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Nigeria-Maroc : le projet de gazoduc franchit une étape décisive

juin 2, 2022

Alors que la situation en Ukraine a rendu incertains les approvisionnements énergétiques du Vieux Continent, le projet de gazoduc entre le Nigeria et le Maroc obtient un soutien de poids.

Gazoduc de la centrale électrique Afam VI de Port Harcourt, au Nigeria, en septembre 2015. Le pays est le plus grand producteur d’Afrique, avec environ deux millions de barils de brut par jour. © FLORIAN PLAUCHEUR / AFP

La construction du futur gazoduc qui doit relier l’Afrique à l’Europe a franchi une nouvelle étape mercredi 1er juin. Le Nigeria a en effet donné le feu vert à sa compagnie pétrolière publique NNPC pour signer un protocole d’accord avec l’organisation régionale ouest-africaine Cedeao dans le cadre du projet de construction du gazoduc avec le Maroc. Une décision qui intervient alors que l’approvisionnement de l’Europe en gaz africain gagne en importance, la guerre en Ukraine laissant peser des incertitudes sur les exportations énergétiques russes. L’Algérie a déjà accepté d’augmenter son approvisionnement vers l’Italie.

Le Nigeria et le Maroc ont signé une joint-venture en 2016 pour la construction d’un gazoduc qui acheminera le gaz à travers quinze pays d’Afrique de l’Ouest et, via le Maroc, vers l’Espagne et l’Europe, a déclaré le ministre nigérian du Pétrole, Timipre Sylva, lors d’une réunion du cabinet à Abuja tout en présentant la demande d’approbation.

Recherche d’investisseurs

« Nous en sommes encore au stade de la conception technique préliminaire », a encore déclaré M. Sylva, à la suite de quoi le coût et le financement du gazoduc seront déterminés. Le ministre n’a pas précisé quand la construction commencerait ni quand elle serait achevée. La Banque islamique de développement (BID) a apporté son soutien à deux nouveaux contrats autour de ce projet. L’institution, dont le siège est en Arabie saoudite, avait déjà engagé 15,5 millions de dollars pour des études de conception technique préliminaires, à la mi-2021.

Pour l’heure, aucun investisseur sur le projet n’a été officiellement annoncé, bien que Timipre Sylva ait affirmé début mai que « beaucoup de personnes manifest[ai]ent leur intérêt ».

L’an dernier, le Nigeria et le Maroc ont déclaré que l’oléoduc aurait une longueur de 5 660 km et que la construction se ferait par étapes, sur vingt-cinq ans. De plus, des études de faisabilité ont été engagées en vue de construire le gazoduc à la fois sur terre et en mer. Le Nigeria, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dispose d’énormes réserves en gaz, les premières en Afrique et les septièmes au niveau mondial. Présenté comme propice à l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest, le projet viendrait également s’ajouter au réseau de gazoducs existants qui approvisionnent l’Europe via la mer Méditerranée.

Par Jeune Afrique – avec Reuters

Cameroun : Paul Biya va-t-il se choisir un vice-président ?

avril 6, 2022

Un projet de modification de la Constitution visant à créer le poste de vice-président de la République est-il en cours d’élaboration au Cameroun ? La presse en fait ses gros titres, le sujet est débattu sur les réseaux sociaux mais Etoudi se garde bien de confirmer.

Le président du Cameroun, Paul Biya, arrive au quatrième sommet UE-Afrique à Bruxelles, le 3 avril 2014. © Stephanie Lecocq/EPA/MAXPPP

Il y a tout juste 38 ans, Paul Biya manquait d’être emporté par un coup d’État fomenté par ceux-là mêmes qui étaient chargés de le protéger. Un véritable traumatisme que le président camerounais n’a jamais complètement surmonté et dont il a gardé une propension à la suspicion ainsi qu’un goût prononcé du secret. Quel que soit l’enjeu.

Collaborateurs dans le flou

Aujourd’hui encore, Biya n’aime rien tant que cloisonner et laisser ses collaborateurs dans le flou de ses intentions véritables. Obtenir de la présidence camerounaise qu’elle confirme – ou infirme – une information est généralement une gageure. Aucune de nos sources n’a donc souhaité commenter – ou démentir – le projet de révision constitutionnelle sur lequel plancherait Etoudi et qui viserait à créer un poste de vice-président de la République.

