Posts Tagged ‘programme nucléaire iranien’

Iran : un responsable du programme nucléaire assassiné

novembre 27, 2020

Un scientifique de haut rang travaillant pour le secteur nucléaire en Iran a été assassiné vendredi près de Téhéran.

Un scientifique de haut rang travaillant pour le secteur nucléaire en Iran a succombé à ses blessures après l’attaque de son véhicule par des «terroristes armés» près de Téhéran, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

L’homme – identifié officiellement comme étant Mohsen Fakhrizadeh, chef du département recherche et innovation du ministère – a été «gravement blessé» lorsque sa voiture a été prise pour cible par plusieurs assaillants, qui ont en retour été pris à partie par l’équipe de sécurité du scientifique, a poursuivi le communiqué, précisant que l’équipe médicale n’était pas parvenue à le ranimer.

Par Le Figaro avec AFP

Kerry en route pour Genève, Israël furieux de l’accord discuté avec l’Iran

novembre 8, 2013

AEROPORT BEN GOURION (Israël) – Le secrétaire d’Etat John Kerry a quitté vendredi Israël pour participer à Genève aux négociations sur le programme nucléaire iranien après un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a rejeté le compromis discuté avec l’Iran.

Le tête-à-tête, tendu, entre les deux dirigeants a duré deux heures à l’aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv, selon une correspondante de l’AFP qui voyage avec le chef de la diplomatie américaine.

M. Kerry doit s’entretenir avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton, en marge des négociations entre l’Iran et les grandes puissances.

Au début de la rencontre, M. Netanyahu a réaffirmé qu’Israël rejetait complètement l’accord sur le dossier nucléaire iranien négocié à Genève, y voyant l’affaire du siècle pour l’Iran.

Israël n’est pas tenu par cet accord et fera tout le nécessaire pour se défendre et défendre la sécurité de son peuple, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien a indiqué ensuite avoir rappelé à M. Kerry qu’il avait dit que mieux valait pas d’accord qu’un mauvais accord.

Et l’accord qui est en train d’être discuté à Genève est un mauvais accord. C’est un très mauvais accord. L’Iran n’est pas obligé de démanteler ne serait-ce qu’une centrifugeuse, a-t-il déploré.

Je conjure le secrétaire d’Etat Kerry de ne pas se précipiter pour signer, d’attendre, de réviser sa position, d’obtenir un bon accord, a dit M. Netanyahu.

L’Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France + Allemagne) sont réunis depuis jeudi à Genève pour négocier les termes d’un accord sur la question du programme nucléaire iranien controversé.

Au coeur de ces discussions extrêmement complexes, figure une proposition iranienne de gel partiel du programme nucléaire en échange d’un assouplissement des sanctions économiques occidentales, selon les négociateurs.

Le ministre iranien, interrogé par CNN, a jugé jeudi qu’un accord était possible avant de clore vendredi soir les discussions à Genève. Il a toutefois exclu de stopper l’enrichissement d’uranium dans son ensemble.

L’enrichissement d’uranium par l’Iran est au coeur des inquiétudes des pays occidentaux et d’Israël, qui craignent que l’uranium enrichi à 20% ne soit utilisé pour obtenir de l’uranium à 90% pour un usage militaire.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2013 13h14)

Accusations iraniennes contre Obama dues à des pressions intérieures

octobre 1, 2013

WASHINGTON – Les contraintes de la politique intérieure iranienne expliquent les accusations formulées par le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif contre le président Barack Obama, a estimé mardi un haut responsable américain.

Ce responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat a affirmé ne pas avoir été surpris par les déclarations de M. Zarif. Ce dernier a reproché à M. Obama de saper la confiance entre Etats-Unis et Iran en affirmant que l’option militaire était toujours sur la table contre la République islamique, malgré un timide rapprochement entamé entre Téhéran et Washington la semaine dernière.

Le responsable américain a aussi affirmé que la politique de son pays vis-à-vis du programme nucléaire iranien n’avait pas changé, et que le pays préférait une solution diplomatique dans ce dossier.

Plus tôt mardi, M. Zarif s’en était pris aux déclarations la veille de M. Obama.

Le président américain s’était dit prêt la semaine dernière à l’ONU à donner une chance à la diplomatie pour tenter de résoudre le dossier nucléaire iranien. Mais si les négociations échouent, nous ne renonçons à aucune possibilité, dont l’option militaire, a-t-il rappelé lundi en recevant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche.

Selon M. Zarif, le président Obama doit avoir de la cohérence pour renforcer la confiance mutuelle. Les zigzags détruisent la confiance et fragilisent la crédibilité américaine.

La supposition du président Obama selon laquelle l’Iran a accepté de négocier à cause des menaces et sanctions illégales est irrespectueuse pour la nation iranienne, a ajouté M. Zarif.

