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France: Une Béninoise, aide-soignante en Ehpad et menacée d’expulsion, se voit proposer un titre de séjour

novembre 27, 2020

Une ressortissante béninoise qui travaille depuis un an et demi dans un Ehpad en Isère et était menacée d’expulsion, s’est vue proposer un titre de séjour par Olivier Véran et Marlène Schiappa, ont annoncé les ministres dans un communiqué commun vendredi.

Lydia Veyrat, 37 ans, était venue en France en mai 2019 après le décès de son mari français avec qui elle vivait au Bénin, pour liquider la succession en Savoie, d’où il était originaire. Dans cette attente l’aide-soignante avait été embauchée, d’abord en CDD puis en CDI dès octobre 2020, comme aide-soignante dans un Ehpad à Pontcharra en Isère, département mis sous tension par l’épidémie de Covid-19.

Mais sa demande de renouvellement de titre de séjour avait été refusée par la préfecture de la Savoie, département où elle réside, assortie d’une obligation de quitter le territoire en septembre parce qu’elle «ne justifiait d’aucune insertion particulière dans la société française». Son recours devant le tribunal administratif avait été rejeté lundi. Son Ehpad avait pourtant «attesté par écrit qu’ils avaient besoin d’elle», avait déclaré son avocat Didier Besson, alors que l’une de ses supérieures avait dénoncé une «situation incompréhensible».

«Soucieux de reconnaître l’engagement de celles et ceux qui participent au combat contre le Covid», le ministre de la Santé Olivier Véran et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, en relation avec le préfet de la Savoie, ont décidé de lui accorder un titre de séjour. Il lui permettra de «rester en France et d’exercer son métier d’aide-soignante au sein de cet Ehpad», ajoutent-ils.

«C’est aussi en cohérence avec la volonté du gouvernement d’accélérer la naturalisation des travailleurs étrangers en première ligne pendant le Covid», selon l’entourage de Marlène Schiappa, qui indique que 1419 dossiers de travailleurs étrangers, identifiés par les préfets, sont actuellement à l’étude.

Par Le Figaro avec AFP

France: Hollande propose «Socialistes» comme nouveau nom du PS

novembre 25, 2020

L’ex-président de la République s’est invité dans le débat sur un potentiel changement de nom du PS, lancé mardi par le premier secrétaire du parti, Olivier Faure.

François Hollande a suggéré au Parti socialiste (PS), qui songe à changer de nom, de prendre celui de «Socialistes» en marge d’un déplacement dans un collège et un lycée de Courbevoie (Hauts-de-Seine) mercredi 25 novembre.

Il a lancé cette idée alors qu’il s’entretenait avec des élèves, auxquels il était venu parler de laïcité. La veille, lors d’un conseil national du PS, son premier secrétaire Olivier Faure avait indiqué que son parti pourrait, «pourquoi pas», changer de nom. «Réinventons le mouvement socialiste pour en continuer l’histoire», avait-il dit. «Notre feuille de route doit être celle d’un big bang».

Michel Sapin, proche de Hollande, sous la présidence duquel il a géré plusieurs portefeuilles de ministre, a lui aussi affirmé mercredi qu’il n’était «pas attaché à un nom» mais à «l’affirmation» des socialistes.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: Poutine propose au Japon un traité de paix sans condition, Tokyo répond froidement

septembre 12, 2018

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Vladivostok, dans l’Extrême orient russe, le 12 septembre 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Vladimir Poutine a proposé mercredi au Japon de tourner la page de la Deuxième guerre mondiale en signant d’ici à la fin de l’année et « sans conditions préalables » un traité de paix, une proposition froidement accueillie par Tokyo qui exige la restitution de quatre îles annexées par l’URSS en 1945.

Le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a immédiatement réagi à la proposition du président russe, rappelant « le principe simple » selon lequel Tokyo ne conclura un tel traité qu' »après le règlement du problème de l’attribution » de ces îles volcaniques du sud de l’archipel des Kouriles que le Japon, qui les appelle les Territoires du Nord, revendique.

C’est précisément ce différend territorial qui a jusqu’à présent empêché les deux pays de parvenir à la signature d’un traité de paix et les négociations sur ce point n’ont pas connu d’avancées majeures ces dernières années malgré les appels répétés du Premier ministre Shinzo Abe.

M. Poutine a fait cette proposition dans le cadre du Forum économique de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, où M. Abe venait lui aussi de lancer un appel en faveur de la signature d’un tel traité, sujet majeur de discussions ces dernières années.

Le chef de l’Etat russe, jusqu’alors très prudent sur ce sujet qui empoisonne des relations par ailleurs en plein développement, a expliqué que « l’idée lui (était) venue à l’esprit ».