« Jusqu’à ce matin, nous n’avons pas travaillé sur un tel dossier, a répondu l’une d’elle. S’il y avait une évolution, nous ne manquerions pas de vous en tenir informé. » Or deux autres de nos interlocuteurs évoquaient une équipe secrètement constituée pour proposer un texte bientôt déposé au Parlement, tandis qu’un troisième allait jusqu’à laisser entendre qu’un constitutionnaliste, étranger de surcroît pour des questions de confidentialité, pourrait avoir été mis à contribution.

LES DIPLOMATES EUROPÉENS ET AMÉRICAINS PRESSENT LE PRÉSIDENT DE SE TROUVER UN SUCCESSEUR QUI SOIT VÉRITABLEMENT EN ÉTAT DE GOUVERNER

Ces divergences suffisent-elles pour conclure à une fausse information ? Les rumeurs d’amendement constitutionnel courent en réalité depuis plus d’un an, qui prêtent à Paul Biya, 89 ans, l’intention de se choisir un suppléant qui pourrait, le cas échéant, devenir son successeur constitutionnel.

Pressions occidentales

Sauf que la Constitution a déjà tout prévu. En cas de vacance, l’intérim serait assuré par Marcel Niat Njifenji, le président du Sénat. Niat est un homme du sérail, certes en poste depuis moins de neuf ans mais presque nonagénaire, à la santé si fragile qu’il consacre autant de temps à se faire soigner qu’à veiller à la bonne marche de la chambre haute – plus de temps même, disent les mauvaises langues.

Pourquoi le pouvoir camerounais se donnerait-il alors la peine de créer un poste de vice-président ? Depuis de nombreux mois, diplomates européens et américains pressent le président de se trouver un successeur qui soit véritablement en état de gouverner. »

Mais un vice-président nommé par décret aura toujours un problème de légitimité, objecte un politologue camerounais. Quant à l’hypothèse d’un vice-président élu en ticket avec le président, je me demande pourquoi modifier la Constitution maintenant alors qu’il faudra attendre le terme du mandat, en 2025, pour connaître l’heureux élu puisque nos textes ne prévoient pas de possibilité d’anticiper l’élection présidentielle. »

« Cette initiative serait peu judicieuse, poursuit notre interlocuteur, d’autant que cela revient à ouvrir la succession avant l’heure. Vous pouvez remarquer que l’on spécule déjà sur les profils les plus intéressants ». De fait, plusieurs noms circulent déjà, dont celui de l’ancien Premier ministre, Philémon Yang, ou celui de l’actuel chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

BIYA FUT LUI-MÊME DÉSIGNÉ SUCCESSEUR CONSTITUTIONNEL PAR AHMADOU AHIDJO QUELQUES ANNÉES AVANT QU’IL NE DÉMISSIONNE

Supprimé en mai 1972 avec l’instauration de l’État unitaire, le poste de vice-président est revenu dans le débat depuis que le retour au fédéralisme est demandé par une partie des anglophones pour isoler les sécessionnistes. Les francophones le perçoivent, eux, comme un moyen pour le président de se choisir un « dauphin ».

Ce n’est pas un mystère, Paul Biya, qui fut lui-même désigné successeur constitutionnel par le président Ahmadou Ahidjo quelques années avant qu’il ne démissionne, n’a jamais paru écouter les conseillers et les chancelleries qui le pressent de réfléchir à l’après.

À Yaoundé, la guerre des clans que se livrent les ambitieux est déjà telle que désigner un vice-président ayant vocation à succéder au chef de l’État en cas de vacance du pouvoir serait politiquement dangereux. Aussi bien pour le président que le titulaire du poste, qui aurait immédiatement une cible sur le dos.

Avec Jeune Afrique par GeorgesDougueli

Environnement : le bassin du fleuve Niger au centre d’un projet exemplaire

mars 30, 2022
Pollution dans une mangrove de l’État de Rivers, au Nigeria © TIFE OWOLABI/REUTERS

Le Forum mondial de l’eau qui vient de s’achever à Dakar a permis de souligner les graves bouleversements climatiques qui touchent déjà l’Afrique. Mais aussi les solutions, comme l’initiative NB-ITTAS menée par les pays du bassin du Niger et leurs voisins.

