Posts Tagged ‘Projet’

Premiers résultats encourageants pour un projet de vaccin germano-américain

juillet 1, 2020

 

La société allemande BioNTech et le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer ont annoncé mercredi des résultats préliminaires positifs pour leur projet commun de vaccin contre le nouveau coronavirus, sur 45 participants.

Selon un communiqué des deux partenaires, le vaccin expérimental BNT162b1 «est capable de générer une réponse d’anticorps neutralisants chez les humains à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux observés dans les sérums convalescents — et il le fait à des doses relativement faibles», a dit Ugur Sahin, directeur général de BioNTech. Un sérum convalescent est du sang provenant de personnes ayant été infectées par SARS-CoV-2 et s’étant rétablies.

Les données préliminaires viennent d’un essai dit de phase 1/2 réalisé aux Etats-Unis, qui visait à vérifier que le vaccin n’était pas toxique et déclenchait une réponse du système immunitaire pour préparer le corps à résister au virus. 45 personnes de 18 à 55 ans ont participé, la plupart ont reçu deux doses à 21 jours d’intervalle, soit du vaccin, soit d’un placebo, sans le savoir.

De la fièvre après la seconde dose

Mais un nombre relativement important de participants ont eu de la fièvre après la seconde dose, selon l’étude mise en ligne sur le site de prépublications scientifiques medrxiv.org. La technologie de ce vaccin repose sur l’ARN messager, un code génétique qui s’insère dans les cellules humaines pour lui faire fabriquer des anticorps spécifiques au coronavirus.

Plusieurs sociétés ont déjà publié des résultats préliminaires indiquant que leurs vaccins expérimentaux déclenchaient une réponse immunitaire, à la suite de la phase initiale de leurs essais cliniques, c’est-à-dire sur des humains.

23 projets ont commencé ces essais, selon la London School of Hygiene & Tropical Medicine, et plusieurs sont déjà passés à la deuxième voire la troisième phase, qui consiste à injecter le vaccin sur des milliers ou des dizaines de milliers de volontaires afin de voir s’il empêche réellement une contamination.

Le vaccin de la biotech américaine Moderna et celui de l’université britannique d’Oxford alliée au laboratoire AstraZeneca sont parmi les plus avancés dans les essais à grande échelle, ainsi que plusieurs projets chinois, notamment celui de la société CanSinoBIO qui a déjà obtenu l’autorisation de l’administrer aux soldats de l’armée chinoise.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Le projet d’Hydro-Québec dans le Maine pourrait franchir une nouvelle étape

janvier 7, 2020

 

La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
© Jacques Boissinot La Presse canadienne La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
Le projet d’Hydro-Québec et de son partenaire américain visant à alimenter le Massachusetts pendant vingt ans sera de nouveau sous les projecteurs cette semaine avec une réunion importante de la Land Use Planning Commission (LUPC) du Maine, appelée à se prononcer sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.

 

