Posts Tagged ‘prolongation’

Mali: Paris veut une aide candadienne

janvier 17, 2013
La France souhaite que l’aide du Canada à son intervention au Mali, sous la forme de la participation d’un avion géant C17 au transport de troupes, prévue pour durer une semaine, soit prolongée sans être limitée dans le temps, a indiqué jeudi son ambassadeur à Ottawa.

Soulignant « la nécessité absolue » de bénéficier de cette assistance, Philippe Zeller a indiqué à la chaîne publique CBC avoir fourni mercredi au chef de la diplomatie canadienne, John Baird, « tous les éléments d’information » indispensables pour que le gouvernement canadien puisse prendre cette décision.
John Baird lui-même avait dit mercredi que le Canada était « ouvert » à la possibilité d’apporter une autre contribution à l’opération au Mali.

A la suite de la rencontre entre John Baird et l’ambassadeur de France, ce dernier avait laissé entendre qu’une aide financière d’Ottawa serait également bienvenue. Le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui avait exclu d’avance toute mission de combat des troupes de son pays au Mali, s’est entretenu mercredi au téléphone avec le président François Hollande, exprimant son soutien à l’opération française.

Cependant, le communiqué d’Ottawa sur cette conversation n’a fait aucune mention d’une prolongation éventuelle du soutien logistique du Canada ou d’une aide financière.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire: immense déception après la défaite en finale de la CAN-2012

février 13, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlUne immense déception s’est abattue dimanche soir sur la Côte  d’Ivoire après la défaite des Eléphants aux tirs au but face à la Zambie en  finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, vécue comme un rendez-vous  manqué dans un pays qui sort d’une très grave crise politique.

« On est maudits, on est maudits! »: une jeune fille s’effondre en larmes et  est aussitôt consolée par ses amis, venus comme un millier d’autres Abidjanais  regarder le match sur des écrans géants à l' »allocodrome », un lieu en plein air  du quartier huppé de Cocody (nord).

« Drogba, foutaises! », peste un autre, la main sur la tête en signe de deuil.   Comme beaucoup, il en veut au capitaine Didier Drogba pour son penalty raté à la  70e minute.  Il enlève son maillot et le déchire devant tout le monde, alors que  les gens se dispersent.

Et cette défaite aux tirs au but (8-7, 0-0 après prolongation) à Libreville a  une résonance bien au-delà du sport.

Le pays a été déchiré par une crise politico-militaire (décembre 2010-avril  2011) qui a fait quelque 3. 000 morts, épilogue d’une décennie de tourmente, et  le régime du président Alassane Ouattara comptait sur une victoire pour cimenter  la nation.  « Cette défaite va porter un coup à la réconciliation, elle va  empirer la situation », affirme à l’AFP Blaise Kouadio, un coiffeur.

Comme pour illustrer ses propos, une bagarre éclate après que des supporters  ont clamé que « Ouattara a porté la poisse » à l’équipe.  « On avait besoin de  cette joie après dix ans de crise », soupire Fulbert Yao, restaurateur, pour qui  « la Coupe allait réaliser 50% du travail de réconciliation ».

La géante place Ficgayo, dans l’immense quartier populaire de Yopougon  (ouest), s’est vidée en une dizaine de minutes des milliers de spectateurs aux  couleurs nationales orange-blanc-vert qui s’étaient réunis en quête d’un sacre  des Ivoiriens, 20 ans après leur victoire à la CAN.

A Bouaké, ville du centre et fief de l’ex-rébellion ivoirienne, il y a aussi  des larmes et l’amertume est considérable, comme la colère: « ils nous ont  trahis, ils nous ont trahis, moi je ne vais plus supporter les Eléphants! »,  enrage un supporter.  « Je suis découragé mais je crois encore à cette équipe »,  lâche quand même Adama Dosso.  Pour lui, malgré l’échec des footballeurs, « la  réconciliation est toujours possible ».

Duékoué (ouest) fut l’épicentre des pires tueries durant la dernière crise.

Après le match, « Duékoué ressemble à un cimetière », ose François Guéï, un  sans-emploi.  « Il y avait des télés même dans les camps de déplacés, on  s’apprêtait à fêter mais cette défaite est venue encore meurtrir nos coeurs »,  affirme-t-il.  Le réseau social Facebook était inondé par la tristesse et la  colère ivoiriennes: « Pfffffff, quelle honte! », s’énervait une internaute.

Les autorités ont annoncé dimanche soir que le lundi serait « férié et chômé »  pour permettre à la population de réserver « un accueil triomphal » aux Eléphants,  attendus à 14H00 (locales et GMT) à l’aéroport d’Abidjan, après leur  « participation héroïque » à la CAN.

Jeuneafrique.com avec AFP

Coupe d’Afrique des Nations – La Zambie à la folie

février 12, 2012

FOOTBALL 2012 CAN Zambia - 0

Champions d’Afrique pour la première fois, les Zambiens ont déjoué tous les pronostics en battant notamment les Sénégalais au premier tour, les Ghanéens en demi-finale et en venant à bout d’une équipe de Côte d’Ivoire maudite. Génération dorée. Mais maudite. A l’image de Didier Drogba, qui a eu la balle du titre au bout du pied mais qui l’a envoyée, sur penalty, au-dessus du but de Kennedy Mweene. Ce même Mweene a vu quelques minutes plus tard le tir au but de Gervinho filer loin de son cadre. Gagné par la peur, l’Ivoirien n’avait pas envie d’y aller. Il avait raison. Sunzu, lui, n’a pas tremblé et envoyé la Zambie au paradis.

« Un signe du destin »

Avant cette séance de tirs au but, l’enjeu a souvent pris le pas sur le jeu et les occasions n’ont pas plu sur Libreville. Les deux équipes ont néanmoins eu l’opportunité de l’emporter durant le match. Pendant le temps réglementaire pour la Côte d’Ivoire, suite au fameux penalty manqué par Drogba (69e). Durant la prolongation, par Chris Katongo. Elu meilleur joueur du tournoi, le Zambien a trouvé le poteau de Barry Copa (94e), qui aura terminé la compétition sans avoir encaissé le moindre but. Et sans trophée. Il était écrit que la Zambie irait au bout de ses rêves.

Hervé Renard l’avait prédit. Le retour des Chipolopolos en terre gabonaise, près de deux décennie après le drame de 1993, était forcément « un signe du destin ». Le pèlerinage émouvant, à deux jours de la finale, sur la plage de la capitale gabonaise où s’est écrasé l’appareil, n’aura pas été vain. Rien ne pouvait arriver à l’invité surprise de cette finale, dont le parcours plein de symboles aura marqué cette Coupe d’Afrique.

G.W. avec AFP / Eurosport