Le deuxième volet du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), paru le 28 février dernier, rappelle la fulgurante réalité des bouleversements climatiques en cours, dont les impacts seront durables en Afrique au cours des prochaines années. Dans le bassin du Niger, la question de l’eau représente un défi central, qui mérite de manière urgente une approche coordonnée, intelligente et efficace, mobilisant à la fois partenaires multilatéraux, régionaux et acteurs locaux.

Sécheresse et violences

À vrai dire, les conséquences tant redoutées sont déjà visibles à bien des endroits sur le continent. Autour du lac Tchad, qui a perdu 90 % de son volume depuis les années 1960, les tensions dégénèrent en violences meurtrières entre éleveurs et agriculteurs sur fond de stress hydrique accru. Dans les pays de la bande sahélienne, les sécheresses à répétition couplées à l’inexorable avancée du Sahara vers le sud nourrissent la précarité des populations et parfois, leurs frustrations vis-à-vis des pouvoirs publics. Le bassin du Niger, qui abrite d’importantes réserves d’eau douce ainsi que de vastes superficies de terres arables, est au centre de la stabilité du Sahel.

LES RENDEMENTS AGRICOLES ONT DIMINUÉ DE 34 % EN 50 ANS : C’EST PLUS QUE DANS TOUTE AUTRE RÉGION DU MONDE

Cette région risque d’être fortement perturbée par une forte pression démographique qui se traduit par l’amplification des migrations de populations à cause des sécheresses récurrentes. Les rendements agricoles ont quant à eux diminué de 34 % en 50 ans en raison du changement climatique : c’est plus que dans toute autre région du monde. Par ailleurs, la forte croissance des activités économiques sur l’écosystème du bassin va accentuer la pression sur ses ressources hydriques qui s’amenuisent constamment. Ces dernières années, la pollution des eaux liée à l’urbanisation et aux activités industrielles et minières a augmenté de façon préoccupante.

Plus que jamais, les acteurs africains, publics comme privés, ainsi que leurs partenaires internationaux doivent accentuer leurs efforts à travers une approche globale impliquant à la fois une mise à niveau technologique, la mobilisation de ressources financières et, bien évidemment, un niveau élevé de coordination de la gouvernance de l’eau.

C’est dans ce contexte décisif que se tient du 21 au 26 mars, à Dakar, la 9e édition du Forum mondial de l’eau (FME). Organisé pour la première fois au sud du Sahara, ce rassemblement d’acteurs institutionnels et privés offre la possibilité d’attirer l’attention du monde sur la situation de l’eau en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il constitue également une opportunité de mettre en avant les initiatives et modèles qui fonctionnent.

Un projet commun à 11 pays africains

Le projet NB-ITTAS, qui vise à améliorer la gestion conjonctive des eaux souterraines et de surface du système aquifère d’Iullemeden-Taoudeni/Tanezrouft (ITTAS) et du bassin du Niger, est de ceux-là. Financé par le Fonds pour l’environnement mondial, il couvre 11 pays d’Afrique : les neuf pays du bassin du Niger ainsi que l’Algérie et la Mauritanie. Porté par l’ONU à travers le PNUD et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et appuyé par l’ONU pour le développement industriel (ONUDI) et l’UNESCO, il a été lancé au bénéfice de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS).

L’un des outils phares de ce projet est la méthodologie dite de Transfert de technologies écologiques rationnelles (TEST), déjà en cours de déploiement dans une vingtaine d’industries-pilotes clés dans les neuf pays du bassin du Niger. Objectif : les accompagner dans l’optimisation de leurs coûts de production (consommation en matières premières, énergie et eau) pour réduire leurs rejets de polluants. Concrètement, les entreprises-pilotes du projet TEST-Niger de NB-ITTAS sont initiées à un ensemble d’outils, de systèmes de gestion de l’environnement et de l’énergie permettant l’adoption rapide de meilleures pratiques, de nouvelles compétences et d’une nouvelle culture de gestion environnementale locale.

