Posts Tagged ‘Profanation’

Congo-Incivisme: Ndongo Otendé Hilaire Junior interpellé pour profanation de tombes

janvier 27, 2021

 Le commandement territorial de la police judiciaire au Kouilou et à Pointe-Noire  que dirige le colonel Edgard Brice Sosthène Malanda a présenté, le 26 janvier,  Ndongo Otendé Hilaire Junior, un présumé auteur de profanation de tombes.

Photo Adiac: le présumé coupable présentant les ossements humains

Edifiant la presse sur cette interpellation, le colonel Edgard Brice Sosthène Malanda a expliqué qu’il s’agit d’un sujet congolais âgé de 24 ans, sans domicile fixe, célibataire et père d’un enfant. Le présumé coupable a été appréhendé  à la suite d’une alerte des responsables de l’église Fraternité  et lumière de vérité située au quartier OCH dans le premier arrondissement Emery Patrice Lumumba où ce dernier avait proposé les ossements humains aux responsables de ladite église.   

« Après audition, le présumé  Ndongo Otendé Hilaire Junior est passé aux aveux en disant que les ossements ont été soutirés dans l’une des tombes du cimetière du centre-ville dénommé Centre de repos, non loin de la côte sauvage. Ce dernier a donc éventré la carcasse d’un cercueil de zinc en vue de soutirer les restes mortels d’un défunt. Il est susceptible d’être poursuivi pour profanation  des tombes. Après objet rempli nous transmettrons le dossier au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pointe-Noire pour la mise en mouvement d’une action publique », a-t-il signifié.

Interrogé par la presse, Ndongo Otendé Hilaire Junior a reconnu les faits en disant qu’il n’avait pas coutume de faire de telles pratiques. Sa motivation, a-t-il indiqué, venait de ce qu’il entend souvent dire sur le business  généré à travers le commerce des ossements humains.

Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Un an de prison ferme pour la profanation d’un cimetière juif au Danemark

octobre 16, 2020
La justice danoise a condamné vendredi 16 octobre à un an de prison un homme de 39 ans aux sympathies néonazies pour la profanation du cimetière juif de Randers, dans l’ouest du pays. Son complice, âgé de 28 ans, a également été condamné pour racisme mais sa peine n’a pas encore été rendue publique dans l’attente d’examens complémentaires.

«Les deux hommes ont été reconnus coupables de profanation de sépulture et de vandalisme aggravé au cimetière juif de Randers», a indiqué la police dans un communiqué. En novembre 2019, 81 ans après la Nuit de cristal, durant laquelle synagogues et magasins juifs ont été détruits par les nazis en Allemagne, plus de 80 pierres tombales avaient été peintes de graffitis verts et certaines pierres tombales renversées.

Les deux hommes sont également reconnus coupables de vandalisme à deux autres occasions: ils avaient, d’une part, recouvert de peinture un bâtiment dont la façade est décorée de deux étoiles de David et, d’autre part, d’avoir repeint un banc aux couleurs de l’arc-en-ciel en y ajoutant des autocollants du logo du groupuscule néonazi du Mouvement de la résistance nordique (NMR).

Membre dirigeant d’une organisation «nationale-socialiste révolutionnaire»

Ces «actions étaient un message dont l’objectif était de menacer, insulter ou dégrader certains groupes en raison de leur foi, de leur origine ethnique et de leur orientation sexuelle», a indiqué la procureure Cathrine Brunsgaard Jacobsen, citée dans le communiqué.

L’homme de 39 ans est considéré par le Parquet comme un membre dirigeant de la branche danoise du NMR, fondée en 2017 d’après leur site internet. Cette organisation «nationale-socialiste révolutionnaire», née en Suède en 1997, est présente dans l’ensemble des pays nordiques mais a été récemment interdite en Finlande car ses activités constituaient un «abus de droit» face à la protection de la liberté d’expression ou de réunion en vigueur dans le pays.

Au Danemark, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 50% entre 2017 et 2018, selon des chiffres de la communauté juive en 2019. En 2015, la grande synagogue de Copenhague avait été la cible d’un attentat qui avait fait un mort. Un Danois d’origine palestinienne de 22 ans, Omar El-Hussein, avait tué deux personnes et blessé cinq policiers le 14 février 2015 en attaquant une conférence sur la liberté d’expression, puis la synagogue.