Selon le personnel de la Commission, le projet New England Clean Energy Connect (NECEC), qu’Hydro-Québec et Central Maine Power veulent mettre en service dès 2022 grâce à une ligne traversant le Maine, respecte les critères d’un « usage permis » du territoire. La rencontre des commissaires portant sur le rapport de 41 pages aura lieu mercredi. 
Si le projet recevait ce feu vert, il s’agirait d’une étape importante dans le processus d’obtention des permis. Dénoncé par des opposants qui craignent les conséquences sur la nature et les paysages, notamment le long du Sentier des Appalaches, le projet a jusqu’ici reçu la bénédiction de la Commission fédérale de la réglementation de l’énergie en octobre 2018 et du Département de la protection environnementale du Maine en mai 2019. 
« Le rapport est encourageant, mais par respect pour le processus réglementaire, nous préférons attendre la décision de la Commission avant de commenter », a dit une porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent, quant à la probabilité que les commissaires rendent un avis favorable à leur tour. 
Pour aller de l’avant, le projet devra également recevoir l’autorisation du U.S. Army Corps of Engineers de même que celle du Département de l’énergie. 
Campagne 
Les opposants mènent depuis des mois une campagne afin de forcer la tenue d’un référendum sur la question au moment de l’élection présidentielle de l’automne prochain. Ses organisateurs ont jusqu’en février pour récolter au moins 63 000 signatures. Invitée à préciser le nombre d’appuis obtenus à ce jour, la directrice de Say NO to NECEC, Sandi Howard, a affirmé au Devoir lundi que cette information serait dévoilée en février. Au début du mois de décembre, il était question de plus de 30 000 signatures. 
« Nous sommes extrêmement déçus de la recommandation du personnel de la LUPC, car elle dévalorise l’importance de préserver […] la rivière Kennebec et le Sentier des Appalaches, qui sont le point central du processus d’octroi de permis », a déclaré Mme Howard, qui coordonne la campagne No CMP Corridor avec Tom Saviello, membre du Sénat du Maine. 
En vertu d’un contrat de 20 ans qui générerait des milliards de dollars en revenus supplémentaires, Hydro-Québec fournirait annuellement 9,45 térawattheures au Massachusetts. Selon la société d’État, le recours à cette énergie renouvelable représente essentiellement le retrait de 750 000 véhicules de la circulation.
La société d’État ne cache pas qu’elle réfléchit aux conséquences précises qui découleraient d’un rejet du projet par une majorité d’électeurs. « Il y a des institutions dans le Maine dont c’est la responsabilité de délivrer les permis. […] On n’est pas rendus là aujourd’hui. Ça se peut qu’on fasse face à un référendum. Sur le plan légal, c’est loin d’être clair si ça peut avoir de la “traction”», a dit le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Éric Martel, en conférence de presse le 5 décembre. « Si on a un référendum “perdant”, quelle serait la suite des choses ? On est en train de regarder ça. »
Pour Hydro-Québec, la mise en service du projet lui permettrait aussi d’écouler ses surplus. La société d’État a récemment estimé que ses ressources énergétiques sont suffisantes pour l’instant, mais elle n’exclut pas l’idée de recourir à un nouvel appel d’offres sur un horizon de trois à cinq ans.
Par François Desjardins

Qu’est-ce qu’Alicem, le projet d’identification par reconnaissance faciale de l’État français?

octobre 10, 2019

 

L’application, qui permettra de se connecter aux services publics grâce à la reconnaissance faciale, pourrait être lancée dès novembre, malgré les critiques des associations de défense des libertés en ligne. Explications.

Rec

L’application Alicem est critiquée par la CNIL car elle ne propose pas d’alternative à la reconnaissance faciale comme moyen d’authentification. interieur.gouv.fr

Après la Chine, l’Inde, et le Royaume-Uni, c’est au tour de la France de vouloir faire entrer la reconnaissance faciale dans la vie quotidienne de ses habitants. Selon le média américain Bloomberg, l’application Alicem, un outil d’identification aux services publics basé sur cette technologie, va être déployée en novembre. Contacté par le Figaro, le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé cette information.

  • Alicem, c’est quoi?

Alicem est une application mobile qui permet de se connecter à des services publics en ligne grâce à des technologies de reconnaissance faciale. Testée depuis le mois de juin, elle a été annoncée en juillet par le ministère de l’Intérieur. Comme FranceConnect, qui donne accès au site des impôts, de la sécurité sociale ou encore de la poste avec un identifiant unique, Alicem est censée permettre d’éviter d’avoir à jongler entre plusieurs identifiants. L’application permettra également de se passer de présence physique à un guichet ou de l’envoi de multiples documents pour accéder à des services qui requièrent une identification sécurisée. Dans ce cas-là, Alicem sera le seul moyen d’effectuer ces procédures de façon dématérialisée. Ce projet s’inscrit donc dans l’objectif du gouvernement de permettre un accès en ligne à la totalité des services publics d’ici à 2022.

  • Comment ça marche?

