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Canada: Nouvelles chaires d’excellence en enseignement à l’UQTR

septembre 29, 2021

L’UQTR annonce qu’elle met en place un Programme de chaires d’excellence en enseignement. Le programme vise ultimement la création de quatre nouvelles chaires chaque année.

Deux des quatre chaires viennent d’être lancées.

© ARCHIVES Deux des quatre chaires viennent d’être lancées.

L’objectif de cette initiative est d’accentuer le développement des connaissances et l’amélioration des pratiques en éducation. Elle vise également à reconnaître et soutenir l’excellence des travaux des professeures et des professeurs de l’UQTR.

Deux chaires sont officiellement lancées en ce début d’année. La première, dirigée par la professeure France Lafleur du Département des sciences de l’éducation, est la Chaire d’excellence en enseignement sur la formation à distance qui permettra à la fois d’étudier les défis reliés à l’enseignement à distance, mais aussi d’appliquer des principes qui assureront une valeur réelle à ce type de formation.

La seconde chaire s’intitule Développer les compétences transversales et savoir-être des futurs professionnels de la santé. Elle est dirigée conjointement par les professeures Catherine Briand et Marie-Josée Drolet du Département d’ergothérapie et entend soutenir le développement des compétences personnelles, relationnelles, sociales et éthiques des étudiants des différents secteurs de la santé et des services sociaux.

Selon les chercheuses, la communication, l’ouverture d’esprit, la collaboration et l’établissement de relations égalitaires avec les patients sont des aptitudes essentielles pour favoriser l’employabilité des professionnels de la santé, mais aussi pour assurer une prestation de soins de qualité.

Le Programme des chaires d’excellence en enseignement de l’UQTR accorde pour chaque chaire une aide financière de 25 000 $ par année pour un maximum de deux ans. S’il reconnaît les compétences exceptionnelles et le rayonnement des titulaires dans le domaine de l’éducation, ce programme vise également à satisfaire les besoins actuels et futurs du Québec en guise de formation.

«Notre programme fait suite au rapport du Scientifique en chef du Québec sur l’Université québécoise du futur qui recommande notamment l’amélioration des pratiques éducatives dans les établissements postsecondaires et le développement de recherches pouvant y contribuer. En visant à améliorer l’offre de formation et actualiser le niveau de compétences dans des secteurs touchés par la rareté de la main-d’œuvre, notre programme pourra répondre à des besoins concrets», prévoit le recteur, Christian Blanchette.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Congo-Sénégal: Programme des obsèques de Lotaly Moilet froidement assassinée par un sujet guinéen à Dakar

juin 15, 2021

Photo de BrazzaNews.

Avec Brazzanews

Canada: Jean Boulet annonce 900 000 $ pour l’UQTR

mars 20, 2021

Trois-Rivières — Pour soutenir les capacités de recherche et d’acquisition d’équipement à la fine pointe de la technologie de la région de la Mauricie, le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 900 000 $ à un projet d’innovation relevant de l’UQTR. C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui en a fait l’annonce vendredi au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

© FRANÇOIS GERVAIS Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Cet investissement s’inscrit dans le Programme de soutien aux organismes de recherche et d’innovation, qui permet aux universités et aux centres de recherche affiliés aux hôpitaux universitaires de demeurer à l’avant-garde de la recherche mondiale dans tous les secteurs.

Au total, 38 projets québécois ont été acceptés. Ils se partageront des investissements totalisant 280 millions de dollars, dont 109 251 000 $ ont été consentis par le ministère de l’Enseignement supérieur, le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Le nom du projet retenu est Bâtir un avenir pour la diffusion canadienne des faisceaux de neutrons. «Je suis ravi de cet investissement puisqu’il témoigne de la passion et de l’ingéniosité qui animent notre communauté. Le projet de l’UQTR fait partie d’un projet pancanadien porté par plus de 100 chercheurs de 30 universités canadiennes qui requièrent l’utilisation de faisceaux de neutrons pour leurs recherches», a commenté le ministre régional.

