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B-52 américains en mer de Chine, Pékin dénonce une « provocation »

septembre 27, 2018

Pékin – Le ministère chinois de la Défense a fustigé jeudi le survol jugé « provocateur » par des bombardiers américains des mers disputées de Chine méridionale et orientale, dans un contexte tendu de guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le Pentagone a annoncé mercredi que plusieurs B-52 avaient participé cette semaine à une opération conjointe avec des chasseurs japonais en mer de Chine orientale. D’autres de ces bombardiers ont également traversé « l’espace aérien international » en mer de Chine méridionale.

« Nous nous sommes toujours résolument opposés au comportement provocateur des avions militaires américains en mer de Chine méridionale et nous continuerons à prendre les mesures nécessaires pour y faire face efficacement », a déclaré Ren Guoqiang, porte-parole du ministère chinois de la Défense, lors d’une conférence de presse régulière.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. Des nations riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) ont des prétentions rivales et chaque pays contrôle plusieurs îles. Pour appuyer ses revendications, Pékin a fait renforcer artificiellement plusieurs îlots et récifs et installé des armements sur certains.

En mer de Chine orientale, Pékin revendique les îles Diaoyu (appelées Senkaku par le Japon), actuellement contrôlées par Tokyo. Les questions de souveraineté enveniment régulièrement les relations entre les deux voisins.

Afin d’opposer une résistance à la Chine dans ces mers, Washington et ses alliés font régulièrement croiser des navires de guerre ou voler des bombardiers ou des chasseurs près d’îles contrôlées par Pékin. Des opérations baptisées « liberté de navigation ».

Ces derniers jours, alors que de nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur lundi sur des biens chinois représentant 200 milliards de dollars, Pékin a fustigé un projet de vente d’armes américaines à Taïwan, annulé une escale de l’US Navy à Hong Kong et rappelé un amiral chinois en visite aux Etats-Unis.

« Nous traversons juste une de ces périodes où il nous faut apprendre à gérer nos divergences », a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis à un groupe de journalistes au Pentagone, reconnaissant des « tensions ».

Le chef du Pentagone a une nouvelle fois critiqué le renforcement des positions militaires de la Chine sur des îlots en mer de Chine du sud, à l’appui de ses revendications territoriales.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h04)                                                        

Test par l’Iran d’un lanceur de satellites: Washington dénonce une « provocation »

juillet 27, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont dénoncé jeudi une « provocation » de l’Iran et une possible violation de résolutions des Nations unies, après que Téhéran a affirmé avoir testé avec « succès » un lanceur de satellites, dans un contexte de fortes tensions américano-iraniennes.

« Nous considérons cela comme une poursuite du développement de missiles balistiques (…) Nous considérons que c’est une action provocatrice », a condamné la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert, ajoutant qu’il s’agissait potentiellement d’une « violation de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».

La responsable américaine a toutefois hésité lorsqu’elle a été interrogée lors de son point de presse sur cette potentielle violation des résolutions de l’ONU.

Mme Nauert a ensuite cité une « violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU » votée il y a deux ans, mais pour consacrer l’accord international sur le programme nucléaire iranien.

Dans un contexte de nouvelles tensions entre Washington et Téhéran depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, la porte-parole de la diplomatie américaine a encore dénoncé « une action provocatrice qui sape la sécurité et la prospérité dans la région et dans le monde ».

Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à développer – en utilisant la technologie de ses lanceurs de satellites – des lanceurs balistiques à longue portée, qui seraient capables d’emporter des charges conventionnelles ou nucléaires.

L’Iran a toujours démenti ces accusations, affirmant que son programme spatial est uniquement à visée pacifique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 22h06)                                            

Une femme tuée au Rwanda par un obus: Kigali accuse la RDC de viser sa population

août 29, 2013

GISENYI (Rwanda) – Le Rwanda a dénoncé jeudi le bombardement inacceptable de son territoire, accusant la République démocratique du Congo (RDC) voisine, dont l’armée combat des rebelles près de leur frontière, de viser les civils, après la mort d’une Rwandaise tuée par un obus.

Le bombardement incessant du territoire rwandais est inacceptable, comme il le serait pour quelque nation souveraine que ce soit. Les civils rwandais sont visés par les forces de RDC, a affirmé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, citée dans un communiqué officiel.

Nous avons exercé de la retenue aussi longtemps que possible mais cette provocation ne peut plus être tolérée, a-t-elle averti, nous n’hésiterons pas à défendre notre territoire. Le Rwanda a la responsabilité de défendre sa population.

