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Canada-UMQ: promotion du français chez les jeunes, les immigrants et les commerçants

novembre 5, 2021

MONTRÉAL — L’Union des municipalités du Québec (UMQ) entend promouvoir et valoriser la langue française auprès des jeunes, des personnes immigrantes et des commerçants.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

L’organisme regroupant 390 membres lancera bientôt un appel de projets sous la thématique «Fous du français» qui invitera les municipalités et MRC membres à soumettre différents projets qui feront la promotion de la langue.   

L’appel de projets sera lancé dans le cadre d’une séance d’information «Êtes-vous fous du français», qui aura lieu le 24 novembre. Les membres de l’UMQ seront ensuite invités à déposer un projet avant le 25 février prochain.  

L’initiative profite d’une contribution financière du gouvernement du Québec.  

L’UMQ a pris note de récentes statistiques démontrant que l’usage de la langue française est en déclin dans plusieurs endroits au Québec, notamment dans la grande région de Montréal. Elle croit que les municipalités peuvent agir pour favoriser et promouvoir son usage dans la population.   L

L’UMQ regroupe des municipalités de toutes tailles dans toutes les régions du Québec. Ses membres représentent plus de 85 % de la population et du territoire du Québec.

Avec La Presse Canadienne

Congo-Justice : comparution de deux présumés trafiquants de mandrill à Dolisie

octobre 21, 2021

Le tribunal de grande instance de la ville de Dolisie aura à la barre, ce 22 octobre, deux présumés trafiquants d’un bébé mandrill vivant, interpellés par les services de lutte contre le trafic illicite d’espèces protégées. 

Le jeune mandrill privé de liberté/Adiac

Les deux présumés délinquants fauniques, interpellés le 19 mars dernier à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, détenaient de manière illégale un jeune mandrill, animal intégralement protégé par la loi au Congo. Ils l’avaient transporté de la ville de Mossendjo à Dolisie dans des conditions inadéquates, dans le but de le vendre.

Conformément à la loi, les deux présumés trafiquants sont passibles de peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende dont le montant peut s’élever jusqu’à cinq millions de FCFA.

Le mandrill est classé parmi les espèces animaliers vulnérables par l’Union internationale de la conservation de la nature et figure dans l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, c’est-à-dire dans la catégorie la plus menacée de disparition.

Plus rare dans les massifs forestiers de la République du Congo, le mandrill est une espèce de primates que l’on trouve dans le sud du Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale. Après sa saisie, le jeune mandrill avait été confié à une équipe de l’Institut Jane Goodall pour recevoir les soins appropriés avant d’être relâché dans son habitat naturel.

Signalons que l’interpellation de ces deux contrevenants avait été faite par les agents de la direction départementale de l’Economie forestière, en collaboration avec ceux de la gendarmerie, avec le concours technique de ceux du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Avec Adiac-Congo par Fortuné Ibara

Canada-Québec: Une première Politique pour protéger le patrimoine à Trois-Rivières

juillet 8, 2021

Alors qu’elle vient de fêter son 387e anniversaire, la Ville de Trois-Rivières s’est dotée d’une Politique du patrimoine qui viendra baliser ses actions afin de préserver la richesse de son histoire, ses immeubles, ses archives, ses paysages, en plus de mieux exploiter son potentiel archéologique.

La Ville de Trois-Rivières lancé sa nouvelle Politique du patrimoine. Sur la photo, on retrouve dans l’ordre habituel le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières, Marc-André Godin, chef de service planification et programme à la Ville de Trois-Rivières et Pierre-Luc Fortin, conseiller municipal du district des Estacades et membre du comité de la Politique du patrimoine.

© SYLVAIN MAYER La Ville de Trois-Rivières lancé sa nouvelle Politique du patrimoine. Sur la photo, on retrouve dans l’ordre habituel le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières, Marc-André Godin, chef de service planification et programme à la Ville de Trois-Rivières et Pierre-Luc Fortin, conseiller municipal du district des Estacades et membre du comité de la Politique du patrimoine.