Pour se connecter à un service public via Alicem, il faudra d’abord fournir son numéro de téléphone, puis prendre son visage en photo sous plusieurs angles, ainsi qu’en vidéo, en remplissant différentes tâches (sourire, cligner des yeux, tourner la tête). Les fichiers biométriques ainsi obtenus seront ensuite comparés avec ceux contenus dans la puce intégrée au passeport en collant le téléphone portable à ce dernier. Pour utiliser Alicem, il faudra donc non seulement posséder un passeport biométrique, ou un titre de séjour délivré après mai 2012, mais aussi un téléphone doté d’une puce NFC. À l’exclusion des iPhone, puisqu’Alicem n’a pas encore de version adaptée aux appareils d’Apple. Une fois la vérification effectuée, l’utilisateur pourra se connecter aux services publics disponibles, sur son smartphone ou son ordinateur.

  • Est-ce obligatoire?

Le ministère de l’Intérieur le précise sur son site internet: «créer un compte Alicem n’est pas obligatoire». Les utilisateurs pourront donc toujours s’identifier avec France Connect ou bien en créant un compte spécifique au service public qu’ils souhaitent utiliser. Mais aussi en se rendant physiquement dans une administration. Ce dernier cas de figure est cependant amené à se raréfier avec le processus de dématérialisation des services publics engagé par le gouvernement. Ce dont s’inquiétait le Défenseur des droits dans un rapport rendu en janvier: «en aucun cas, ces dispositifs ne doivent se substituer à l’accueil physique et des alternatives doivent toujours être réservées pour les personnes n’ayant pas accès à Internet», alertait ce dernier.

  • Est-ce sûr?

Officiellement, le ministère de l’Intérieur se targue d’un «haut niveau de maîtrise par l’utilisateur de ses données». Dans les faits, la vidéo utilisée pour le processus de reconnaissance faciale, et la création du compte, sera effacée après la vérification. En revanche, la photo extraite de la puce du passeport restera stockée sur le téléphone portable de l’utilisateur. Le gouvernement promet cependant qu’aucune donnée biométrique ne sera partagée avec des tiers.

Les services publics ne sont pas exempts de négligence en matière de sécurité informatique. En avril, un ingénieur avait trouvé des failles dans Tchap, une application de messagerie censément sécurisée, développée par l’État Français. Le gouvernement avait alors ouvert une chasse aux bugs pour inciter des hackers à pointer les brèches de sécurité de l’application.

  • Qui sont les opposants à Alicem?

La Quadrature du Net s’est insurgée contre ce qu’elle considère comme «un outil non pas au service du citoyen mais contre lui, pour lutter contre l’anonymat en ligne, pourtant fondamental pour l’exercice de nos droits sur Internet». L’organisation de défense des libertés numériques estime qu’Alicem n’est qu’un premier pas vers la généralisation de ce type de dispositifs et que le gouvernement tente de «normaliser la reconnaissance faciale comme outil d’identification, en passant outre la seule condition qui devrait être acceptable pour son utilisation: notre consentement libre et explicite». La Quadrature du Net a déposé un recours devant le conseil d’État contre la création d’Alicem, mais attends toujours la tenue de l’audience.

Avant même le vote en mai du projet de loi qui autorisait la création d’un dispositif «d’authentification en ligne certifiée sur mobile», la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) avait aussi exprimé de vives inquiétudes concernant l’utilisation d’un tel dispositif. L’autorité de protection des données en France a notamment alerté sur l’incompatibilité entre Alicem et le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui exige le consentement des utilisateurs avant tout prélèvement de leurs données biométriques. Or, ces derniers ne pourront pas choisir un autre mode d’identification que la reconnaissance faciale en utilisant Alicem. Même s’il restera possible de s’identifier autrement qu’avec Alicem, la Cnil a estimé que «le consentement au traitement des données ne peut être regardé comme libre». Ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’aller de l’avant

Le Figaro.fr par Samuel Kahn

Guinée: Alpha Condé parle de référendum, donnant corps au projet de 3e mandat

septembre 24, 2019

 