«Pour l’UQTR, le projet consiste à bonifier son laboratoire de faisceaux de neutrons en y ajoutant trois lignes de faisceaux», précise le ministre Boulet, pour qui de telles idées avant-gardistes et un tel savoir-faire de pointe «contribueront grandement au rayonnement du Québec sur la scène internationale».

Pour sa part, la ministre McCann a tenu à souligner la qualité des projets retenus dans le cadre du programme Fonds d’innovation. «Ces projets démontrent toute la volonté et l’ambition qui animent le réseau de l’enseignement supérieur québécois. Je suis certaine qu’ils contribueront à positionner avantageusement le Québec de demain sur la scène mondiale. Ces investissements offriront la possibilité aux étudiants, professeurs et chercheurs de poursuivre leurs travaux dans des environnements à la fine pointe de la technologie et de rivaliser avec l’ensemble des universités et centres de recherche du monde», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

«Plus que jamais, nous avons besoin d’innovation en matière de santé, et c’est vers la recherche que nous devons d’abord nous tourner pour la favoriser. Que ce soit du côté du traitement des maladies ou simplement pour faire une meilleure prévention, il nous faut miser sur le travail de nos chercheuses et de nos chercheurs pour améliorer nos pratiques et optimiser notre gestion des ressources au sein du réseau. Ce financement s’avère donc une excellente nouvelle qui vient nous donner un peu d’espoir en cette période de défis majeurs pour l’organisation des services de santé», a renchéri le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

«Nos chercheurs ont besoin d’infrastructures de recherche et d’équipement de pointe pour mener à bien leurs travaux et réaliser les découvertes qui généreront les innovations de demain. C’est le mandat que nous nous donnons comme gouvernement : appuyer les projets québécois en leur fournissant les meilleures conditions technologiques et scientifiques qui soient», a conclu le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste

Côte d’Ivoire: Programme de l’arrivée de la dépouille mortelle et de l’inhumation de Hamed Bakayako

mars 13, 2021

Avec RTI Officiel du 13 mars 2021 par Abdoulaye Koné

Canada: Des programmes pour le recrutement des enseignants francophones en C.-B. voient le jour

mars 4, 2021

Grâce à une aide financière de 6,5 millions $ du ministère des Langues officielles distribuée à divers organismes au cours des deux dernières années, le Bureau des affaires francophones de l’Université Simon Fraser a développé plusieurs stratégies et projets pour former davantage d’enseignants francophones et les retenir en Colombie-Britannique.

Des élèves de 3e année participent à une activité en français en s'amusant avec leur enseignante Francine Masse.

© Jacqueline Landry/Radio-Canada Des élèves de 3e année participent à une activité en français en s’amusant avec leur enseignante Francine Masse.

«L’isolement professionnel est le principal obstacle à la rétention des professeurs francophones formés en Colombie-Britannique,» explique Hélène Lalancette, directrice adjointe au Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) de l’Université Simon Fraser. «Les enseignants francophones se plaignent également de manquer de ressources pédagogiques en français et de ne pas avoir accès à assez de formation continue», dit-elle.

Réseau de soutien professionnel

Pour briser cet isolement, le BAFF a mis en place depuis 2020 un réseau de soutien pour les enseignants francophones de la Colombie-Britannique.

Ce réseau s’adresse autant aux enseignants d’immersion française, de français langue seconde ou de français langue première. «En milieu minoritaire, nous ne sommes pas assez nombreux pour faire des sous-groupes,» précise Mme Lalancette.

Recrutement

Des élèves en immersion française

© Canadian Parents for rench Des élèves en immersion française

Une autre initiative du BAFF est d’aider les commissions scolaires anglophones de la province avec l’embauche d’enseignants de français et tout particulièrement de leur faire mieux connaître leur réalité et leurs spécialités.