Au total, une trentaine d’actions sont prévues, dont la restauration et la mise en valeur de la place d’Armes, qui sont évaluées à plus de 500 000 $ et qui devraient se réaliser d’ici un maximum de trois ans.

Parmi le plan d’action, on compte se pencher sur l’occupation des bâtiments patrimoniaux afin de favoriser leur préservation grâce à la mise en place d’un programme incitatif, en plus de les mettre en valeur par des aménagements urbains et paysagers.

On souhaite aussi réaliser une étude de potentiel ou de caractérisation du patrimoine archéologique pour l’intégrer au plan d’urbanisme, aider les institutions muséales à avoir accès à un lieu d’entreposage et instaurer un bottin du patrimoine.

Un livre sur l’histoire de Trois-Rivières, des plateformes numériques pour la mise en valeur des collections et de panneaux précisant les noms de rues les plus significatifs sont aussi dans les plans.

L’adoption de cette Politique du patrimoine fait suite à de nombreuses consultations qui se sont tenues au cours des derniers mois. Un sondage avait également été lancé à l’été 2020 auquel plus de 400 personnes ont répondu. Le tout a été suivi de consultations auprès de 26 experts, de cinq organismes locaux du milieu et d’une consultation populaire qui a réuni 42 participants.

Le conseiller Pierre-Luc Fortin, qui travaille sur le dossier depuis déjà quelques années, soutient que cette Politique évitera d’agir en réaction comme c’est arrivé dans certains dossiers. «Ce qui fait que malheureusement quand on agit avec un délai court, des fois, il est trop tard, on perd quelque chose», fait valoir celui qui été l’un de ceux qui a travaillé sur l’élaboration de la Politique.

Il donne en exemple la terrasse du Manhattan qui a changé le visage de l’édifice au coin des rues des Forges et Notre-Dame, la fresque publicitaire d’un ancien marchand de fourrure qui avait refait surface à la suite de la démolition d’un bâtiment sur la rue Hart, ou encore la petite maison de l’Expo qui a malheureusement été démolie au cours des derniers mois.

Tous des dossiers gérés au cas par cas sans grands principes directeurs. Ce que viendra corriger cette Politique du patrimoine qui vise à définir la vision collective des valeurs de la communauté, développer des outils de protection et de diffusion du patrimoine, favoriser la concertation, mobiliser les acteurs et établir les priorités.

«On est entouré, on baigne dans le patrimoine. Il faut le réaliser et il faut en prendre soin pour le transmettre aux générations futures. Pour ne pas que ça tombe dans l’oubli et qu’on n’arrive dans une situation où on démolit parce que c’est mal entretenu», ajoute le conseiller du district des Estacades qui est également professeur d’histoire.

Avec  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

Canada-Québec/Protection du français : quand la CAQ enfonce des portes ouvertes

juin 19, 2021

Ottawa veut en faire davantage pour protéger le français. Voilà une bonne nouvelle qui n’a pas l’air de réjouir le ministre Simon Jolin-Barrette. Il suffisait de l’entendre réagir au dépôt du projet de loi C-32 pour comprendre qu’il n’est pas près de sabrer le champagne.

Le projet de loi 96, visant à renforcer et à protéger la langue française au Québec, a été annoncé en grande pompe par François Legault et Simon Jolin-Barrette.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le projet de loi 96, visant à renforcer et à protéger la langue française au Québec, a été annoncé en grande pompe par François Legault et Simon Jolin-Barrette.

Et pour cause : après le Parti libéral du Québec, c’est au tour du Parti libéral du Canada de doubler la CAQ. Non seulement approuve-t-il la démarche du gouvernement Legault pour protéger le français, mais la ministre Mélanie Joly a clairement laissé entendre mardi qu’elle souhaitait s’aligner sur le projet de loi 96 (PL96).

Résultat : la CAQ, qui se targue d’être le parti de la fierté nationale retrouvée, jusqu’à mettre son poing sur la table pour protéger la langue française, se retrouve à défendre des mesures qu’aucun de ses adversaires ne trouve, finalement, trop audacieuses.

