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Canada-Ontario: Doug Ford refuse de s’excuser pour ses propos sur les immigrants

octobre 19, 2021

TORONTO — Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, refuse de s’excuser pour les commentaires qu’il a faits lundi au sujet des immigrants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Après une annonce à Windsor, lundi, M. Ford a repris sa rhétorique familière au sujet du plus gros problème de l’Ontario: la pénurie de main-d’oeuvre, en particulier dans les métiers et la construction.

Il a déclaré que les personnes qui veulent venir trimer dur comme tous les autres nouveaux Canadiens devraient venir en Ontario, mais que ceux qui veulent «toucher l’allocation et s’asseoir» devraient aller ailleurs.

Lors de la période des questions à l’Assemblée législative, mardi, la néo-démocrate Doly Begum a déclaré que ces commentaires étaient offensants pour des familles comme la sienne, qui sont venues en Ontario pour bâtir un avenir meilleur, et elle a demandé des excuses au premier ministre.

M. Ford a assuré qu’il est pour l’immigration, d’où qu’elle vienne, et que sa base est composée de gens originaires du monde entier – mais il ne s’est pas excusé pour ses propos de lundi.

Le Conseil ontarien des agences au service des immigrants estime que M. Ford ne devrait pas utiliser des figures de rhétorique xénophobes en parlant des immigrants.

Avec La Presse Canadienne

France-Attentats et présidentielle: Mélenchon suscite l’indignation, attaque l’extrême droite

juin 7, 2021
Attentats et presidentielle: Melenchon suscite l'indignation, attaque l'extreme droite
Attentats et présidentielle: Mélenchon suscite l’indignation, attaque l’extrême droite© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE

Jean-Luc Mélenchon renoue avec la polémique: les propos du chef de file de LFI liant terrorisme et élection présidentielle ont suscité l’indignation. L’insoumis a réagi en dénonçant une « ambiance violente » entretenue par ses détracteurs, braquant les projecteurs sur « l’appel au meurtre » d’une vidéo d’extrême droite.

Après son « la République, c’est moi » lancé lors d’une perquisition houleuse au siège de La France Insoumise en 2018, le candidat à l’Élysée se retrouve de nouveau dans la tourmente, accusé d’avoir tenu dimanche des propos « indécents » voire « complotistes », à moins d’un an de la présidentielle.

« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012 (auteur jihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban), ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs Élysées (en 2017, un jihadiste assassine le policier Xavier Jugulé). Avant on avait eu Papy Voise (un retraité agressé chez lui à Orléans en avril 2002), dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance », a déclaré le chef des Insoumis sur France Inter.

Ces propos ont aussitôt provoqué l’indignation, dans la classe politique mais aussi auprès de proches de victimes d’attentats, tels Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohammed Merah, et qui a dénoncé des propos « inadmissibles ».

Plusieurs membres du gouvernement, à l’image de Marlène Schiappa, l’ont accusé de tenir « des propos complotistes » et « honteux » qui « manquent de respect aux familles de victimes » des attentats terroristes. A droite, mais aussi côté socialiste et écologiste, plusieurs voix se sont élevées pour critiquer « des propos irresponsables, pas dignes d’un homme d’État ».

« Il est en pleine dérive », a taclé la présidente du RN, Marine Le Pen. « Je suis malheureuse pour ses propres électeurs qui très certainement ne doivent pas le reconnaître », a-t-elle ajouté.

« Ambiance morbide »

En guise de réaction à la polémique, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « odieuse manipulation » de ses propos et braqué les projecteurs sur une vidéo postée dimanche après-midi – et depuis supprimée – par le youtubeur d’extrême droite « Papacito », qui simule le meurtre d’un électeur insoumis, représenté par un mannequin.

D’abord depuis le siège de LFI, drapeau tricolore en arrière plan, puis à la tribune de l’Assemblée nationale, l’Insoumis, le visage fermé et le verbe lent, a clamé: « Je mets en garde contre le fait que cette vidéo est parue en fin de journée dimanche, alors même que commençait à s’orchestrer une odieuse manipulation de mes propos à propos des attentats qui ont eu lieu au cours des précédentes élections, et à propos desquels je veux renouveler l’expression de ma compassion pour les victimes ».

