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Violences en RDC: l’Assemblée retire de la loi électorale l’alinéa controversé, l’opposition crie victoire

janvier 24, 2015

Violences en RDC: l'Assemblée retire de la loi électorale l'alinéa controversé
Violences en RDC: l’Assemblée retire de la loi électorale l’alinéa controversé © AFP

Le président de l’Assemblée nationale en République démocratique du Congo a annoncé samedi soir le retrait d’une disposition du projet de loi électorale qui a provoqué des manifestations meurtrières cette semaine à Kinshasa.

« Le point de vue que l’Assemblée nationale défend devant la commission (paritaire réunissant des députés et sénateurs, ndlr) est celui du retrait de l’alinéa », a déclaré à l’AFP Aubin Minaku. Il a précisé que, comme la voix des députés primait, cet alinéa serait purement et simplement rayé de la loi électorale.

Loi électorale en RDC : l'opposition crie 'victoire'
Loi électorale en RDC : l’opposition crie « victoire » © AFP

Vital Kamerhe, l’un des principaux opposants au projet de loi électorale controversé en République démocratique du Congo (RDC), a crié « victoire » samedi soir après l’annonce du retrait de l’alinéa qui avait été à l’origine de violences meurtrières.

« C’est une victoire (. . . ) car il n’y aura pas de (report) de la présidentielle », a déclaré à l’AFP M. Kamerhe, chef de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Il a indiqué que le collectif d’opposants à la loi électorale auquel il appartient était réuni pour décider de maintenir ou non son appel à manifester lundi.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: les autorités ont ordonné de couper internet à Kinshasa

janvier 20, 2015

Kinshasa – Les autorités congolaises ont ordonné mardi de couper internet à Kinshasa, où des troubles se poursuivaient au lendemain d’affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et jeunes opposés au président Joseph Kabila, a-t-on appris auprès d’opérateurs de télécommunications.

L’Agence nationale du renseignement (ANR) nous a donné l’ordre de couper internet pour Kinshasa jusqu’à nouvel ordre, a déclaré à l’AFP le responsable d’un opérateur sous le couvert de l’anonymat.

A ma connaissance, cela s’applique à tous les opérateurs, a indiqué un autre.

L’ANR n’avait pu être jointe par l’AFP en début d’après-midi.

En outre, les envois de sms étaient impossibles depuis le début de la matinée de mardi et les services 3G étaient indisponibles, selon des journalistes de l’AFP et de nombreux habitants.

Cette coupure de services de télécommunications intervient alors que Kinshasa était en proie mardi à de nouveaux troubles, avec des affrontements épars entre policiers et habitants dans les quartiers sud principalement.

Des journalistes de l’AFP ont vu un mini-bus brûler et ont assisté au pillage d’un magasin tenu par des Chinois, auquel des soldats ont rapidement mis fin en tirant en l’air.

A la mi-journée, des milliers de personnes quittaient le centre-ville pour regagner leur quartier, en l’absence de transports en commun, et alors que les boutiques qui avaient ouvert fermaient les unes après les autres.

Quatre personnes au moins, dont deux policiers, ont été tuées lundi à Kinshasa, selon un bilan gouvernemental, lors de violences qui ont éclaté alors que des opposants avaient appelé la population à occuper massivement le Parlement pour protester contre le projet de loi électorale en cours d’examen.

Le gouvernement a reconnu que ce texte risque d’entraîner un report de la présidentielle de 2016. Ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2015 13h37)

RDC : deux policiers et deux civils tués pendant la manifestation contre la loi électorale

janvier 19, 2015

Des policiers à Kinshasa, le 12 janvier.
Des policiers à Kinshasa, le 12 janvier. © AFP

La manifestation de l’opposition contre le projet de loi électorale en RDC a été réprimée et a dégénéré en émeutes dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise.

C’est une journée de violence qu’a connue la capitale congolaise ce lundi.  Affrontements avec la police, tirs à balle réelle de cette dernière, pillages de commerces… La manifestation à l’appel de l’opposition contre le projet de loi électorale a été réprimée et a dégénéré en émeutes dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise.

D’après le porte-parole du gouvernement congolais, cité par RFI, deux policiers et deux civils ont été tués par balles.

Dès l’aube les manifestations auxquelles avaient appelé les principaux partis d’opposition pour empêcher l’adoption d’un projet de loi électorale par le Sénat ont été violemment dispersés par la police, qui a utilisé des tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles.

De leur côté les journalistes de l’AFP ont affirmé avoir aperçu au moins trois manifestants blessés par balle. Plusieurs responsables de l’opposition ont confirmé des morts dans les rangs des manifestants comme de la police. Mais aucun des chiffres n’a été confirmé de source indépendante.

Des pillages toute la journée

Une partie des manifestants sont partis de l’Université de Kinshasa, située au sud de la ville tôt le matin avant de remonter en direction du Palais du peuple, dans le centre, où le Sénat devait examiner le projet de loi électorale. Ils ont toutefois été bloqués par la police, qui sécurisait un très large périmètre autour de cette institution.