«L’enseignement en milieu minoritaire est différent, explique Hélène Lalancette et il ne faut pas seulement des professeurs de français, il faut aussi des professeurs de mathématiques francophones, des bibliothécaires.»

La Faculté d’éducation de l’Université Simon Fraser compte 51 places pour la formation des enseignants en français. Hélène Lalancette travaille activement auprès du ministère provincial de l’Éducation pour que ce nombre augmente grâce au fond de recrutement.

Commission scolaire de Vancouver

À plus petite échelle, la Commission scolaire de Vancouver (VSB) a également ses propres stratégies de recrutement pour remplir ses quelque 240 postes à temps plein d’enseignants d’immersion française et de français langue seconde.

Ce sont surtout des jeunes qui aiment l’aventure ou des personnes qui ont besoin de changement qui déménagent en Colombie-Britannique pour enseigner le français, confie Adrian Keough, directeur à la Commission scolaire de Vancouver. «Nous les aidons à trouver un logement et il y a même des enseignants qui offrent un logement pour les premières semaines ou le premier mois aux nouveaux arrivants», précise-t-il.

Adrian Keogh, directeur de la Vancouver School Board.

© Nora Chabib/Radio-Canada Adrian Keogh, directeur de la Vancouver School Board.

La Commission scolaire offre également un poste permanent à temps plein plutôt que de la suppléance sur appel à certains candidats pour leur assurer une stabilité de salaire et des avantages sociaux. Ceux-ci sont donc déjà sur place lorsqu’un emploi permanent se libère.

Du côté du Syndicat des enseignants de la Colombie-Britannique, aucun changement n’a été remarqué depuis que le financement d’Ottawa a été alloué, selon Stéphane Bélanger.

L’important selon lui, est surtout la rétention. «C’est là qu’il faudrait mettre le plus d’énergie. Ça passe par de meilleures conditions de travail par exemple», dit-il.

Il confirme qu’il y a une pénurie d’enseignants, aggravée par la pandémie. La liste des postes à pourvoir au Conseil scolaire francophone par exemple est longue, et certains sont en ligne depuis septembre, déclare Stéphane Bélanger.

Avec Radio-Canada par Dominique Lévesque 

Le Royaume-Uni lance son programme de vaccination contre la COVID-19

décembre 8, 2020

LONDRES — Les autorités sanitaires britanniques ont commencé à offrir, mardi, les premières doses d’un vaccin contre la COVID-19 testé et analysé de manière indépendante, lançant un programme mondial de vaccination qui devrait prendre de l’ampleur à mesure que de plus en plus de vaccins seront approuvés.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier vaccin a été donné à Margaret Keenan — qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine — à l’hôpital universitaire de Coventry, l’un des nombreux hôpitaux du Royaume-Uni qui gèrent la phase initiale du programme.

«Je me sens tellement privilégiée d’être la première personne vaccinée contre la COVID-19», a déclaré l’ancienne employée d’une bijouterie, qui portait un masque chirurgical et un t-shirt bleu décoré d’un pingouin portant un bonnet de Noël et une écharpe rouge. «C’est le meilleur cadeau d’anniversaire que je pouvais espérer, car cela signifie que je peux enfin penser à passer du temps avec ma famille et mes amis au cours de la nouvelle année, après avoir été seule pendant la majeure partie de l’année.»

Les 800 000 premières doses du vaccin sont destinées aux personnes de plus de 80 ans qui sont soit hospitalisées ou qui ont déjà des rendez-vous prévus à l’hôpital, ainsi qu’aux travailleurs des maisons de retraite. Les autres devront attendre leur tour.

Les responsables de la santé publique ont demandé au public d’être patient, car seules les personnes les plus exposées au virus seront vaccinées rapidement. Le personnel médical contactera les gens pour prendre des rendez-vous, et la plupart devront attendre l’année prochaine avant qu’il y ait suffisamment de vaccins pour élargir le programme.

