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Hamon vainqueur, les menaces de désertion se multiplient au PS

janvier 30, 2017

La victoire du candidat marqué à gauche au sein du PS fait souffler un vent de panique du côté des «réformateurs». Plusieurs songent ouvertement à rallier Emmanuel Macron.

Le plus dur reste-t-il à faire pour Benoit Hamon ? Malgré son éclatante victoire face à Manuel Valls dimanche 29 janvier, le candidat désigné par la primaire à gauche n’est pas du tout assuré de trouver ni sa famille politique, ni même ses alliés de belle alliance populaire rassemblés derrière lui pour aborder la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Du côté des soutiens de Manuel Valls, dès dimanche soir, de nombreux cadres et élus évoquent leurs doutes et demandent des gages, quand d’autres évoquent directement leur intérêt pour le mouvement d’Emmanuel Macron.

«Benoit Hamon est désormais le candidat de notre famille politique», assurait dimanche soir Manuel Valls. Pas de quoi, visiblement, convaincre l’ensemble de ses fidèles. Interrogé sur RTL, le député de gironde Gilles Savary n’y est pas allé par quatre chemins: il ne fera pas semblant de soutenir Benoît Hamon dans les mois à venir. «Moi personnellement, je suis de ceux qui pensent que les simulacres d’unité, les rassemblements de faux amis, qui ont fait les succès électoraux du parti socialiste indéniablement, sont très usés. Et que, l’un des mérites de l’élection de Benoît Hamon, c’est une ligne assez claire. C’est une ligne qui a vocation à rassembler la gauche de la gauche mais qui laisse en jachère la ligne sociale-démocrate».

Les élus PS de l’aile droite se retrouvent mardi

Plutôt que de respecter la parole prise par son champion, le député préfère éviter une «future fronde» au vainqueur: «Il ne faudrait pas que cette partie de cette gauche fasse à Benoît Hamon ce que Benoît Hamon a fait aux gouvernements successifs de cette mandature». «Moi j’attends, dans les jours qui viennent, nous attendons de savoir ce qui va être proposé aux sociaux-démocrates. Soit, comme synthèse, je veux dire, acceptable, soit par organisation au sein du parti socialiste, soit éventuellement, par ralliement à un candidat extérieur qui l’incarne»,

Mardi matin, «les réformateurs» du PS, soutiens de Manuel Valls se retrouveront pour évoquer la suite des événements. Le jour même, le candidat de la Belle Alliance populaire rencontrera les parlementaires de son parti pour tenter de les rassurer. Mais un certain nombre n’a pas attendu qu’il présente ses gages pour prendre le large. «Au vu des résultats de la primaire et conformément à mes convictions, je m’engage derrière Emmanuel Macron», a rapidement annoncé le député du Cantal Alain Calmette. De même pour le député du Nord Dominique Baert ,qui a fait savoir à La Voix du Nord Dominique Baert qu’il préfère son «cousin» Macron au «faux frère» Hamon.

Alors qu’un certain nombre de cadres de premier plan ont déjà déserté Solférino pour rejoindre En Marche!, l’hémorragie pourrait se poursuivre. Selon le Parisien ce lundi matin, les observateurs internes du PS tablent sur quelques dizaines de défections, là oui les plus optimistes chez Macron misent sur le départ d’une quarantaine de parlementaires. En attendant, les plus proches soutiens de Manuel Valls prennent les devants et annoncent réfléchir à la création d’une structure destinée à entretenir la flamme vallsiste en marges du PS, sur le modèle d’une «maison des réformistes». Au niveau des militants, beaucoup semblent avoir pris les devants: selon les confidence d’un cadre d’En Marche! à une journliste de LCI, le mouvement aurait comptabilisé 5000 adhérents supplémentaires depuis dimanche soir.

Le PRG attend une clarification

Hors du PS aussi, les doutes prennent le pas sur le rassemblement autour de Benoît Hamon. Ainsi le Parti Radical de Gauche de Sylvia Pinel, qui soutenait Manuel Valls pour le second tour, avait pris l’engagement d’un soutien sans appel au gagnant du scrutin. Pourtant le communiqué publié par le parti dimanche soir met surtout en garde le candidat, plus qu’il ne le soutient: «le projet porté par Benoit Hamon, s’il l’a emporté, ne saurait trouver en l’état l’adhésion des radicaux de gauche attachés à l’entreprise, à un développement économique porteur d’emploi et de répartition des richesses en métropole et en Outre-mer, une laïcité clairement assumée et la relance européenne nécessaire pour protéger les Français des menaces du terrorisme et des abus de la mondialisation. Il revient à Benoit Hamon désormais, s’il souhaite faire gagner la gauche en mai, de trouver les termes du rassemblement. Le PRG entend mener rapidement avec lui les discussions nécessaires à la clarification. Dans l’attente, le PRG invite tous les réformistes de gauche à se retrouver dans les prochains jours pour porter ensemble une parole de gauche crédible dans le débat présidentiel».

