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Côte d’Ivoire: Joyeux Anniversaire sur fond de couronnement académique !

août 20, 2013
Professeur Abiba Tidou

Professeur Abiba Tidou

Le professeur Abiba Tidou, femme de la galaxie universitaire ivoirienne, a, aujourd’hui, 58 ans. Née le 21 août 1959, elle célèbre cet anniversaire après sa titularisation à la chaire d’Hydrobiologie, Ecotoxicologie et de Laboratoire des Sciences de l’Environnement. Diplôme graduel obtenu cette année, en concourant brillamment au Cames, qui a reconnu valablement ses compétences dans le domaine de la recherche scientifique.

Le docteur Abiba Tidou de l’Université d’Abobo-Adjamé, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au-delà de ses distinctions académiques, est une femme à la fibre consensuelle, méthodique et pratique.

Membre du comité scientifique, femme de vision nouvelle pour une société inscrite dans la prospective du développement. Elle croit qu’avec la volonté, la détermination et le travail, les objectifs que se sont fixés les gouvernants d’ici 2015 peuvent être atteints.

Présidente de l’Association des Femmes Chercheurs de Côte d’Ivoire(AFEMC-CI), elle participe a de nombreux forums sur la conscientisation d’une société juste et meilleure.

Motivée et organisée mais aussi efficace et sensible, le professeur Abiba Tidou a développé un bel esprit d ‘équipe. Elle a offert aussi son leadership à la résolution des conflits pour récoler les morceaux d’une société tendue, déchirée se voulant respectable et équitable.

Souriante et sympathique, son regard, parfois, habillé par des lunettes rectangulaires, dégage une joie permanente qui donne la pleine confiance et assurance à ses propos.

Détentrice de la Bourse Full Albright, elle a longtemps séjourné aux États-Unis pour approfondir et partager ses connaissances dans le domaine de ses compétences, car très soucieuse de donner à l’humanité un environnement sein et un mieux-être acceptable.

Maman comblée, elle sait partager sa vie professionnelle et de famille. Sa deuxième fille a obtenu, cette année, son baccalauréat A, série littéraire. Elle gère bien son temps de travail, axé sur la recherche sans pour autant causer des entorses à l’équilibre du foyer.

Pour cette heureuse occasion virtuelle, solennelle et temporelle, nous lui souhaitons un joyeux anniversaire pour sa 54e année d’existence, dans la pleine jouissance de ses facultés. Elle constitue une fierté nationale, un modèle incontesté d’une Afrique libre et indépendante qui doit accorder une attention vive et effective à la femme chercheur.

Pour cette circonstance si exceptionnelle, nous lui exprimons nos sincères félicitations et nos vœux de pleins succès pour sa titularisation.

Bernard NKOUNKOU

Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman

juin 16, 2013
Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman !

Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman !

Une naissance naturelle après la PMA

Le cycle de la vie a repris ses droits. 31 ans après la naissance de la petite Amandine – premier bébé conçu par procréation médicalement assistée – le bébé devenu jeune femme a accouché d’une petite fille à son tour. Récit d’un exploit dans le JDD de ce dimanche.

Si la procréation médicalement assistée (PMA) fait aujourd’hui débat en France, alors que le texte de loi sur le mariage homosexuel a été définitivement adopté, il n’a pas entamé le bonheur d’Amandine. Cette jeune femme de 31 ans est le premier bébé éprouvette français, née à l’issue d’une fécondation in vitro le 24 février 1982 à Clamart, grâce au Professeur René Frydman. Selon une information communiquée aujourd’hui par le Journal du dimanche, elle a donné naissance à son tour à une petite fille, prénommée Ava.

Et, pour boucler la boucle, c’est le Professeur Frydman en personne, «père médical» d’Amandine, qui a mis au monde l’enfant. «C’est un beau symbole, confie la maman au JDD. René est mon parrain. Je voulais partager ce moment avec le médecin qui a aidé mes parents à m’avoir et qui a accouché ma mère».

Un retour très médiatique pour celle qui a fui les caméras pendant toute sa vie. Née sous les flashes des photographes du monde entier, venus assister au miracle, Amandine a accepté de lever le voile sur le berceau de son nouveau-né. Un acte qu’elle veut militant et pédagogue. Ainsi, au côté de son compagnon, elle a accueilli les journalistes du JDD, tout sourire. «L’exemple de mes parents et des millions de couples dans le monde qui ont eu recours à une FIV montre qu’il faut garder confiance», explique-t-elle au JDD. Et d’ajouter : «Mes parents ont eu des difficultés à m’avoir mais ma fille, elle, est venue très facilement». Pour conclure, la jeune maman le confirme : «les personnes nées par FIV n’ont pas plus de problème d’infertilité que les autres».

