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France: Kheira Hamraoui, footballeuse du PSG, a été agressée, son équipière Aminata Diallo en garde à vue

novembre 10, 2021

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo » dans le cadre de la procédure ouverte à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club.

La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016.
La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L’internationale française du Paris-Saint-Germain Kheira Hamraoui a été violemment agressée la semaine dernière, a appris l’Agence France-Presse d’une source proche du dossier. Son équipière en club et en sélection Aminata Diallo, présente au moment des faits, a été placée en garde à vue mercredi 10 novembre, a confirmé de son côté le club.

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo par le SRPJ [service régional de police judiciaire] de Versailles dans le cadre de la procédure ouverte » à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club, précise-t-il dans un communiqué, confirmant des informations révélées par le quotidien sportif L’EquipeSa garde à vue a été prolongée de vingt-quatre heures mercredi, en fin d’après-midi, a annoncé la procureure de Versailles, Maryvonne Caillibotte.

Aminata Diallo était titulaire, mardi soir, en Ligue des champions contre le Real Madrid, au poste habituellement occupé par Kheira Hamraoui, qui était absente pour « raisons personnelles » selon le club. Aminata Diallo a été interpellée mercredi matin à Marly-le-Roi, près de Paris, et placée en garde à vue par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles.

Présentes dans le même véhicule

A Lyon, un homme « qui pourrait avoir un lien avec l’agression », mais sans lien de parenté avec Diallo, a également été placé en garde à vue par la police judiciaire, a ajouté Mme Caillibotte. L’enquête, déclenchée par la plainte de Hamraoui déposée vendredi matin, a été ouverte pour violences volontaires avec une interruption totale de travail (ITT) de moins de huit jours, en réunion, avec arme (la barre de fer) et avec préméditation. Aminata Diallo, qui s’est exprimée lors de sa garde à vue, n’a pas fait appel à un avocat, a ajouté la procureure.

Les deux joueuses, de retour d’un dîner organisé par le club jeudi soir, étaient présentes dans le même véhicule au moment où des inconnus ont agressé Kheira Hamraoui, la frappant au niveau des jambes avec une barre de fer. Diallo aurait été retenue par les agresseurs, mais pas victime de violences physiques, a précisé à l’AFP une source au sein du club.

Revenue cet été au PSG, après un premier passage dans la capitale (2012-2016), Kheira Hamraoui s’est imposée comme titulaire à 31 ans chez les championnes de France en titre, après avoir remporté la Ligue des champions féminine avec le FC Barcelone en mai. Rappelée en équipe de France en octobre, après deux ans et demi d’absence, l’ancienne joueuse du Barça a été contrainte de renoncer sur blessure. La sélectionneuse Corinne Diacre avait alors rappelé en renfort Aminata Diallo, 26 ans, sans la faire jouer.

La piste d’une rivalité interne au PSG, avancée par une source auprès de L’Equipe, a ravivé le souvenir de l’affaire Harding-Kerrigan qui avait secoué le monde du patinage artistique avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994. La patineuse américaine Nancy Kerrigan, médaillée d’argent lors de ces JO, avait été agressée quelques semaines plus tôt à la barre de fer, au niveau d’une jambe, lors d’un guet-apens orchestré par l’entourage de Tonya Harding, une de ses rivales sur la glace.

Par Le Monde avec AFP

Ligue des champions: un apprenti nommé Mbappé

octobre 31, 2017

Le jeune prodige du Paris-Saint-Germain devrait être remplaçant face aux Belges d’Anderlecht, mardi, en Ligue des champion

Mbappé

Kylian Mbappé, le 27 octobre, au Parc des princes. FRANCK FIFE / AFP

Depuis plusieurs jours, la presse sportive en a fait un événement : le jeune attaquant du Paris-Saint-Germain, Kylian Mbappé, 18 ans, devrait être remplaçant, mardi 31 octobre, pour la réception des Belges d’Anderlecht, en phase de poules de Ligue des champions. C’est la première fois que le prodige, prêté cet été par l’AS Monaco contre la somme record de  180 millions d’euros, va s’asseoir sur le banc depuis son arrivée dans le capitale.