C’est peut-être là le prix à payer pour un gouvernement qui a autant fait grimper les attentes par rapport à son projet de loi. Pendant près d’un an, le ministre Jolin-Barette s’est affairé à convaincre à peu près tout le monde que le français était en danger, et qu’il faudra agir vigoureusement pour freiner son déclin.

Force est de constater qu’il y est – trop – bien parvenu : le projet de loi qu’il a présenté ne semble pas même rassasier ceux qu’il avait lui-même mis en appétit. En témoigne le dernier sondage Léger sur la question, commandé par le Parti québécois, qui indique que si plus de 64 % des Québécois estiment que le français est en déclin, seulement le quart pensent que la réforme proposée par la CAQ pourra renverser la tendance.

Pas d’inquiétudes chez les libéraux fédéraux

Dans la capitale fédérale, on se défend de vouloir projeter la question linguistique dans un débat électoral. La réforme de la loi sur les langues officielles, explique un conseiller du gouvernement, est une intention formulée bien avant l’arrivée de la CAQ à Québec et du Bloc à Ottawa. Un remède surtout à des années de négligence des gouvernements précédents.

De toute façon, les troupes de Justin Trudeau ne semblent pas convaincues que la question linguistique puisse leur rapporter beaucoup de votes, ou de sièges.

Cela ne veut pas dire qu’on n’a pas surveillé attentivement ce que faisait Québec. C’est sûr que ça nous inquiétait», affirme une source proche du dossier. Finalement, on a vite déterminé pouvoir vivre avec» le projet de loi de Simon Jolin-Barrette, même en ce qui concerne les changements proposés à la Constitution.

Seul point de discorde : les obligations linguistiques imposées aux entreprises de compétence fédérale installées au Québec. Ottawa est disposé à appliquer dans ces entreprises des règles similaires à ce qui est prévu dans le projet de loi 96, mais pas question de les assujettir à la loi 101 comme le demande le gouvernement Legault. Pour l’instant, Ottawa ne voit pas comment le différend pourrait se transformer en conflit majeur.

Eux [le gouvernement Legault] n’ont pas le capital légal pour s’en prendre à nous et nous n’avons pas le capital politique pour aller contre eux», indique une source. En fin de compte, si l’intention des deux gouvernements est de protéger le français, on trouvera sûrement un terrain d’entente. Si le ton monte, c’est que l’un des deux cherche à exploiter la question à des fins politiques.

Un projet de loi à renforcer

Québec se prépare déjà à corriger le tir. Plusieurs sources confirment que le ministre Jolin-Barrette devrait profiter des consultations de l’automne pour donner plus de mordant à son projet de loi.

Il ne serait donc pas question de jeter du lest, ou de faire des concessions au nom de la recherche du consensus. Au contraire, la CAQ devrait hausser le ton, ce qui n’aurait rien d’étonnant, si elle souhaite toujours se présenter comme le protecteur de l’identité québécoise en année préélectorale.

D’ailleurs, le ministre lui-même s’est dit disposé à bonifier le PL96 avec des propositions des partis d’opposition. Il a donné l’exemple de l’obligation pour les étudiants des cégeps anglophones de réussir un minimum de trois cours en français pour obtenir leur diplôme, une avenue intéressante» selon lui.

Est-ce qu’il pourrait raffermir sa position en ce qui concerne le statut bilingue des municipalités? Une source proche du dossier le pense. D’autres espèrent encore que le gouvernement limite davantage l’accès au cégep anglophone.

Rassurer les anglophones

La communauté anglophone pourrait-elle devenir la principale ligne de fracture entre l’offre de Québec et celle d’Ottawa? Une chose est certaine, les inquiétudes des Anglo-Québécois pourraient donner du fil à retordre au gouvernement Legault, qui a pourtant fait de son mieux pour ne pas les froisser avec son projet de loi.

Le cabinet Trudeau, pour sa part, prépare ce terrain depuis des mois. Des rencontres ont eu lieu avec les intervenants à plusieurs reprises, les ministres ont envoyé des émissaires sur le terrain. Après tout, plusieurs élus libéraux dépendent du vote anglophone pour être réélus.