Le président Alpha Condé a appelé les Guinéens à se préparer à un référendum et à des élections, accréditant encore plus une candidature à sa propre succession malgré l’obstacle constitutionnel, selon une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

«Je vous demande de vous organiser et de vous préparer pour le référendum et les élections», dit Alpha Condé (81 ans) dans cette vidéo datée du 22 septembre postée sur Facebook et abondamment reprise mardi par les médias guinéens. Condé rencontrait lundi des membres de la communauté guinéenne à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, selon les médias. La présidence guinéenne n’a pas répondu aux sollicitations qui lui ont été faites. Cette vidéo donne encore davantage de corps au projet attribué à Alpha Condé de briguer à nouveau la présidence. Condé, ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d’Afrique de l’Ouest, achève son deuxième mandat en octobre 2020.

La constitution actuelle l’empêche d’en assumer un troisième. Alpha Condé, à son poste depuis 2010, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats. Il n’est pas allé jusqu’alors jusqu’à lancer une réforme constitutionnelle. Mais il a mandaté début septembre son premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, pour qu’il organise de larges «consultations» portant en particulier sur la constitution. Ces consultations, qui doivent en principe s’achever mercredi, sont boycottées par les principaux partis d’opposition. Le chef de l’Etat a aussi prôné la tenue d’élections législatives avant la fin de 2019. Elles étaient initialement prévues en 2018, mais avaient été reportées sine die. Le chef de la Commission électorale a proposé qu’elles se déroulent le 28 décembre, mais les représentants de l’opposition au sein de la commission ont jugé cette date «irréaliste». Plusieurs membres d’un mouvement créé pour s’opposer à un troisième mandat d’Alpha Condé ont été interpellés en avril et mai lors de manifestations émaillées d’incidents, avant d’être relaxés par la justice.

Lors de son séjour aux Etats-Unis, Alpha Condé a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a appelé à une «transition du pouvoir démocratique et honnête (en Guinée), ce qui impliquera des institutions plus fortes et moins de corruption», selon le département d’Etat.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Québec: adoption d’un projet de loi controversé sur l’immigration

juin 16, 2019

 

L’Assemblée nationale du Québec a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur l’immigration, qui entraînera notamment l’abandon de 18.000 dossiers d’immigration déposés dans cette province francophone du Canada.

Le projet de loi 9 a été adopté dimanche vers 4h du matin (8h GMT), à l’issue une séance-marathon exceptionnelle convoquée par le parti Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) au pouvoir, a annoncé Simon Jolin-Barrette, ministre québécois de l’Immigration, sur Twitter.

Le texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, qui sera désormais basée sur l’adéquation des compétences professionnelles avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.

Il entraînera ainsi l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures, qui touchent au total quelque 50.000 personnes. Ces dossiers avaient été déposés sous l’ancien système, basé sur le principe du premier arrivé premier servi.

Ces candidats à l’immigration vont devoir déposer une nouvelle demande dans le cadre du nouveau système. Le gouvernement provincial a promis que les délais de traitement des dossiers pour les travailleurs qualifiés passeraient de 36 à 6 mois grâce à cette réforme.

L’opposition a dénoncé jusqu’au bout un projet de loi «inhumain», fustigeant l’«incapacité» du gouvernement à justifier l’abandon de ces 18.000 dossiers en souffrance. Le parti du premier ministre François Legault a été porté au pouvoir en octobre avec la promesse de réduire de plus de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés que le Québec accueille chaque année.

Après une courte nuit de sommeil, les députés québécois ont repris leurs travaux dimanche peu après 9 heures pour l’examen d’un autre projet de loi controversé, cette fois sur la laïcité. Il prévoit d’interdire le port de symboles religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants.

Par Le Lefigaro.fr avec AFP

Allemagne: Un projet pharaonique pour reconstruire le Mur de Berlin

août 28, 2018

Des touristes visitent le mémorial du mur de Berlin, le 13 août 2018 / © dpa/AFP/Archives / Ralf Hirschberger

Il est tombé dans l’allégresse et les larmes en 1989. Près de 30 ans plus tard, le Mur de Berlin devrait être en partie temporairement reconstruit pour parachever le projet pharaonique d’un cinéaste russe sur le totalitarisme.