« Cela fait 70 ans que nous cherchons à régler nos différends. Cela fait 70 ans que nous menons des négociations (…) Shinzo a dit +Changeons d’approche !+. Et en effet : allons-y ! Signons un traité de paix, pas maintenant mais d’ici à la fin de l’année ! Sans conditions préalables », a déclaré Vladimir Poutine, sous des applaudissements dans le public constitué majoritairement d’hommes d’affaires asiatiques, notamment japonais.

« Et ensuite, sur la base de cet accord de paix, comme des amis, nous continuerons à régler tous les sujets de discorde. Il me semble que cela rendrait plus simple la résolution de tous les problèmes que nous ne pouvons régler depuis 70 ans », a-t-il avancé.

Lundi encore, le président russe, qui a fréquemment rencontré Shinzo Abe, déclarait qu’il serait « naïf de penser qu’on peut résoudre en une heure » ce différend, se disant simplement « prêt à chercher des solutions qui conviendraient à la fois à la Russie et au Japon ».

Le porte-parole du Kremlin a déclaré que les deux dirigeants n’ont pas encore évoqué la proposition du président russe.

– « Devoir envers les générations futures » –

Dans son discours devant le forum de Vladivostok, avant la proposition de Vladimir Poutine, le chef du gouvernement japonais avait encore fait un long plaidoyer en faveur du règlement de ce différend territorial.

Les îles Kouriles / © AFP / AFP

« Les relations entre la Russie et le Japon avancent à un rythme jamais vu (…) Il ne reste qu’un obstacle qui les empêche de prospérer complètement (…) et ce n’est rien d’autre que le fait que nos deux pays doivent encore conclure un traité de paix », avait-il expliqué.

« Si nous ne le faisons pas maintenant, alors quand ? Et si nous ne le faisons pas, alors qui va le faire ? » avait demandé M. Abe. « Nous sommes tous les deux (avec Vladimir Poutine, ndlr) conscients que cela ne sera pas facile. Cependant, nous avons un devoir envers les générations futures ».

Il a estimé que les îles pouvaient servir de « hub logistique » et de « symbole de coopération », faisant de la mer du Japon « une autoroute pour le transport de marchandises dans les deux sens ».

Les déclarations de Vladimir Poutine ont surpris beaucoup d’observateurs.

Alexandre Gabouev, le directeur du programme Asie-Pacifique au centre moscovite Carnegie, estime qu’elles sont le résultat de la frustration de la Russie face à la faiblesse des investissements japonais.

« Cela semble être une déclaration faite sur le coup de l’émotion plutôt que quelque chose de réel », a-t-il déclaré à l’AFP.

Jusqu’à présent, les deux pays ont progressé à petits pas, s’engageant à faciliter la visite d’anciens habitants sur ces îles et lançant quelques projets économiques communs.

Lundi, Vladimir Poutine et Shinzo Abe ont annoncé la visite en octobre en Russie du chef d’état-major japonais, Katsutoshi Kawano, et d’une délégation d’hommes d’affaires japonais sur les îles disputées.

Romandie.com avec(©AFP / (12 septembre 2018 15h05)

Jacques Delors veut que l’on puisse sortir un pays de la zone euro

octobre 18, 2011

PARIS (Reuters) – Jacques Delors, le père de l’euro, propose une réforme des traités européens pour permettre à certains pays d’en sortir, ce qui est actuellement impossible.

Dans une interview publiée mardi par Le Monde, l’ancien président de la Commission européenne estime que l’euro est « au bord du gouffre » en raison du caractère tardif de la réaction des dirigeants européens, mais aussi du vice de construction du système de gestion de la monnaie unique.

« En 1997, après avoir quitté la Commission, j’avais proposé (…) de créer à côté du pôle monétaire (la Banque centrale indépendante et un pacte de stabilité), un pôle économique avec un pacte de coordination des politiques économiques », souligne-t-il.

« Si un tel équilibre avait été réalisé, le Conseil de l’euro se serait interrogé en temps utile sur la situation de la Grèce, sur la dette privée qui augmentait de façon inquiétante en Espagne, en Irlande et en Italie. Il aurait pu réagir », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi Jacques Delors se félicite de l’intention de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel de modifier les traités européens pour créer un véritable gouvernement économique de la zone euro, mais y ajoute une disposition non prévue.

« Dans ce nouveau traité, on devrait prévoir la possibilité de sortir un pays de la zone euro avec une majorité surqualifiée de 75% », dit-il. « Avoir une monnaie commune implique en effet des devoirs plus exigeants. »

Il estime toutefois qu’il sera très difficile à la Grèce de redresser sa situation: étant confronté à une grave récession, le pays n’est pas en mesure de résorber son déficit et l’on assiste selon lui au retour des anciennes pratiques du Fonds monétaire international: « Apprendre aux pays en difficulté à mourir guéri. »

Jacques Delors juge en outre que la recapitalisation des banques prônée par le tandem franco-allemand est un « coup de poker » dont il souhaite qu’il réussisse.

Reuters par Yves Clarisse