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« Gang des barbares » : Youssouf Fofana passera 7 années de plus en prison

février 13, 2013

Une image extraite de l'une des vidéos de Youssouf Fofana en prison. Une image extraite de l’une des vidéos de Youssouf Fofana en prison. © DR

L’ex-chef du « gang des barbares », Youssouf Fofana, a été condamné, mercredi 13 février, à 7 ans de prison par le tribunal correctionnel de Moulins (France) pour apologie d’un acte de terrorisme, provocation à la discrimination raciale et refus de soumission à un prélèvement biologique.

Nouvelle condamnation pour l’un des meurtriers d’Ilan Halimi, Youssouf Fofana. Cette fois-ci, l’ex-chef du « gang des barbares » a été condamné à 7 ans de prison supplémentaires par le tribunal de Moulins pour apologie d’un acte de terrorisme, provocation à la discrimination raciale et pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement biologique.

« La cause d’Allah »

Depuis sa cellule de la prison de la maison centrale de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, où il est condamné à perpétuité, Youssouf Fofana était parvenu, fin 2011, à diffuser via YouTube quinze vidéos dans lesquelles, il vantait la supériorité du monde musulman. Le franco-ivoirien y appelait également à l’insurrection des Africains et louait «  les combattants de la cause d’Allah ».

En juillet 2009, Youssouf Fofana avait été condamné à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour avoir séquestré, torturé et tué le jeune Ilan Halimi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : les rebelles prennent Sibut, 160 km au nord de Bangui

décembre 29, 2012

La ville de Sibut, située à 130 km au nord de Bangui, est tombée aux mains des rebelles de la coaltion Séléka, samedi 29 décembre, a déclaré une source militaire centrafricaine. L’information a été confirmée par la rébellion.

La rébellion centrafricaine de la coalition Séléka a pris la ville de Sibut située à 130 km au nord de la capitale Bangui, samedi 29 décembre. « Les rebelles sont entrés dans Sibut. Il n’y a pas eu de combats, les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées là ainsi que les troupes tchadiennes ayant quitté la ville hier soir (vendredi) pour se positionner à Damara (75 km de Bangui) », a déclaré à l’AFP une source militaire centrafricaine.

Une partie (150 hommes) du contingent tchadien envoyé le 18 décembre par le président Idriss Déby Into était basée à Sibut. Le reste étant stationné à Bossangoa. Selon des habitants en provenance de Sibut vers Bangui, une soixantaine de véhicules de troupes tchadiennes et centrafricaines ont été aperçus dans la soirée de vendredi en train de converger vers Damara.

Quid des négociations ?

Joint par Jeune Afrique, une source au sein de la rébellion a confirmé l’information. « Cela ne remet pas en cause notre volonté de négocier », a précisé la source. « Nous avons seulement répondu à la provocation des FACA ».

Vendredi matin, l’armée centrafricaine avait lancé une contre-offensive pour reprendre aux rebelles la ville stratégique de Bambari (centre), proche de Sibut (Voir carte). « Des éléments des Forces armées centrafricaines ont attaqué Bambari pour essayer de la reprendre. Les combats ont été particulièrement violents. On ne sait pas encore qui contrôle la ville », avait indiqué une source sécuritaire centrafricaine sans plus de précisions.

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar: l’ex-président Ravalomanana condamne l’expulsion de sa femme

juillet 28, 2012
Madagascar: l'ex-président Ravalomanana condamne l'expulsion de sa femme Madagascar: l’ex-président Ravalomanana condamne l’expulsion de sa femme © AFP

L’ex-président malgache Marc Ravalomanana a condamné samedi l’expulsion de sa femme Lalao, placée dans un avion vers Bangkok la veille alors qu’elle tentait un retour à Madagascar, mais le chef de la Transition Andry Rajoelina a dénoncé une « provocation » menaçant les pourparlers en cours entre les deux rivaux.

« Une fois de plus, le régime en place à Madagascar a montré qu’on ne peut pas lui faire confiance », a-t-il déclaré dans un communiqué.

M. Ravalomanana a ajouté qu’il allait porter plainte auprès de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), l’organisation régionale qui tente une médiation pour sortir le pays de la crise où il est plongé depuis qu’il a été chassé du pouvoir par Andry Rajoelina en 2009.

Ce dernier a pour sa part dénoncé vendredi soir dans une déclaration de son bureau un retour non autorisé qui est, selon lui, « une provocation ».