Gala.fr par Fanny Abouaf

Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d’effets concrets

juin 3, 2013
Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d'effets concrets Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d’effets concrets © AFP

L’invalidation dimanche par la justice égyptienne du Sénat et de la commission constituante représente un sérieux revers politique pour le pouvoir du président islamiste Mohamed Morsi, qui estime toutefois que cette décision aura peu d’effet dans la pratique.

L’arrêt de la Haute cour constitutionnelle (HCC) devrait enhardir l’opposition à l’approche du premier anniversaire fin juin, de l’élection de M. Morsi, pour lequel les appels à des manifestations de masse se multiplient, soulignent des experts.

Une pétition contre le chef de l’Etat circule depuis quelques semaines et revendique plusieurs millions de signatures, tandis que la grave crise économique que traverse la pays pèse sur la popularité des Frères musulmans, qui dominent le pouvoir.

Mais la présidence évite sauf nouveau coup de théâtre une démolition pure et simple de l’architecture institutionnelle sur laquelle elle s’appuie, fragilisée politiquement mais toujours en place.

« Tout le monde va trouver ce qu’il veut dans ce jugement », estime le politologue Hassan Nafaa, professeur à l’Université du Caire.

L’opposition y voit un encouragement à poursuivre ses attaques contre une volonté de mainmise des islamistes mais pour le gouvernement, « concrètement les choses ne changent pas », ajoute-t-il.

Le journal indépendant al-Tahrir résume la situation créée par la Cour constitutionnelle en titrant: « Tout est invalidé, et tout continue ».

La Haute cour constitutionnelle a invalidé dimanche la loi ayant permis l’élection début 2012 du Sénat, une instance dominée de manière écrasante par les islamistes.

Légitimité

Doté de la totalité du pouvoir législatif après la dissolution il y a un an de la chambre des députés sur ordre de la justice, le Sénat constitue une carte maîtresse pour M. Morsi.

Mais la Cour constitutionnelle n’est pas allée jusqu’à exiger la dissolution du Sénat, ni à le priver du droit de légiférer, permettant à la présidence de clamer que cette institution « garde son rôle législatif entier » en attendant l’élection d’un nouveau Parlement.

Le Sénat a actuellement devant lui plusieurs projets très critiqués par l’opposition et la société civile, dont un sur les organisations non-gouvernementales (ONG) et un autre sur la magistrature, qui provoque depuis des mois la fronde de nombreux juges.

Même si techniquement le Sénat peut examiner et voter ces textes, la décision de dimanche rend sa légitimité à le faire plus problématique.

Concernant la Constitution, l’opposition marque un point avec cet arrêt qui invalide la composition de la commission chargée de rédiger la loi fondamentale. Cette instance aujourd’hui disparue était dominée par les islamistes, et pour cela boycottée par les adversaires de M. Morsi.

Mais la présidence fait valoir que la Constitution elle-même, clé de voûte des institutions pour laquelle M. Morsi s’était battu bec et ongles l’an dernier, reste en place dans la mesure où elle a été validée par un référendum.

« Naturellement, la présidence et ses amis politiques ne sont pas contents de la décision de dimanche », qui jette une ombre sur la légitimité de deux piliers de leur pouvoir et sur leur engagement à promouvoir la démocratie, estime Emad el-Din Hussein, un éditorialiste du journal indépendant al-Chourouq.

Toutefois, M. Morsi et les Frères musulmans « obtiennent sur le terrain ce qu’ils souhaitaient », à savoir le maintien en fonction des sénateurs et de la loi fondamentale, ajoute-t-il.

L’opposition quant à elle « dispose désormais d’une carte forte en enlevant leur légitimité politique » à la Constitution et aux législateurs actuels, « ce qui ne peut qu’inquiéter ceux qui sont au pouvoir », ajoute le commentateur.

Jeuneafrique.com avec AFP

Zimbabwe: trois mois de prison pour un professeur qui a insulté Mugabe

mai 18, 2013
Zimbabwe: trois mois de prison pour un professeur qui a insulté Mugabe Zimbabwe: trois mois de prison pour un professeur qui a insulté Mugabe © AFP

Un professeur d’université zimbabwéen a été condamné à trois mois de prison et incarcéré vendredi pour avoir traité en public le président Robert Mugabe de « vieil âne pourri », a indiqué une association de défense des droits de l’Homme samedi.

Chenjerai Pamhiri, 38 ans, maître de conférence à l’université d’Etat du Grand Zimbabwe à Masvingo (centre), s’est emporté publiquement contre le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, alors qu’il faisait ses courses dans un supermarché.

