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Guinée : au moins deux morts par balle dans de nouvelles violences à Conakry

mai 4, 2013
Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. © AFP

Au moins deux personnes ont été tuées par balles vendredi à Conakry dans de nouveaux heurts entre des opposants et les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

« Trois de nos militants ont été tués par balles vendredi à Conakry », a affirmé à l’AFP Cellou Dalein Diallo, un responsable de l’opposition, tandis qu’une source hospitalière a fait état de « deux corps de jeunes gens, tués par arme à feu, déposés » dans un hôpital de la capitale.

Deux des victimes sont des élèves âgés respectivement de 18 et 12 ans, a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a dit s’être rendu « à la morgue de l’hôpital de Donka », à Conakry, « pour constater les décès ».

La troisième victime annoncée par l’opposant guinéen n’a pas selon lui été identifiée. Son corps repose au centre médical « Mère et enfants » de Conakry, a-t-il précisé.

« Je confirme que deux corps de jeunes gens ont été déposés cet après-midi à la morgue de l’hôpital Donka, tués par arme à feu », a déclaré à l’AFP une source hospitalière qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat.

Un parent d’une des victimes, qui s’est présenté à l’AFP comme un témoin de l’incident, a indiqué que « deux jeunes gens tués l’ont été par des soldats à moto dans le quartier de Bambéto », dans la banlieue de Conakry.

L’incident est survenu lors de heurts spontanés vendredi à Conakry entre des opposants et les forces de l’ordre après plusieurs manifestations ces derniers jours d’opposants protestant contre un décret fixant au 30 juin la date des élections législatives, qui ont dégénéré en violences meurtrières.

L’opposition n’avait pas prévu de manifestation vendredi.

Mort d’un policier

Les heurts de vendredi ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Conakry entre de jeunes opposants et les forces de l’ordre, faisant au moins huit blessés légers, avaient auparavant indiqué à l’AFP des sources hospitalières et policières.

Le nouvel incident meurtrier de vendredi survient après l’annonce par le porte-parole de la gendarmerie nationale, Mamadou Alpha Barry, de la mort d’un policier grièvement blessé jeudi lors d’une violente manifestation d’opposants à Conakry.

Ce policier faisait partie des cinq membres des forces de l’ordre et de sécurité blessés lors de cette marche d’opposants. L’un d’eux avait été « poignardé », selon le gouvernement.
Au moins 21 personnes ont été blessées pendant la manifestation et sa dispersion par les forces de l’ordre, selon le gouvernement, l’opposition parlant de « dizaines » de blessés.
Le 29 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déclaré « inquiet de l’instabilité » en Guinée et avait appelé au calme pouvoir et opposition.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence

décembre 7, 2012
Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence Egypte: des manifestants ont franchi une barrière à la présidence © AFP

Des manifestants protestant contre le président égyptien Mohamed Morsi ont franchi vendredi une barrière de fils barbelés érigée devant le palais présidentiel au Caire, mais des soldats les ont empêchés d’entrer dans le complexe, selon un journaliste de l’AFP.

Plus de 10. 000 personnes s’étaient réunies sur une place devant le palais, où des chars sont déployés. Certains ont tagué des graffitis sur des murs extérieurs du palais, proclamant « Dégage » l’encontre du président islamiste.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: heurts à Alexandrie

novembre 23, 2012
Des manifestants protestant contre la publication d’un décret accordant de nouvelles prérogatives au président égyptien Mohamed Morsi ont mis à sac aujour’d’hui le siège du parti des Frères musulmans à Alexandrie, rapporte un témoin.

Les manifestants ont jeté sur le trottoir des chaises et des livres trouvés dans les locaux de la confrérie, dont est issu le chef de l’Etat, avant d’y mettre le feu.

Des heurts ont également éclaté entre des partisans et des opposants de Mohamed Morsi près de la principale mosquée d’Alexandrie, la deuxième ville du pays, précise-t-il.