Selon toute vraisemblance, le natif de Bondy (Seine-Saint-Denis) laissera sa place à l’Argentin Angel Di Maria, de dix ans son aîné, alors que le PSG peut, dès mardi soir, valider sa qualification pour les huitièmes de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Avec 863 minutes de jeu avalées sur les 900 disputées par son équipe depuis deux mois, Mbappé (4 buts et 4 passes décisives au compteur) semble avoir besoin de recharger ses batteries.

Mais cette sortie temporaire du onze titulaire survient alors que l’ex-apprenti de l’Institut national du football de Clairefontaine (2011-2013), particulièrement mature et exigeant avec lui-même, a vécu un mois d’octobre en demi-teinte. Incisif et efficace dès son intégration au sein de l’armada parisienne, digne pendant de la star brésilienne Neymar et du buteur uruguayen Edinson Cavani, le Francilien n’a pas forcément brillé lors des derniers matchs de sa formation contre Marseille (2-2) et Nice (3-0).

« Un talent qui hiberne »

Cette prétendue mauvaise passe a conduit le journal L’Equipe à se polariser sur la « première période de doutes » que traverserait le jeune homme. Si prompt à ériger Mbappé au rang de plus grand espoir du foot mondial, la saison dernière, lors de l’épopée de l’AS Monaco jusqu’en demi-finales de Ligue des champions, L’Equipe s’attarde aujourd’hui sur le « déchet technique », « les mauvais choix », les dribbles « prévisibles » de l’ailier, enclin à prouver sa valeur et dont l’immense talent « hiberne ».

« La relance par le banc », titre même le journal sportif pour mieux souligner la présumée lassitude morale d’un joueur, « dont le langage corporel confine parfois à la suffisance ». Après le nul arraché par le PSG au Stade-Vélodrome lors du clasico, les observateurs ont, en outre, durement critiqué les propos peu amènes de Mbappé relatifs à la médiocre prestation de l’arbitre Ruddy Buquet. Le prodige alimentant ainsi l’image d’un PSG arrogant, vitrine du football français et donc au-dessus de la mêlée.

Feuille de route

« On ne veut pas faire les victimes, mais certains faits de jeu nous mettent malheureusement des bâtons dans les roues […] La L1 commence à attirer des grands joueurs qui commencent à avoir des équipes de plus en plus compétitives […] Il faut que les arbitres se mettent au niveau, tout simplement », a développé, à chaud, Mbappé.

Cette sortie franche et assumée du joueur tranchait avec ses éléments de langage convenus, servis aux médias depuis son éclosion à l’AS Monaco. Un contraste d’autant plus saisissant que celui qui fêtera, en décembre, ses 19 ans, a intégré très tôt, dès son passage à l’INF Clairefontaine, les fondamentaux d’une communication toute en retenue. Dans la Principauté, le joueur avait coutume de rester dans sa bulle, se contentant de livrer poliment ses analyses, sourire enjôleur et sac à dos sur les épaules, au terme des rencontres.

Prématurées, ces critiques émanant de la presse sportive renvoient à l’écrasante attente suscitée par Mbappé, qui a signé son premier contrat professionnel en… mars 2016, et est aujourd’hui nommé parmi les trente joueurs en lice pour remporter le Ballon d’or. A force d’avaler les records de précocité tel un cheval fou, le jeune homme a nourri l’idée d’une ascension foudroyante, sans limites. Son entourage étant même parfois sidéré par l’enchaînement rapide des événements.

Etape initiatique

Couvé par ses parents, qui gèrent ses intérêts avec l’aide du cabinet d’avocats Verheyden & Cognard, l’attaquant du PSG a en réalité établi, dès son arrivée à l’INF Clairefontaine, une feuille de route à la fois ambitieuse et raisonnée. Programmé pour avoir une carrière au moins à la hauteur d’un Thierry Henry, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (51 réalisations), le joueur a constamment mûri ses choix, procédant par étapes. Sa décision de rejoindre le PSG, qui le courtise depuis l’enfance, et de s’imposer dans l’Hexagone avant de rallier un grand club européen, obéit à cette logique.