Il a crié que Mugabe était « une saleté qu’il fallait jeter, un vieil âne pourri », selon les termes de l’accusation, rapportés par l’association Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’Homme.

Chenjerai Pamhiri a aussi appelé les gens à ne pas voter pour Mugabe à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu cette année. Il a été arrêté par la police à la sortie du supermarché.

De telles affaires d’injures contre le président sont courantes au Zimbabwe : au moins 60 cas depuis 2010, selon Kumbirai Mafunda, le porte-parole de l’association Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’Homme. Mais elles se terminent généralement par des condamnations légères, des amendes ou des travaux d’intérêt général.

« Nous avons été choqués par la condamnation à de la prison de Chenjerai Pamhiri et nous avons immédiatement décidé de l’aider », a expliqué M. Mafunda. « Nos avocats vont faire appel de la condamnation et demander une libération sous caution.  »

Jeuneafrique.com avec AFP

Bientôt des écoles doctorales au Mali (universitaire)

avril 25, 2013

 

Le Mali va créer prochainement des écoles doctorales, sous l’inspiration de celles de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a annoncé jeudi à Dakar, le professeur Ouaténi Diallo, rapporteur général de la délégation d’universitaires maliens en séjour à Dakar depuis le 22 avril.
 »La réflexion est déjà menée au Mali pour la création d’écoles doctorales. Les textes déjà rédigés seront améliorés après la restitution des fruits de notre séjour au Sénégal », a dit le professeur Diallo.

Il s’exprimait dans un entretien avec APA, en marge d’un point de presse au terme de la visite des universitaires maliens au Sénégal où ils ont rencontré les dirigeants de l’académie nationale des sciences et techniques, le conseil restreint des écoles doctorales et le recteur de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

‘’Actuellement, on ne peut pas connaître le nombre d’écoles doctorales à créer au Mali ni la date de démarrage de leurs activités. Il faut qu’on détermine d’abord les capacités des enseignants en terme d’encadrement et la capacité d’accueil de nos laboratoires », a précisé Ouaténi Diallo.

Pour appuyer le Mali dans la conception et la mise en œuvre d’écoles doctorales et d’autorités nationales d’assurance qualité, le bureau de l’UNESCO à Bamako a initié ces voyages d’études au Sénégal pour une quinzaine d’universitaires maliens et de responsables académiques.

APA-Dakar (Sénégal)

Côte d’Ivoire: Interview du professeur Abiba Tidou, Présidente de l’Association des femmes chercheurs de Côte d’Ivoire

mars 6, 2013

Interview du Professeur Abiba Tidou, accordée à Abidjan.net, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, célébrée, chaque année, le 8 mars.

Au cours de cette interview, elle  parle de son double rôle, en qualité de femme chercheur et de femme au foyer, qu’elle joue pleinement et efficacement. Aussi elle invite les autres femmes, à s’y intéresser et à s’y impliquer valablement pour apporter leur meilleure contribution au développement.

http://www.youtube.com/watch?v=u7wsO2okWZs&feature=player_embedded

Bernard NKOUNKOU

États-Unis: Des étudiants suspendus à Harvard pour tricherie

février 1, 2013

BOSTON (Reuters) – Une soixantaine d’étudiants ont été suspendus à Harvard, l’une des plus prestigieuses universités des Etats-Unis, pour avoir triché lors d’un examen de fin d’année scolaire 2011-2012.

Le scandale, peu courant dans cet établissement, s’est produit à la faculté des Arts et Sciences. Michael Smith, président de la faculté, a expliqué vendredi par courriel qu’un professeur avait noté des ressemblances dans les copies d’un examen effectué à la maison, mais qui interdisait le travail en groupe.

Une suspension à Harvard dure généralement deux semestres, mais peut être prolongée jusqu’à quatre semestres. « Le travail sur les cas fautifs est terminé, mais celui concernant l’intégrité des étudiants est loin d’être achevé », estime Michael Smith.

Reuters

RDC: Révélations incendiaires sur l’exploitation minière par des États et des acteurs nationaux

novembre 3, 2012
Pays riche souvent proclamé de scandale géologique, la République démocratique du Congo (RDC), connaît des situations alarmantes, dramatiques et parfois honteuses sur l’exploitation de ses ressources minières.
 
Deux videos des témoins d’Afrique illustrent cette gestion calamiteuse et de vols organisés, par des États, sous le regard des canards dormant des acteurs politiques qui font semblant de ne pas voir d’un oeil alors qu’ils voient.  Mais des accords non conventionnels et des contrats léonins, ont été signés pour ce beau patrimoine congolais qui ne profite jamais à son peuple, héritier de la richesse du sous-sol.
 
