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En Irlande du Nord, les catholiques désormais plus nombreux que les protestants

septembre 22, 2022
En Irlande du Nord, les catholiques desormais plus nombreux que les protestants
En Irlande du Nord, les catholiques désormais plus nombreux que les protestants© AFP/Archives/Paul Faith

Les catholiques sont désormais majoritaires en Irlande du Nord, selon les résultats d’un recensement publié jeudi, un retournement historique dans cette province britannique marquée par les conflits interreligieux et de nature à encourager les partisans d’une réunification avec la République d’Irlande.

L’Irlande du Nord a vu le jour il y a 101 ans avec un découpage géographique y assurant une majorité protestante et ainsi le pouvoir aux unionistes, partisans du rattachement avec le Royaume-Uni. Dans le reste de l’île, aujourd’hui la République d’Irlande, les catholiques sont majoritaires.

Désormais, 42,3 % de la population nord-irlandaise s’identifie comme catholique, contre 37,3 % comme protestant ou d’autres religions chrétiennes, selon les résultats de ce recensement publié par l’Agence de statistiques et de recherches d’Irlande du Nord (Nisra).

Lors du dernier recensement en 2011, 48 % de la population s’identifiait comme protestant et 45 % comme catholique ou autres religions chrétiennes. En 2001, 53 % des habitants se disaient protestants, 44 % catholiques.

Plus largement, 45,7 % des Nord-irlandais se disent catholiques ou élevés dans la religion catholique, quand 43,5 % se disent protestants ou élevés dans cette religion. Le nombre de personnes ne revendiquant aucune appartenance religieuse personnelle ou dans leur éducation a lui bondi à 9,3 %.

Les appels pour plus d’égalité entre protestants et catholiques – majoritairement partisans d’une réunification avec la République d’Irlande – avaient été l’une des premières sources de violence dans le cadre des trois décennies de « Troubles ». Après 3.500 morts, elles se sont terminées avec l’accord du Vendredi Saint en 1998, qui a établi un partage du pouvoir entre les communautés.

Les résultats du recensement pourraient ainsi remettre sur la table une réunification de la province avec la République d’Irlande.

Déjà en mai, les républicains du Sinn Fein, ancienne branche politique des paramilitaires de l’IRA et partisans d’une réunification, ont remporté pour la première fois les élections locales en Irlande du Nord.

La vice-présidente du Sinn Fein Michelle O’Neill a salué « un signe clair d’un changement historique en cours sur cette île et de la diversité de la société ».

Nouvelles élections ?

Avant le résultat, les unionistes avaient tenté de minimiser ce que signifierait une majorité catholique sur l’opportunité d’un référendum d’indépendance. Mais selon l’accord du Vendredi Saint, Londres doit organiser un référendum « s’il apparaît probable pour lui qu’une majorité de votants exprimeraient le souhait que l’Irlande du Nord ne fasse plus partie du Royaume-Uni ».

Depuis mai, le principal parti unioniste, le DUP, bloque l’exécutif en refusant de partager le pouvoir avec le Sinn Fein tant que les dispositions post-Brexit s’appliquant dans la province ne sont pas modifiées, estimant que la frontière douanière créée de fait entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne menacent l’intégrité du Royaume-Uni.

Pour tenter de calmer les tensions, la Première ministre britannique Liz Truss, qui était à l’époque cheffe de la diplomatie, a introduit une loi pour modifier unilatéralement des dispositions de l’accord de Brexit, tendant les relations avec l’Union Européenne mais aussi avec Joe Biden, aux origines irlandaises.

Dans le même temps, le nouveau ministre britannique en charge de l’Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, a appelé les unionistes à retourner à l’Assemblée locale d’ici au 28 octobre, faute de quoi de nouvelles élections pourraient être convoquées.

La division entre protestants et catholiques cache une diversité d’opinions: le parti de l’Alliance, troisième force politique de la province, est soutenu par la classe moyenne des deux communautés et défend l’idée d’un statu quo.