CE MODÈLE EFFICIENT ET ROBUSTE POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE MÉRITE D’ÊTRE DUPLIQUÉ

Pour les industries partenaires, les attentes sont claires. « Le projet TEST permettra d’accéder à de nouveaux segments de marché grâce à une meilleure compétitivité et d’acquérir une meilleure maîtrise des coûts de production à travers les gains en productivité en matières premières, électricité, eau et avec un environnement sain où il fait bon vivre », affirme ainsi Massogbè Toure, PDG de la Société ivoirienne de transformation d’anacarde (SITA).

À cet engagement du secteur privé, s’ajoute un effort coordonné pour l’amélioration des politiques publiques et l’adaptation de la législation à l’échelle du bassin du Niger visant à institutionnaliser et promouvoir un nouveau cadre incitatif et inclusif. Parce qu’elle facilite la transformation et la montée en capacité du tissu industriel régional et qu’elle accompagne la mise en œuvre de procédés d’adaptation respectueux des écosystèmes, une telle approche constitue un modèle efficient et robuste pour faire face au changement climatique, qui mérite d’être dupliqué. L’approche intégrée du projet NB-ITTAS traduit également un engagement collectif fort et coordonné des acteurs publics et privés adapté aux besoins de terrain et permet d’apporter une réponse à la hauteur des défis majeurs de l’eau.

Avec Jeune Afrique par Bireme Hamid Aberahim

Secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger

Avec Jeune Afrique par Christian Susan

Directeur de projet, Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI)

Canada: L’avion du futur, Bombardier y travaille

mars 20, 2022

Cette maquette représente l’avion du futur tel qu’imaginé par Bombardier. Photo : Radio-Canada

Tout le monde veut être plus vert… L’aviation ne fait pas exception. Les constructeurs cherchent à produire des appareils qui consomment le moins de carburant possible. Bombardier travaille en ce sens. L’entreprise québécoise planche sur un projet secret : établir les bases de ce que deviendra l’avion du futur.

Avec ce projet, Bombardier ne crée pas un nouveau programme d’avion, ne développe pas une nouvelle C Series. Essentiellement, ce qu’on crée, c’est une plateforme de recherche et développement, une plateforme sur laquelle on migre et intègre toutes sortes de technologies prometteuses, précise Benoît Breault, directeur de l’ingénierie, Bombardier.

L’objectif ultime? Produire des jets d’affaires plus verts, des avions qui consomment moins de carburant. On vise le net zéro. L’objectif net zéro, c’est vraiment de réduire au maximum les émissions de carbone des produits de Bombardier, selon Benoît Breault. On investit 90 % de nos ressources en recherche et développement pour atteindre cet objectif.

Premier défi : augmenter la portance de l’appareil tout en réduisant la friction de l’air, ce qu’on appelle la traînée. On y va donc d’un changement radical en fusionnant les ailes au fuselage. C’est la naissance de l’aile-fuselage intégrée.

Les avions ont généralement un fuselage très cylindrique. Puis on ajoute une aile de chaque côté. Avec une configuration aile-fuselage intégrée, on n’a plus cette discontinuité entre les deux composants, explique Kathleen Dussault, aérodynamicienne chez Bombardier

Des ingénieurs travaillent à la fusion de l’aile-fuselage. Photo : Radio-Canada

Réduire la turbulence, c’est l’autre défi. C’est en améliorant l’aile que Bombardier compte y arriver.

« Si on pense au Global 7500 par exemple, c’est une aile de quatrième génération qui est tout à fait extraordinaire. Maintenant, on travaille à une aile de cinquième génération. On a des outils d’optimisation qui nous permettent d’aller chercher encore de meilleures performances aérodynamiques. »— Une citation de  Kathleen Dussault, aérodynamicienne chez Bombardier

Le dernier défi est informatique. En ce moment, un logiciel peut simuler une manœuvre en vol ou le comportement de l’aile pendant cette manœuvre. Mais on ne peut pas simuler les deux à la fois. On veut maintenant créer un jumeau numérique, une représentation virtuelle de l’appareil où 100 % des interactions, 100 % des systèmes seront simulés en même temps.

Un prototype de l’avion du futur

Pour savoir si ces nouveautés fonctionnent, il faut les tester. Bombardier a donc créé un drone expérimental. À l’abri des regards, dans un lieu qu’on ne peut dévoiler, Bombardier a amorcé sa série d’essais.