A l’aune de la trajectoire du jeune homme, ce mois d’octobre délicat doit ainsi être perçu comme une phase incontournable, une étape initiatique, dans son apprentissage du haut niveau et de ses codes. L’entraîneur du PSG, Unai Emery, ne dit pas autre chose : « On parle d’un joueur qui a débuté au plus haut niveau l’an dernier, c’est normal qu’il soit dans un processus d’apprentissage. J’ai fait dans ma tête une idée du futur, c’est le PSG champion et Mbappé champion. » Raison supplémentaire pour considérer les récentes « difficultés » de l’attaquant parisien comme un non-événement.

Lemonde.fr par Rémi Dupré

France: Avec Neymar, Bercy se frotte déjà les mains

août 3, 2017

Avec le transfert de Neymar au PSG, Bercy pourrait toucher plus de 30 millions d’euros par an / © AFP/Archives / PATRIK STOLLARZ

L’arrivée imminente de Neymar au PSG pour un montant record pourrait être « une bénédiction » pour les caisses de l’Etat, à un moment où il se serre la ceinture… à condition que le montage financier de l’opération ne lui réserve pas de mauvaises surprises.

Le ministre des Comptes public, Gérald Darmanin, n’a pas caché sa joie jeudi sur France Inter: « Si effectivement Neymar vient dans un club français, alors effectivement le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu’il va pouvoir payer en France », s’est-il félicité.

« Il vaut mieux que ce joueur de football paie ses impôts en France plutôt qu’il ne les paie ailleurs », a-t-il ajouté, en attendant l’arrivée à Paris de la star brésilienne pour un montant record de 222 millions d’euros.

« Le ministre a raison », a renchéri Philippe Bruneau, le président du Cercle des fiscalistes. « Des gens qui viennent dépenser de l’argent en France, c’est dans l’intérêt de tout le monde, c’est dans celui de la collectivité », a-t-il expliqué à l’AFP.

Un avis partagé par le fiscaliste Michel Taly: « Toute personne qui arrive en France pour y travailler avec une rémunération colossale, c’est une bénédiction pour le budget de la France », a-t-il indiqué à l’AFP.

Selon ses calculs, si Neymar devait percevoir un salaire net de 30 millions d’euros par an, comme évoqué par la presse, le PSG verserait pratiquement une somme équivalente à l’Etat.

« Dans tous les cas de figure, l’Etat toucherait plus de 30 millions » par an, répartis pratiquement à parts égales en impôt sur le revenu (15 millions) et en charges sociales (15 millions).

Des sommes qui ne sont pas négligeables à un moment où le gouvernement vient d’annuler 300 millions d’euros de crédits aux collectivités locales pour 2017, afin de diminuer les dépenses de 4,5 milliards d’ici la fin de l’année pour passer sous la barre des 3% de déficit comme il s’y était engagé auprès de Bruxelles.

En revanche, les deux fiscalistes interrogés doutent que Bercy puisse arrondir ses revenus fiscaux grâce à la clause libératoire de 222 millions qui doit être payée par la star brésilienne au Barça, sauf si le PSG lui verse une avance sur salaire pour s’en acquitter.

– Des montants indécents ? –

« On peut s’émouvoir du caractère indécent d’une telle rémunération, mais si personne ne s’intéressait au foot, Neymar ne serait pas payé autant », a estimé le président du Cercle des fiscalistes, ajoutant que l’Etat percevra d’autres revenus importants grâce à la TVA prélevée sur la vente des maillots.

L’ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert s’est toutefois montré beaucoup plus prudent sur les retombées fiscales du transfert.

« Quand on dit que tout ça est une bonne affaire pour l’Etat français qui va encaisser les impôts, c’est vraiment loin d’être aussi simple que ça », a-t-il affirmé à l’AFP.