Une Rwandaise a été tuée et son bébé de deux mois grièvement blessé jeudi par un obus tombé dans la localité rwandaise de Gisenyi, ville jumelle de la ville congolaise de Goma, de l’autre côté de la frontière entre les deux pays, selon les autorités rwandaises.

Un obus est tombé en ville et a tué une femme et gravement blessé son enfant (…) entre 09H00 et 09H30 locales (07H00 et 7H30 GMT) non loin du centre-ville, avait déclaré jeudi matin à l’AFP le vice-maire de Gisenyi, Ezechiel Nsengiyumva Buntu.

Les autorités de Kigali accusent l’armée de RDC (FARDC), qui affronte depuis une semaine les rebelles congolais du M23 à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, d’avoir tiré volontairement sur Gisenyi. Elles ajoutent que moins de deux heures après, un autre obus a frappé Gisenyi, près du point de passage avec Goma, blessant une personne, et que huit autres obus sont tombés jeudi dans le village frontalier de Busasamana, à une vingtaine de kilomètres au nord de Gisenyi.

Un total de 34 obus ont été tirés sur le Rwanda au cours du mois écoulé par les forces de RDC, affirme Kigali dans ce communiqué.

Aucun bombardement côté congolais de la frontière n’était entendu en début de soirée à Gisenyi, qui était calme, selon une journaliste de l’AFP. Des cratères étaient visibles aux endroits où sont tombés les obus jeudi.

Depuis mercredi, les troupes de l’ONU en RDC pilonnent les positions des rebelles au nord de Goma. Quatre obus, d’origine indéterminée, sont tombés mercredi soir sur la ville, capitale de la province minière orientale du Nord-Kivu, destabilisée depuis deux décennies par les actions de nombreux groupes armés.

Des véhicules militaires rwandais, dont des blindés, ont été vus jeudi soir dans la région de Gisenyi, se dirigeant vers la frontière avec la RDC, selon des journalistes.

Le Rwanda accuse régulièrement l’armée de RDC de bombarder volontairement le côté rwandais de la frontière, lors des combats contre les rebelles dans l’est de son territoire.

Il y a une semaine exactement, alors que les combats reprenaient au nord de Goma, Kigali avait déjà accusé l’armée congolaise d’avoir délibérement bombardé le Rwanda et l’armée rwandaise avait prévenu qu’elle ne resterait pas indéfiniment sans réagir.

Le 15 juillet, lors d’une précédente vague de combats entre FARDC et M23, l’armée rwandaise avait lancé des accusations similaires, dénonçant une provocation délibérée et une agression contre le Rwanda.

Le Mouvement du 23 mars (M23) est actif depuis mai 2012 dans le Nord-Kivu. Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir ce mouvement rebelle congolais, ce que les deux pays ont toujours démenti.

Romandie.com avec (©AFP / 29 août 2013 18h39)

Syrie: réaction de force si un massacre est avéré, mais pas de troupes au sol

août 22, 2013

PARIS – La France veut une réaction de force si un massacre à l’arme chimique est avéré en Syrie, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en excluant toutefois catégoriquement l’envoi de troupes au sol.

Si c’est avéré, la position de la France c’est qu’il faut qu’il y ait une réaction, une réaction qui peut prendre la forme d’une réaction de force, a-t-il dit sur RMC et BFM-TV.

Il y a des possibilités de répliquer, a-t-il dit, se refusant à toute précision.

Le 4 juin, Laurent Fabius avait déjà évoqué après la confirmation d’un recours par Damas à des armes chimiques la possibilité d’agir de façon armée là où sont produites ces armes.

Pas question d’envoyer des troupes au sol, c’est impossible, a-t-il cependant affirmé jeudi.

L’opposition syrienne a affirmé mercredi que le régime avait tué 1.300 personnes dans une attaque chimique près de Damas, ce qu’a démenti le régime, tandis que son allié russe évoquait une provocation.

Si cette attaque est avérée, je considère que ça ne peut pas rester sans réaction de ceux qui croient à la légalité internationale, a déclaré M. Fabius.

Si le Conseil de sécurité de l’Onu ne peut pas prendre de décision, à ce moment là les décisions doivent être prises d’une autre façon. Comment ? je n’irai pas plus loin, a déclaré le ministre français sans fournir d’explications.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence mercredi soir, s’est borné à demander à ce que soit faite la lumière sur l’attaque, sans adopter de déclaration formelle en raison, selon des diplomates, de l’opposition de la Russie et la Chine. Ces deux pays bloquent depuis deux ans toute condamnation de leur allié syrien.