Stephen Powis, directeur médical national du National Health Service d’Angleterre, a déclaré que la première injection de ce vaccin en dehors d’un essai clinique était un moment émouvant.

«Cela ressemble vraiment au début de la fin», a dit M. Powis. «Ce fut une année vraiment terrible, 2020. Toutes ces choses auxquelles nous sommes si habitués, rencontrer des amis et de la famille, aller au cinéma, ont été perturbées. Nous pouvons les retrouver. Pas demain. Pas la semaine prochaine. Pas le mois prochain. Mais dans les mois à venir.»

Le palais de Buckingham a refusé de commenter les informations selon lesquelles la reine Elizabeth II, 94 ans, et son mari de 99 ans, le prince Philip, seraient vaccinés afin de démontrer publiquement la sécurité de l’injection.

Les responsables de la santé publique d’autres pays observent le déploiement en Grande-Bretagne alors qu’ils se préparent à la tâche sans précédent de vacciner des milliards de personnes pour mettre fin à une pandémie qui a tué plus de 1,5 million de personnes dans le monde. Bien que le Royaume-Uni dispose d’une infrastructure bien développée pour la distribution des vaccins, elle est conçue pour les administrer à des groupes tels que les écoliers ou les femmes enceintes, et non à l’ensemble de la population.

Le Royaume-Uni prend une longueur d’avance sur le projet après que les régulateurs britanniques eurent donné, le 2 décembre, une autorisation d’urgence au vaccin produit par le fabricant de médicaments américain Pfizer et l’allemande BioNTech. Les autorités américaines et européennes examinent également le vaccin, ainsi que des produits concurrents développés par la société de biotechnologie Moderna et par une collaboration entre l’Université d’Oxford et le fabricant de médicaments AstraZeneca.

Samedi, la Russie a commencé à vacciner des milliers de médecins, d’enseignants et d’autres personnes dans des dizaines de centres à Moscou, avec son vaccin Spoutnik V. Ce programme est perçu différemment parce que la Russie a autorisé l’utilisation du vaccin l’été dernier après qu’il eut été testé sur seulement quelques dizaines de personnes.

Les premières expéditions du vaccin Pfizer-BioNTech ont été livrées dimanche à un groupe d’hôpitaux britanniques.

Le Royaume-Uni compte plus de 61 000 décès liés à la COVID-19, plus que tout autre pays n’en a signalé en Europe. Il a aussi rapporté plus de 1,7 million de cas.

– Par Danica Kirka, The Associated Press

Avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire: programme des obsèques d’Amadou Gon Coulibaly

juillet 10, 2020

Amadou Gon Coulibaly, ancien Premier ministre ivoirien
 

Décédé le 8 juillet dernier, Amadou Gon Coulibaly aura droit à des funérailles nationales. Un deuil national de huit jours a été décrété par le Président Alassane Ouattara, en attendant l’inhumation du défunt Premier ministre ivoirien.

Amadou Gon Coulibaly sera inhumé le vendredi 17 juillet à Korhogo

Rentré au pays le 2 juillet 2020, après un séjour médical de deux mois en France, Amadou Gon Coulibaly avait hâte de reprendre le travail. C’est ainsi que le lundi 6 juillet, le Premier ministre s’est rendu à la Primature où l’attendaient ses collaborateurs, enthousiastes de retrouver le patron.

Dès le lendemain, le Chef du Gouvernement a d’ailleurs présidé un Conseil de gouvernement en prélude au Conseil des ministres du mercredi. C’est cependant lors de cette réunion gouvernementale présidée par le Président Alassane Ouattara qu’Amadou Gon Coulibaly sera pris d’un malaise, qui lui sera fatal, quelques heures plus tard.