« J’ai toujours eu le sentiment, quand j’ai eu à regarder des affaires concernant des sportifs de haut niveau, qu’il y a peu de revenus fiscaux derrière tout ça, d’autant plus qu’il y a toujours des montages », a-t-il souligné, précisant que le droit à l’image, par exemple, « génère peu de ressources à l’Etat français ».

Et à condition aussi que Neymar « ne trouve pas de stratagème fiscal à la Ronaldo pour ne pas payer d’impôts… », a tweeté la porte-parole France de l’ONG Oxfam, Manon Aubry.

L’attaquant-vedette du Real Madrid et du Portugal, soupçonné d’une fraude fiscale à hauteur de 14,7 millions d’euros, a d’ailleurs été convoqué lundi par la justice espagnole en vue d’une mise en examen.

M. Darmanin a garanti que ses services allaient analyser de près le montage financier du transfert. Il est vrai que Neymar a déjà été condamné en mars 2016 par la justice brésilienne à payer une cinquantaine de millions d’euros pour fraude fiscale, amende considérablement réduite par la suite en appel.

Le joueur de 25 ans est aussi dans le collimateur de la justice espagnole concernant les conditions de son transfert au Barça en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 03 août 2017 16h25)                

PSG s’offre de payer la clause de départ de Neymar de 222 M€ à Barcelone

août 2, 2017

Le Paris SG devrait officaliser l'arrivée de Neymar dans les prochaines heures.

Le Paris SG devrait officaliser l’arrivée de Neymar dans les prochaines heures. Crédits photo : BorjaB.Hojas/ALTERPHOTOS / PANORAMIC

Le club parisien a réfléchi à plusieurs montages financiers extrêmement complexes pour payer la clause de départ de 222 M€ de Neymar à Barcelone.

Mercredi matin, Neymar était bien présent au centre d’entraînement du FC Barcelone. Mais l’attaquant brésilien n’est pas venu pour jouer mais pour dire au-revoir à ses coéquipiers. Après 42 minutes précisément passées à la Ciutat Esportiva, le joueur a plié les gaules. Sa prochaine destination, Paris où il devrait s’engager contre une somme record de 222 M€. Une enveloppe qui effacera des tablettes la transaction jusqu’alors de référence de Paul Pogba l’été dernier à Manchester United pour 105 M€.

Les avocats fiscalistes du PSG ont retourné dans tous les sens le problème du paiement de la clause de départ du Sud-Américain car le club parisien ne peut pas inonder le marché des transferts sans limite. L’UEFA et le fair-play financier veillent au respect d’une règle d’or avec un principe simple: on ne peut dépenser plus d’argent qu’on en gagne.

Un premier montage très cher évalué entre 350 et 400 M€

Si le Paris SG décidait de financer l’opération de sa poche, il devra rajouter aux 222 M€ de la clause de départ l’équivalent de 40% de cette somme au fisc espagnol (soit 88 millions), une prime à la signature et le paiement de commissions aux intermédiaires «C’est une opération qui couterait entre 350 et 400 M€», analyse Thierry Granturco, avocat spécialisé dans le droit du sport. Ce montage, s’il n’est pas validé, exposerait le club parisien à une sanction de l’UEFA pouvant aller jusqu’à l’exclusion des coupes européennes.

Le Paris SG a aussi planché sur une opération très subtile pour s’affranchir des contraintes du fair-play et de certaines taxes. Le journal catalan Sport a même qualifié ce montage «d’œuvre d’art». Le Qatar, propriétaire du PSG, a eu l’idée de proposer à Neymar un contrat via un fonds d’investissement qatari. Un procédé qui change tout ou presque. «Neymar bénéficierait d’un contrat de prestation de service avec le Qatar pour vendre son droit à l’image. On s’oriente vers un montage atypique mais juridiquement pas si exotique que cela», explique l’avocat.

