Posts Tagged ‘Prostitution’

Congo/ Pointe-Noire : un blanc se fait voler 10 millions par 3 filles invitées et payées pour un trio

août 21, 2019

 

La souffrance imposée aux congolais par leurs dirigeants est entrain d’avoir un impact négatif sur leur comportement. Tout les moyens valent désormais au Congo pour survivre, à l’instar de ces trois filles, à peine âgées d’une vingtaine d’années dans la prostitution occasionnelle. Invitées à participer à un trio par un blanc sexagénaire en séjour d’affaires à Pointe-Noire, elles n’ont pas hésité à emporter la sacoche du dernier contenant 10 millions de Cfa.

L’obsession de profiter des filles noires afin de réaliser ses fantasmes sexuels, a joué un sale tour à un sujet blanc, en séjour dans la capitale économique congolaise.

A peine atterri à Pointe-Noire, où il était invité par des partenaires locaux dans le cadre des affaires, un sexagénaire occidental a demandé à ces derniers de lui trouver trois filles africaines fraîches pour une nuit endiablée.

C’est d’ailleurs l’un d’eux, au nom de Constant, aujourd’hui en détention qui a négocié avec les filles. Bien qu’il affirme ne pas les connaître du tout, la police ne croit pas en sa version et soupçonne une complicité et un coup bien monté.

Après le désir du blanc, c’est à Constant P que les autres ont confié la mission de dénicher trois petites filles ayant encore les seins debout. Constant, affirme s’être rendu dans le quartier KM4 négocier avec les filles qu’il croisait souvent dans un VIP.

Le marché aurait été conclu à 100000 frs la nuit. Le blanc profiterait alors d’un trio avec ces filles dont la plus âgée a 21 ans. C’est à bord de sa Rav4 grise, que Constant P les aurait conduit dans un hôtel de la ville où logeait leur partenaire blanc.

Le blanc affirme avoir bu assez d’alcool avant la partie de sexe avec les trois filles, et c’est un peu vers 3 heures du matin qu’il s’est rendu compte du malheur qui lui était arrivé. Les trois petites filles avaient disparu emportant sa sacoche, son téléphone et son ordinateur portatif.

Un butin de 10 millions de cfa que la police tente de retrouver avec la promesse d’une récompense juteuse. L’un des policiers chargé de l’enquête a affirmé en privé être fière de l’agissement de ses trois filles. «  Ces vieux blancs viennent ici en Afrique abuser de la pauvreté des filles pour leurs fantasmes sexuels » aurait-il confié.

A en croire certaines langues entre les corps habillés, le but est de retrouver les filles afin de recevoir d’elles directement quelque chose et non faire plaisir au blanc qui aurait lui-même chercher son malheur.

La gérante du VIP où ces filles passaient leur soirée, soutient qu’elles ne seraient plus à Pointe-Noire, mais dans le Grand Niari ou Brazzaville. Le blanc lui, serait dans tous ses états.

Sacer-infos.com par Satny Franck

Un réseau de prostitution roumain démantelé au Portugal

juin 4, 2019

 

Les autorités portugaises ont démantelé un réseau de prostitution actif dans plusieurs pays européens, arrêtant mardi dans le nord du pays huit Roumains dans le cadre d’une enquête menée depuis décembre en coopération avec Europol.

«Ce groupe qui opérait au Portugal et dans d’autres pays de l’Union européenne profitait de la vulnérabilité des victimes», a indiqué la police des frontières (SEF). L’opération a permis de libérer une vingtaine de femmes de nationalité roumaine qui ont reçu une assistance psychologique d’une équipe spécialisée dans l’aide aux victimes. Ce coup de filet a été lancé par plus d’une centaine d’inspecteurs de cette police et de ses collègues européens. Les suspects ont été mis en examen pour des crimes de trafic d’être humain, association criminelle, proxénétisme aggravé et blanchiment de capitaux.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cuba: les étudiants congolais sont devenus des musiciens et putes pour survivre

mars 1, 2018

Les étudiants Congolais à Cuba vivent des moments difficiles à cause du non paiement par l’État Congolais de leurs bourses d’études. Si les hommes sont obligés de se lancer dans le trafic de drogue ou dans la musique, les filles se prostituent pour pouvoir vivre. Et comme ça au Congo, dit-on il y a un chef d’État qui pense à l’avenir du pays.