Des doutes partagés même du côté des soutiens de la gauche réformiste issus de la société civile: ainsi l’homme d’affaires Pierre Bergé a-t-il rapidement fait son choix sur les réseaux sociaux. «J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie».

Lexpress.fr par Marc de Boni

France: Benoît Hamon, vainqueur inattendu de la primaire à gauche

janvier 29, 2017

Benoît Hamon célèbre sa victoire à la primaire de la Belle alliance populaire, dimanche soir à la Mutualité, à Paris.

Le député des Yvelines a voulu se démarquer dans cette campagne en revendiquant son ancrage à gauche. Les sympathisants l’ont désigné, dimanche, pour les représenter à la présidentielle.

Benoît Hamon sera le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Le député des Yvelines l’a emporté au second tour de la primaire à gauche face à Manuel Valls, dimanche 29 janvier, avec plus de 58 % des voix. Après avoir creusé l’écart au premier tour (avec 36,03 % des voix contre 31,48 % pour M. Valls), il a réussi à maintenir son avance, dans un contexte d’augmentation de la participation. C’est une revanche pour l’ex-ministre de l’éducation qui avait quitté le gouvernement de Manuel Valls fin août 2014, dans l’ombre d’Arnaud Montebourg.

Dans son discours de victoire, Benoît Hamon a salué une gauche qui « relève la tête, se tourne vers le futur et veut gagner ». Il a surtout appelé au rassemblement, non seulement de « tous les socialistes » mais aussi des candidats d’Europe écologie-Les Verts et de La France insoumise, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

« Dès lundi, je proposerai (…) à tous les candidats à cette primaire mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l’écologie politique, en particulier Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, de ne penser qu’à l’intérêt des Français au-delà de nos personnes. Je leur proposerai de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique. »

Le résultat de la primaire fera-t-il changer d’avis MM. Jadot et Mélenchon ? Avant le second tour, tous deux avaient rejeté toute idée de désistement en faveur du candidat socialiste. Dimanche, le candidat de La France insoumise a noté chez M. Hamon des « paroles si proches des nôtres »et évoqué « un fait qui donnera ses fruits le moment venu ».

«L’Emission politique», un tournant

En tout état de cause, les observateurs qui imaginaient Benoît Hamon comme le « Fillon de la gauche », celui qui s’impose contre tous les pronostics face aux favoris des sondages, ont donc vu juste. « Les médias s’en veulent tellement de n’avoir pas vu venir Fillon à la primaire de la droite, qu’ils ne voudraient surtout pas louper Hamon à celle de la gauche », plaisantait il y a deux mois son directeur de campagne, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis.

La participation de M. Hamon à « L’Emission politique »sur France 2, le 8 décembre 2016, avait marqué un tournant dans sa campagne. Si l’audience a été plutôt faible pour le programme – 1,7 million de téléspectateurs –, sa prestation a été remarquée. Elle a donné au candidat de 49 ans l’occasion de fairevaloirses mesures phares.

Lire aussi :   Les « hamonistes », une bande à part

Retouches sur le revenu universel

M. Hamon a développé les deux solutions qu’il propose pour faire face à la « révolution numérique », qui va « raréfier le travail » : encourager la réduction du temps de travail et, surtout, l’instaurer d’un revenu universel de base.

En six semaines, deux points clés de la proposition de Benoît Hamon ont pourtant été discrètement supprimés, avant d’être finalement réintégrés :

  • le fait que ce qu’il qualifie de « revenu universel » serait versé à terme à tous les Français de plus de 18 ans, sans condition de ressources ;
  • le fait qu’il atteindrait le seuil de 750 euros par mois.

Il est désormais question d’une « grande conférence citoyenne »chargée de discuter du périmètre du revenu universel et de son calendrier. Benoît Hamon continue d’évoquer un « revenu universel », mais il ne s’engage plus clairement à mettre en place cette « révolution »sociale avant 2022, s’il remportait la présidentielle.