Les négociations entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) reprendront le 15 octobre à Genève.

M. Obama avait appelé vendredi le président iranien Hassan Rohani, notamment pour évoquer la question nucléaire, un geste sans précédent alors que les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Washington et ses alliés soupçonnent le programme nucléaire iranien d’avoir des visées militaires, ce que Téhéran dément.

Romandie.com avec (©AFP / 01 octobre 2013 18h43)

L’Iran prépare une bombe nucléaire

octobre 14, 2011

INFO LE FIGARO – Preuves à l’appui, l’AIEA va dénoncer sans ambiguïté le caractère militaire du programme nucléaire de Téhéran.

Ce devrait être le rapport le plus dur et le plus complet jamais écrit par l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. Restée pendant des années ambiguë, puis prudente, l’AIEA, à l’occasion de son prochain conseil des gouverneurs, le 17 novembre à Vienne, s’apprête, selon les informations obtenues par Le Figaro, à dénoncer, preuves à l’appui, le caractère militaire de ce programme qui vise à doter l’Iran de la bombe. «Ce rapport sera l’un des plus importants sur le sujet», affirme un spécialiste proche du dossier.

À Paris et dans les chancelleries qui s’inquiètent du développement de la prolifération nucléaire, le caractère militaire du programme iranien est depuis longtemps un secret de Polichinelle, alimenté par des photos satellites, des rapports d’experts ou des confessions de dissidents. Mais l’agence de l’ONU, tout en s’inquiétant publiquement des activités d’enrichissement de l’Iran, ne l’a jamais affirmé aussi clairement qu’elle s’apprête à le faire le mois prochain. Pourquoi maintenant ?

D’abord parce que, malgré la contestation politique qui a placé le régime sur la défensive depuis 2009, l’Iran persévère dans sa marche rapide vers la bombe. Installations de nouveaux fourneaux, création de centrifugeuses supplémentaires, poursuite des activités d’enrichissement…

Rien de neuf sous le soleil, diront les spécialistes du dossier, dont certains estiment que l’AIEA aurait pu et dû frapper du poing sur la table beaucoup plus tôt. Mais le départ de Mohamed ElBaradei, qui a quitté la tête de l’agence fin 2009, aurait selon eux libéré la parole des spécialistes de l’agence et permis l’arrivée d’équipes nouvelles, plus professionnelles. Le patron égyptien de l’AIEA a en effet longtemps été soupçonné de minimiser le programme nucléaire iranien, voire d’en dissimuler certains éléments.

Course contre la montre

Mais le contexte diplomatique et géopolitique explique également le changement de ton de l’AIEA. Dans les capitales occidentales, on est persuadé qu’il faut agir sur le dossier avant 2012, année d’élections très importantes. À Moscou d’abord, où le retour annoncé de Vladimir Poutine à la présidence pourrait se traduire par un durcissement de la position russe vis-à-vis de l’Occident. Alors que des tensions se profilent en amont du sommet de l’Otan à Chicago sur la défense antimissile, le pouvoir russe devrait être tenté, pensent les diplomates, de jouer la carte iranienne pour faire valoir ses positions. À Washington, où les difficultés rencontrées par Barack Obama pourraient contraindre le président américain à se détourner momentanément de certains dossiers internationaux au profit de la scène intérieure. À Paris, où l’éventualité d’une défaite de Nicolas Sarkozy, qui a fait du dossier iranien l’une de ses priorités internationales, risquerait d’affaiblir la détermination de la France vis-à-vis de Téhéran. À Pékin enfin, où l’arrivée au pouvoir de la cinquième génération du Parti communiste chinois, couplée aux élections législatives et présidentielle de Taïwan, pourrait faire disparaître le dossier iranien de l’agenda. À cela, s’ajoute la conviction de certains observateurs que les sanctions internationales prises à l’encontre de Téhéran commencent à avoir des effets, même si les conséquences économiques sont encore camouflées par le pouvoir.

Il s’agit donc d’une course contre la montre, engagée depuis plusieurs mois déjà par l’ensemble des capitales occidentales afin d’atteindre le pouvoir iranien avant qu’il ne soit trop tard et tant que le contexte géopolitique le permet.

Pour arriver à leurs fins, les nations ont fourni de nombreux documents relatifs au programme nucléaire iranien à l’AIEA. Elles planchent également sur de nouvelles sanctions, destinées à faciliter un éventuel effondrement du régime. Car si certains experts estiment qu’il est peut-être trop tard pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe, ils redoutent par-dessus tout que la nucléarisation de l’Iran ait lieu sous le régime actuel. Ils aimeraient également éviter qu’Israël ne décide de lancer des frappes préventives contre les centrales iraniennes, avec les lourdes conséquences qu’aurait une telle action sur la région.

Lefigaro.fr par Isabelle Lasserre