En passant par une tierce partie, le PSG économisera beaucoup d’argent

Crédits photo : Dennis Schneidler/Icon Sportswire/ICON SMI / PANORAMIC

Concrètement, le Brésilien deviendrait un ambassadeur de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar contre une somme colossale de plusieurs centaines de millions d’euros. Avec cet argent, l’attaquant paiera lui-même sa clause libératoire de 222 M€ en évitant les charges dues au fisc espagnol évoquées un peu plus haut, empochera au passage l’équivalent d’une prime de signature et rétribuera des intermédiaires après s’être engagé avec le Paris SG en tant que joueur libre. «Dans une opération où le Paris SG aurait avancé la somme à Neymar pour qu’il paie sa clause lui-même, le club aurait eu à payer des charges sur ce que le fisc français aurait pu considérer comme une avance sur salaire. Nous ne sommes plus du tout sur le territoire français. Ce montage avec une tierce partie échappera donc à toute imposition sociale et fiscale française», précise Thierry Granturco.

Le FC Barcelone furieux

Une opération diabolique qui a provoqué la colère du FC Barcelone depuis quelques jours. Dans leur communiqué, les Catalans n’ont d’ailleurs pas mentionné une seule fois le club français mercredi en annonçant qu’ils prenaient acte de la décision de Neymar de quitter le club en s’acquittant de sa clause de départ. Ils ont déjà fait savoir qu’ils allaient jouer de tout leur poids auprès du fair-play financier pour dénoncer cette dépense pharaonique qu’ils estiment déguisée. Car au final, le Paris SG recruterait Neymar sans avoir eu à dépenser un seul euro de sa poche et sans être entré non plus en négociations avec le Barça! Le joueur a tout géré, seul. Les vice-champions de France n’auraient plus qu’à assurer le salaire du joueur, estimé à 30 millions d’euros net par an. Une broutille dans un océan de liquidités.

 

Lefigaro.fr par

Zlatan Ibrahimovic annonce son départ du PSG

mai 13, 2016

L’empreinte indélébile du « roi » Zlatan

Il ne quittera pas le Parc comme un prince, mais, selon ses propres mots, « comme une légende ». C’est-à-dire, selon la définition du Larousse, comme le héros d’un « récit populaire traditionnel, plus ou moins fabuleux, merveilleux ». « Je ne suis que moi-même », affirmait pourtant Zlatan Ibrahimovic, dans un entretien au Monde, en 2013. Ce qu’il ne faut surtout pas confondre avec de la modestie : « Je pense que “zlataner” signifie “dominer”. Dans un sens bénéfique et positif, je l’espère. C’est faire quelque chose d’acrobatique, de différent, d’impossible. »

Depuis son arrivée, en 2012, le Suédois est celui qui aura marché, parfois jusqu’à l’écœurement, sur le Championnat de France, celui qui aura incarné, parfois jusqu’à l’écœurement, la nouvelle ère qatarie du Paris-Saint-Germain, et celui qui aura fait s’emballer, parfois jusqu’à l’écœurement, la machine médiatique… Retour sur un phénomène.

  • L’homme des records

Cent cinquante-deux buts en 178 matchs et quatre saisons parisiennes. La cadence infernale parle d’elle-même. Le Suédois a parfaitement tenu son rang de première superstar du football recrutée par le PSG version qatarie. Il a d’ailleurs éclipsé tous les autres buteurs du club de la capitale. Le Portugais Pedro Miguel Pauleta, resté cinq ans au PSG (2003-2008), est relégué loin derrière : 109 buts en 211 rencontres.

Zlatan à Paris, c’est également trois titres de meilleurs joueurs de la saison en Ligue 1 (2013, 2014 et 2016), trois titres de meilleurs buteurs (2013, 2014 et 2016) et le roi des salaires, puisqu’il termine sa carrière parisienne avec des émoluments de près de 1,5 million d’euros brut par mois. On estime ses revenus annuels au PSG autour de 20 millions d’euros.