Par Le Figaro avec AFP

Un cimetière juif profané en Slovaquie

décembre 17, 2019

 

Des inconnus ont profané un cimetière juif datant du XVIIIe siècle à Namestovo dans le nord de la Slovaquie, ont annoncé des responsables locaux, qui ont dénoncé cet «acte barbare».

Quelque 59 pierre tombales, dont certaines datant de 200 ans, ont été renversées, a précisé Karol Kurtulik, administrateur du cimetière. «Quand j’ai découvert cela aujourd’hui, mes jambes ont fléchi. C’est un acte barbare». La police slovaque a lancé une enquête criminelle pour profanation. «Des inconnus ont causé des dégâts d’une valeur d’au moins 50.000 euros», selon la porte-parole de la police locale, Jana Balogova. «De nombreux habitants, des amis, mais aussi des inconnus de toute la Slovaquie m’ont contacté et offert de l’aide. Une collecte d’argent est en cours au moment même où nous parlons», a annoncé Karol Kurtulik.

Selon lui, «la haine des Juifs enracinée dans de fausses nouvelles et des théories de conspiration diffusées sur internet» aurait pu convaincre les auteurs de cet «acte barbare». Pendant la guerre, environ 105.000 juifs slovaques, soit environ 77% de la population juive d’avant-guerre, ont été tués. Aujourd’hui, seulement 5000 juifs vivent encore dans ce pays, selon l’Union centrale des communautés religieuses juives.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Une église «profanée» en Charente-Maritime

novembre 11, 2019

 

Tabernacle fracturé, custode (boîte à hostie) volée, statues brisées, croix du Christ renversée: l’église de Tonnay-Charente en Charente-Maritime a été «profanée», a annoncé lundi l’évêque de La Rochelle et de Saintes.

«L’église de Tonnay-Charente a été profanée, pas cambriolée. Le tabernacle, qui contient les hosties, a été fracturé et la custode, qui renferme les hosties pour l’Adoration lors de la messe, a été volée», a déclaré à l’AFP Mgr Georges Colomb. «Des statues ont été brisées, la croix du Christ a été renversée, la statue de saint Joseph portant l’enfant Jésus a été décapitée. C’est une offense faite aux catholiques», a-t-il estimé, confirmant une information de Sud Ouest.

Ces dégradations ont eu lieu samedi vers 18h. «Ça s’est joué à quelques minutes avant que des paroissiens n’arrivent», a expliqué à l’AFP le maire de la commune, Eric Authiat.

Messe de réparation

«Demain matin (mardi), je vais déposer plainte. On a des objets inscrits au titre de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) dont une porte du retable, qui a été pliée en deux, une autre arrachée. Il faudra faire réparer par des artisans d’art. Il faudra aussi remettre l’église dans son état initial», a-t-il ajouté.

Une messe d’enterrement prévue mardi matin a été déplacée dans la commune voisine de Lussant «pour ne pas effacer les traces que les policiers pourront collecter», selon le maire. Une messe de réparation en l’église Saint Etienne de Tonnay-Charente est d’ores et déjà programmée jeudi en présence du vicaire général. La police de Rochefort est chargée de l’enquête.

Par Le Figaro avec AFP

France: Profanation d’un cimetière à Saint-Etienne: trois jeunes filles en garde à vue

mai 7, 2019

 

Trois jeunes filles, dont deux mineures, étaient en garde à vue au commissariat de Saint-Etienne mardi matin, après la profanation de près de 70 tombes d’un cimetière, a appris l’AFP de source policière et auprès de la municipalité.

Agées de 14, 17 et 19 ans, les adolescentes ont été interpellées lundi vers 18h30 par la brigade anticriminalité de Saint-Etienne.

Peu de temps avant la fermeture du cimetière de Valbenoîte, les services de police ont été prévenus des dégradations commises sur des tombes par le gardien, lui-même alerté par une personne qui avait vu les adolescentes agir un peu plus tôt. Des dégâts étaient encore visibles mardi matin dans différentes parties de ce cimetière situé au sommet d’une colline dominant Saint-Etienne: stèles et croix brisées, pierres tombales renversées.