Selon Jean-Luc Mélenchon, la vidéo est l’aboutissement de « l’ambiance morbide et violente » entretenue par ses détracteurs. Il a donc appelé à « faire redescendre le niveau de violence verbale et en images qui règne dorénavant, à l’initiative de groupes dont le danger n’est plus à signaler », tout en annonçant son intention de porter plainte contre le youtubeur.

Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a également annoncé « saisir le procureur » parce que les communistes sont aussi désignés comme cibles.

« Que ce genre de vidéo circule librement sur internet est effroyable », a tweeté le maire de Grenoble et potentiel candidat EELV à la présidentielle Éric Piolle.

Jean-Luc Mélenchon a également reçu le « soutien républicain » des députés LREM Sacha Houlié et Fabien Matras. « Cette vidéo est abjecte », a dénoncé le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, interrogé sur LCP, qui au nom du gouvernement, « condamne » ces images.

L’épisode de la vidéo n’a fait que resserrer les rangs des Insoumis, qui avaient déjà fait bloc derrière leur chef, comme l’a démontré le soutien de la députée LFI Clémentine Autain, qui n’a pas hésité à exprimer ses désaccords par le passé.

« Ce qu’il a voulu dire, c’est que nous n’acceptons pas l’instrumentalisation de ces faits gravissimes qui arrivent la dernière semaine d’un scrutin important », a-t-elle défendu.

La candidate à la présidence de la région Île-de-France a toutefois concédé un « propos ramassé » qu’il était aisé de « mal interpréter ».

Le chef des Insoumis est coutumier des controverses, qu’il dit considérer à chaque fois comme la défense d’un « système » contre sa candidature.

Par Le Point avec AFP

Le président des JO de Tokyo va démissionner après ses propos sur les femmes

février 11, 2021

LE PRÉSIDENT DES JO DE TOKYO VA DÉMISSIONNER APRÈS SES PROPOS SUR LES FEMMES

© Reuters/POOL 

TOKYO (Reuters) – Yoshiro Mori, président du comité d’organisation des Jeux olympiques 2020 de Tokyo, va démissionner après ses propos sur les femmes, trop bavardes selon lui, qui lui ont valu de vives critiques, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Cette démission risque d’accentuer les doutes sur la tenue des JO cet été alors que la pandémie due au coronavirus, qui a déjà provoqué un report d’un an de l’événement, n’est pas terminée.

L’ancien Premier ministre, âgé de 83 ans, a lui-même déclaré à la télévision japonaise qu’il allait « expliquer (s)a pensée » lors d’une réunion prévue vendredi et qu’il devait assumer la situation. Il n’a toutefois pas confirmé les rumeurs sur sa démission à venir.

« Je ne peux pas laisser ce problème perdurer plus longtemps », a-t-il dit, en présentant une nouvelle fois ses excuses.

Un porte-parole du comité d’organisation a refusé de s’exprimer sur le sujet.

D’après les sources, Yoshiro Mori va être remplacé par Saburo Kawabuchi, âgé de 84 ans, ancien président de la fédération japonaise de football et maire du village olympique.

Avec Reuters par (Yoshifumi Takemoto, Elaine Lies et Takashi Umekawa; Version française Bertrand Boucey, édité par Jean-Michel Bélot)

Liban: l’ambassadrice américaine convoquée pour des propos anti-Hezbollah

juin 28, 2020

 

Le mouvement chiite a «siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement (…) et entravé certaines réformes économiques dont le Liban a désespérément besoin», a-t-elle dit.

La diplomatie libanaise convoquera lundi 29 juin l’ambassadrice américaine à Beyrouth après des propos virulents contre le mouvement chiite Hezbollah ayant fait l’objet d’une injonction controversée par un juge local.

«Le ministre des Affaires étrangères Nassif Hitti a convoqué l’ambassadrice américaine Dorothy Shea demain (lundi) à 15h00 à la lumière de ses récentes déclarations», a indiqué l’agence de presse ANI.

Lors d’un entretien vendredi avec la chaîne de télévision saoudienne Al-Hadath, Dorothy Shea a fait part des «graves inquiétudes» de Washington «sur le rôle du Hezbollah, une organisation terroriste». Le mouvement chiite a «siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement (…) et entravé certaines réformes économiques dont le Liban a désespérément besoin», a-t-elle accusé, alors que le pays est en proie à sa pire crise économique depuis environ 30 ans.