Il faut que les Russes prennent leurs responsabilités, a déclaré M. Fabius. Nous sommes dans une phase où il faut estimer que les membres du Conseil de sécurité sont conséquents avec eux-mêmes. Tous ont dit qu’on ne pouvait pas utiliser les armes chimiques. Ils ont tous signé l’accord international qui interdit leur utilisation. Y compris les Russes, a-t-il dit.

Romandie.com avec (©AFP / 22 août 2013 09h44)

Tunisie : la première action des Femen dans le monde arabe fait scandale

mai 30, 2013
Les forces de sécurité interpellent l’une des militantes Femen à Tunis, le 29 mai 2013. Les forces de sécurité interpellent l’une des militantes Femen à Tunis, le 29 mai 2013. © AFP

Trois militantes Femen européennes ont été arrêtées, le 29 mai, à Tunis, lors de leur première action seins nus dans le monde arabe pour réclamer la libération d’une militante tunisienne et dénoncer la condition de la femme dans le pays.

Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, ont protesté, le 29 mai, seins nus, en hurlant « Free Amina », la militante Femen emprisonnée dans l’attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour port illégal d’un spray lacrymogène. Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers qui les ont mises au sol avant de les traîner au commissariat. Les forces de l’ordre ont aussi empêché une foule scandalisée et en colère de s’en prendre aux militantes.

« C’est la première action que nous menons dans le monde arabe », a affirmé à l’AFP Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris. « Ces pays (arabo-musulmans) et ces régimes totalitaires s’en prennent aux femmes. On ne fait pas attention à ce genre de choses (le risque d’emprisonnement) », a-t-elle ajouté, réitérant aussi son soutien à Amina.

>> Lire aussi « Tunisie : trois Femen arrêtées après une action seins nus à Tunis. »

La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu’elle eut peint sur un muret proche d’un cimetière le mot Femen. Son avocat a indiqué à l’AFP qu’il restait confiant pour le procès de jeudi, estimant que l’action des Femen ne compliquerait pas le dossier de sa cliente. « Je ne pense pas que cela fera du mal à Amina parce qu’elle est poursuivie dans une affaire de droit commun et elle ne s’est pas déshabillée », a indiqué maître Souheib Bahri.

Les Femen en Tunisie : une provocation inutile ? Décryptage de notre journaliste Laurent de Saint-Périer

« Elles vont bien »

Les trois Femen interpellées devant le Palais de justice « seront placées en état d’arrestation et traduites en justice », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues, alors que l’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison.

En début de soirée, les jeunes filles n’avaient pas été libérées et les autorités n’ont donné aucune information sur leur lieu de détention ni sur les procédures en cours. La Consul de France, Martine Gambard-Trébucien, a pu les rencontrer en début d’après-midi : « Elles vont bien », a-t-elle déclaré.

La Tunisie, dirigée depuis la fin 2011 par un gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahdha, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l’égalité n’y est pas consacrée. Le parti au pouvoir avait même fait scandale durant l’été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la « complémentarité » des sexes, un projet abandonné depuis.

Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d’avril, l’article 6 stipule désormais que « tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs ». Et l’article 42 souligne que l’État protège « les droits de la femme et soutient ses acquis (…), garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme (…) et garantit l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Le diplomate démasqué comme « agent de la CIA » a quitté la Russie

mai 19, 2013

Le diplomate américain déclaré persona non grata après avoir été interpellé à Moscou a quitté la Russie dimanche, selon des images de la télévision russe. L’homme a été accusé mardi d’être un agent de la CIA cherchant à recruter un membre du Service fédéral de sécurité (FSB).

La chaîne NTV et la télévision publique Rossia ont diffusé des images montrant Ryan C. Fogle se présentant au contrôle des passeports dans la file réservée aux diplomates, et subissant une fouille pour l’embarquement. NTV a affirmé que ces images ont été tournées dimanche à l’aéroport Cheremetievo de Moscou.

La Russie avait annoncé mardi avoir arrêté en flagrant délit un diplomate américain agent de la CIA qui tentait de recruter un membre des services russes. Moscou avait dénoncé une « provocation » digne de la guerre froide.

« L’agent de la CIA Ryan C. Fogle, travaillant sous la couverture de troisième secrétaire du département politique de l’ambassade, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi », avait déclaré le FSB.