Pour le président de la Transition, « Marc Ravalomanana a encore torpillé le processus de sortie de crise en se servant, cette fois-ci, de sa propre épouse elle-même, Mme Lalao Ravalomanana », affirmant « qu’un tel retour n’a même pas été évoqué (. . . ) aux Seychelles ».

Sommés de s’entendre avant le 31 juillet par la SADC, MM. Rajoelina et Ravalomanana se sont rencontrés mardi et mercredi aux Seychelles. Ils doivent à nouveau se voir dans les prochains jours, l’ultimatum ayant été repoussé au 16 août.

Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, indique dans son communiqué que son rival lui a donné lors de cette réunion l’assurance que sa famille serait protégée à Madagascar.

Il ajoute les voyages familiaux devaient rester discrets, si bien que leur fils Tojo –présent à Madagascar depuis plusieurs mois– devait seul rencontrer Lalao Ravalomanana à l’aéroport. Ce qui n’a pas empêché les principales personnalités de son camp de s’y rendre pour accueillir l’ancienne première dame.

 Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : les mutins du M23 refusent le retour de l’armée dans les villes de l’Est

juillet 13, 2012
Le M23 a qualifié 'd’inacceptable' le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est. Le M23 a qualifié « d’inacceptable » le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est. © AFP

Les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) ont qualifié vendredi « d’inacceptable », le retour de l’armée congolaise dans les villes de l’Est de la République démocratique du Congo, qu’ils occupaient dimanche avant de se retirer.

« Cet acte de provocation est un défi lancé contre nos forces (…) et une humiliation pour les habitants de ces entités qui ont subi les exactions de cette armée lors de sa fuite devant nos forces. » C’est en ces termes que le mouvement du 23 Mars a réagi au retour de l’armée de la République démocratique du Congo dans deux villes de l’est de la RDC.

Dans un communiqué, les rebelles du M23 ont ainsi indiqué qu’ils « regrettent le retour » des Forces armées congolaises (FARDC) à Kinwandja et Rusthsuru, dans la province du Nord-Kivu, après que leurs forces ont remis ces localités « à la police nationale congolaises et au contingent de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) pour mettre à l’abri de toute confrontation des forces les habitants de ces entités. »

Le M23, « qui qualifie d’inacceptable la présence des FARDC dans ces entités, considère cet acte comme une offensive militaire engagée (…) contre ses positions. » Les mutins demandent en conséquence aux forces militaires congolaises de quitter « sans délai » les deux villes en questions, « fautes de quoi elles seront rendues responsables de toutes les conséquences relatives à leur présence dans ces entités, ce que nous ne souhaitons pas. »

Passe d’armes

Le 6 juillet, les soldats rebelles avaient pris Bunagana, un important poste-frontière avec l’Ouganda, après des combats avec l’armée congolaise, avant de conquérir sans résistance, le 8 juillet, Rusthsuru, à 70 km au nord de Goma, la cité voisine de Kiwanja, et d’autres localités plus au sud, jusqu’à 50 km de la capitale provinciale.

Les mutins se sont retirés lundi de ces villes, mais ils contrôlent toujours Bunagana, situé à environ 25 km au sud-est de Rusthsuru, tout près de leurs bases dans les collines du parc national des Virunga, adossé au Rwanda et à l’Ouganda.

Après le retrait des mutins, l’armée congolaise a repris position dans les deux villes en question. Jeudi, trois hélicoptères de l’ONU et deux autres de l’armée congolaise ont tiré des roquettes et des obus sur deux autres positions tenues par les rebelles, dans le sud-est du parc des Virunga, Nkokwe et Bukima.

Par ailleurs, la Monusco et les FARDC avaient déployé mercredi des blindés à 25 kilomètres au nord de la capitale provinciale, pour prévenir toute attaque sur la ville, même si les mutins ont jusqu’à ce jour insisté sur le fait que leur objectif n’était pas de vendre Goma, ni d’autres villes, mais « de faire entendre leur voix », et d’amener le gouvernement congolais à des négociations.

Le M23 est constitué d’ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans les FARDC dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa, signé le 23 mars 2009, et dont ils réclament la pleine application. Si Kigali a toujours démenti appuyer les mutins, de hauts responsables rwandais, dont le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, sont accusés dans un rapport d’experts de l’ONU d’avoir aidé directement le M23 en lui fournissant armes, munitions et recrues.

Jeuneafrique.com avec AFP