Le drone est construit à petite échelle. Sa structure représente 7 % de celle d’un jet d’affaires. Il pèse environ 23 kilos pour une envergure de 2 mètres. Le prochain modèle est déjà en construction et il sera deux fois plus gros. Les essais en vol s’amorceront dans l’Ouest canadien d’ici l’été.

Kathleen Dussault, aérodynamicienne chez Bombardier Photo : Radio-Canada

Imaginer le futur, c’est sans contredit une marche vers l’inconnu… Un défi pour Kathleen Dussault, comme pour Bombardier : Quand on innove, quand on invente de nouvelles configurations, il faut en quelque sorte réapprendre, explorer différentes avenues. Certaines avenues vont se montrer plus prometteuses que d’autres. Donc, on explore.

Avec Radio-Canada par Danny Lemieux

Royaume-Uni : une sculpture monumentale qui dérange pour le jubilé de la reine

novembre 2, 2021

La validation du projet par le gouvernement britannique a suscité la colère des habitants de la région, comme le rapporte le « Guardian ».

La sculpture est une celebration du jubile de la reine Elizabeth II.
La sculpture est une célébration du jubilé de la reine Elizabeth II.© OLI SCARFF / POOL / AFP

Pour les uns, c’est une reconnaissance bien méritée pour célébrer le jubilé de platine de la reine d’Angleterre. Pour d’autres, une attraction qui fera venir les touristes en nombre dans le plus au nord des comtés de l’Angleterre. Mais pour une partie des habitants du comté de Northumberland, l’installation d’une imposante sculpture, proche d’une pale de turbine, de 55 mètres de haut est un acte de « vandalisme écologique » qui risque d’incommoder le paysage de toute une région.

Comme le rapporte le Guardian, un urbaniste envoyé par le gouvernement britannique a affirmé son soutien à la sculpture ce mardi, malgré le refus du permis de construire par le conseil du comté de Northumberland. L’installation de l’œuvre va donc pouvoir aller de l’avant. La sculpture, intitulée Ascendant, a été créée par l’artiste Simon Hitchens afin de célébrer l’année du jubilé de platine, 70 ans de règne, de la reine Elizabeth II. Selon le Guardian, elle se présente comme un échantillon prélevé à l’intérieur de la colline sur laquelle elle se dresse, à travers le substrat rocheux.

« Vandalisme écologique »

Mais la structure monolithique suscite de nombreuses critiques chez les artistes et les habitants de la région qui y voient une forme proche de celles que l’on pouvait trouver dans l’Europe de l’Est soviétique. La galeriste Mary Ann Rogers, à la tête d’un rassemblement de 2 000 personnes opposées au projet, se déclare « dévastée » : « Je vis à quelques kilomètres du site et c’est un endroit très spécial. On s’y promène dans le calme, on y écoute les oiseaux, je suis outrée qu’ils y fassent quelque chose d’aussi insensé. » « Ironie monumentale », « vandalisme écologique », l’œuvre ressemble pour elle à « un cimeterre, un couteau, une épée ».

Le troisième vicomte Devonport, Terence Kearley, est le propriétaire du terrain et instigateur du projet. Cet ancien membre de la Chambre des lords assure que la construction n’aura aucun effet sur l’environnement et se réjouit de la décision gouvernementale. « Nous avons l’ambition de créer une sculpture qui, non seulement, célébrera la reine et le Commonwealth, mais sera aussi un véritable phare pour les visiteurs et touristes de la région profitable pour l’économie locale », affirme-t-il. Jusqu’à 3,5 millions d’euros doivent désormais être récoltés pour mener le projet à bien.

Avec Le Point

Trois-Rivières (Québec): Albatros lance un projet d’écriture en fin de vie

septembre 18, 2021

L’organisme Albatros Trois-Rivières amorcera, au cours de l’automne, un projet d’écriture en fin de vie qui permettra aux personnes malades ou en phase terminale de s’exprimer sur leurs valeurs, leurs pensées et leurs souvenirs. «C’est embryonnaire», précise le directeur général, Denis Benoit, car on ne sait pas, pour l’instant, ce qui adviendra de toutes ces lettres.