En coulisses, on pense avoir calmé les craintes. Je ne pense pas qu’on aura besoin de faire du outreach dans Outremont», lance une source. Les anglophones ne sont pas fâchés contre nous, ils sont fâchés contre Québec.»

Comme il l’avait fait pour la laïcité, François Legault a affirmé à plusieurs reprises qu’il voulait que sa réforme de la loi 101 soit modérée. Il court maintenant le risque à vouloir satisfaire tout le monde de ne contenter personne. En politique comme ailleurs, qui trop embrasse mal étreint.

Avec  Alex Boissonneault, Daniel Thibeault 

Congo-Baie de Loango : la nouvelle délimitation de la future aire maritime protégée adoptée

juin 3, 2021

Les parties prenantes du projet ont manifesté leur adhésion lors d’un atelier de concertation approfondie sur la délimitation cartographique et les superpositions des usages pour la création de la première aire marine protégée (AMP) du pays. L’atelier a récemment eu lieu au siège de la préfecture du Kouilou.

1-La photo de famille lors de l’atelier de concertation approfondie

Autorités locales, directeurs départementaux et acteurs du secteur privé concernés, représentants de la société civile et des communautés locales ont pris part, le 28 mai, audit atelier. Le projet création de la première AMP est une initiative conjointe du gouvernement congolais et du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les deux parties ont signé le 27 avril 2017 un accord de coopération pour protéger les richesses biologiques exceptionnelles de la Baie de Loango, zone qui attire en effet plusieurs espèces animales parmi lesquelles quatre espèces de tortues marines (tortues luth, tortue imbriquée, tortue olivâtre et tortue verte) et 153 espèces de poissons, a indiqué Marcellin Agnagna, coordonnateur du Projet de création de l’AMP.

L’ensemble de ce projet doit permettre de protéger la Baie de Loango (conservation et gestion durable des écosystèmes), de mettre en place une base de données spécifique, de développer les activités génératrices de revenus des communautés riveraines et de valoriser le site historique de la route des esclaves à travers des activités touristiques. Ouverte par Désiré Ondongo Bamboli, secrétaire général du département du Kouilou, l’atelier de concertation a eu comme objectif d’examiner et d’adopter la nouvelle délimitation et de susciter l’intérêt de tous pour des partenariats éventuels pour la gestion de cette zone. Celui-ci a été organisé en conformité avec la loi n°37-2008 sur la faune, et les aires protégées qui exigent que «la réalisation d’études de base (référencement) ainsi que la participation, dès sa conception, de toutes les parties prenantes qui sont concernées par la gestion de la future aire protégée à travers des concertations publiques ou restreintes ».

Les participants à l’atelier ont suivi la présentation technique du Projet de création de l’Aire marine protégée de la baie de Loango et les progrès réalisés (par Marcellin Agnagna) et du processus de cartographie participative approfondie de l’AMP et des limites provisoires (par le consultant-cartographe, Gaspard Lembé). Après concertation (échange, travaux en groupe, restitution des résultats), les parties prenantes du projet ont adopté la nouvelle délimitation et formulé des recommandations.

En effet, adoptées, le 18 décembre 2019 lors du premier atelier de concertation publique au siège de la préfecture du Kouilou, les limites provisoires de l’AMP ont été redéfinies en fonction des nouvelles données scientifiques et techniques obtenues après un travail de cartographie participative approfondie. Ainsi de 65000 hectares au départ, la superficie de cette zone, allant de la Pointe-indienne à l’embouchure du Bas-Kouilou, a été réduite à 49.994 hectares. Elle est constituée d’une zone marine de 45.486 hectares et d’une zone terrestre de 4458 hectares. La nouvelle délimitation prend en compte la superposition des usages et l’occupation des espaces dans la zone. 

