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Meurtre du populaire colonel Ndala en RDC: cinq condamnations à mort

novembre 17, 2014

Goma (RD Congo) – Un officier congolais et quatre rebelles ougandais ont été condamnés à mort lundi pour l’assassinat du colonel Mamadou Ndala, symbole des progrès de l’armée en vue de pacifier l’Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de la cour ayant rendu le verdict.

La cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu est arrivée à la conclusion que la mort du colonel Ndala avait été planifiée par des militaires congolais et exécutée par des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a indiqué à l’AFP le colonel Joseph Maya Mokako, premier président de cette juridiction.

Le procès des responsables de l’assassinat de ce jeune officier très apprécié de ses hommes et auréolé de plusieurs victoires contre la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), défaite en novembre 2013, s’était ouvert à Beni, dans le Nord de la province du Nord-Kivu, début octobre.

Le lieutenant-colonel Birotso Nzanzu a été condamné à la peine capitale et radié de l’armée, a indiqué le colonel Maya Mokako, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Quatre ADF, dont leur chef, Jamil Mukulu, ont été condamnés à mort également, par contumace.

Un autre officier, le lieutenant-colonel Joker Kamuleta a été condamné à 20 ans de prison ferme, et un civil à 15 ans d’emprisonnement.

La cour a prononcé une dizaine d’autres peines allant d’un à cinq ans d’emprisonnement et a acquitté cinq personnes dont le lieutenant-colonel Tito Bizuru, ancien commandant de la place militaire de Beni, et son adjoint, ainsi que le capitaine Moïse Moussa Banza, ex-aide de camp de Ndala, qui était poursuivi pour vol d’effets personnels du colonel défunt.

Les colonels Nzanzu et Kamuleta ainsi que le civil condamné à 15 ans de prison ont été arrêtés au cours du procès après avoir été mis en cause par d’autres accusés ou prévenus.

Chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réaction rapide congolaise, le colonel Ndala a été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule dans les environs de Beni peu après avoir quitté cette ville, alors que l’armée se préparait à lancer une opération contre les ADF, installés en RDC depuis 1995, et auteurs de massacres ayant coûté la vie à plus de 120 civils en octobre et novembre dans la région de Beni.

Agé de 35 ans, le colonel Ndala avait réconcilié de nombreux habitants du Nord-Kivu avec une armée congolaise généralement réputée pour son inefficacité, son indiscipline et les mauvais traitements infligés à la population civile. Il a été élevé au grade de général à titre posthume.

La justice a fait son travail […] nous sommes satisfaits, a déclaré à l’AFP un officier supérieur d’un bataillon de commandos posté au Nord-Kivu, sous le couvert de l’anonymat.

Nous voulons que les peines prononcées soient exécutées, a dit un autre officier supérieur ayant servi sous les ordres du colonel Ndala.

La RDC applique un moratoire sur l’exécution des condamnations à mort et celles-ci sont systématiquement commuées en peine de détention à vie.

Romandie.com avec(©AFP / 17 novembre 2014 22h24)

RDC : un mort et plusieurs disparus dans un naufrage sur le lac Kivu

mai 5, 2014

Goma (RD Congo) – Une personne a été tuée et au moins deux autres étaient portées disparues lundi soir à la suite du naufrage d’un canot rapide sur le lac Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle.

la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a toutefois donné une version différente, faisant état d’au moins dix disparus. Indiquant dans un communiqué avoir mobilisé trois bateaux et deux hélicoptères, elle affirme que 14 passagers ont été secourus, qu’un autre a été repêché mort et que dix personnes au moins sont portées disparues.

Le canot, qui assurait la liaison entre Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, et Bukavu, capitale du Sud-Kivu, à une centaine de kilomètres plus au sud, a chaviré dans l’après-midi peu de temps après son départ de Goma, a indiqué à l’AFP le colonel Jean-Bernard Liyoko, commandant de la force navale du Nord-Kivu.

Seize personnes ont pu être secourues par l’armée congolaise et les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), mais l’une d’entre elles est morte peu après, a indiqué l’officier, précisant que 14 passagers et 4 membres d’équipage avaient été enregistrés officiellement au départ de Goma.

Sans donner les raisons du naufrage, le colonel Liyoko a indiqué que les opérations de recherche des disparus avaient été interrompues avec la nuit et qu’elles devaient reprendre mardi matin.

Un responsable du port de Goma a indiqué que le Lac avait été agité par une forte houle pendant toute la journée.

