquement qualifié de terroriste.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2015 13h45)

CPI : la Gambienne Fatou Bensouda favorite pour succéder à Moreno-Ocampo

novembre 4, 2011

La femme de loi gambienne Fatou Bensouda pourrait succéder à Luis Moreno-Ocampo au poste de procureur général de la Cour pénale internationale (CPI). Le juge tanzanien Mohamed Chande Othman est également candidat.

Forte d’un parcours exemplaire, Fatou Bensouda, la cinquantaine élégante, est donnée favorite pour succéder à Luis Moreno-Ocampo, procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), dont le mandat s’achève en juin 2012. Cette femme de loi gambienne fait partie des quatre personnalités sélectionnées par le comité chargé du recrutement du prochain procureur qui a examiné les dossiers de cinquante-deux candidats. Ont également été retenus Robert Petit, un expert canadien des crimes de guerre, le Britannique Andrew Cayley, coprocureur du tribunal chargé de juger les Khmers rouges, et le juge tanzanien Mohamed Chande Othman.

Fatou Bensouda dispose de plusieurs atouts. D’abord sa parfaite connaissance des institutions judiciaires internationales et des grands dossiers. Avant de rejoindre, en 2004, la CPI, où elle occupe depuis le poste de procureure adjointe, elle fut conseillère juridique et substitut du procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), à Arusha, en Tanzanie. Le fait qu’elle soit une femme et son origine africaine jouent aussi en sa faveur. Bien qu’encouragées, les candidatures féminines ne sont pas légion. Et, de l’avis de plusieurs États, africains en particulier, il est normal que la CPI soit dirigée par un professionnel du continent puisque la majorité des procédures le concernent (RDC, Darfour, Côte d’Ivoire…).

« Promotion pour toutes les africaines »

Lors du dernier sommet de l’Union africaine (UA), fin juin, à Malabo (Guinée équatoriale), un lobbying intense avait d’ailleurs été mené par la Gambie en faveur de la candidature de Fatou Bensouda, rapporte un officiel gambien. Selon lui, si elle est élue lors de la prochaine session de la CPI, prévue à New York du 12 au 21 décembre, ce sera une « promotion pour toutes les femmes africaines et une grande fierté pour l’Afrique ».

À Banjul, la capitale gambienne, où elle a occupé de hautes fonctions (procureure générale, ministre de la Justice) entre 1987 et 2000, son entrée en lice a été saluée par la presse. Diplômée en droit maritime international et en droit de la mer, Fatou Bensouda a été, en outre, la première experte de Gambie en droit maritime international.

Jeuneafrique.com Par Cécile Sow