Les exposés des recherches du comorien Saïd, professeur à l’Université catholique de Bukavu, sont d’une richesse étonnante et révélatrice. 
 
Veuillez regarder ces vidéos pour votre éclairage: 
 
http://youtu.be/nXTXm-Kv-dE
 
http://youtu.be/gpdkT5jji30
 
Bernard NKOUNKOU

Hommage au professeur Jean-Pierre Makouta-Mboukou: 17 juillet 1929 – 9 octobre 2012

octobre 16, 2012

Jean-Pierre Makouta-Mboukou était une sommité intellectuelle inégalable des lettres congolaises, qui a su forger par ses facultés et son intelligence une fière réputation de sa personne.

Professeur Jean-Pierre Makouta-Mboukou 1929-2012

Professeur Jean-Pierre Makouta-Mboukou 1929-2012

Né le 17 juillet 1929, à Kindamba-Boko avant l’exposition coloniale de 1931, année de la naissance de Lin Lazare Matsocota avec qui il partageait la passion de la culture, s’admirant réciproquement, sauvé in extremis lors des assassinats communistes de 1965. Ce grand homme, dont nous saluons la mémoire ici, était un bouquet honorable de bel arôme assorti de beaux écrits dont la qualité distinguable de la recherche, le porta sur le piédestal des hautes distinctions dans le concert des nations et des temples du savoir.

L’auteur des Éxilés de la forêt vierge, P.J Oswald, Paris, 1974,  roman distingué par le prix d’Afrique noire francophone, lui ayant permis de se faire connaître au grand public,  a brillamment et verticalement traversé la littérature, de bas en haut, avec les ailes de la plume, versant et semant, au gré du temps – dans tous les horizons – les graines de la connaissance tout en arrosant sous la mouvance du vent, les ondes fécondes de son intelligence, qui prenaient racines dans les profondeurs de la moelle des universités qui en délectent encore la substance.

Cueillant avec dextérité de ses deux mains les diplômes qu’il chargeait dans sa besace d’étudiant assidu et érudit. Jean-Pierre Makouta-Mboukou avait « makoutarisé », morceaux par morceaux, en petits « mboukou », les diplômes, ses quatre doctorats: Doctorat de Spécialité (Linguistique Comparée); Doctorat d’État ès-Lettres (Linguistique Descriptive); Doctorat d’État è-Lettres (Littérature Française et Comparée); Doctorat ès-Sciences Religieuse (Théologie Protestante), et surtout la connaissance poétique lui donnant ses lettres de noblesse dans l’un de ses ouvrages majeurs : « Les grands traits de la poésie Negro-Africaine »(Histoire-Poétiques-Significations) NEA 1985.

L’on retiendra également parmi ses ouvrages : L’introduction à la littérature noire, Ed. C.L.E,Yaoundé, 1970; Les Initiés (Nouvelle) C.L.E, Yaoundé, 1970; En quête de liberté (Roman), C.L.E, Yaoundé, 1970; L’âme bleue (Poème) C.L.E, Yaoundé, 1971; Le contestant, (Roman), La Pensée Universelle, Paris, 1973; La cantate de l’ouvrier (Poème), P.J.Oswald, Paris, 1974; Le français en Afrique noire, Ed.Bordas, Paris, 1973; Jacques Roumain : Essai sur la signification spirituelle et religieuse de son œuvre; Et l’homme triompha (Roman), Presses de la Fondation du Prix Mondial de la Paix, Paris, 1983; Les dents du destin, N.E.A, Abidjan, 198; (La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée – Paris 1999) etc.

Dans la dualité de son prénom Jean-Pierre, il était Jean, un initié de la forêt vierge et il était Pierre, un roc qui n’acceptait pas les trocs de la conscience. Un pur citoyen. Un vrai.

Quand à l’aube dans les prémisses du matin, avec son visage de belle image sans âge d’éternelle jeunesse, il était dans la peau d’Homère, déclamant une poésie épique, arrivé au zénith de la faim, il rentrait dans celle de Victor Hugo, l’humaniste, avant de se ranger le soir de la vie dans celle d’Ovide qui est mort en exil.

L’écho de son enseignement continue de résonner dans la conscience des Alma Mater d’Abidjan, de Yaoundé, de Dakar, de Paris et de Brazzaville où sa voix de magister aux nombreuses charges émotives distillent encore dans les chaires de littérature les particules de ses ondes vibratoires et admirables.