La création de l’aire marine protégée constitue un véritable avantage pour le département du Kouilou : « La création de l’aire marine de la baie de Loango est appelée à positionner notre département au premier rang de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité au Congo, avec 4 aires protégées, sur les 18 que compte le pays, couvrant une superficie totale de 745.944 hectares, soit 18, 46% de la superficie totale de conservation du Congo. Il s’agit là d’un avantage écologique indéniable, au regard des défis liés à l’urgence des changements climatiques qui préoccupent actuellement l’humanité », a estimé Désiré Ondongo Bamboli.

2-Description géographie de l’Aire protégée marine de Loango

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Coronavirus : des milliards de personnes sans protection de base

mars 19, 2020

 

Alors que les mesures les plus drastiques se multiplient à travers le monde pour freiner le coronavirus, trois milliards de personnes n’ont pas les moyens les plus basiques pour se protéger.

 

Le nouveau coronavirus qui a émergé en Chine fin 2019 a déjà fait plus de 200.000 cas confirmés dans le monde et tué plus de 9.000 personnes. C’est désormais l’Europe qui est à l’épicentre de la pandémie, fermant ses frontières et confinant des millions d’habitants. Mais l’inquiétude monte dans les pays aux systèmes de santé fragile.

Les dirigeants de nombreux pays d’Afrique et d’Asie ont imposé des restrictions de voyage et parfois des quarantaines pour tenter d’empêcher la propagation de l’épidémie. Mais se laver les mains régulièrement, l’un des premiers gestes, barrière contre la contagion, est inaccessible à des millions de gens. L’Unicef estime ainsi que 40% de la population mondiale, soit 3 milliards de personnes, ne peuvent pas se laver les mains à la maison faute d’eau courante ou de moyens pour acheter du savon. L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de l’avancée vers les pays les plus pauvres de l’épidémie. « Alors que le virus avance vers les pays à bas revenu, nous sommes très inquiets de l’impact que cela pourra avoir sur des populations où le taux de prévalence du VIH est important, ou sur des enfants mal-nourris », a alerté cette semaine le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Au moment où les hôpitaux européens réclament des respirateurs, des pays africains cherchent du savon. L’Unicef en distribue à des millions de personnes, mais refaire les stocks est devenu difficile dans certains pays qui dépendent notamment des importations venues de Chine.

Le monde en état d’alerte

De l’Europe, où la pandémie progresse le plus rapidement, aux Etats-Unis, longtemps sceptiques, en passant par l’Afrique, la planète entière est désormais en état d’alerte maximal face au nouveau coronavirus, sur fond d’espoir en Chine où aucune contamination locale n’est plus enregistrée.

210 000 cas d’infection ont été détectés dans 157 pays et territoires et jeudi en milieu de journée, la pandémie comptabilisait au moins 9.020 morts dans le monde depuis son apparition en décembre. La majorité des décès sont survenus en Europe et en Asie. Avec 712 nouveaux morts ces dernières 24 heures pour un total de 90.293 cas, l’Europe est le continent où la pandémie progresse le plus rapidement. En 24 heures le nombre de décès en Espagne a progressé de 30 % (767 morts) tandis que l’Italie a enregistré mercredi 475 décès en 24 heures, le plus grave bilan quotidien dans un seul pays. A ce rythme, l’Italie risque de dépasser la Chine comme pays ayant dénombré le plus de décès avec 2.978 morts pour 35.713 cas. Les mesures de confinement prises depuis une semaine dans le pays seront « prolongées à leur échéance » le 3 avril vient d’ailleurs d’annoncer le gouvernement qui envisage aussi d’interdire les activités de plein air, promenade ou jogging. En France selon un bilan officiel, le coronavirus a causé 89 nouveaux décès en 24 heures.

Au total, 9.134 cas de contamination ont été confirmés, a précisé le directeur général de la santé qui a souligné que le nombre de nouveaux cas détectés doublait désormais chaque jour.

La planète se recroqueville

Pour tenter de ralentir la propagation, la planète continue de se recroqueviller. Après le Congo, le Nigeria a annoncé la fermeture des écoles à Lagos, mégalopole de 20 millions d’habitants. Le pays a pour l’instant recensé moins de dix cas mais craint une propagation fulgurante.