La navigation sur les grands lacs d’Afrique centrale peut s’avérer aussi périlleuse qu’en haute mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2014 01h07)

RDC: mort d’un journaliste congolais suivant les combats dans l’Est

février 16, 2014
RDC: mort d'un journaliste congolais suivant les combats dans l'Est RDC: mort d'un journaliste congolais suivant les combats dans l'Est © AFP

RDC: mort d’un journaliste congolais suivant les combats dans l’Est © AFP

Un journaliste congolais suivant l’offensive de l’armée contre les rebelles ougandais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est mort dimanche après avoir été blessé avec deux de ses collègues dans une embuscade, a annoncé le gouvernement de Kinshasa.

Les autorités ont « le regret d’informer le public du décès [. . . ] dans la matinée du journaliste Germain Kennedy Muliwavyo, de la Radio Télé Muungano des suites d’une blessure par balles à la tête », écrit le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, dans un communiqué.

Le journaliste, qui couvrait l’opération des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques – Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu) « se trouvait avec deux de ses collègues à bord d’un véhicule de ravitaillement » militaire lorsque celui-ci a été attaqué, ajoute le communiqué.

Selon le gouvernement, l’attaque, qui a eu lieu dans le territoire de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu, a finalement été repoussée, et les deux confrères du défunt « sont actuellement hors de danger ».

Selon la Société civile du Nord-Kivu, l’attaque a eu lieu samedi à la mi-journée, et les deux journalistes blessés travaillaient pour une autre radio-télévision locale du nord de la province.

Soutenu par la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Kinshasa a lancé mi-janvier une vaste offensive militaire contre les rebelles ADF-Nalu.

M. Mende a affirmé vendredi que, selon le décompte de l’état-major militaire, 22 soldats congolais et 230 rebelles ougandais ont été tués depuis le début de cette opération.

Présents depuis 1995 dans le nord-est du Nord-Kivu, les combattants de ce mouvement opposé au régime du président ougandais Yoweri Museveni sont accusés de nombreuses atrocités et violations des droits de l’homme.

Jeuneafrique.com ave AFP

RDC : l’armée prend deux places fortes rebelles du M23

octobre 27, 2013

L’armée congolaise a pris dimanche deux places fortes de la rébellion du M23, à Kiwanja et Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours de violents combats pendant lesquels un Casque bleu tanzanien a été tué.

Deux fronts ont été ouverts dans l’instable et riche province du Nord-Kivu, le premier vendredi, le second samedi. Les combats se poursuivaient dimanche sur un terrain accidenté entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars (M23), qui reculait, selon les autorités congolaises et l’ONU.

Le front ouvert samedi se situe dans les environs de Kiwanja, à environ 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), chargée de la protection des civils et qui appuie l’armée sur le terrain, dispose d’une importante base à Kiwanja, où de nombreux déplacés ont trouvé refuge.

« La Monusco y est à présent déployée, en lien avec les FARDC » (Forces armées de RDC) », a déclaré dimanche matin à l’AFP un officier de la Monusco, sans plus de précision.
Mais un lieutenant tanzanien de la brigade d’intervention de l’ONU a été abattu pendant le déploiement de la brigade avec l’armée à Kiwanja, a-t-il ajouté.

Avant ce lieutenant, deux soldats tanzaniens de la brigade ont été tués au cours des derniers mois. « Un Casque bleu est mort ce dimanche suite aux combats contre le M23 à Kiwanja », indique un communiqué de la Monusco, sans préciser la nationalité de la victime. « Je suis très indigné par cette information tragique. Ce soldat est mort alors qu’il protégeait la population civile de Kiwanja », a déclaré le chef de la Mission, Martin Kobler.

Dans un communiqué, le M23 a annoncé son départ de Kiwanja « sans combat » et a menacé de quitter les pourparlers de paix de Kampala si la médiation du dialogue n’obtenait pas une « cessation immédiate des hostilités ». Auquel cas, il promet d’organiser une « contre-offensive de grande envergure contre toutes les positions ennemies ».

En fin d’après-midi, alors que des affrontements se poursuivaient aux alentours de Kiwanja, les FARDC ont conquis Rutshuru Centre, chef lieu de la région de Rutshuru, quelques km plus loin. « Rutshuru vient de tomber entre les mains des FARDC. Il y a eu quelques combats mais ils (les rebelles) ont fui », a déclaré à l’AFP le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku.

Bruno, un habitant de la ville, s’est dit « très content ». « C’est une grande manifestation: des femmes, des hommes, des enfants ont étalé des pagnes dans la rue, ils ont jeté des fleurs sur les soldats pour les remercier de leur soutien… C’est magnifique! », s’est-il réjoui.

Quant au premier front ouvert vendredi, à Kibumba, à environ 25 km au nord de Goma, le gouverneur provincial a annoncé « l’existence de deux fosses communes ». Il a réclamé une « enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes », car « si on sort les corps nous-mêmes, j’ai peur qu’on nous prête des intentions ».

Kibumba, postée sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, verrouille la zone contrôlée par la rébellion M23 plus au nord.