Consternation, émotions et tristesse mêlée de larmes se sont donc emparées des Ivoiriens qui venaient ainsi de perdre leur Premier ministre, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2020 pour le compte du RHDP, parti présidentiel. Suivant un décret signé par Alassane Ouattara, « il est déclaré huit jours de deuil national, du vendredi 10 au vendredi 17 juillet 2020 ». Le drapeau national sera à cet effet mis en berne sur toute l’étendue du territoire ivoirien, et dans les ambassades de Côte d’Ivoire à l’étranger.

Le programme des obsèques d’Amadou Gon Coulibaly s’établit par ailleurs comme suit :

▪️Mardi 14 juillet à 9h : Hommage de la nation au palais de la présidence

▪️Mercredi 15 juillet de 8h à 12 h : Hommage du RHDP au palais des sports

– 13h : Prière mortuaire à la mosquée de la rivièra golf

– Départ sur Korhogo à 14h

▪️Vendredi 17 juillet : Inhumation

 

Avec Afrique -7 par Dreyfus Polichinelle

Un programme de visa canadien risque d’attirer les travailleurs bloqués par Trump

juin 26, 2020
Le visa de travail H1-B très utilisé dans le secteur des hautes technologies – désormais suspendu par l'administration Trump – pourrait faire croître le nombre d'application au programme canadien de la Stratégie en matière de compétences mondiales (SCM).
© Manjurul/Getty Images Le visa de travail H1-B très utilisé dans le secteur des hautes technologies – désormais suspendu par l’administration Trump – pourrait faire croître le nombre d’application au programme canadien de la Stratégie en matière de compétences mondiales (SCM).
Un programme de visa accéléré lancé par le Canada en 2017 a attiré un nombre croissant de travailleurs du secteur des technologies, et la dernière mesure de répression en matière d’immigration du président Trump devrait encore faire augmenter le nombre d’admissions, une fois les restrictions liées à la pandémie assouplies.

Le nombre de candidats retenus dans le cadre du programme canadien de la Stratégie en matière de compétences mondiales (SCM) a été multiplié par cinq au cours des trois premières années, avec plus de 23 000 travailleurs acceptés dans les cinq principales professions technologiques.

Pour aider à attirer et embaucher des personnes hautement qualifiées, le gouvernement fédéral a établi ce programme afin d’offrir des délais de traitement plus courts et des dispenses du permis de travail.

Les citoyens indiens représentaient 62,1 % des demandeurs acceptés dans le cadre du programme accéléré, suivis par les citoyens chinois. Près de 1000 citoyens américains ont également vu leur demande approuvée.

Le programme qui se targue d’un délai de traitement de deux semaines pourrait contrecarrer les plans de l’administration Trump, qui a décidé cette semaine de prolonger la suspension de la délivrance des cartes vertes, en plus d’y inclure plusieurs types de visas de travail, dont les H1-B très utilisés dans le secteur des hautes technologies.

Déjà, plus de 2300 candidatures pour ces cinq emplois de premier plan ont été approuvées de janvier à mars 2020, avant la fermeture des frontières et la forte baisse de l’immigration, effets collatéraux de la pandémie.

De nombreux avocats spécialisés en immigration ont déclaré à Reuters qu’ils étaient largement favorables au programme canadien, que certains ont décrit comme transparent et cohérent. Ils croient que le Canada peut tirer parti de la position du gouvernement américain.

«Il y a des employeurs qui ont des employés non américains aux États-Unis, et qui envisagent sérieusement de venir au Canada [étant donné les circonstances]. Le fait que les gens aient commencé à me contacter à peu près le lendemain, est peut-être une indication qu’il y aura plus de gens intéressés [par le programme]», a déclaré Kyle Hyndman, un associé de McCrea Immigration Law à Vancouver.

Tobi Lutke, le directeur général de la société canadienne de commerce électronique Shopify, s’est empressé de vanter les mérites du programme canadien : le programme «a permis d’embaucher les meilleurs talents au-delà de nos frontières» ajoutant qu’il a contribué à la relocalisation des employés au Canada.