Dans Le Monde du 4 janvier, M. Hamon a également déclaré « envisager, à court terme, d’en finir avec l’état d’urgence, dès lors que les lois antiterroristes et renseignement permettent à la police et à la justice d’agir plus efficacement ».

L’ancrage à gauche d’un ancien militant étudiant

C’est au sein de SOS-Racisme que Benoît Hamon a commencé sa vie de militant. En 1986, il est partie prenante des manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi Devaquet, vaste mouvement qui l’incite un an plus tard à prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche. En 1993, il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes, un poste qu’il conservera jusqu’en 1995.

Délégué national du PS chargé de la jeunesse, le jeune Hamon se rapproche ensuite de Lionel Jospin, dont il sera conseiller pour la jeunesse pendant la campagne présidentielle de 1995. Il sera élu député européen de la circonscription Est entre 2004 et 2009, puis conseiller régional d’Ile-de-France entre 2010 et 2014, en parallèle de sa charge de porte-parole du Parti socialiste, de 2008 à 2012.

Au cours de son ascension au sein du Parti socialiste, Benoît Hamon s’est inscrit dans une tendance réformiste, notamment au sein du Nouveau Parti socialiste, un courant interne au PS qu’il cofonde avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon après le choc du 21 avril 2002, qui a vu la gauche éliminée au premier tour de la présidentielle.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), l’ex-porte parole du PS compte se démarquer du quinquennat écoulé et revendique son ancrage à gauche. Il disait, dès le 16 août, son désir de rompre avec « les quinquennats [qui] se succèdent », avec « les hommes providentiels aussi ».

Il est l’un des plus prompts à s’être déclarés pour la primaire, prenant de vitesse son plus proche rival, Arnaud Montebourg – l’ancien ministre de l’économie devait annoncer sa candidature quelques jours plus tard. M. Hamon n’avait eu d’autre choix que de quitter le gouvernement le même jour que M. Montebourg, en août 2014 ; lors de la fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) les deux hommes avaient milité pour un changement de cap de la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls.

Bilans contrastés à Bercy et à l’éducation nationale

Lors de son passage à Bercy, en tant que ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire, de mai 2012 à mars 2014, Benoît Hamon a mené quelques chantiers significatifs dont la loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS), qui donne un cadre à un secteur – regroupant notamment les mutuelles, les coopératives, les associations… – jusque-là mal défini. Adoptée en juillet 2014, la loi définit, pour la première fois, l’ESS comme un « mode d’entreprendre et de développement économique ».

Son autre grand projet fut la loi sur la consommation, adoptée en mars 2014. Elle propose un panel d’outils pour améliorer la protection des consommateurs comme l’action de groupe, la facilitation de la résiliation du contrat d’assurance, la mise en place d’un registre du crédit ou l’augmentation du délai de rétractation pour le commerce en ligne. Le ministre quitte son poste peu après l’adoption de cette loi pour rejoindre le ministère de l’éducation nationale.

Mais il ne passera que cent quarante-sept jours rue de Grenelle où il a succédé à Vincent Peillon en mars 2014, avant de suivre Arnaud Montebourg et de quitter le gouvernement en août de la même année. Au cours de ses quelques mois comme titulaire de ce portefeuille, M. Hamon n’a pas eu le temps de lancer de chantier majeur et laisse un bilan mitigé. Chargé de déminer le dossier de la réforme des rythmes scolaires, il lâche du lest sans pour autant calmer la fronde.

Lire aussi :   Benoît Hamon, le possible trouble-fête de la primaire à gauche

Il a également reculé sur les ABCD de l’égalité, outil pédagogique de promotion de l’égalité homme-femme, après la polémique lancée notamment par les opposants au mariage pour tous. Enfin, M. Hamon a été contraint de renoncer à faire avancer un dossier qui lui tenait à cœur : celui de la réforme de l’évaluation des élèves. Il démissionne avant d’effectuer sa première rentrée scolaire.

 

Lemonde.fr

Espagne: le chef du Parti socialiste Pedro Sanchez a démissionné

octobre 1, 2016

Madrid – Le chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi soir sa démission, a-t-on appris de sources concordantes, ouvrant la voie à un déblocage de la crise politique qui dure depuis 9 mois en Espagne.

Pedro Sanchez, 44 ans, a annoncé sa démission aux membres du comité fédéral, sorte de parlement du parti, après avoir été mis en minorité lors d’un vote clôturant une journée de débats houleux.