Les chaînes de télévision ont diffusé à plusieurs reprises des images du diplomate interpellé et interrogé par le FSB, ainsi que des bribes de conversation présentées comme des écoutes. Le ministère russe des Affaires étrangères avait déclaré mercredi le diplomate persona non grata, exigeant son départ « dans les plus brefs délais ».

Romandie.com

Pyongyang : l’arrivée du porte-avions américain est une « provocation »

mai 12, 2013

 
Porte-avions américain en Corée du Sud

Porte-avions américain en Corée du Sud

Le porte-avions participera dans les prochains jours à des exercices conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, ce que condamne Pyongyang.

La Corée du Nord a dénoncé dimanche une « grave provocation » après l’arrivée la veille au large de la Corée du Sud d’un groupe naval de la marine américaine, conduit par le porte-avions Nimitz, pour de nouvelles manoeuvres. Le groupe comprend des destroyers et des navires de patrouille, avec à bord 64 avions, qui participeront dans les prochains jours à des exercices conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, deux semaines après la fin de leurs manoeuvres annuelles qui avaient provoqué la colère de Pyongyang.

La commission nord-coréenne pour la réunification pacifique de Corée, chargée des affaires intercoréennes, a dénoncé une « grave provocation militaire » susceptible d’aggraver les tensions.

Un vif regain de tension

« Ces exercices navals conjoints impliquant le plus moderne armement, dont un porte-avions nucléaire, constituent un chantage vicieux et démontrent que leur volonté de nous envahir a atteint un niveau irresponsable », a-t-elle indiqué. La Corée du Sud et les États-Unis avaient conclu le 30 avril des manoeuvres conjointes interarmées ayant mobilisé pendant deux mois l’armée sud-coréenne et environ un tiers des 28 500 soldats américains présents en Corée du Sud. Pyongyang avait condamné ces exercices annuels qu’il assimile à l’invasion de son territoire par le Sud avec l’appui des États-Unis.

La péninsule coréenne a connu un vif regain de tension après le tir réussi en décembre d’une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d’un troisième essai nucléaire en février, puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pyongyang a ensuite proféré des menaces de frappes et de guerre nucléaire et a déployé des lanceurs de missiles de portée variable le long de sa côte.

Le Point.fr

 

La Corée du Nord prépare une éventuelle frappe contre les Etats-Unis

mars 28, 2013

SEOUL – Le dirigeant nord coréen Kim Jong-Un a donné l’ordre vendredi d’effectuer des préparatifs en vue de frappes stratégiques de missiles contre les Etats-Unis et les bases américaines dans le Pacifique, en riposte aux vols d’entraînement de bombardiers furtifs B-2.

L’ordre, diffusé lors d’une réunion d’urgence pendant la nuit avec les hauts commandants de l’armée, répond aux vols des B-2, capables de transporter des armes nucléaires, lors des manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes qui se déroulent actuellement, a déclaré Kim.

Dans l’éventualité d’une provocation téméraire des Américains, les forces nord-coréennes devront frapper sans pitié le continent américain (…), les bases militaires du Pacifique, y compris Hawaï et Guam, et celles qui se trouvent en Corée du Sud, a déclaré jeudi le dirigeant, selon des propos rapportés par l’agence officielle KCNA.

La veille, les Etats-Unis avaient annoncé que deux bombardiers furtifs B-2 avaient survolé la Corée du Sud, lors de sessions d’entraînement, soulignant ainsi l’engagement américain aux côtés de son allié, la Corée du Sud, en cette période de tensions accrues sur la péninsule.

Kim Jong-Un a estimé que les vols des bombardiers étaient bien plus qu’une simple démonstration de force et qu’ils équivalaient à un ultimatum (des Américains) montrant qu’ils voulaient déclencher à tout prix une guerre nucléaire.

La réunion d’urgence s’est déroulée vers minuit trente (15H30 GMT), en présence du chef de l’état-major de l’armée nord-coréenne, le directeur des opérations et le commandant des opérations de frappes stratégiques.

Washington ne rend que rarement public ses vols d’entraînement de B-2, une arme redoutable conçue pour des missions spéciales de bombardement stratégique à haute altitude (jusqu’à 15.000 m) derrière les lignes adverses.

Réputé indétectable, volant autour de la vitesse du son, il peut emporter jusqu’à 18 tonnes d’armement conventionnel ou nucléaire, dont 16 bombes de 900 kilos guidées par satellite ou huit terribles GBU-37 antibunker.