Samedi, un juge des référés dans la ville de Tyr (sud), Mohamad Mazeh, a décidé d’interdire, sous peine de sanctions, aux médias libanais et étrangers travaillant au Liban d’interviewer, durant un an, Dorothy Shea, une décision aussitôt saluée par le Hezbollah.

Les autorités libanaises doivent «prendre des mesures immédiates pour contraindre cette ambassadrice à respecter le droit international», a exhorté dimanche Hassan Fadlallah, député du puissant parti chiite, faisant référence à la convention de Genève sur les relations diplomatiques.

Pays de 18 communautés religieuses, le Liban est régi par un système complexe de partage du pouvoir où la Justice fait souvent l’objet de tiraillements politiques et communautaires.

Pour le département d’Etat américain, il s’agit d’une tentative «pathétique» de «censure» de la part du Hezbollah. La ministre libanaise de l’Information Manal Abdel Samad a de son côté souligné la nécessité de veiller à la liberté de la presse.

Cet incident intervient dans un contexte de de tensions croissantes entre Washington et le parti chiite, qui a récemment accusé les Etats-Unis de chercher à provoquer une famine au Liban et d’interdire l’afflux de dollars, monnaie sur laquelle est indexée la livre libanaise

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire – « Ils sont allés chercher tous les Maliens » : Henri Konan Bédié crée à nouveau la polémique

novembre 19, 2019

Henri Konan Bédié à son domicile parisien le 10 septembre 2019.

Henri Konan Bédié à son domicile parisien le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier/JA

 

Le président du PDCI, Henri Konan Bédié, a accusé le RHDP d’avoir recruté des « Maliens » pour grossir les rangs d’un meeting organisé à Paris. Des propos qui provoquent la polémique, jusqu’au sein de son propre parti.

Il s’agit de sa seconde sortie controversée du patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) en l’espace de cinq mois. Cette fois, c’est aux responsables du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) que le Sphinx de Daoukro a décidé de s’attaquer.

« Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que leur désillusion est grande. Et leur enthousiasme s’éteint progressivement à chacune de leurs timides sorties où ils ne cessent de convoyer de vrais faux militants pour espérer tromper l’opinion tant nationale qu’internationale, comme ce fut le cas récemment à Paris et à Sinfra », a lancé Bédié, le 14 novembre dernier, lors du Bureau politique de son parti.

Face à un public acquis à sa cause, le président du PDCI a alors mis de côté son discours écrit pour se lancer dans une saillie improvisée. « À Paris, il s’agissait effectivement d’une réunion pour laquelle ils sont allés chercher tous les Maliens à la sortie ! »

Propos confus

Et le vieux dirigeant, galvanisé par les ovations, de poursuivre son propos. « Mais laissez-moi terminer, d’ailleurs. Ils sont allés, un vendredi, à la sortie de la messe de 13 heures, en donnant 100 euros à tous les militants de cette mosquée. Il s’agit de la mosquée de Toits-Rouges à Paris… »

Un responsable, assis à ses côtés, lui glisse alors quelques mots à l’oreille. Bédié se corrige, il ne s’agit pas de la mosquée de Toits-Rouges – un quartier d’Abdidjan – « il s’agit de la mosquée de Château Rouge ». Au passage, Henri Konan Bédié omet un « détail » important : la réunion du RHDP n’a pas eu lieu un vendredi – jour de la grande prière hebdomadaire pour les musulmans – mais un samedi…

Pour confus qu’ils soient, ces propos ont été aussitôt été abondamment relayés sur les réseaux sociaux. Les uns dénonçant une sortie « xénophobe », les autres saluant « l’audace » du président du PDCI.

« Pourquoi le président Bédié voit-il des étrangers partout ? Pis, pourquoi ne voit-il que des étrangers ? Cette manière de faire la politique rend cette dernière nauséabonde et donne au PDCI l’image d’un parti politique ayant une offre politique moribonde. Le parti mérite mieux », s’inquiète l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

Début mai, sa sortie contre des « étrangers » avait soulevé la polémique, au point que le gouvernement l’avait menacé de poursuites judiciaires. Mais cette fois, ses propos sur la supposée présence de Maliens à une réunion du RHDP à Paris est dénoncée jusque dans ses rangs. Selon nos informations, une délégation d’élus et de jeunes du PDCI compte le rencontrer pour lui demander d’être plus mesuré dans ses propos.