Les entreprises technologiques américaines, dont Amazon.com Inc, Alphabet Inc, Facebook Inc et Netflix Inc, ont étendu leurs activités au Canada ces dernières années, bien que la plupart aient refusé de commenter leur utilisation du programme canadien de la Stratégie en matière de compétences mondiales.

Betsy Kane, l’un des fondateurs de Capelle Kane Immigration Lawyers a déclaré que le programme va connaitre un afflux de demandes : «Chaque fois qu’une porte se ferme, on cherche l’autre porte.»

Avec par Sarah Molkhou

Les nouvelles mesures du programme d’immigration au Québec

novembre 6, 2019

 

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© simonjolinbarrette.borduas | Facebook

François Legault avait promis une certaine réforme dans l’immigration lors des dernières élections qui l’ont vu prendre le pouvoir au Québec. Dernièrement, annonçant que les arrivants étrangers devraient passer un test des valeurs et le réussir pour obtenir leur citoyenneté, la CAQ avait beaucoup fait jaser dans les médias et la population québécoise aussi semblait divisée sur le sujet. Cette nouvelle n’était vraisemblablement qu’une entrée en matière pour le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, alors qu’on apprend maintenant une réforme du programme de l’expérience québécoise qui accueille les étudiants et travailleurs étrangers.

En effet, des changements au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) auront un impact plus important que ce test des valeurs.

La nouvelle réforme sur l’immigration qui est désormais appliquée aura des conséquences assez lourdes sur plusieurs étudiants et travailleurs. En effet, ça ne fait pas l’affaire de tous et certains points forts doivent être soulignés. Le PEQ a été modifié, en partie, afin de satisfaire les besoins du Québec dans des domaines d’emplois précis, alors qu’auparavant, tous les domaines d’études pouvaient permettre d’accéder à ce programme.

En date du 1er novembre 2019, seulement 218 programmes, tous niveaux confondus, sont maintenant admissibles. Parmi ces derniers se retrouvent 37 DEP, 23 AEC, 59 DEC, 65 BAC et 23 MAI. Des programmes qui touchent la santé, l’administration, les communications, l’ingénierie, les affaires et l’enseignement se retrouvent toujours dans la liste, alors que d’autres, comme ceux qui touchent l’art, ont été retirés et ne sont plus considérés.

Dès maintenant, ces changements s’appliquent à tous les étudiants qui appliquent au PEQ dans les 3 ans qui suivent l’obtention d’un diplôme. De plus, les conditions suivantes s’appliquent aussi à tous ceux qui feront une demande:

– doit avoir obtenu un diplôme d’études universitaires (baccalauréat, maîtrise, doctorat) ou un diplôme d’études collégiales techniques

– doit avoir obtenu une attestation d’études collégiales (AEC), un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou une attestation de spécialisation professionnelle (ASP) sanctionnant 900 heures ou plus de formation

– les diplômes et attestations sanctionnant 900 heures de formation (mais moins de 1 800 heures) nécessitent en plus de posséder une expérience de travail au Québec de 6 mois minimum, acquise après son programme de formation, dans son domaine de formation.

Le volet travailleur étranger temporaire a aussi vu ses conditions être modifiées. En effet, la liste des emplois donnant accès au Programme de l’expérience québécoise a été amincie, alors que seulement les emplois qui sont en demande s’y retrouvent désormais.

Cette nouvelle a en quelques sortes causé une commotion dans la population et les partis de l’opposition se sont tous levés contre le ministre Jolin-Barrette afin qu’il recule devant ces nouvelles politiques, qu’ils jugent « insensibles, maladroites et pouvant causer des dommages humains graves chez beaucoup de gens, voire briser des vies ».

De la même manière, les instituts d’enseignement, qui devront faire face à une nouvelle réalité par rapport à l’admission de leurs étudiants, se sont levées contre la décision du gouvernement caquiste. Certains, comme le recteur de l’UdeM, Guy Breton, mettent même de l’avant les répercussions de ces modifications au PEQ, alors que la majorité de leurs étudiants étrangers ne pourront plus être admissibles au PEQ.