La première vague des étudiants Congolais envoyés à Cuba était constituée de 700 personnes dont 600 ressortissants du nord et 100 du sud. Ce choix répondait à la politique tribale du pouvoir de Sassou qui projette de créer une élite nordiste qui dominerait le sud .

Mais peine perdue, les meilleurs étudiants s’avèrent tous être ceux du sud, alors que ceux du nord sont des éternels redoublants. Choisis par accointances ethniques, nombreux sont les étudiants qui se demandent toujours le but réel de leur séjour à Cuba.

Habitués à la facilité du pays où les parents leur accordaient toutes les commodités avec l’argent volé, ces pseudos étudiants se retrouvent dans une situation difficile dans l’île des caraïbes depuis que l’État n’arrive plus à honorer à ses engagements.

Abandonnés à eux-mêmes, certains étudiants n’hésitent plus à travailler pour les petits trafiquants de drogue Cubains pour avoir de quoi vivre. D’autres sont devenus des musiciens de la salsa et animent des soirées dans différents cabarets de la « isla de la juventud » et de la Havane.

Les filles par contre se sont lancées dans la chasse aux touristes en offrant ce qu’elles ont de plus précieux, à savoir leur corps.

60 étudiants ont pu s’échapper de Cuba pour les USA via le Mexique avec tous les risques que cela comporte. La base du développement d’une nation est l’éducation qui favorise des ressources humaines qualifiées. En négligeant cela, le pouvoir montre à quel point, le devenir du Congo n’est pas son obsession.

Partis pour étudier et servir le Congo demain, les étudiants sont devenus des grands animateurs des cabarets où ils se distinguent par des danses venues de Brazza et Ponton dans l’espoir d’obtenir quelques billets de dollars.

Dans le futur, quel sera le comportement de cette ancienne étudiante qui aura vendu son corps pour vivre dans l’administration publique ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Thaïlande : la fin de la prostitution à Pattaya, un vœu pieux

avril 18, 2017

 

Dans un bar à hôtesses thaïlandais de Pattaya, le 29 mars 2017 / © AFP / Roberto SCHMIDT

La junte a beau promettre de vouloir ramener Pattaya dans le droit chemin, May est convaincue qu’elle continuera encore longtemps à gagner sa vie en se prostituant dans la capitale thaïlandaise du vice.

D’une part parce que comme des dizaines de milliers d’autres travailleurs et travailleuses du sexe, elle n’a aucune envie de changer de boulot. Et de l’autre parce que rien ne laisse penser que le flot de clients étrangers soit en voie de se tarir.

Pattaya, à deux heures par la route au sud de Bangkok, a perdu sa virginité il y a un demi-siècle quand les militaires américains ont commencé à y affluer pour tenter d’oublier les horreurs de la Guerre du Vietnam.

Aujourd’hui, ses prostituées peuvent espérer gagner entre 70.000 et 150.000 bahts (1.900 à 4.100 euros) par mois, soit dix fois le salaire moyen en Thaïlande.

« Je gagne bien ma vie et ça profite aussi à ma famille », explique May à l’AFP, tout en tapinant sur « Walking Street », une longue rue qui regorge de bars à hôtesses et de discothèques bruyantes.

Plusieurs affaires criminelles récentes -dont des meurtres d’étrangers- ont contraint les autorités à sortir de leur réserve en raison de leur retentissement dans la presse internationale.

Et à en croire May, une transgenre, l’ambiance a changé sur la « Walking Street » à mesure que se sont multipliées les descentes de police liées à cette volonté affichée par la junte de moraliser la ville.

Le lieutenant-colonel Sulasak Kalokwilas fait partie de ces officiers aujourd’hui investis d’une mission impossible : éradiquer la prostitution.

Le lieutenant-colonel Sulasak Kalokwilas (C) et son groupe passent devant des rabatteuses, à Pattaya en Thaïlande, le 29 mars 2017 / © AFP / Roberto SCHMIDT

– Tabou, Point G et Fahrenheit –

« Nous sommes en train de supprimer les spectacles obscènes et sales. Nous tentons de les faire disparaître », explique-t-il, alors qu’à proximité, des femmes en tenue légère tentent d’attirer le chaland dans des bars au nom évocateur comme le Tabou, le Point G et le Fahrenheit.