Mercredi, une partie de son équipe avait démissionné pour forcer son départ.

Ses opposants souhaitaient notamment qu’il lève son véto à un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Ils lui reprochaient aussi les mauvais résultats électoraux du parti.

Ses partisans estimaient au contraire qu’il était préférable de faire barrage au Parti populaire de Mariano Rajoy, même si cela prolongeait le blocage du pays.

Les partisans de remettre le gouvernement au Parti populaire s’imposent au sein du PSOE , a immédiatement réagi sur son compte Twitter le chef de Podemos (gauche radicale) Pablo Iglesias.

Pedro Sanchez envisageait depuis plusieurs semaines de former un gouvernement avec Podemos.

(Romandie.com avec©AFP / 01 octobre 2016 21h08)

Espagne: Démission collective au sommet du PS pour faire tomber son chef

septembre 28, 2016

Dix-sept membres de la direction du Parti socialiste espagnol (PSOE) ont présenté mercredi leur démission, a-t-on appris auprès du parti. Ils veulent forcer le départ de son secrétaire général Pedro Sanchez. Ce dernier devrait pourtant rester en place.

« Dix-sept démissions (…) ont été présentées aujourd’hui », a déclaré un porte-parole du parti. L’organe exécutif « doit être destitué et ses pouvoirs doivent être transmis à une direction intérimaire », a affirmé un opposant à M. Sanchez.

Comme deux membres du comité avaient déjà démissionné il y a plusieurs mois et qu’un autre est décédé, plus de la moitié des sièges seraient désormais vacants, ce qui prive l’instance de sa légitimité. En pareil cas, une équipe intérimaire doit être mise sur pied et un congrès organisé pour désigner un nouveau chef de file.

Malgré cette vague de défections, le patron du PSOE conserve la direction du parti, a annoncé le numéro 2 des socialistes, Cesar Luena. Il a précisé que le comité exéuctif ne serait pas dissous.

Pour la plupart des observateurs, ce geste avait pour but d’ouvrir la voie à la formation d’un nouveau gouvernement conservateur malgré l’absence de majorité parlementaire.

M. Sanchez s’oppose en effet à la reconduction de Mariano Rajoy, chef du gouvernement sortant issu du Parti populaire, ce qui ne fait pas l’unanimité au sein du PSOE, dont certains membres craignent que le parti ne sorte affaibli d’éventuelles nouvelles élections, après celles du 20 décembre et du 26 juin.

Romandie.com avec(ats / 28.09.2016 20h32)

Présidentielle au Gabon : l’étonnant communiqué du PS français

août 29, 2016

 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste français. © Michel Euler/AP/SIPA

Le dépouillement en cours du vote pour la présidentielle au Gabon n’a pas empêché le Parti socialiste français de prendre position dimanche pour l’un des deux principaux candidats. Un communiqué au ton inhabituel.

Alors que la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) poursuit ses opérations de compilation pour départager l’opposant Jean Ping et le président sortant Ali Bongo Ondimba, le Parti socialiste français a jeté un pavé dans la marre à travers un communiqué publié dimanche 28 août.

La rue Solférino a choisi son camp dans un texte au ton inhabituel. Extrait : « Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne volonté et un exemple ». Piqué au vif, le camp du président sortant joue la pondération et ne veut pas sur-réagir.

« Abusé » par la communication de Jean Ping ?

Un conseiller d’Ali Bongo fulmine. « Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons plus que l’on nous traite comme une colonie. Le Parti socialiste français a une échéance électorale à préparer en France. Qu’il s’en occupe avant de se préoccuper des élections gabonaises ».

D’autres proches du président sortant recommandent la retenue, estimant les responsables socialistes « abusés » par la stratégie de communication des partisans de Jean Ping. Un communiqué du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) devait intervenir dans l’après-midi de lundi pour répliquer au PS. Quant aux résultats du scrutin, ils sont attendus mardi à 17 heures.

Jeuneafrique.com par Georges Dougueli, Envoyé spécial à Libreville

France/présidentielle: vers une primaire socialiste avec l’accord de Hollande

juin 18, 2016

Paris – Fait inédit pour un président français sortant, François Hollande devra vraisemblablement passer par une primaire s’il veut briguer un second mandat l’an prochain, après une décision de son Parti socialiste (PS) d’organiser une telle consultation début 2017.