Bref, c’est une décision qui ne fait pas l’unanimité chez la population québécoise et encore moins chez les différents partis politiques, qui souhaitent tous voir François Legault et son équipe faire demi tour. D’ailleurs, le principal intéressé a réitéré son désir d’aller de l’avant avec ce projet plus tôt mardi, mentionnant les priorités du Québec par rapport à l’économie et les emplois qui sont à combler.

Par Vincent Dupont

 

Québec: Le nouveau programme de l’UQTR en biochimie du cannabis peu populaire

septembre 13, 2019
© La semaine verte
 

Le nouveau programme de baccalauréat en biochimie du cannabis de l’UQTR n’a reçu que 6 inscriptions.

Plusieurs potentiels étudiants avaient pourtant manifesté leur intérêt lors du lancement du programme en février.

: »Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot » », »text »: »J’avais gardé les coordonnées de certains, que j’ai appelés. Ils m’ont dit : \ »Non, moi mes parents veulent pas.\ » Ils leur ont dit : \ »Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot\ » »}, »lang »:{« value »: »fr », »label »: »Français »}} » lang= »fr »>J’avais gardé les coordonnées de certains, que j’ai appelés. Ils m’ont dit : « Non, moi mes parents veulent pas. » Ils leur ont dit : « Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot », relate le professeur responsable du programme Hugo Germain.

Le professeur de biochimie à l'UQTR, Hugo Germain.

Le professeur de biochimie à l’UQTR, Hugo Germain.
 

Le chercheur croit que ses collègues et lui ont sous-estimé l’impact des préjugés sur les inscriptions.

Je pense qu’il y a une question d’acceptabilité sociale que nous n’avions pas anticipée. C’est vraiment une formation rigoureuse. Nous, c’est de la chimie et de la biochimie, indique M. Germain.

Un secteur en effervescence

Peu de recherches ont jusqu’ici été faites sur le cannabis en raison de sa prohibition. Or, ce secteur est en pleine effervescence. Le professeur de l’UQTR a d’ailleurs reçu des appels d’entreprises déjà intéressées à embaucher les étudiants, alors que ceux-ci viennent tout juste de commencer leur formation. Les six étudiants sont d’ailleurs assistants de recherche à l’institution.

Marc-Antoine Simon avait terminé sa deuxième année du baccalauréat en biochimie de la santé à l’Université de Sherbrooke. Lors d’un stage à Shawinigan, il a découvert le nouveau programme de biochimie du cannabis à l’UQTR.

Marc-Antoine Simon est étudiant au baccalauréat en biochimie du cannabis à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Marc-Antoine Simon est étudiant au baccalauréat en biochimie du cannabis à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
 

Enthousiasmé à l’idée de travailler dans un domaine où tout est à découvrir, il a changé d’université. Ses parents étaient toutefois opposés à sa décision au premier abord.

Au début, c’était vraiment un non catégorique, raconte-t-il. S’en est suivi une longue discussion pour amener mes arguments et amener les arguments du programme. C’est ça qu’il faut faire avec un nouveau programme, pour le faire connaître et que le monde soit moins craintif avec ça , soutient M. Simon.

Un travail de vulgarisation à faire

Le directeur du laboratoire en sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, n’est pas surpris de ce manque d’engouement. Le chercheur a réalisé un sondage en avril qui démontrait que l’appui à cette substance est en baisse au pays.

C’est un secteur qui est peut-être moins compris aussi. C’est pas juste une question de produire du cannabis, il y a aussi le volet distribution, les produits comestibles, les crèmes, les produits pharmaceutiques, les produits médicaux, énumère M. Charlebois.

Le professeur entend bien former les chercheurs de demain dans ce domaine d’avenir.

Par Catherine Bouchard