Une question du recensement demande d’ailleurs aux répondants de quelle identité nationale ils se revendiquent. 31,8 % se sentent « seulement Britanniques », en net recul par rapport aux 40 % d’il y a dix ans. 29,1 % se sentent seulement Irlandais, et 19,7 % répondent uniquement Nord-Irlandais.

Outre ces tensions en Irlande du Nord, le gouvernement britannique fait également face aux velléités d’indépendance en Ecosse, relancées par le Brexit, où le gouvernement local veut organiser l’année prochaine un nouveau référendum.

Par Le Point avec AFP

Guinée : au moins deux morts par balle dans de nouvelles violences à Conakry

mai 4, 2013
Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. © AFP

Au moins deux personnes ont été tuées par balles vendredi à Conakry dans de nouveaux heurts entre des opposants et les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

« Trois de nos militants ont été tués par balles vendredi à Conakry », a affirmé à l’AFP Cellou Dalein Diallo, un responsable de l’opposition, tandis qu’une source hospitalière a fait état de « deux corps de jeunes gens, tués par arme à feu, déposés » dans un hôpital de la capitale.

Deux des victimes sont des élèves âgés respectivement de 18 et 12 ans, a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a dit s’être rendu « à la morgue de l’hôpital de Donka », à Conakry, « pour constater les décès ».

La troisième victime annoncée par l’opposant guinéen n’a pas selon lui été identifiée. Son corps repose au centre médical « Mère et enfants » de Conakry, a-t-il précisé.

« Je confirme que deux corps de jeunes gens ont été déposés cet après-midi à la morgue de l’hôpital Donka, tués par arme à feu », a déclaré à l’AFP une source hospitalière qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat.

Un parent d’une des victimes, qui s’est présenté à l’AFP comme un témoin de l’incident, a indiqué que « deux jeunes gens tués l’ont été par des soldats à moto dans le quartier de Bambéto », dans la banlieue de Conakry.

L’incident est survenu lors de heurts spontanés vendredi à Conakry entre des opposants et les forces de l’ordre après plusieurs manifestations ces derniers jours d’opposants protestant contre un décret fixant au 30 juin la date des élections législatives, qui ont dégénéré en violences meurtrières.

L’opposition n’avait pas prévu de manifestation vendredi.

Mort d’un policier

Les heurts de vendredi ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Conakry entre de jeunes opposants et les forces de l’ordre, faisant au moins huit blessés légers, avaient auparavant indiqué à l’AFP des sources hospitalières et policières.

Le nouvel incident meurtrier de vendredi survient après l’annonce par le porte-parole de la gendarmerie nationale, Mamadou Alpha Barry, de la mort d’un policier grièvement blessé jeudi lors d’une violente manifestation d’opposants à Conakry.

Ce policier faisait partie des cinq membres des forces de l’ordre et de sécurité blessés lors de cette marche d’opposants. L’un d’eux avait été « poignardé », selon le gouvernement.
Au moins 21 personnes ont été blessées pendant la manifestation et sa dispersion par les forces de l’ordre, selon le gouvernement, l’opposition parlant de « dizaines » de blessés.
Le 29 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déclaré « inquiet de l’instabilité » en Guinée et avait appelé au calme pouvoir et opposition.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence

décembre 7, 2012
Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence © AFP

Des manifestants protestant contre le président égyptien Mohamed Morsi ont franchi vendredi une barrière de fils barbelés érigée devant le palais présidentiel au Caire, mais des soldats les ont empêchés d’entrer dans le complexe, selon un journaliste de l’AFP.

Plus de 10. 000 personnes s’étaient réunies sur une place devant le palais, où des chars sont déployés. Certains ont tagué des graffitis sur des murs extérieurs du palais, proclamant « Dégage » l’encontre du président islamiste.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: heurts à Alexandrie

novembre 23, 2012
Des manifestants protestant contre la publication d’un décret accordant de nouvelles prérogatives au président égyptien Mohamed Morsi ont mis à sac aujour’d’hui le siège du parti des Frères musulmans à Alexandrie, rapporte un témoin.

Les manifestants ont jeté sur le trottoir des chaises et des livres trouvés dans les locaux de la confrérie, dont est issu le chef de l’Etat, avant d’y mettre le feu.