Les jeunes filles, qui étaient alcoolisées, n’ont pas fait d’inscriptions, a précisé une autre source policière. La ville de Saint-Etienne a annoncé à l’AFP son intention de porter plainte.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afrique du Sud : deux mosquées profanées dans la province du Cap occidental

janvier 10, 2017

Les minarets d’une mosquée du Cap, en Afrique du Sud, le 7 juin 2016. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Deux mosquées ont été profanées en l’espace de quelques jours en Afrique du Sud : des inconnus ont laissé un groin de porc et des traces de sang sur les édifices religieux. Des actes qualifiés “d’islamophobes » par les autorités ce mardi.

« C’est la première fois qu’un tel incident se produit à Kalk Bay (sud-ouest) depuis l’ouverture de la mosquée il y a 100 ans. C’est très perturbant », a témoigné Achmat Sity, l’imam de la mosquée de Masjidul Jamiah, située dans cette petite station balnéaire sud-africaine.

Lundi, « vers 3h15, le concierge a ouvert la mosquée pour la prière du matin. Il a découvert du sang sur les murs et la chaire, et des inscriptions du Coran jetées à terre », a-t-il déclaré, précisant que rien n’avait été volé.

De nombreux messages de soutien

« Ces actes peuvent venir d’un déséquilibré. Nous ne voulons pas leur accorder trop d’importance », a-t-il ajouté, se réjouissant dans le même temps d’avoir reçu des messages de soutien de « toutes les religions » en Afrique du Sud. Une autre mosquée, située à Simon’s Town, à une dizaine de kilomètres seulement de Kalk Bay, a elle été vandalisée pendant le week-end. Un groin de porc et du sang ont été découverts à l’entrée de l’édifice religieux.

Le parti au pouvoir du Congrès national africain (ANC), qui a « condamné » les deux incidents, a appelé « la population à rester unie pour défendre la culture de la coexistence » religieuse. La province du Cap occidental, qui englobe Simon’s Town et Kalk Bay, a dénoncé ces « méthodes islamophobes » et estimé que les « deux incidents pouvaient être liés » compte tenu de leur « similarité et de la proximité des mosquées ».

Une bonne cohabitation des religions

« Notre société est basée sur les valeurs constitutionnelles de respect, tolérance et liberté. Les actes portant préjudice aux religions et aux races n’ont aucunement leur place dans notre province et dans notre pays », a déclaré dans un communiqué le Premier ministre du Cap-Occidental, Helen Zille, membre du parti d’opposition de l’Alliance démocratique (DA).

L’Afrique du Sud compte 1,5 % de musulmans parmi ses 53 millions d’habitants. Le pays est régulièrement secoué par des problèmes raciaux, 23 ans après la fin officielle du régime d’apartheid. Mais les religions cohabitent généralement dans une grande harmonie.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina: la tombe de Thomas Sankara vandalisée

juillet 29, 2011

La tombe de Thomas Sankara, le « père de la révolution » au Burkina Faso, au pouvoir de 1983 jusqu’à sa mort lors du coup d’Etat de 1987, a été vandalisée à Ouagadougou, a constaté vendredi un journaliste de l’AFP.

L’épitaphe de la tombe en ciment, qui disait notamment: « Camarade capitaine Thomas Sankara (1983-1987) », et peinte aux couleurs nationales – rouge, vert et jaune – a été complètement détruite.

Située à Dagnoën, dans la banlieue est de la capitale, la tombe est un lieu de pèlerinage pour ses partisans à chaque anniversaire de sa mort le 15 octobre 1987.

Aucune indication sur cette profanation n’a été donnée par les services municipaux en charge de la gestion des cimetières.

« C’est un scandale », a déclaré à l’AFP le président de la Fondation Thomas Sankara, Jonas Hien, réclamant l’ouverture d’une enquête. « La profanation d’une tombe est inacceptable, voire incompréhensible », a-t-il jugé.

« Même mort, ils l’attaquent », chuchotait devant la tombe l’un de ses admirateurs, Eléazar Béréwoudougou, 36 ans, pestant contre des « lâches ».

Le 4 août 1983, à 33 ans, le capitaine Sankara avait pris le pouvoir en Haute-Volta, qu’il rebaptisera Burkina Faso (« patrie des hommes intègres »), lors d’un coup d’Etat mené avec notamment l’actuel chef de l’Etat Blaise Compaoré, son numéro 2 qui deviendra son tombeur.

Tué lors du putsch de 1987, Sankara continue de fasciner de nombreux Africains, artistes et intellectuels notamment.

Une plainte déposée par sa veuve a été classée par la justice du Burkina.

Jeuneafrique.com avec AFP