Ce dernier établissement se targue d’avoir « Les filles les plus chaudes de Pattaya ».

L’aplomb du chef de la police de Pattaya, le colonel Apichai Kroppeth, est remarquable quand il affirme que ces femmes « ne sont pas impliquées dans la prostitution ».

« Elles travaillent comme serveuses, elles s’assoient et discutent avec les clients, certaines dansent », assure-t-il.

Pour les habitants de la ville, la campagne des autorités suit un schéma bien connu. Généralement, ce sont de gros titres négatifs dans la presse internationale qui déclenchent les coups de filet.

Mais cette répression est toujours limitée car on ne s’attaque pas ainsi à un secteur économique qui rapporte autant.

Dans Walking Street, une rue de Pattaya qui regorge de bars à hôtesses, le 29 mars 2017 / © AFP / Roberto SCHMIDT

« Vous vous attendez vraiment à ce que le braconnier protège le gibier ? », interroge un Occidental installé à Pattaya.

Les prostituées sont loin d’être les seules à gagner leur vie de leur activité, qui est aussi la vache à lait des patrons des bars et des salons de massage, des taxis, des mafias et, disent certains, des policiers pourtant chargés de lutter contre elle.

La prostitution « génère des sommes d’argent énormes et ne pourrait exister sans la connivence de la police », affirme le journaliste britannique Andrew Drummond, qui a couvert les faits divers en Thaïlande pendant 20 ans.

Des accusations démenties par le colonel Apichai qui affirme que ses hommes ne touchent « évidemment pas de pots-de-vin ».

– 12 millions de touristes –

La prostitution est bien sûr illégale en Thaïlande. Mais les patrons de bar contournent la loi en n’employant officiellement les filles que pour occuper les clients et discuter avec eux.

Ils touchent cependant une commission de l’ordre de 500 bahts (13 euros) chaque fois qu’un client souhaite quitter le bar avec cette « employée ». Et ce qui se passe ensuite pendant ce moment « privé », officiellement, ne regarde que ces deux derniers.

Un policier patrouille dans Walking Street, une rue de Pattaya qui regorge de bars à hôtesses, le 29 mars 2017 / © AFP / Roberto SCHMIDT

Les autorités ont annoncé la fin prochaine de ce commerce sans dire comment vivraient ensuite les travailleuses et travailleurs du sexe, ainsi que leurs familles.

Un rapport de l’Onusida évaluait en 2014 à 140.000 le nombre des prostituées en Thaïlande. La seule Pattaya en compterait plusieurs dizaines de milliers.

Pour Suladda Sarutilavan, la directrice de l’office du tourisme local, la station balnéaire a d’ores et déjà amorcé sa mue en visant un public familial demandeur d’activités nautiques, de golf ou autre.

En 2016, 12 millions de touristes -dont 70% d’étrangers- ont visité cette ville aux 2.000 hôtels qui offre plus de 100.000 chambres.

Cette mue, reconnaît Suladda Sarutilavan, est cependant compliquée par la réputation sulfureuse de Pattaya, qui est entretenue par la presse au moindre fait divers.

Les Occidentaux installés sur place soutiennent, quant à eux, que la cité est sûre.

« Chaque fois que je sortais à Coventry, il y avait une ou deux bagarres », se souvient le Britannique Bryan Flowers qui s’est fixé il y a une dizaine d’années à Pattaya, où il possède plusieurs bars.

« Je me sens totalement en sécurité ici ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 09h29)

Poutine ironise sur l’espionnage de Trump et sur la qualité des prostituées russes

janvier 17, 2017

Moscou – Vladimir Poutine a ironisé mardi sur les accusations d’espionnage visant Donald Trump, affirmant que ses services secrets « ne couraient pas après » chaque milliardaire, et disant douter que le futur président américain fréquente des prostituées russes même si « elles sont les meilleures au monde ».

Lors de sa visite à Moscou, en novembre 2013, Donald Trump « était simplement un homme d’affaires, une des personnes les plus riches d’Amérique », a déclaré le président russe lors d’une conférence de presse, soulignant qu’il ne savait « même pas qu’il avait des ambitions politiques ».

« Donc quoi, quelqu’un pense que nos services secrets courent après tous les milliardaires américains? Bien sûr que non, c’est du délire complet », a martelé Vladimir Poutine, affirmant n’avoir « jamais rencontré » le futur président américain.