L’Afrique du Sud a pour sa part annoncé la réparation et l’extension d’une barrière de 40 kilomètres de long et de 1,8 mètre de haut à sa frontière avec le Zimbabwe pour tenter d’éviter la propagation du nouveau coronavirus, dont le nombre de cas en Afrique du Sud grimpe très rapidement (150 confirmés) et où leur nombre a augmenté de près d’un tiers en l’espace de vingt-quatre heures.

Panama, la Bolivie et le Pérou viennent de décréter un couvre-feu ; le Portugal, l’état d’urgence. Dès jeudi, seuls les Néo-Zélandais étaient autorisés à embarquer sur des vols à destination de l’archipel. Aucun étranger non-résident ne sera admis à compter de vendredi en Australie tandis que la compagnie australienne Qantas va arrêter tous ses vols internationaux.

En Russie qui dénombre officiellement 199 cas, tous les voyageurs arrivant dans le pays depuis l’étranger doivent rester deux semaines en isolement chez eux.

Des milliers de milliards d’aide publique annoncés

Face à ce virus que l’Organisation mondiale de la santé a qualifié d' »ennemi de l’humanité » menaçant de plonger le monde dans la récession, des milliers de milliards d’aide publique ont été annoncés, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Et de fait, jusqu’à 25 millions d’emplois sont menacés à travers la planète en l’absence de réponse coordonnée à l’échelle internationale, a averti l’Organisation internationale du travail.

Les compagnies aériennes, touchées de plein fouet ont besoin d’une aide d’urgence de 200 milliards de dollars, a estimé jeudi l’Association internationale du transport aérien (Iata). Tandis que les constructeurs automobiles américains General Motors, Ford et Fiat Chrysler ont suspendu leur production de voitures en Amérique du Nord, jusqu’au 30 mars au moins. Tout aussi préoccupant, le secteur agro-alimentaire déplore des perturbations sévères. En Europe, un appel a été lancé pour que la Commission européenne assure la fluidité de la circulation des marchandises. Et dans le secteur de la pêche, la pénurie de travailleurs confinés ajoutée aux problèmes logistiques commence à avoir des répercussions sur la production.

L’Union européenne aide au rapatriement de quelque 100.000 Européens bloqués à l’étranger en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus, a indiqué jeudi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi qu’il allait rapatrier une partie de ses troupes en Irak, où elles participent à des missions de formation. « En raison de l’épidémie de Covid-19, les besoins en formation des forces de sécurité irakiennes ont été réduits » et les missions de formation de la coalition internationale et de l’OTAN ont dès lors été « mises en pause », a expliqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

L’avenir de l’aviation est menacé sans aides publiques si la crise dure a alerté le patron de la compagnie allemande Lufthansa. Des aides publiques pourraient devenir nécessaires pour garantir la survie du secteur aérien si la crise du coronavirus dure, a prévenu jeudi le patron de Lufthansa, dont plus de 90% des avions sont désormais cloués au sol (700 avions sur 763).

 

Adiac-Congo par Bénédicte de Capèle avec AFP

Coronavirus: Emmanuel Macron annonce la réquisition des stocks et de la production des masques de protection

mars 3, 2020

Les masques de protection seront distribués aux professionnels de santé et aux Français contaminés, a indiqué le président de la république.

Emmanuel Macron a annoncé la réquisition de tous les stocks et la production de masques de protection.
Emmanuel Macron a annoncé la réquisition de tous les stocks et la production de masques de protection. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Emmanuel Macron a annoncé ce mardi que l’État français réquisitionnait «tous les stocks et la production de masques de protection» pour les distribuer aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus.

«Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus», a indiqué le président de la République dans un tweet.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la France commande des millions de masques de protection

février 24, 2020

Depuis fin janvier, les pharmacies font face à un afflux de clients désireux de se procurer des masques davantage destinés aux professionnels de santé.