De gauche à droite: Armelle Deschamps, lauréate 2020, Denis Benoit, directeur général, Jacqueline Toutant, vice-présidente et Jasmine Paquin, lauréate 2021.

© FRANÇOIS GERVAIS De gauche à droite: Armelle Deschamps, lauréate 2020, Denis Benoit, directeur général, Jacqueline Toutant, vice-présidente et Jasmine Paquin, lauréate 2021.

L’exercice pourrait être salutaire pour ces personnes, car comme l’explique M. Benoit, certaines vivent les derniers moments de leur vie avec sérénité alors que d’autres les vivent dans la colère, explique-t-il.

L’organisme a sollicité l’aide de deux personnes qui viendront former les bénévoles d’Albatros afin de leur permettre d’aider à leur tour les personnes en fin de vie à rédiger ces lettres. Il s’agit de Lucie Lamothe, ancienne cadre supérieure de l’UQTR et Paulette Arcand, bénévole de longue date pour les accompagnements chez Albatros.

Le lancement du projet s’est fait vendredi dans le cadre de l’assemblée générale annuelle d’Albatros Trois-Rivières. L’organisme avait déménagé dans les locaux de l’ancienne école Saint-Jean-Bosco, en 2020, mais n’avait pas pu les inaugurer adéquatement à cause de la pandémie, ce qui a donc été fait vendredi par la même occasion.

L’assemblée générale annuelle s’est tenue avec environ le tiers des membres à cause des mesures sanitaires. Elle a été suivie d’une conférence portant sur les rêves en fin de vie.

Par la suite, l’organisme a remis le prix Soeur-Pearl-Berg (prix créé en l’honneur de la fondatrice d’Albatros) à Jasmine Paquin, présidente de la cellule Albatros, pour l’année 2021. Le même prix a également été décerné pour l’année 2020 à Armelle Deschamps, une bénévole particulièrement engagée. Le prix n’avait en effet pas pu lui être remis l’an dernier en raison des mesures sanitaires.

Notons que le conseil d’administration de la Fondation Albatros compte désormais sur une nouvelle présidente en la personne de Marili B. Desrochers. Cette dernière succède à Yves Gabias qui demeure toutefois membre du conseil.

Présidente de l’entreprise Coefficient RH, Mme Desrochers a été responsable de la Fondation du Collège Laflèche et directrice générale de la Fondation CSSS de Trois-Rivières.

La Fondation Albatros a pour objectif de garantir la pérennité de la Maison Albatros. La campagne majeure de financement lancée en 2019 atteint maintenant 2,3 M$ et l’objectif est de 3 M$.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Congo-Recherche : un appui sollicité en faveur des cités scientifiques

septembre 2, 2021

La ministre lors de l’échange avec les responsables d’Eni-Congo

Lors d’une entrevue, le 1er septembre dans la capitale économique, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, a lancé un appel à la société pétrolière Eni-Congo pour un appui aux cités scientifiques de Brazzaville et de Pointe-Noire qui contribuent au développement du pays à travers la recherche. Lesquelles cités abritent, en effet, des structures comme l’Institut national de recherche forestière, l’Institut de recherche agronomique, le Centre de recherche sur la conservation et la restauration des terres, l’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles, l’Unité de recherche microbienne et le laboratoire d’analyses chimiques des produits de pêche…

L’accompagnement sollicité porte notamment sur l’équipement, la formation dans les secteurs de l’environnement et des énergies renouvelables. Ce qui va renforcer le caractère transversal de l’apport des cités scientifiques dans le processus de développement. Ces secteurs d’appui ciblés s’expliquent sans nul doute par rapport au Centre d’excellence en énergies renouvelables d’Oyo, dans le département de la Cuvette. Son inauguration et sa mise en œuvre ont également été au cœur des échanges entre la ministre Delphine Edith Emmanuel et les responsables de la société Eni-Congo, initiatrice du projet.