S’il ne figure qu’au 59e rang du classement des buteurs du Championnat de France, dominé par l’Argentin Delio Onnis et ses 299 buts en 449 matchs, Ibrahimovic est inégalable au ratio nombre de buts par match joué, avec 0,92 but.

Zlatan Ibrahimovic s’apprête à dire quelque chose, le 8 mai à Paris.
Zlatan Ibrahimovic s’apprête à dire quelque chose, le 8 mai à Paris. MICHEL EULER / AP
  • L’homme des médias

Il aura alimenté les gazettes de la presse française comme aucun autre joueur auparavant. Zlatan Ibrahimovic aime qu’on parle de lui et la presse aime parler de lui. Il compte autant de détracteurs que d’admirateurs. Le cercle est vertueux pour tous les acteurs du football français. Le gouvernement a commenté son salaire. La presse s’est inquiétée de ses incertitudes immobilières. Au bout d’une saison, les médias auraient dû faire une overdose. Mais le Suédois alimente la bête. En marquant des buts qui n’appartiennent qu’à lui, comme face à Bastia en 2013, en exhibant ses tatouages (« Only God can judge me » – « seul Dieu peut me juger ») dont certains éphémères pour une opération de communication tenue secrète, en chambrant les journalistes ou ses adversaires.

Lire aussi :   Zlatan et la Ligue 1, l’amour vache

L’homme fascine, bien au-delà du monde du football. En 2015, il fait la couverture de la très chic revue ­Egoïste. Sous un titre emprunté à Bernanos, « Sous le soleil de Zlatan », l’écrivain et éditeur Jean-Paul ­Enthoven décrit le phénomène comme une divinité moderne, le ­surhomme ­Zlatan s’étant déjà lui-même comparé à Dieu  : « D’emblée, le “zlatanisme” eut donc droit à son haut rang parmi les monothéismes. Son prophète avait, et a toujours, des mauvaises manières, des muscles fiables, un don spécial pour la voltige, ainsi qu’une psyché dont la robustesse concurrence fièrement ces mobiliers en kit qui ont fait la fortune scandinave. » Il « méprise tous ceux qui ne sont pas lui  » et «  ignore, par principe, les dix satellites en sueur qui s’agitent dans son sillage ».

En annonçant lui-même son départ, il aura écrit jusqu’au bout sa propre histoire, sa légende, corrigerait-il, dont feront aussi partie ses dérapages.

  • L’homme des polémiques

Roi de la punchline (« phrase-choc ») dévastatrice, adepte du tacle les deux pieds en avant, l’ancien joueur de la Juventus Turin, du Milan AC ou du Barça gère depuis ses débuts son image de bad boy provocateur.

En quatre saisons en France, Zlatan aura multiplié les embrouilles, grandes ou petites, sur et hors du terrain. On ne compte plus les escarmouches et passes d’arme avec ses adversaires, avec notamment les Stéphanois Paul Baysse et Mustapha Bayal Sall, ou les Lillois Florent Balmont et Rio Mavuba. Ses relations avec le corps arbitral sont au diapason. Ses coéquipiers n’ont jamais été à l’abri de son ire, en toute fraternité.

« Il respecte les hommes qu’il a autour de lui », assurait au Monde, en novembre 2012, le milieu du PSG Blaise Matuidi, pourtant tancé comme ses coéquipiers à la mi-temps d’un match de championnat gagné (4-0), quelques semaines plus tôt, contre Troyes. « Même mes enfants jouent mieux que vous », avait tonné le colosse dans les vestiaires du Parc des Princes.

Le 15 mai 2015, après un match de championnat à Bordeaux, il dérape de manière plus ou moins contrôlée devant les caméras de télévision. Mécontent des décisions arbitrales de Lionel Jaffredo, il vitupère dans les couloirs du stade : « En quinze ans de football, je n’ai jamais vu un [bon] arbitre dans ce pays de merde. » La suite est plus claire : « Ce pays ne mérite pas le PSG, nous sommes trop bons pour vous, vous devriez vous estimer heureux de nous voir à la télévision. » L’impudent sera suspendu pour quatre rencontres à la suite de ses propos.