Les masques de protection FFP2 sont équipés d'un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes.
Les masques de protection FFP2 sont équipés d’un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Depuis la fin janvier, les pharmacies font face à un afflux de clients désireux de se procurer des masques.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé dimanche une commande massive de plusieurs dizaines de millions de masques de protection de type FFP2. Ces derniers sont équipés d’un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes, et destinés aux personnels en contact avec des personnes malades. Ils ne fonctionnent pleinement que pendant trois heures.

Les masques chirurgicaux, en papier, n’offrent pour leur part pas une protection suffisamment efficace en cas de contact prolongé avec une personne contaminée, notamment parce qu’ils laissent passer de l’air non filtré. Si leur port est essentiel pour les personnes malades et peut être recommandé dans les régions fortement touchées par l’épidémie, ils ne sont ni utiles ni efficaces pour le reste de la population, précisent les autorités sanitaires.

Avec Le Figaro

Protection des données des enfants: Google et Youtube vont payer 170 millions de dollars d’amende

septembre 4, 2019

Google to pay $170 mn fine for YouTube collecting data from kids: US

En avril 2018, 23 organisations de défense des droits numériques et de protection de l’enfance avaient déposé une plainte auprès de la FTC LIONEL BONAVENTURE / AFP

La plateforme de vidéos en ligne appartenant à Google est accusée d’avoir enfreint la loi en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant.

Google et sa filiale YouTube, accusée d’avoir enfreint la loi en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant, va payer 170 millions de dollars d’amende aux Etats-Unis, a indiqué mercredi l’agence de protection des consommateurs (FTC) dans un communiqué. Cet accord à l’amiable, qui doit encore recevoir le feu vert du ministère de la Justice, est le plus important à ce jour dans une affaire impliquant la protection de la vie privée des enfants.

En avril 2018, 23 organisations de défense des droits numériques et de protection de l’enfance avaient déposé une plainte auprès de la FTC. Elles accusaient YouTube de collecter les informations personnelles de mineurs (localisation, appareil utilisé, numéros de téléphone) sans que les parents le sachent, et de s’en servir pour permettre de la publicité ciblée. La FTC touchera 136 des 170 millions de dollars d’amende tandis que les 34 millions restants iront au ministère de la Justice de l’Etat de New York. « YouTube a vanté sa popularité chez les enfants auprès d’entreprises qui étaient des clients prospectifs », a souligné le patron de la FTC, Joseph Simons.

« Toutefois, quand il s’est agi de respecter la loi, l’entreprise a refusé de reconnaître qu’une partie de sa plateforme était clairement destinée aux enfants. Il n’y a aucune excuse pour la façon dont YouTube a violé la loi », a-t-il ajouté. Le règlement à l’amiable, auquel les deux commissaires démocrates de la FTC se sont opposés ne le jugeant pas assez sévère, force Youtube à changer ses méthodes. « Nous traiterons les données de ceux qui regardent les programmes pour enfants sur Youtube comme si elles émanaient d’un enfant, quel que soit l’âge du spectateur », a affirmé Susan Wojcicki, qui dirige Youtube, dans un communiqué publié à la suite de l’annonce de l’accord.

La collecte de données sera limitée à celles nécessaires au bon fonctionnement du service et il n’y aura plus de publicités ciblées sur ce type de contenu tout comme la possibilité de faire des commentaires, a-t-elle précisé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Vatican/Vincent Lambert: le Pape appelle à protéger la vie

mai 20, 2019

 

Le Pape a appelé lundi dans un tweet à protéger la vie «du début à la fin naturelle», un message que son porte-parole a partagé en appelant explicitement à prier pour le Français Vincent Lambert.

«Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet», a écrit le pape François dans un message publié sur tous ses comptes Twitter de différentes langues. Et le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, a été plus explicite en retweetant le message avec la mention en français: «Prions pour Vincent Lambert».

Vincent Lambert, 42 ans, est un tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans. L’interruption des traitements visant à le maintenir en vie a débuté lundi matin, provoquant la colère de ses parents, fervents catholiques, qui espèrent encore que de nouveaux recours judiciaires stoppent «cette folie».

Par Le Figaro.fr avec AFP