Cette « ville dans la ville », cernée par une enceinte et recréant un État policier comme l’ex-RDA, doit accueillir la première mondiale de « DAU », énigmatique suite de films entamés il y a 13 ans par Ilya Khrzhanovsky, 43 ans.

A partir du 12 octobre et jusqu’au 9 novembre, les visiteurs se verront délivrer un visa d’entrée –payant– pour pénétrer en plein coeur de la capitale allemande, et laisseront leur téléphone portable à de peu engageants gardes-frontières.

L’édification de cette micro-cité, composée de 900 pans de mur de 3,60 mètres de haut, reste soumise à l’autorisation des autorités locales, mais les organisateurs se sont montrés optimistes mardi face à la presse.

« C’est en route », a assuré mardi Thomas Oberender, directeur du festival Berliner Festspiele, pour qui il ne s’agit pas seulement « d’une première de film, mais d’un mélange d’expérience sociale, artistique » et même architecturale.

L’objectif n’est pas de créer « une version Disney de la RDA », mais de susciter « un débat politique et social sur la liberté et le totalitarisme, la surveillance, la coexistence et l’identité nationale », décryptent les hôtes berlinois de ce projet controversé.

– ‘Évènement mondial’ –

Érigé pour 6,6 millions d’euros, l’ouvrage doit voir le jour en partie sur l’avenue Unter den Linden, ancienne vitrine du régime communiste, avant d’être symboliquement détruit pour le 29e anniversaire de la chute du Mur, qui a balafré Berlin et séparé ses habitants pendant 28 ans.

« Par respect pour les victimes qui ont réellement vécu ces situations, on devrait se tenir à l’écart de tout ça », a critiqué Sabina Bangert, élue des Verts à Berlin, dans le quotidien Tagesspiegel.

Mais d’autres responsables s’enthousiasment, à l’image de la ministre conservatrice de la Culture Monika Grütters, « absolument convaincue que ce sera un événement mondial ».

Car il ne s’agit en rien d’une projection classique: selon les maigres détails communiqués, les spectateurs échangeront leurs téléphones portables contre un appareil numérique, hors connexion, qui les guidera dans une « découverte personnalisée ».

Outre Ilya Khrzhanovsky, le projet devrait réunir le chef d’orchestre grec Teodor Currentzis, le compositeur Brian Eno, la performeuse Marina Abramovic, le groupe Massive Attack et, selon l’agence DPA, le célèbre graffeur anonyme Banksy.

Le mur de Berlin / © AFP/Archives / INFOGRAPHIE, jfs/jj/ahu/abm

« DAU-Liberté », l’évènement berlinois, devrait précéder « DAU-Egalité », prévu en novembre à Paris, puis « DAU-Fraternité » début 2019 à Londres, tous organisés par l’homme d’affaires et philanthrope russe Sergueï Adoniev, installé dans la capitale britannique.

– Comédiens reclus –

Hors normes et mené dans le plus grand secret, ce projet visait à l’origine à raconter la vie du prix Nobel de physique soviétique Lev Landau (1908-68), surnommé « Dau », par ailleurs militant de l’amour libre et emprisonné lors des purges staliniennes.

Entamé en 2005, le tournage a viré à l’expérience « brutale et baroque », selon le magazine Caravan, lorsque son concepteur a décidé d’enfermer plusieurs centaines d’acteurs amateurs dans une reconstitution de Russie totalitaire installée en Ukraine.

Entre 2009 et 2011, il leur a été demandé de vivre comme en URSS – des sous-vêtements rêches à la nourriture en conserve payée en rouble -, sans pouvoir utiliser de téléphone portable, de réseaux sociaux ou de mots modernes sous peine d’amende.

« Ils sont tombés amoureux, ont trahi leurs amis, trompé leurs partenaires, vécu des expériences, été arrêtés, eu des enfants, vieilli », affirment les concepteurs de l’évènement.