Ce centre, dont le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, avait posé la première pierre le 13 mars 2018, a pour objectif de promouvoir l’accès à l’énergie fiable, durable et moderne ; favoriser une croissance économique soutenue et partagée ; établir des institutions de recherche et renforcer les capacités institutionnelles dans le secteur de l’énergie renouvelable. Pour rendre ce centre opérationnel, les étapes à franchir sont, entre autres, l’établissement de l’acte de création, la désignation des représentants des ministères impliqués et l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada: Un métro léger, la vision de l’avenir de Québec 21

juin 9, 2021

Le projet de réseau de transport structurant présenté ce matin par Québec 21 sera celui d’un métro léger souterrain.

La représentation d'un des véhicules automatiques légers sous-terrain électrique (VALSE) présenté par le parti Québec 21.

© Québec 21/ courtoisie La représentation d’un des véhicules automatiques légers sous-terrain électrique (VALSE) présenté par le parti Québec 21.

Appelé véhicule automatique léger souterrain électrique (VALSE), ce mode de transport collectif est la vision du futur du parti d’opposition à la ville de Québec.

La version Québec 21 du réseau de transport de la capitale s’articule autour de 13,5 kilomètres de métro en mode souterrain desservi par 17 stations, puis de 4,5 kilomètres de trambus ou voies réservées.La carte du projet VALSE

© /Québec 21 La carte du projet VALSE

Un réseau d’est en ouest

Québec 21 imagine un réseau composé de deux lignes de métro (verte et bleue) et un parcours de trambus vers Beauport (ligne rose). Le tunnel Québec-Lévis (en jaune), viendrait se greffer au projet sous la colline parlementaire et au jardin Jean-Paul-L’Allier.

Jean-François Gosselin précise que son métro léger a l’avantage de desservir l’Aquarium du Québec et les bureaux de Revenu Québec, sur la rue de Marly, dans le secteur de Sainte-Foy.

Le trambus circulerait pour sa part entre le pôle D’Estimauville et le centre-ville de Québec en empruntant l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Cette proposition a pour principal bénéfice de raccourcir les temps de déplacements pour les gens de Beauport, mais écarte du réseau les résidents des secteurs des Maizerets et de Limoilou. Québec 21 n’écarte pas l’ajout d’un mode de transport lourd dans ces secteurs.

Selon Jean-François Gosselin, le choix de privilégier le métro et non le tramway dans la capitale représente un choix mieux adapté» au climat québécois. En plus, les rues de Québec ne seront pas éventrées ou éviscérées» pour assurer sa réalisation.

Plus rapide que le tramway

Le métro léger peut atteindre une vitesse commerciale de 50 km/h, ce qui est 2,5 fois plus rapide que le tramway, selon les données fournies par Québec 21.

Un exemple du métro léger et de son fonctionnement.

© /Courtoisie/Québec 21 Un exemple du métro léger et de son fonctionnement.

C’est un véhicule toutefois moins rapide que le métro de Montréal, par exemple.

S’il voit le jour, le métro léger serait également connecté aux quatre métrobus les plus achalandés de la capitale ainsi qu’à quatre parcours d’autobus parmi les plus populaires.

La station Marly serait située à l'une des extrémités du réseau.

© /Courtoisie/Québec 21 La station Marly serait située à l’une des extrémités du réseau.

Le projet respecterait le budget de 3,3 milliards de dollars établi par les deux ordres de gouvernement, d’après les données fournies par l’équipe de Jean-François Gosselin.

 C’est une vision qui tient compte du futur et qui se positionne pour les 100 prochaines années. Le VALSE fera l’envie des autres villes. Nous proposons aujourd’hui un premier jalon pour les générations futures, qui prendront leurs propres décisions le moment venu », soutient Jean-François Gosselin.

Les fonctionnaires pourraient bénéficier de la station de la colline Parlementaire.

© /Courtoisie/Québec 21 Les fonctionnaires pourraient bénéficier de la station de la colline Parlementaire.

Son cheval de bataille

Québec 21 a l’intention de faire de ce projet majeur son cheval de bataille en vue des prochaines élections municipales.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

© Guillaume Croteau-Langevin/Radio-Canada Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

« Ne vous faites pas berner »

Avant d’avoir pris connaissance du projet de l’opposition, le maire de Québec, Régis Labeaume, a déjà invité les électeurs à ne pas se laisser berner».

Le mensonge a ses limites», a tonné Régis Labeaume lors de la séance du conseil municipal de lundi soir.