Jeuneafrique.com par André Silver Konan

Côte d’Ivoire : Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié maintient ses propos controversés sur les étrangers

juin 28, 2019

Entretien avec l’ex-président de la Côte d’Ivoire et actuel président du PDCI (Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire) Henri Konan Bédié à son domicile à Daoukro. © Sylvain Cherkaoui pour J.A. © Sylvain Cherkaoui pour JA

 

L’ancien président ivoirien, accusé d’avoir agité le concept d’« ivoirité », début juin, a reproché jeudi au gouvernement de vouloir imposer le silence dans l’opposition et « d’abandonner les citoyens, en proie à l’angoisse, aux craintes et à la misère sociale ».

« Le gouvernement ivoirien demande à l’opposition politique (…) de garder le silence et d’abandonner les citoyens, en proie à l’angoisse, aux craintes et à la misère sociale », a tonné Henri Konan Bédié en ouvrant le bureau politique de sa formation, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Début juin, l’ex-président (1993-1999) âgé de 85 ans avait lancé, en rappelant de récentes violences meurtrières intercommunautaires dans le centre du pays : « On fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais les Ivoiriens n’accepteront jamais cela ».

L’opposant évoquait aussi « d’autres (étrangers) qu’on fait venir clandestinement » et à qui « on fait faire des papiers », possiblement pour « fausser » la présidentielle de 2020.

Controverse

Ces déclarations avaient soulevé une vive controverse. Le gouvernement avait condamné des « propos d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger ».

Avec ses propos, Henri Konan Bédié a été renvoyé à « l’ivoirité », un concept nationaliste que l’ancien chef de l’Etat et d’autres responsables politiques avaient utilisé pour tenter d’empêcher Alassane Ouattara de se présenter à la présidentielle de 1995. Ce concept a, selon de nombreux observateurs, contribué à la montée de la tension lors de la décennie de crise armée qui s’est soldée par les violences de 2010-2011.

Henri Konan Bédié a appelé le gouvernement « à la fermeture des sites d’orpaillage clandestin, au désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement des armes en Côte d’Ivoire, (…) à la lutte contre la fraude sur la nationalité ivoirienne. »

Horizon 2020

Il a aussi répété sa volonté de voir les autorités réformer la Commission électorale indépendante (CEI),très critiquée par l’opposition, pour la prochaine présidentielle.

Âgé de 77 ans, le président Ouattara entretient le mystère quant à une éventuelle candidature. S’il aura déjà accompli deux mandats en 2020, il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

Henri Konan Bédié laisse lui aussi planer le doute sur sa candidature.

Par Jeune Afrique avec AFP

Polémique après des propos de Trump sur le Monténégro, « petit pays très agressif »

juillet 18, 2018

Washington – Donald Trump faisait face mercredi à une nouvelle polémique pour avoir qualifié le Monténégro de « tout petit pays », dont les habitants sont « très agressifs », et pour avoir semblé remettre en cause le principe de défense mutuelle au sein de l’Otan.

« Si, par exemple, le Monténégro est attaqué, pourquoi mon fils devrait-il aller au Monténégro pour les défendre? », lui a demandé un journaliste de la chaîne américaine Fox News, dans un entretien diffusé mardi soir.

« Je comprends ce que vous dites, j’ai posé la même question », a répondu le président des Etats-Unis. « Le Monténégro est un tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs », a-t-il ajouté, allant jusqu’à laisser entendre que cette agressivité pourrait déclencher « la Troisième Guerre mondiale » si les autres membres de l’Alliance atlantique devaient venir prendre sa défense.

Invité à réagir mercredi soir devant le Parlement, à Podgorica, le Premier ministre monténégrin Dusko Markovic a estimé que les déclarations de M. Trump n’intervenaient « pas dans le contexte de justification de l’existence de l’Otan, mais dans celui du financement de l’Otan ».

« Il a répondu à la question et dit que les Monténégrins étaient courageux et qu’il ne voulait pas que des citoyens américains combattent et soient tués pour d’autres membres de l’Otan », a ajouté M. Markovic.

Les propos de M. Trump ont alimenté le tollé suscité jusque dans son propre camp républicain par sa conférence de presse de lundi à Helsinki avec Vladimir Poutine, au cours de laquelle il a été accusé de s’être totalement aligné sur son homologue russe.

