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Le corbeau aux ondes négatives

décembre 19, 2019

 

Communicateur oisif en quête de naïfs

Le corbeau anonyme d’un discours incisif

Profère des menaces coriaces à ses victimes

Avec ses plans de persuasion sans états d’âme

 

Au bout du fil lorsqu’ il atteint sa pauvre cible

Il se frotte les mains pour sa prise comptable

D’avoir attrapé un bon petit poisson couillon

Qu’il tourne en dérision avec ses histoires à foison

 

Sentant sa proie mordre à l’appât de son hameçon

Avec ses envolées de potentiels escrocs et de griffons

Il caresse son pelage vernissé sans un brin d’amertume

Criant victoire avant la clairvoyance de sa pauvre victime.

 

Heureux d’avoir pu soutirer certaines vraies informations

Dans la panique où il a placé sa victime en perte de raison

Il hausse le ton d’être un agent de police de recouvrement

Chargé de retrouver les délinquants dans leur maison

 

Plusieurs victimes tombent dans le filet du malin esprit

Tandis que d’autres se ravisent à la dernière minute du répit

Grâce à la reprise de leur conscience en sursaut éclairé

Pour chasser de leur emprise le corbeau des villes malfamé

 

Bernard NKOUNKOU

 

Les maïs aux pieds bronzés

juillet 21, 2011

Debout dans de vastes étendues
Comme de jeunes muscles tendus
Exposés et brûlés au feu du soleil
Ils sont la proie de la furie du ciel

Pauvres maïs de verts paturages
Laminés sous le soleil sauvage
Qui fouette sans pitié la terre
Jusqu’aux entrailles du ventre

L’effort humain est vite calciné
Par la nature ivre et déchaînée
Où la pluie est reine des champs
Pour reverdir l’âme du présent.

Bernard NKOUNKOU

La proie des barbus

septembre 30, 2010

Je suis la proie des barbus
et
de ces yeux qui refusent de dormir
soumis à l’opium depuis l’aube de la
guerre
suspendue au zénith de la conscience
dans un relent cynique
et
titanesque
Je suis la curiosité négligeable
d’un combat de refus de colonisation
de la condition étrangère
la cause perdue du désert
où je ne croise aucun regard
depuis ma terre de départ
Je suis loin de l’espoir
emmurée dans les sables du
désert
dans la misère
des soldats en lambeaux
plongés dans une guerre
inlassable
enragés comme des scorpions
à venin
prêts à mordre le moindre
mouvement ennemi
Je suis la victime des combats
dans un front qui ne décline
point l’échine vespérale de sa
fin.

Bernard NKOUNKOU