Après plusieurs mois de suspense, le Conseil national du PS, parlement des socialistes, a approuvé samedi à l’unanimité l’organisation d’une primaire limitée au parti et à ses satellites des radicaux de gauche (PRG) et des écologistes pro-gouvernementaux.

Le scrutin, fixé aux 22 et 29 janvier 2017, apparaît taillé sur mesure pour permettre à François Hollande, très impopulaire y compris à gauche, de se relégitimer à moindre risque en vue de la présidentielle du printemps.

La date tardive de la consultation lui laisse aussi espérer de pouvoir engranger de premiers résultats de sa politique économique sociale-libérale contestée dans son camp, après de premiers signes d’embellie et de légère décrue du chômage depuis deux mois.

Le chef de l’Etat doit dire en fin d’année s’il entend briguer un second mandat.

C’est un peu le dernier clou sur le cercueil électoral du Parti socialiste que d’imposer à un sortant (…) de passer par une primaire, a ironisé samedi le député d’opposition Thierry Solère, qui dirige l’organisation de la primaire de droite pour 2017.

Pour le numéro un du PS Jean-Christophe Cambadélis au contraire, François Hollande a hâte d’expliquer quels ont été ses choix (…) et de souligner devant l’ensemble des Français comment il a réussi.

Elu en mai 2012 à l’Elysée, M. Hollande avait vu sa candidature mise sur orbite six mois plus tôt par sa victoire aux primaires socialistes.

Selon certains de ses proches, le chef de l’Etat est prêt à se soumettre une nouvelle fois à l’exercice. Si je ne suis pas en mesure de remporter la primaire, comment pourrais-je espérer remporter la présidentielle ?, a-t-il confié à des visiteurs.

L’idée d’une primaire de l’ensemble de la gauche pour la présidentielle de 2017, avancée en début d’année par un collectif d’intellectuels et d’écologistes et réclamée par une écrasante majorité de ses sympathisants, a échoué devant son éparpillement.

Figure de proue de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a rejeté d’emblée l’idée d’y participer, refusant de se rallier à François Hollande en cas de victoire de ce dernier.

Les communistes et les écologistes hostiles au gouvernement ont eux aussi refusé l’idée de concourir dans un même scrutin que le président sortant, à qui ils reprochent une dérive libérale, ou d’autres candidats de cette mouvance.

En l’état actuel, l’impopularité du président français est telle dans toutes les franges de l’opinion que François Hollande serait menacé d’élimination dès le premier tour s’il brigue un second mandat à la présidentielle de 2017, affirment tous les sondages.

Une enquête TNS-Sofres sur le meilleur candidat pour représenter la gauche en 2017, publiée vendredi dans le quotidien conservateur Le Figaro, le place seulement au 5e rang parmi l’ensemble des sympathisants de gauche.

D’après le même sondage, François Hollande serait aussi un moins bon candidat que son Premier ministre Manuel Valls aux yeux des sympathisants du PS, mais il reste néanmoins leur premier choix. Il devance ainsi encore nettement son ancien ministre Arnaud Montebourg, favori de l’aile gauche frondeuse du parti, qui n’a pas exclu de se présenter contre lui.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2016 19h06)

Macron: « La gauche aujourd’hui ne me satisfait pas »

avril 23, 2016

 

Congo: les socialistes français jugent non crédible la victoire annoncée de Denis Sassou Nguesso

mars 26, 2016

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PARIS – Le Parti socialiste au pouvoir en France a jugé samedi non crédible la réélection au premier tour du président congolais sortant, Denis Sassou Nguesso, annoncée jeudi par une commission électorale qu’il juge notoirement partiale.

Le Parti socialiste dénonce l’absence de transparence de tout le processus électoral. Il dénonce également les coupures de toutes les communications avec l’extérieur du pays imposées pendant la fin de semaine du vote. De même, il condamne l’agression dont ont été victimes les envoyés spéciaux de l’Agence France-Presse et du quotidien Le Monde après leur entretien avec un candidat de l’opposition, écrit dans un communiqué la direction de la formation du président François Hollande.

Depuis des mois, le président congolais a placé son pays sous un régime d’état d’urgence de fait, dont la seule justification a été d’entraver la libre circulation et la libre expression des opposants politiques, accuse le PS.

Dans de telles conditions, le Parti socialiste juge non crédible le résultat annoncé par une commission électorale notoirement partiale et demande instamment aux organisations internationales, particulièrement à l’Union africaine et à l’Union européenne de se saisir immédiatement de la question afin de prévenir une crise majeure pour la région.