Le but était de filmer leurs interactions spontanées « partout et tout le temps », selon le directeur de la photo, Jürgen Jürges, qui a passé trois ans sur le plateau.

Après avoir accumulé plus de 700 heures de rushes, Khrzhanovsky a fait détruire cette fausse cité par des néo-nazis, selon plusieurs médias, et en a tiré 13 films et plusieurs séries, transformant le biopic d’origine en monumental projet multimédia.

« L’expérience continue », promet une courte vidéo sur le site https://dau.xxx/

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 16h44)

La justice suédoise rétorque un projet décriée de Centre Nobel à Stockholm

mai 22, 2018

L’architecte britannique David Chipperfield pose devant une maquette de son projet de Centre Nobel dans le quartier de Blasieholmen à Stockholm, le 24 mai 2016 / © AFP/Archives / JONATHAN NACKSTRAND

 

La justice suédoise a retoqué mardi un projet controversé de Centre Nobel à Stockholm dont les contempteurs, le roi Carl XVI Gustaf en tête, craignent qu’il ne défigure un quartier historique de la capitale.

Le projet de la Fondation Nobel, dessiné par le Britannique David Chipperfield, consiste en un bâtiment doré à angles droits qui serait édifié sur un quai où une douane du 19e siècle est promise à la démolition.

Du fait de sa taille et de son style aussi tranchant que massif qui jure avec l’usage très classique de la pierre dans les environs, le Centre Nobel compte de nombreux détracteurs.

La cour d’appel des sols et de l’environnement leur a donné provisoirement raison en estimant que le projet « allait altérer irrémédiablement la lisibilité de l’histoire de Stockholm en tant que ville portuaire, maritime et commerciale ».

L’édifice risque de nuire « à la préservation du patrimoine culturel » du quartier de Blasieholmen, ajoute-t-elle dans son jugement, que les promoteurs du projet devraient porter devant une juridiction supérieure.

En juin 2016, le roi Carl XVI Gustaf qui d’ordinaire observe une grande réserve sur les affaires publiques s’était fendu d’un entretien au journal Dagens Nyheter pour dire tout le mal qu’il pense du bâtiment, trop grand et d’un doré outrageusement « dominant ».

Le projet, qui a déjà perdu un étage à l’issue de l’enquête publique, a été approuvé en 2016 par le conseil municipal de Stockholm. La Fondation Nobel espérait démarrer les travaux en 2017 mais les procédures judiciaires retardent les premiers coups de pioche.

Le nouveau bâtiment doit rassembler toutes les activités de la Fondation (cérémonies, activités scientifiques, expositions, administration, etc.), à l’exception du banquet Nobel qui restera à l’Hôtel de Ville.

Des mécènes, dont les famille Wallenberg, l’une des plus riches du pays, et Persson, qui contrôle la chaîne de prêt-à-porter H&M, financeront l’essentiel de la construction.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 15h31)                  

Des cardinaux opposés à un projet de McDonald’s près du Vatican

octobre 15, 2016

Plusieurs cardinaux ont fait part de leur opposition à un projet de McDonald’s près de la Place Saint-Pierre à Rome. Ils dénoncent notamment un choix « pervers » et « irrespectueux ».

« C’est une décision perverse et controversée à tout le moins », souligne ainsi le cardinal Elio Sgreccia dans un entretien samedi au quotidien italien La Repubblica. Ouvrir un tel établissement à droite de la basilique du Vatican « est irrespectueux » à l’égard de l’une des places architecturales les plus emblématiques donnant sur les colonnades de Saint-Pierre, a ajouté le prélat.

Ce cardinal ne vit pas lui-même dans le bâtiment où serait installé le futur restaurant mais il s’exprime au nom de sept prélats qui y résident.

La location des lieux est gérée par la société ASPA chargée de la gestion des biens immobiliers du Vatican. « Je ne vois pas où est le scandale », indique a contrario le cardinal Domenico Calcagno, patron de ASPA, tout en précisant qu’il n’y a aucune raison de revenir en arrière sur un accord conclu en toute légalité.