Les affrontements avec la police et les pillages de magasins, notamment ceux tenus par des commerçants chinois, se sont toutefois poursuivi une grande partie de la journée, notamment dans les quartiers de Lemba, Makala et Ngaba. Par mesure de précaution, plusieurs ambassades européennes ont demandé à leurs ressortissants de ne pas quitter leur domicile.

« Les manifestants ont même pillé et incendié les commissariats de police. Des tenues et des armes ont été dérobées », s’inquiétait un responsable de l’une des communes de la capitale congolaise. Des incidents ont également touché la ville de Goma, dans l’est du pays, où les manifestations étaient interdites.

Inquiétudes pour la présidentielle de 2016

Les principaux partis d’opposition protestent contre la nouvelle loi électorale adoptée par l’Assemblée nationale samedi 17 janvier, et en particulier d’une disposition qui lie le prochain scrutin présidentiel au recensement préalable de la population. Ils soupçonnent cette opération, qui promet d’être particulièrement longue et complexe dans un pays vaste comme l’Europe occidentale, de durer trop longtemps pour permettre d’organiser cette élection d’ici à 2016, date de la fin du mandat du président Joseph Kabila.

L’adoption de ce texte par l’Assemblée nationale, samedi 17 janvier, jour férié pour commémorer l’assassinat de Patrice Lumumba, avait pris de court l’opposition. « Ils ne s’attendaient pas à ce qu’une séance soit organisée ce jour-là, indique un diplomate en poste à Kinshasa. Il y a eu comme une prise de conscience de l’urgence et cela leur a permis de mettre de côté leurs différences. »

Ainsi, des responsables de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) avaient tous appelés à manifester, notamment pour occuper le parlement.Les troubles n’ont toutefois pas atteint le quartier administratif de La Gombe, siège de nombreuses institutions et ambassades, mais la ville semblait morte en plusieurs endroits, beaucoup de Kinois étant restés chez eux.

Le président Kabila a du reste pu recevoir, comme prévu, son homologue angolais José Eduardo Dos Santos. Selon un proche du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, la chambre haute devrait poursuivre son examen du projet de loi, lequel pourrait être adopté dans les tous prochains jours.

Jeuneafrique.com par Pierre Boisselet

RDC: l’Assemblée nationale adopte le projet de loi électorale

janvier 17, 2015

RDC: l'Assemblée nationale adopte le projet de loi électorale
RDC: l’Assemblée nationale adopte le projet de loi électorale © AFP

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté samedi soir un projet de loi électorale susceptible d’entraîner le report de la prochaine présidentielle censée avoir lieu en 2016.

Le texte a été adopté peu après 23h30 (22h30 GMT) par 337 députés ayant voté pour le texte, 8 contre, et 24 se sont abstenus.

La plus grande partie des députés d’opposition n’ont pas pris part au vote. Ils avaient annoncé leur intention de boycotter les travaux et dénoncé un « coup d’Etat constitutionnel » destiné à permettre au président Joseph Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de rester plus longtemps au pouvoir.

Le projet adopté par les députés lie la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle aux résultats du recensement général devant commencer cette année.

Le Sénat doit examiner le texte à compter de lundi en vue de son adoption avant la fin de la session parlementaire extraordinaire, le 26 janvier.

Un collectif formé autour de membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du Mouvement de libération du Congo (MLC) et de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), les trois principaux partis de l’opposition, a appelé jeudi les habitants de Kinshasa « à occuper massivement » lundi le Parlement pour faire obstacle au projet de révision de la loi électorale.

Le vote de l’Assemblée était attendu initialement pour samedi ou dimanche, mais la séance plénière de samedi a été convoquée tardivement vendredi soir, jour férié, comme la journée de samedi, qui commémore l’assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant, le 17 janvier 1961.

Accusant le pouvoir de « souiller la mémoire [de ce] Héros national », les opposants ont publié une déclaration estimant que l’adoption « à la sauvette » de la loi par les députés était « un acte de haute trahison » et le signe de sa « détermination à instaurer une présidence à vie » au Congo.

Joseph Kabila est arrivé à la tête de l?État par succession héréditaire à la mort de son père, Laurent-Désiré Kabila, chef rebelle ayant pris le pouvoir par les armes. Il a été élu président en 2006 lors des premières élections libres du pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Il a été réélu en novembre 2011 pour un nouveau mandat de cinq ans à l’issue d’élections contestées par l’opposition et marquées par des irrégularités massives. La Constitution lui interdit de se représenter.

Le dernier recensement général remonte à 1984. Le gouvernement argue que le nouveau décompte des habitants assurera aux élections un caractère pleinement représentatif, mais l’opposition s’inquiète du temps que cela prendra.

Jeuneafrique.com avec AFP