« En attaquant le Monténégro et en mettant en doute nos obligations au sein de l’Otan, le président fait exactement le jeu de Poutine », a déploré sur Twitter le sénateur républicain John McCain. « Le peuple du Monténégro a courageusement résisté à la pression de la Russie de Poutine pour adhérer à la démocratie » et « le Sénat a voté à 97 contre 2 en soutien à son entrée dans l’Otan », a rappelé cet élu respecté, après avoir déjà vivement critiqué l’attitude de Donald Trump à Helsinki.

Les relations de Washington avec les alliés de l’Otan viennent d’être mises à rude épreuve lors d’un sommet extrêmement tendu à Bruxelles. Et le président américain est régulièrement soupçonné de vouloir remettre en cause l’article 5 de la charte de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), sa pierre angulaire, qui stipule que toute attaque contre un pays membre est considérée comme une attaque contre tous.

Cet article n’a été invoqué qu’une fois: après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

« Trump laisse à nouveau planer le doute sur le fait que les Etats-Unis, sous sa présidence, viendraient au secours de nos alliés. Un autre cadeau à Poutine », a commenté sur Twitter l’ex-diplomate Nicholas Burns, qui était ambassadeur américain à l’Otan lors du 11-Septembre.

« J’aime dire que Trump est prévisible, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse présenter le Monténégro comme une menace majeure pour la paix dans le monde », a ironisé pour sa part l’expert Thomas Wright, du think tank Brookings.

La porte-parole du département d’Etat américain Heather Nauert n’a pas souhaité commenter directement les propos de Donald Trump, mais elle a rappelé que le président avait « réitéré la semaine dernière notre engagement à toute épreuve en faveur de la défense collective au sein de l’Otan ».

La déclaration publiée à l’issue du sommet de Bruxelles « affirme clairement que toute attaque contre un allié serait considérée comme une attaque contre tous », a-t-elle insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h39)                                                        

Allemagne: Berlin demande à l’ambassadeur américain de clarifier ses propos sur la droite en Europe

juin 4, 2018

L’Allemagne a demandé lundi à l’ambassadeur américain à Berlin, un fidèle de Donald Trump, des explications après qu’il eut déclaré vouloir « soutenir » les conservateurs en Europe dans un entretien au portail d’extrême droite Breitbart.

Berlin a demandé « une clarification », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que Richard Grenell, en poste depuis moins d’un mois à Berlin, aurait l’occasion de s’expliquer lors d’un entretien -prévu de longue date- avec un secrétaire d’Etat au ministère, Andreas Michaelis, cette semaine.

Selon l’entretien accordé à Breitbart paru dimanche, le diplomate déclare avoir été contacté par « de nombreux conservateurs dans toute l’Europe » qui lui ont fait part de leur sentiment d’une « résurgence en cours » de cette mouvance politique, portée par l’échec des politiques de gauche.

« Je veux absolument soutenir d’autres conservateurs partout en Europe, d’autres responsables », ajoute-t-il, une déclaration pour le moins inhabituelle venant d’un ambassadeur censé rester neutre.

« Je pense que l’élection de Donald Trump a permis aux gens de dire qu’ils ne peuvent pas autoriser la classe politique à déterminer qui va gagner ou qui devrait être candidat avant que l’élection ait lieu », peut-on également lire.

Les déclarations ont provoqué quelques remous en Allemagne. « Les citoyens européens n’ont pas besoin qu’un vassal de Trump leur dise pour qui voter », a ainsi réagi le député social-démocrate allemand Thorsten Schäfer-Gümbel dans un tweet.

« Un ambassadeur qui s’immisce ainsi dans le débat démocratique n’est tout simplement pas à sa place », a-t-il jugé.

M. Grenell, 51 ans s’était déjà fait remarquer pour avoir sommé -le jour même de sa prise de fonction le 8 mai- les entreprises allemandes de cesser leurs activités en Iran après la décision de Washington de dénoncer l’accord nucléaire et de rétablir les sanctions contre Téhéran.

Homosexuel, partisan du mariage gay, il se décrit sur Twitter comme un « disciple imparfait du Christ ».

Ancien porte-parole de la mission américaine à l’ONU sous l’administration Bush, il a travaillé avec John Bolton, un « faucon » nommé récemment conseiller à la sécurité nationale de M. Trump.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 14h23)