On a l’impression que si on avait été membre de l’Internationale socialiste, on aurait probablement eu droit à l’indulgence de M. Braud, qui de toute façon, n’engage que lui-même, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, en faisant référence au signataire du texte du PS, Maurice Braud, secrétaire national du PS à l’International.

Les autorités congolaises ont annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la victoire de M. Sassou Nguesso au premier tour de l’élection présidentielle du 20 mars, avec plus de 60% des voix. Il a devancé deux candidats de l’opposition, Guy-Brice Parfait Kolélas (15,05%) et le général Jean-Marie Michel Mokoko (13,89%) qui ont dénoncé un scrutin selon eux entaché de fraudes.

Les autorités avaient décidé de couper toutes télécommunications (SMS, internet et téléphone) la veille du scrutin pour des raisons de sûreté nationale afin d’empêcher l’opposition de commettre une illégalité en publiant elle-même les résultats de l’élection.

Jugeant que les conditions d’un scrutin transparent et démocratique n’étaient pas réunies, l’UE avait renoncé à missionner des observateurs.

Mardi, la France avait dénoncé le contexte préoccupant dans lequel s’est déroulée, selon elle, l’élection présidentielle au Congo, où les communications ont été coupées, en soulignant son attachement à la transparence et l’équité du scrutin dans son ancienne colonie.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2016 22h48)

Congo : Le parti au pouvoir s’en prend au PS français qui appelle au report de la présidentielle

mars 8, 2016

Pierre Ngollo, furieux!

Pierre Ngolo, furieux?

Le Parti congolais du Travail (PCT, au pouvoir) a réagi mardi à Brazzaville contre le Parti socialiste français qui demande le report de l’élection présidentielle au Congo, en se fondant sur des faits non fondés qu’il qualifie de ‘’partisans’’.
« Les avis du Parti socialiste français ne sont pas fondés et sont partisans et pleins de préjugés. Ils ne servent ni la démocratie congolaise en construction, ni l’amitié entre nos deux peuples et nos deux nations, ni les relations entre nos deux Etats », souligne le Secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, dans un communiqué‘’Prenant beaucoup de libertés avec les faits, le Parti socialiste français évoque des obstacles imaginaires au processus électoral congolais », selon Ngolo, précisant que ‘’le Congo ne connaît pas l’état d’urgence, ni la violation des libertés fondamentales ».
Le communiqué précise que « le PCT constate que le parti socialiste français n’est pas à sa première intrusion paternaliste au Congo et exprime sa vive indignation et rappelle que la République du Congo est un Etat souverain ».
Dans un communiqué, le parti socialiste français a appelé lundi à un report de l’élection présidentielle du 20 mars prochain, en raison des « atteintes à la liberté d’expression » des candidats de l’opposition et du « climat délétère » de la campagne électorale ouverte le 4 mars dernier.
En effet depuis le début de la campagne les candidats sillonnent le pays à leur guise, nombreux d’entre eux ont déjà été dans la partie sud du pays et peut dans la partie nord où seul le président sortant Denis Sassou N’Guesso est en tournée.

Apanews.net

 

République du Congo : le Parti socialiste souhaite le report de l’élection présidentielle

mars 7, 2016

Parti Socialiste

 Communiqué de Presse

La campagne de l’élection présidentielle anticipée prévue le 20 mars 2016 a été lancée dans un climat délétère.

Le Parti socialiste dénonce les obstacles mis aux déplacements des principaux opposants au président Denis Sassou-Nguesso, qui sont des atteintes de fait à leur liberté d’expression et d’opinion. Le président Sassou-Nguesso a organisé la surveillance des principaux opposants et imposé un état d’urgence qui semble objectivement peu justifié. Après avoir modifié la Constitution en 2015 pour autoriser sa réélection, il semble aujourd’hui considérer le simple exercice de droits démocratiques élémentaires comme des menaces à la sûreté de l’État congolais.

Le Parti socialiste demande aux organisations internationales concernées, particulièrement à l’Union africaine, à l’Union européenne et aux Nations Unies, d’user de leur influence pour obtenir le report de l’élection présidentielle. Le Parti socialiste redoute les conséquences d’un scrutin immédiat et il appelle solennellement à un dialogue inclusif pour poser les bases d’élections crédibles et transparentes.

Maurice BRAUD Fait à Paris, le 07 mars 2016

Maurice BRAUD, Secrétaire national à l’International, immigration et co-développement