Selon un rapport à l’authenticité non vérifiée et publié par plusieurs médias américains, les services secrets russes (FSB, ex-KGB) ont espionné Donald Trump afin d’éventuellement le faire chanter.

La presse américaine cite, entre autres, une vidéo à caractère sexuel présumée impliquant des prostituées, qui aurait été filmée clandestinement lors d’une visite du milliardaire à Moscou en 2013 par les services russes.

« Trump serait arrivé et il aurait aussitôt couru voir des prostitués moscovites », a résumé Vladimir Poutine, rappelant qu’il s’agissait de « quelqu’un qui a organisé toute sa vie des concours de beauté, qui a fréquenté les plus belles femmes au monde ».

« Vous savez, je peux difficilement m’imaginer qu’il a couru à l’hôtel pour rencontrer ces filles à la conscience sociale réduite, même si bien sûr, ce sont les meilleures au monde », a déclaré M. Poutine, refrénant avec difficulté un sourire.

Il a aussitôt repris un ton plus sérieux, affirmant que la prostitution était « un phénomène social sérieux, horrible. »

« Mais les personnes qui ont commandité ce type de documents falsifiés, ces documents diffusés actuellement contre le président élu des Etats-Unis, les personnes qui les fabriquent et les utilisent à des fins politiques sont pires que les prostituées », a-t-il lancé.

« Moralement, ils n’ont absolument aucune limite », a-t-il ajouté, jugeant que cela prouvait « la dégradation du niveau de l’élite occidentale ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2017 15h37)             

Etre mère et prostituée au Mali

août 18, 2016

Sabine rêverait de devenir coiffeuse. Dans sa chambre, elle s’entraîne à la fabrication de perruques.

Sabine rêverait de devenir coiffeuse. Dans sa chambre, elle s’entraîne à la fabrication de perruques. Crédits : Matteo Maillard
Halo jaune sur cercle rouge. Il est minuit au bar de l’autogare et la lueur de l’enseigne peine à attirer les clients. Pourtant elles sont là, les « filles de Sikasso ». Assises contre le mur à attendre derrière la palissade qui défend leur intimité. La lune n’éclaire pas sous l’auvent de tôle. On ne les distingue dans l’obscurité qu’à leur visage bleu, ébloui par l’écran de leur téléphone. Pianotant avec une frénésie adolescente. Si le néon de l’enseigne ne suffit pas, c’est à coup de SMS qu’elles appâteront ces phalènes de clients.

Lire aussi : Un combat pour la vie, la série d’été du « Monde Afrique »

Deux mois et 4 000 km de route le long de ce « combat pour la vie »: la santé maternelle et infantile en Afrique de l’Ouest.

Deux mois et 4 000 km de route le long de ce « combat pour la vie »: la santé maternelle et infantile en Afrique de l’Ouest. Crédits : LE MONDE

En cette nuit poussive, Evelyne* a d’autres préoccupations. Elle est en retard et la vieille femme du quartier qui garde sa fille de cinq mois est partie depuis plusieurs jours. Ça l’agace, mais a-t-elle d’autre choix que d’amener son enfant au travail ? De toute façon, elle connaît le rituel. Elle l’allaitera, la bercera jusqu’aux yeux clos. Déposée sur le sol à côté du lit, emmitouflée dans des chiffons. Là, presque invisible, elle ne dérangera pas le client.

Evelyne répond à des messages, tandis que la petite Maïga se repose sur le lit.

Evelyne répond à des messages, tandis que la petite Maïga se repose sur le lit. Crédits : Matteo Maillard

« Une année que je suis bloquée au Mali, glisse-t-elle agitée au bord du matelas. Maintenant je veux retourner à la maison à Abidjan… Je ne peux plus me prostituer ». Phrase sèche. Evelyne chancelante la prononce imbibée de mélancolie et d’alcool. Elle est arrivée à Sikasso par hasard, « une trahison », dit-elle. C’est son copain, une petite frappe de quartier, rencontrée il y a deux ans lorsqu’elle travaillait comme serveuse au JB, une boîte de nuit d’Abidjan. Elle, ivoirienne de 28 ans, seule. Il lui a fait miroiter des richesses. Elle est tombée amoureuse. « Une erreur », maugrée-t-elle.