Vendredi, de violents combats, les plus engagés depuis fin août, avaient éclaté dans cette région. Samedi, l’armée avait indiqué avoir pris Kibumba, ce que le M23 a démenti. L’officier de la Monusco avait évoqué une prise partielle.

Reste que, pensant la localité sous contrôle de l’armée, plusieurs centaines de personnes réfugiées dans le parc des Virunga sont sorties dimanche matin pour regagner leur domicile, avant de se retrouver prises entre deux feux. « A la demande des FARDC », la Monusco a créé un « corridor humanitaire » pour « évacuer » les déplacés, a souligné l’officier de la Monusco.

En fin d’après-midi, la situation restait tendue. « Le M23 résiste sur une colline à la frontière avec le Rwanda », a expliqué l’officier supérieur de l’armée. L’intensité des combats a redoublé, selon un défenseur des droits de l’Homme originaire de Kibumba et qui a fui à Kabagana, localité frontalière avec le Rwanda. D’après lui, les habitants restent terrés chez eux.

Issu en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi l’incorporation en 2009. Il défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones. Des experts de l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda voisins – malgré leurs démentis – de soutenir le M23.

Le 21 septembre, les pourparlers de paix en cours à Kampala avaient été suspendus entre M23 et pouvoir central, faisant craindre une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.

Jeuneafrique.com

RDC: l’armée est entrée à Kiwanja, jusque-là sous contrôle de la rébellion M23

octobre 27, 2013

KINSHASA – L’armée congolaise est entrée dimanche matin à Kiwanja, une localité de l’est de la République démocratique du Congo jusque-là sous contrôle de la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), a-t-on appris d’un officier de la mission locale de l’ONU.

La Monusco (Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC) y est à présent déployée en lien avec les FARDC, les Forces armées de RDC, a déclaré à l’AFP cet officier, sans plus de précision. La Monusco dispose d’une importante base à Kiwanja, à environ 80 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

A Kiwanja, on signale la présence des FARDC, a confirmé à l’AFP un officier supérieur de l’armée congolaise.

Le M23 était injoignable pour commenter ces informations mais, dimanche matin, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait expliqué à l’AFP que les forces loyalistes progressaient vers Kiwanja.

Vendredi, de violents combats, les plus vifs depuis fin août, avaient éclaté dans la région de Kibumba, à une trentaine de kilomètres au nord de Goma. Samedi soir, l’armée avait affirmé avoir pris Kibumba, mais

le M23 a parlé de propagande, tandis que l’officier de la Monusco a évoqué une prise partielle.

Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Des experts de l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et de l’Ouganda voisins de la RDC de soutenir la rébellion. Kigali et Kampala ont toujours démenti.

Le 10 septembre, des pourparlers de paix avaient repris entre l’armée et la rébellion à Kampala. Mais depuis leur suspension le 20 octobre, les craintes étaient grandes d’une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2013 11h19)

RDC: existence de deux fosses communes confirmée au Nord-Kivu

octobre 27, 2013

KINSHASA – Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a confirmé dimanche l’existence de deux fosses communes à Kibumba, localité de l’est de la République démocratique du Congo où de violents combats opposent depuis trois jours l’armée et la rébellion du M23.

Nous confirmons l’existence de deux fosses communes à Kibumba, à une trentaine de kilomètres de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et je réclame une enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes, a déclaré dimanche à l’AFP le gouverneur provincial, Julien Paluku, sans pouvoir estimer le nombre de cadavres.

Samedi soir, un capitaine de l’armée avait dit à l’AFP que trois fosses communes avaient été découvertes.

Interrogé sur le nombre de corps contenus dans ces fosses, M. Paluku a insisté que c’était pour le découvrir qu’il avait demandé une enquête internationale. Si on sort les corps nous-mêmes, j’ai peur qu’on nous prête des intentions, a-t-il précisé.

Kibumba, postée sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, verrouille la zone contrôlée par la rébellion du Mouvement du 2 mars (M23) plus au nord. La rébellion s’y était repliée après une offensive musclée de l’armée et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) fin août, qui avait repoussé le front d’une quinzaine de kilomètres.

Vendredi, de violents combats, les plus vifs depuis fin août, avaient éclaté dans la région de Kibumba. Samedi soir, l’armée a affirmé avoir pris Kibumba, mais le M23 a parlé de propagande, tandis que l’officier de la Monusco a évoqué une prise partielle.

Dimanche, des combats se poursuivaient dans la région de Kibumba ainsi que sur un deuxième front ouvert samedi sur l’axe Kahunga-Mabenga, plus au nord et où l’armée avait récemment renforcé ses positions.

Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Des experts de l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et de l’Ouganda voisins de la RDC de soutenir la rébellion. Kigali et Kampala ont toujours démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2013 12h12)