 
Lefigaro.fr avec Reuters

Congo: émotion et recueillement aux obsèques des victimes de Brazzaville

mars 11, 2012

Des milliers de personnes ont assisté dans l’émotion et le  recueillement dimanche à Brazzaville aux obsèques de 145 de 223 victimes des  explosions d’un dépôt de munitions, une semaine exactement après le drame qui a  fait aussi plus de 2. 300 blessés et 14. 000 sans-abri.

Le maître de la cérémonie, Médard Milandou, a précisé lors d’un discours que  223 corps ont été enregistrés dans les morgues de la ville, dont 159 ont été  identifiés jusque-là.  Un précédent bilan faisait état de près de 200 morts.

Les obsèques de 145 victimes identiées se sont tenues dimanche, celles des 14  autres se dérouleront plus tard à la demande des familles.

Les 145 cercueils recouverts du drapeau congolais vert-jaune-rouge et d’une  gerbe de fleurs aux mêmes couleurs, sont arrivés en fin de matinée sur  l’esplanade du Palais de congrès de la capitale du Congo, sur les remorques  d’une dizaine de camions.

Quatre soldats, portant un béret noir et un cache-nez, se tenaient sur  chacune des remorques.

Les proches des victimes, certains en pleurs, se sont rassemblés sous six  tentes blanches, face aux officiels aux premiers rangs desquels le président  congolais Denis Sassou Nguesso.

Certains parents tenaient des photos des défunts et des croix sur lesquelles  étaient inscrites la date de naissance et celle du décès, le 4 mars 2012.

De l’autre côté du boulevard séparant l’esplanade du ministères des Affaires  étrangères, plusieurs milliers de personnes, la plupart vêtues de noir et blanc,  ont pris place derrière des barrières.

Après un culte oecuménique (catholique, protestant et de l’église africaine  kibanguiste), le président Sassou Nguesso a déposé une gerbe de fleurs et  présenté ses condoléances aux parents des victimes.

Le convoi funéraire de camions-remorques s’est ensuite dirigé vers le  cimetière du centre-ville pour l’inhumation des victimes, suivi d’une trentaine  de bus avec les familles, a constaté l’AFP.

Des caveaux ont été spécialement creusés ces derniers jours sur un terrain du  cimetière jouxtant le site où reposent les 48 victimes congolaises de l’attentat  contre un DC 10 de la compagnie aérienne française UTA le 19 septembre 1989.

Cette journée d’hommage marque la fin du deuil national décrété depuis mardi  par les autorités.

La série d’explosions dans un dépôt de munitions d’une caserne d’un régiment  de blindés qui a soufflé un quartier est de Brazzaville le 4 mars entre 08H00 et  10H45, a fait 223 morts, plus de 2. 300 blessés et 14. 000 sans-abri dont les  habitations ont été détruites.

Il s’agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d’armes et  de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s’alourdir encore, d’autres corps se trouvant  vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt de munitions, dont le déminage  n’a pas encore débuté et où la Croix-Rouge n’a pu se rendre jusque-là.

L’accident serait dû à un court-circuit qui aurait provoqué un incendie,  selon le gouvernement qui a ouvert une enquête.

Les principaux hôpitaux de ville, sous équipés et débordés par l’afflux de  réfugiés après l’accident, ont bénéficié les jours suivants d’une aide  importante de pays étrangers et d’ONG, principalement en personnel médical et en  médicaments.

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a critiqué la gestion de la crise par les autorités « à tous les niveaux », déplorant notamment l’insuffisance des mesures d’accompagnement des sinistrés dans les sites d’accueil, et demandé une « enquête internationale ».

Les 14. 000 sans-abri sont accueillis dans les jardins de deux églises, un  marché couvert et des stades de la ville où ils vivent dans des conditions  difficiles.  Le gouvernement a sollicité l’appui du Haut Commissariat de l’ONU  pour les réfugiés pour gérer les sites.

Jeuneafrique.com