Lire aussi : Lauran, avocat des femmes

Ils se sont embarqués pour le Mali, lui, prétextant vouloir retrouver ses parents à Ségou. En chemin, traversant la ville de Sikasso, ils se sont arrêtés dans ce motel-bar. Celui juste en face de l’autogare. « Attends-moi ici, je reviens », a-t-il dit, en ouvrant la porte de cette chambre turquoise sordide. Evelyne a obéi. Une année qu’elle ne l’a pas revu. Elle s’est résignée après quelques mois, sans savoir encore aujourd’hui pourquoi il l’a abandonnée. Parce qu’il en a trouvé une autre ? Parce qu’elle était malade ? Parce qu’elle était enceinte d’un mois ? Les trois, peut être.

La chambre turquoise est devenue son « bureau ». Elle y reçoit ses clients pour des passes allant de 2 000 à 5 000 francs CFA (de 3 à 7,60 euros), « selon les positions ». Dans les bons jours, il peut en venir six. Enceinte, seule, ayant tout quitté pour cet homme, « il fallait bien que je trouve un moyen de me nourrir et de payer chaque jour les 3 000 francs de location », dit-elle. La prostitution était la solution la plus évidente. « Toutes les filles le faisaient autour de moi ». Evelyne a accouché dans un centre de santé. Une petite Maïga qui pleure sur sa couverture jaune. « Elle a les dents qui poussent alors elle crie la nuit, confie Evelyne. Ça dérange les clients mais je dois rester auprès d’elle. Certains comprennent, d’autres je leur fais pitié et ils partent. »

Au bar de l’autogare, la vieille télévision diffuse un clip de Bob Marley.

Au bar de l’autogare, la vieille télévision diffuse un clip de Bob Marley. Crédits : Matteo Maillard

Les paillettes de sa jupe luisent à la lumière de l’ampoule nue. Seins engoncés dans son haut blanc, elle le réajuste et écluse son houblon. Temps d’aller voir si les clients remuent au bar. « Tout travail mérite sa bière », vante l’affiche d’une célèbre marque de spiritueux. À les observer, vacillants, les accoudés du comptoir sont à l’ouvrage depuis longtemps. Evelyne commande une autre bouteille. Bob Marley embaume l’atmosphère. Son clip passe en bleu, délavé par la vieille TV. Le sol est constellé de mégots et de déchets. Sous l’auvent, les tables poisseuses, presque vides, sont parcourues d’insectes.

Sabine*, 24 ans, traîne ses tongs et son ennui. Elle accepte de discuter mais à l’abri des regards. Le couloir sent le remugle. Une dizaine de chambres en enfilade. La sienne est comme celle d’Evelyne, turquoise décrépie de taches brunes. Et comme elle, comme toutes, c’est une étrangère. Aucune des « filles de Sikasso » n’est malienne. Sur les dix qui travaillent ce soir, trois sont burkinabés, six ivoiriennes et une nigériane. Les locales traversent la frontière, dans l’autre sens, afin d’exercer loin de leurs proches. « Elles changent de pays pour ne pas avoir à subir l’exclusion de la famille, la marginalisation, et pouvoir trouver un mari plus tard », explique un habitué du lieu.

Sabine dans sa chambre en attendant les clients.

Sabine dans sa chambre en attendant les clients. Crédits : Matteo Maillard

Contrairement à Evelyne, Sabine est là par choix. Débarquée du Burkina voisin il y a six mois avec une amie de cinq ans son aînée. C’est elle qui l’a initié au métier, « à sortir dans les maquis », euphémise Sabine. « Les maquis », ces bars dansants typiques de la sous-région, où l’on sert une cuisine roborative et l’on s’adonne au jeu, parfois devanture de bordels discrets. L’expression de Sabine a du sens. On sort dans les maquis. On en sort plus difficilement. Les ronces de l’alcool, de la solitude ou de la prostitution. Ce n’est pas pour échapper à cette vie que Sabine a quitté sa ville au Burkina Faso, mais « parce que c’était trop dangereux de continuer dans le quartier. »