Rentrée d’argent conséquente
Selon La Repubblica, un cardinal en colère a écrit au pape François pour lui demander d’intervenir contre un choix commercial qui devrait rapporter au Vatican 30’000 euros par mois.

Responsable d’une association de défense du quartier historique entourant le Vatican, Moreno Prosperi déplore que ce dernier perde son image. En raison de la prolifération de stands de souvenirs illégaux et de supérettes, « l’identité de cette zone disparaît », se désole-t-il.

D’autres membres de cette association qualifient de folie un projet qui va entraîner des regroupements de gens dans un endroit à haut risque pour la sécurité antiterroriste. « Cet espace serait bien plus utile pour accueillir des nécessiteux, en accord avec la volonté du pape d’une Eglise au service des pauvres », fait valoir le cardinal Sgreccia.

Romandie.com

Au Burkina, le projet de sortie de crise passe mal

septembre 21, 2015

Le projet de sortie de crise au Burkina Faso présenté par la médiation ouest-africaine suscitait lundi l’indignation de la société civile. Elle restait opposée à l’amnistie des putschistes et à la participation de candidats pro-Compaoré aux prochaines élections.

Dès dimanche soir, Me Guy-Hervé Kam, le porte-parole du Balai Citoyen, en pointe dans le soulèvement populaire contre Blaise Compaoré en 2014, jugeait « honteux » le projet avancé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cette réaction trouvait un écho dans les rues de la capitale burkinabé.

Elaboré à l’issue de trois jours de médiation-marathon à Ouagadougou, le projet d’accord sera soumis mardi au fert vert de la Cédéao lors d’un sommet extraordinaire à Abuja.

Le texte est articulé en 12 points. Il propose le maintien des élections législatives et présidentielles au Burkina, au plus tard le 22 novembre, mais surtout la participation des candidats pro-Compaoré. Ces candidatures avaient été invalidées ces derniers mois suite à une loi votée par l’Assemblée intérimaire. C’était la principale revendication des auteurs du coup d’Etat militaire du 17 septembre.

Parmi les autres points figurent la « restauration des institutions de la transition et du président Kafando » et la « libération sans conditions de toutes les personnes détenues suite aux événements ».

Le sort du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l’origine du coup d’Etat, est quant à lui « laissé à l’appréciation du président issu des prochaines élections ». Depuis plusieurs mois, la société civile réclame la dissolution de cette troupe forte de 1300 hommes.

Confiance rompue
Lundi matin, des habitants de Ouagadougou qui faisaient la queue pour acheter des unités d’électricité à l’agence principale de la compagnie nationale, la Sonabel, se montraient très critiques.

« On n’a plus confiance dans la Cédéao. On veut sortir (dans la rue), prendre notre destin en mains. Les corps (des manifestants tués) ne sont même pas enterrés et on amnistie. On va tout barricader », a déclaré un agent de bureau d’une trentaine d’années.

Dans la capitale, les magasins étaient ouverts et des centaines de moto-taxis circulaient dans le centre-ville. Mais l’accès à internet était quasi-inaccessible et plusieurs réseaux de téléphonie mobile étaient coupés. Les appels à manifester via les réseaux sociaux avaient joué un rôle prépondérant dans l’organisation du soulèvement populaire qui avait mis fin aux 27 ans de pouvoir de M. Compaoré, fin 2014.

« Ils essaient d’empêcher les gens de communiquer », commentait un homme de 25 ans qui critiquait lui aussi l’impunité promise aux putschistes, qui n’ont pas hésité à tirer sur la foule.

Un autre habitant de la capitale se montrait plus nuancé: « L’amnistie n’est pas une bonne chose mais l’inclusion des candidats CDP (parti de Blaise Compaoré), pourquoi pas’ Il faut qu’il y ait un accord. Ils n’ont qu’à les laisser se présenter et que le meilleur gagne ».

Romandie.com