Des heurts ont également éclaté entre des partisans et des opposants de Mohamed Morsi près de la principale mosquée d’Alexandrie, la deuxième ville du pays, précise-t-il.

 
Lefigaro.fr avec Reuters

Congo: émotion et recueillement aux obsèques des victimes de Brazzaville

mars 11, 2012

Des milliers de personnes ont assisté dans l’émotion et le  recueillement dimanche à Brazzaville aux obsèques de 145 de 223 victimes des  explosions d’un dépôt de munitions, une semaine exactement après le drame qui a  fait aussi plus de 2. 300 blessés et 14. 000 sans-abri.

Le maître de la cérémonie, Médard Milandou, a précisé lors d’un discours que  223 corps ont été enregistrés dans les morgues de la ville, dont 159 ont été  identifiés jusque-là.  Un précédent bilan faisait état de près de 200 morts.

Les obsèques de 145 victimes identiées se sont tenues dimanche, celles des 14  autres se dérouleront plus tard à la demande des familles.

Les 145 cercueils recouverts du drapeau congolais vert-jaune-rouge et d’une  gerbe de fleurs aux mêmes couleurs, sont arrivés en fin de matinée sur  l’esplanade du Palais de congrès de la capitale du Congo, sur les remorques  d’une dizaine de camions.

Quatre soldats, portant un béret noir et un cache-nez, se tenaient sur  chacune des remorques.

Les proches des victimes, certains en pleurs, se sont rassemblés sous six  tentes blanches, face aux officiels aux premiers rangs desquels le président  congolais Denis Sassou Nguesso.

Certains parents tenaient des photos des défunts et des croix sur lesquelles  étaient inscrites la date de naissance et celle du décès, le 4 mars 2012.

De l’autre côté du boulevard séparant l’esplanade du ministères des Affaires  étrangères, plusieurs milliers de personnes, la plupart vêtues de noir et blanc,  ont pris place derrière des barrières.

Après un culte oecuménique (catholique, protestant et de l’église africaine  kibanguiste), le président Sassou Nguesso a déposé une gerbe de fleurs et  présenté ses condoléances aux parents des victimes.

Le convoi funéraire de camions-remorques s’est ensuite dirigé vers le  cimetière du centre-ville pour l’inhumation des victimes, suivi d’une trentaine  de bus avec les familles, a constaté l’AFP.

Des caveaux ont été spécialement creusés ces derniers jours sur un terrain du  cimetière jouxtant le site où reposent les 48 victimes congolaises de l’attentat  contre un DC 10 de la compagnie aérienne française UTA le 19 septembre 1989.

Cette journée d’hommage marque la fin du deuil national décrété depuis mardi  par les autorités.

La série d’explosions dans un dépôt de munitions d’une caserne d’un régiment  de blindés qui a soufflé un quartier est de Brazzaville le 4 mars entre 08H00 et  10H45, a fait 223 morts, plus de 2. 300 blessés et 14. 000 sans-abri dont les  habitations ont été détruites.

Il s’agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d’armes et  de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s’alourdir encore, d’autres corps se trouvant  vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt de munitions, dont le déminage  n’a pas encore débuté et où la Croix-Rouge n’a pu se rendre jusque-là.

L’accident serait dû à un court-circuit qui aurait provoqué un incendie,  selon le gouvernement qui a ouvert une enquête.

Les principaux hôpitaux de ville, sous équipés et débordés par l’afflux de  réfugiés après l’accident, ont bénéficié les jours suivants d’une aide  importante de pays étrangers et d’ONG, principalement en personnel médical et en  médicaments.

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a critiqué la gestion de la crise par les autorités « à tous les niveaux », déplorant notamment l’insuffisance des mesures d’accompagnement des sinistrés dans les sites d’accueil, et demandé une « enquête internationale ».

Les 14. 000 sans-abri sont accueillis dans les jardins de deux églises, un  marché couvert et des stades de la ville où ils vivent dans des conditions  difficiles.  Le gouvernement a sollicité l’appui du Haut Commissariat de l’ONU  pour les réfugiés pour gérer les sites.

Jeuneafrique.com