Un ami de son oncle l’a vu exercer et a averti la famille. Afin d’éteindre la rumeur, Sabine a préféré laisser son garçon de trois ans à sa tante. À sa mère, elle lui a dit qu’elle partait au Mali pour travailler dans un salon de coiffure. Depuis toute petite, Sabine rêve d’être coiffeuse. C’est pourquoi elle a garni le mur de sa chambre turquoise de perruques qu’elle a fabriqué sur une tête de mannequin, les nuits sans clients, comme celle-ci. Elle fait tomber ses cheveux bouclés devant son visage las. Pense-t-elle à cette carrière brisée le jour du décès de son père ? Elle avait 14 ans. « Mon oncle, qui devait s’occuper de nous a refusé de payer ma formation de coiffure, souffle-t-elle. J’ai quitté l’école à ce moment-là. »

Une époque difficile. Pas d’argent. Peu de nourriture à part le mil rapporté du champ par sa mère. Elle commence à traîner dans le quartier et fait la rencontre de son amie, reine des maquis. « Les soirs elle m’y emmenait pour boire. Puis elle m’a poussé à aller voir des hommes, pour gagner de l’argent. J’ai d’abord refusé. » Elle cédera à 18 ans. Un client âgé qui lui promit pour toute la nuit 25 000 CFA, 38 euros, une fortune. « Ça m’a dégoûtée, lance-t-elle. Quand il m’a regardé après, je lui faisais pitié. Il me trouvait timide. J’étais apeurée. Il est parti. J’étais si mal que j’ai fait une semaine sans sortir. La seule chose qui m’a fait recommencer, c’est l’argent. »

Sabine travaille à Sikasso depuis six mois, date à laquelle elle a quitté sa famille burkinabé pour venir au Mali.

Sabine travaille à Sikasso depuis six mois, date à laquelle elle a quitté sa famille burkinabé pour venir au Mali. Crédits :

Deux ans plus tard, elle accouche de son garçon qu’elle a avec un ami du quartier, commerçant de chaussures. Il ne sait rien de son métier mais la surprendra aux bras d’un autre homme dans un maquis. « Il était très énervé, m’a demandé d’arrêter. Je ne l’ai pas écouté. Puis on est resté ensemble. » Par amour pour elle ou l’enfant, il a toléré cette situation quelques années avant de disparaître à Abidjan. Alors, accompagnée de son amie, Sabine a traversé la frontière jusqu’à Sikasso, sans le petit. « Non, non, c’est pas bon, proteste-t-elle. Si ton enfant te voit dans le milieu, quand il grandit, il comprend. »

En six mois d’expatriation, elle n’a vu son garçon que deux fois. « Seule ma petite sœur sait ce que je fais vraiment là. Mais elle ne le dira à personne. Elle a trop honte de moi. » Allongée sur le lit, elle se réfugie dans son téléphone. Les messages n’arrêtent pas de résonner depuis tout à l’heure. Un « ami » insistant qui veut s’assurer qu’une « des filles » est disponible. Des filles… pour ne pas dire des mères. « Toutes celles qui travaillent ici ont des enfants, lâche Sabine. Sauf une peut être. »

Evelyne assise auprès de Maïga. Il fait chaud, elle chasse les moustiques d’un revers de main.

Evelyne assise auprès de Maïga. Il fait chaud, elle chasse les moustiques d’un revers de main. Crédits :

A Sikasso, « 90 % des prostituées sont des mères », confirmera Lauran Coulibaly qui travaille avec « Danya So », une association maliano-suisse d’aide aux travailleuses du sexe. Chaque fin du mois, les membres font le tour des maisons de passe, offrent des dépistages et des préservatifs. Sabine en a une boîte de 144 au coin du lit, Evelyne aussi. Elle est retournée dans sa chambre, un peu plus saoule qu’avant. Le ventilateur produit un cliquetis permanent. Elle chasse d’un geste brusque les moustiques qui bombinent autour de Maïga.

« Quand j’aurai gagné assez d’argent, je rentrerai à Abidjan faire du commerce de pagnes et de sacs à main », jure-t-elle. Son copain disparu ? « C’est du passé ! » La colère cogne. Elle se rassure : « les hommes ne sont pas tous les mêmes ». Il est deux heures. L’enseigne ou les téléphones ont accroché leurs proies. Quelques clients se présentent à l’entrée. Evelyne se lève.

Un joueur de l’équipe de France de football pris dans une nouvelle affaire de prostitution ?

février 13, 2013
 
 
Vers une nouvelle affaire Zahia en équipe de France ?