Ce n’est pas la première fois que Pyongyang menace les Etats-Unis de frappes sur ses bases dans le Pacifique ou sur son territoire. Mardi déjà, le Nord avait annoncé avoir placé son armée en ordre de combat et demandé à ses unités spéciales de se préparer à d’éventuelles frappes sur ces cibles.

Mais l’annonce, relayée par KCNA, émanait du commandement de l’armée. Cette fois, il provient du dirigeant de la Corée du Nord.

Jeudi, Washington a indiqué une nouvelle fois être prêt à faire face à toute éventualité en provenance de la Corée du Nord, selon les déclarations du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel.

Depuis début mars et l’adoption de nouvelles sanctions par l’ONU à l’égard de Pyongyang, la Corée du Nord a musclé encore un peu plus sa rhétorique belliqueuse, menaçant régulièrement Séoul et son allié Washington de frappes stratégiques et de guerre totale.

Les sanctions de l’ONU étaient une riposte au test nucléaire conduit le 12 février par le Nord. Les tensions sur la péninsule avaient déjà grimpé d’un cran début décembre, après le tir réussi d’une fusée par Pyongyang, un acte interdit par les sanctions de l’ONU prises précédemment.

Romandie.com avec (©AFP / 29 mars 2013 03h04)

« Gang des barbares » : Youssouf Fofana passera 7 années de plus en prison

février 13, 2013

Une image extraite de l'une des vidéos de Youssouf Fofana en prison. Une image extraite de l’une des vidéos de Youssouf Fofana en prison. © DR

L’ex-chef du « gang des barbares », Youssouf Fofana, a été condamné, mercredi 13 février, à 7 ans de prison par le tribunal correctionnel de Moulins (France) pour apologie d’un acte de terrorisme, provocation à la discrimination raciale et refus de soumission à un prélèvement biologique.

Nouvelle condamnation pour l’un des meurtriers d’Ilan Halimi, Youssouf Fofana. Cette fois-ci, l’ex-chef du « gang des barbares » a été condamné à 7 ans de prison supplémentaires par le tribunal de Moulins pour apologie d’un acte de terrorisme, provocation à la discrimination raciale et pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement biologique.

« La cause d’Allah »

Depuis sa cellule de la prison de la maison centrale de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, où il est condamné à perpétuité, Youssouf Fofana était parvenu, fin 2011, à diffuser via YouTube quinze vidéos dans lesquelles, il vantait la supériorité du monde musulman. Le franco-ivoirien y appelait également à l’insurrection des Africains et louait «  les combattants de la cause d’Allah ».

En juillet 2009, Youssouf Fofana avait été condamné à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour avoir séquestré, torturé et tué le jeune Ilan Halimi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : les rebelles prennent Sibut, 160 km au nord de Bangui

décembre 29, 2012

La ville de Sibut, située à 130 km au nord de Bangui, est tombée aux mains des rebelles de la coaltion Séléka, samedi 29 décembre, a déclaré une source militaire centrafricaine. L’information a été confirmée par la rébellion.

La rébellion centrafricaine de la coalition Séléka a pris la ville de Sibut située à 130 km au nord de la capitale Bangui, samedi 29 décembre. « Les rebelles sont entrés dans Sibut. Il n’y a pas eu de combats, les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées là ainsi que les troupes tchadiennes ayant quitté la ville hier soir (vendredi) pour se positionner à Damara (75 km de Bangui) », a déclaré à l’AFP une source militaire centrafricaine.

Une partie (150 hommes) du contingent tchadien envoyé le 18 décembre par le président Idriss Déby Into était basée à Sibut. Le reste étant stationné à Bossangoa. Selon des habitants en provenance de Sibut vers Bangui, une soixantaine de véhicules de troupes tchadiennes et centrafricaines ont été aperçus dans la soirée de vendredi en train de converger vers Damara.

Quid des négociations ?

Joint par Jeune Afrique, une source au sein de la rébellion a confirmé l’information. « Cela ne remet pas en cause notre volonté de négocier », a précisé la source. « Nous avons seulement répondu à la provocation des FACA ».

Vendredi matin, l’armée centrafricaine avait lancé une contre-offensive pour reprendre aux rebelles la ville stratégique de Bambari (centre), proche de Sibut (Voir carte). « Des éléments des Forces armées centrafricaines ont attaqué Bambari pour essayer de la reprendre. Les combats ont été particulièrement violents. On ne sait pas encore qui contrôle la ville », avait indiqué une source sécuritaire centrafricaine sans plus de précisions.

Jeuneafrique.com avec AFP