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations d’Olivier Lemieux

Prix du meilleur projet de court métrage : l’IRD encourage la créativité des jeunes réalisateurs

avril 27, 2021

La participation au concours du meilleur projet de court métrage Plein Suds est gratuite et ouverte à tout étudiant francophone de 18 à 28 ans, en solo ou en groupe. Le but est d’ouvrir le dialogue en laissant libre cours à l’imagination.

L’objet du concours est d’écrire un projet de court métrage de 18 minutes au maximum à réaliser dans un des pays d’implantation de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en France ou à l’étranger,  en lien avec ses thèmes de recherche (environnement, santé, biodiversité, climat…), à respecter la règle , la liberté éditoriale et artistique (fiction, documentaire, sérieux, ludique, décalé ou inattendu…), la validation du contenu scientifique doit se faire obligatoirement par un  ou une chercheure de l’IRD ou d’un autre organisme ou université.

Le dossier de candidature doit contenir un curriculum vitae, le contenu du projet doit être rédigé en une ou deux pages, la liste des recherches documentaires (choix du pays de tournage, bibliographies, intervenants scientifiques).  Le candidat doit également fournir une note d’intention de réalisation écrite en cinq pages au maximum (synopsis, éléments de mise en scène) puis un engagement à respecter les clauses du concours ainsi qu’une lettre de recommandation d’un ou d’une chercheure de l’IRD ou d’un autre organisme scientifique (université ou centre de recherche).

Le lauréat ou la lauréate bénéficiera d’une aide à la réalisation d’une valeur de 2000 euros ; l’IRD apporte en fonction de ses possibilités un appui structurel, logistique et matériel selon les besoins du candidat ; la projection du court métrage dans le cadre du festival Pariscience 2022 (sous réserve de l’achèvement du film).  

Les dossiers d’inscription doivent être envoyés avant le 1er septembre 2021 par voie postale à : IRD Images – DCPI/MCST Délégation régionale Île de France 32, avenue Henri Varagnat 93143 Bondy Cedex ; ou par voie électronique : concours.plein-suds(a)ird.fr

Le Prix Plein Suds sera remis au festival Pariscience 2021.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

Québec: Culture Trois-Rivières lance un appel de projets en arts visuels

avril 7, 2021

Les artistes professionnels et émergents résidant à Trois-Rivières ou étant membres actifs d’un atelier d’artistes ayant son lieu de production à Trois-Rivières sont invités à soumettre leur projet d’intervention artistique éphémère pour la période estivale 2021. Les artistes ont jusqu’au 14 mai pour déposer leur demande auprès de Culture Trois-Rivières.

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Il s’agit d’un appel qui répond à une volonté d’encourager la création artistique et d’intégrer des interventions surprenantes et singulières dans l’espace urbain trifluvien par le biais d’une œuvre éphémère.

Pour ce faire, cet appel est ouvert aux propositions provenant de toutes pratiques en arts visuels, qu’elles soient sculpturales, picturales, lumineuses ou autres.

L’artiste peut ainsi suggérer un espace de réalisation dans son dossier.

À cet effet, chaque dossier présenté doit inclure la démarche artistique, une description détaillée de l’intervention artistique éphémère, un croquis préliminaire (images sur support numérique), la durée de vie de l’intervention artistique, une proposition d’espace de réalisation (non obligatoire), un échéancier de réalisation, un budget préliminaire comprenant une prévision budgétaire de matériaux, une liste de matériaux utilisés, ainsi qu’un curriculum vitae à jour.

Culture Trois-Rivières se réserve toutefois le droit de déterminer un emplacement avec l’artiste afin de permettre la réalisation d’interventions sur tout le territoire de la Ville de Trois-Rivières.

Évidemment, les projets proposés doivent répondre aux normes de sécurité dans les édifices et terrains publics.

Rappelons que la réalisation des interventions sur le territoire est prévue pour le mois de juillet 2021 et que ces dernières doivent être complètement réversibles et démontées par les artistes une fois l’exposition terminée.

Pour plus d’informations ou pour soumettre un dossier, il suffit de contacter Geneviève Guillemette, coordonnatrice des arts visuels à l’adresse gguillemette@v3r.net ou au 819 372-4614, poste 1616.

Avec  Amélie Houle – Le Nouvelliste