 

Selon des informations rapportées par RTL, au moins un joueur de l’équipe de France de football serait « cité dans une affaire de prostitution de mineure ». Le Parquet de Paris a ouvert une enquête après l’arrestation inopinée d’une jeune fille de 16 ans…

Nouveau gros scandale en perspective pour le football français. Presque trois ans après les premières révélations de l’affaire Zahia qui avait impliqué Frank Ribéry et Karim Benzema entre autres, une nouvelle affaire semble être sur le point de toucher l’équipe de France de football. Sans qu’aucun nom soit cité par RTL, la radio révèle qu’« au moins un footballeur – un international français -, peut-être un deuxième joueur, ainsi qu’une ou deux personnalités de moindre envergure » seraient soupçonnés « de sollicitation de mineure prostituée ».

Un téléphone qui en dit trop

Lors d’une interpellation classique pour vol à l’étalage, une adolescente de 16 ans est emmenée au poste de Police. « Egalement en possession d’un peu de drogue », la jeune fille est passée au crible par les autorités. Il se trouve que la gamine en question est connue des forces de l’ordre comme « jeune prostituée occasionnelle ».

Dès lors, la fouille va un peu plus loin et les policiers examinent son téléphone portable. Et là stupeur, « apparaissent alors quelques personnalités : au moins un footballeur – un international français -, peut-être un deuxième joueur, ainsi qu’une ou deux personnalités de moindre envergure », comme nous le relayions plus haut. Les textos et les photos contenus dans le mobile de la jeune fille sont pour « certains ‘équivoques’, pour d’autres ‘explicites' », explique RTL en s’appuyant sur « plusieurs sources »

« L’adolescente ne fait pas vraiment plus que ses 16 ans » 

Du coup, on évoque des « soupçons de sollicitation de mineure prostituée », car « l’adolescente ne fait pas vraiment plus que ses 16 ans » à en croire les personnes interrogées par RTL. Une enquête préliminaire a été ouverte, tout d’abord sous le joug de « la brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne, puis à la brigade de répression du proxénétisme ». Le même procédé que pour l’affaire Zahia en avril 2010. RTL ajoute que l’adolescente sera de nouveau entendue par les enquêteurs et qu’« éventuellement » par la suite seront écoutés « les clients identifiés ».

Yann M’Vila : un joueur des Bleus détroussé par des prostituées

octobre 21, 2011

Mauvaise passe

Yann M’Vila, joueur de Rennes et de l’équipe France de football, et un ami se sont fait dépouiller par deux prostituées avec lesquelles ils avaient passé la nuit après un match des Bleus.

La troisième mi-temps coquine de Yann M’Vila a tourné à la débâcle. La Gazette de Montpellier rapporte que le footballeur de 21 ans et un ami ont filé en boîte de nuit après le match amical de l’équipe de France contre le Chili disputé le 10 août dernier dans la cité languedocienne. Durant la fête, le milieu récupérateur du Stade rennais et son pote ont rencontré Sarah et Ingrid. Romantiques, Yann M’Vila et son pote se sont entendus avec les deux jeunes femmes pour des relations sexuelles tarifées dans un hôtel. On vous laisse imaginer la suite.

Au petit matin, bad trip. Yann M’Vila se lève et constate que sa copine d’une nuit s’est envolée et qu’il lui manque des affaires. Dans une autre chambre, son ami fait le même constat. La Gazette de Montpellier indique que deux montres, dont l’une d’une valeur de 13 000 euros, ont été dérobées. L’AFP ajoute que des ordinateurs et des téléphones portables ont également été subtilisées par les deux « conquêtes » des victimes. Yann M’Vila et son ami ont donc déposé plainte. Ils seront soulagés d’apprendre que les jeunes femmes ont été retrouvées par les policiers.

Elles leur ont affirmé qu’elles s‘étaient mises d’accord avec le footballeur et son pote sur le tarif de la prestation : 5 000 euros. Cependant, ils ne leur auraient pas versé la somme et c’est pourquoi elles auraient décidé de piocher dans leurs affaires. Sarah et Ingrid seront jugées le 6 décembre prochain au tribunal de Montpellier. Une affaire qui contribuera sans aucun doute à améliorer l’image des joueurs de foot déjà bien écornée par l’épisode Zahia.

Voici.fr par C.G.