Jean-Pierre Makouta-Mboukou était un chercheur, un professeur émérite et éclectique, constant et performant mais aussi un académicien de renommé international.

Dans le souci de transmettre la connaissance qu’il avait accumulée au regard de ses diplômes, il a été le premier congolais à pouvoir créer une université dans son pays : Université libre du Congo.

Homme digne, ce bonus pater familias était aimable et affable, humble, respectable et sociable. « Makoutas » comme aimait l’appeler les uns dans la discrétion honorable de son âge, ce patriarche congolais était un singulier protestant hors-classe. Certains étudiants, sortis de l’université, devenus collaborateurs dans les arènes des associations autour des discussions, prenaient parfois le plaisir et l’audace de se mesurer à lui, quand ils avaient obtenu le moindre diplôme en poche. L’enseignant fort de son acabit riait tout en comprenant l’illusion de l’élève devant le père académique.

Intègre sans les intègres, lucide sans les lucides, il avait cru à cette philosophie du développement intégral dans la lumière profonde de sa pensée occultée par l’incompréhension manifeste d’un entourage en marge de sa droiture.

Résistant, aux petites épaules d’acier derrière des lunettes blanches carrées, il bravait, sans risque de périr, dans sa résidence de la route du Djoué à Bacongo et celle de l’avenue de l’Oua à Bifouiti, les obus, les bouclages et les blocages de nouveaux régimes de la dictature et de la démocratie congolaise.

Homme légendaire aux correspondances éminemment étonnantes, avait parcouru 25 km dans son enfance pour partir à l’école afin de s’instruire, a passé 25 ans d’exil, a commencé ses études doctorales à l’âge de 25 ans, dans la belle métaphore de 25 balais.

Jean-Pierre Makouta-Mboukou que j’avais rêvé le mardi 7 août 2012, m’annonçant par ceux qui l’encadraient qu’il était mort et suivaient son corbillard à pied alors qu’il était encore vivant, marchant au milieu d’eux, m’envoyait un message d’alerte pour la préparation de sa mort survenue deux mois après, le lundi 9 octobre 2012, à l’âge 83 ans, à l’hôpital de Pontoise, à Paris.

La nation lui a rendu un hommage solennel à l’Assemblée nationale, lu par le professeur Fidèle Mialoundama, qui a rappelé les qualités et fonctions de l’homme, en présence des membres du Sénat où il fut ancien Vice-président de cette institution, des représentants du gouvernement, de ceux de ses amis et connaissances ainsi que de sa famille biologique et politique.

Que son âme repose en paix, ce mardi 16 octobre 2012 dans le caveau familial au village de Kimpouomo où fut enterré aussi son ami Lin Lazare Matsocota !

<br /><a href= »http://www.dailymotion.com/video/xudqe2_dernier-hommage-au-professeur-jean-pierre-makouta-mboukou_news » target= »_blank »>Dernier hommage au professeur Jean-Pierre…</a> <i>par <a href= »http://www.dailymotion.com/Congo-SiteOfficiel » target= »_blank »>Congo-SiteOfficiel</a></i>

Bernard NKOUNKOU

François Fillon en deuil : Sa mère est morte

août 17, 2012
Triste nouvelle pour l’ancien premier ministre du Président Sarkozy, François Fillon.

D’après la rédaction du site Altantico, la mère de l’homme politique est décédée dans la nuit du 16 au 17 août, « des suites d’une longue maladie ». Anne Soulet, son nom de jeune fille, 80 ans, était une passionnée d’histoire, passion dont elle avait fait son métier. Historienne et professeur, elle était mariée au notaire Michel Fillon et maman de quatre garçons. François Fillon était son aîné.

Tout au long de la carrière politique de son fils, Anne Soulet est restée très discrète. Comme le rappelle le site Atlantico, elle s’était exprimée en 2010 à la radio sur les choix de vie de son fils alors reconduit à la tête du gouvernement : « Il y a une continuité dans sa vie, je trouve que petit, il était déjà un peu comme il est aujourd’hui, avec énormément de maîtrise de lui. » Mère protectrice avant tout, elle s’inquiétait pour son garçon : « J’ai peur, plus que mon mari […]. Je dis très souvent, mais je ne le pense peut-être pas vraiment, que j’aurais aimé le voir faire autre chose. »

Au début du mois, François Fillon était victime d’un accident de scooter sur son lieu de vacances à Capri. Sa convalescence devrait durer un mois. Pendant ses vacances, François Fillon continue son combat politique. Il interpellait l’actuel président, François Hollande, sur sa politique étrangère dans une tribune parue dans le Figaro le 13 août 2012.

Purepeople.com