Cette saison, entre deux huitièmes de finale de Ligue des champions face à Chelsea, il agace tous les anciens joueurs du club en donnant sa vision toute personnelle de l’histoire du PSG, affirmant tranquillement que « le club est né vraiment avec l’arrivée des Qataris ». Peut-il péricliter sans lui ?

Zlatan Ibrahimovic, le 20 avril 2016 au Parc des Princes.
Zlatan Ibrahimovic, le 20 avril 2016 au Parc des Princes. FRANCK FIFE / AFP
  • L’homme irremplaçable ?

Pour le PSG, c’est forcément le début d’un nouveau cycle. Le club hésitait depuis quelques semaines à prolonger le contrat de son attaquant, qui quittera Paris par la grande porte, s’évitant la saison de trop. Car si le Suédois a écrasé la L1 de son talent, son bilan en Ligue des champions n’a pas forcément été à la hauteur des ambitions démesurées du PSG sur la scène européenne. Loin de soulever la coupe aux grandes oreilles, Ibrahimovic a certes empilé les buts en phase de groupes, mais aussi les cartons rouges dans les matchs décisifs, comme contre Valence puis Chelsea en huitièmes, en 2013 et 2014.

Il aura surtout échoué à porter son club vers le dernier carré continental, ombre non négligeable à son tableau de chasse, symbolisée par l’élimination piteuse en quarts de finale de l’édition en cours, contre Manchester City.

Zlatan s’en va, vive Zlatan ! Mais peut-on le remplacer ? Depuis des mois, les rumeurs d’intérêt du PSG pour de grands attaquants fleurissent. Mais lorsqu’on parle de Zlatan à Paris, on évoque autant une machine à buts que la pierre angulaire d’un projet économique. Seuls trois joueurs paraissent avoir la stature footballistique, marchande et médiatique : Cristiano Ronaldo, Neymar et Lionel Messi.

Le PSG aura-t-il la possibilité d’attirer l’un des trois ? L’Argentin semble installé à vie au Barça, son coéquipier brésilien un peu moins, tandis que le Portugais du Real a déjà été approché. Si le joueur remporte une nouvelle Ligue des champions à la fin du mois face à l’Atletico, les Madrilènes seront peut-être moins enclins à le laisser partir, à moins que le joueur ne se dise justement qu’il peut changer d’air.

En attendant, le PSG a déjà annoncé… le retour de Zlatan : « Il est convenu qu’une fois sa carrière de joueur achevée, Ibra rejoindra le management du club dans un poste à responsabilités. » La légende attend son prochain chapitre.

Lemonde.fr par Erwan Le Duc et Anthony Hernandez, Journalistes au Monde

Jay-Z, Beyoncé, Nico­las Sarkozy, Patrick Bruel… ils étaient TOUS au match PSG-Barce­lone

octobre 1, 2014

Le match en or

Hier soir, le Parc des Princes voyait s’af­fron­ter les équipes du Paris Saint-Germain et du FC Barce­lone. Et le spec­tacle était tout aussi inté­res­sant dans les gradins qu’au milieu du terrain.

Le Parc des Princes n’a jamais aussi bien porté son nom que durant la rencontre PSG – Barça d’hier soir. Chan­teuse, produc­teur, anima­teur, busi­ness man, ex-président de la Répu­blique… le nombre de stars au mètre carré a battu tous les records ! Rien d’éton­nant (ou presque !) à voir un Nico­las Sarkozy ultra souriant tout en embras­sades et démons­tra­tions d’af­fec­tion avec Jay-Z… Accom­pa­gné de sa super­star de femme, Beyoncé, le rappeur multi­mil­lion­naire a passé tout le match aux côtés du plus sexy des anciens joueurs du PSG, David Beck­ham, venu encou­ra­ger ses ex-coéqui­piers.

Dans les tribunes on pouvait aper­ce­voir égale­ment, Patrick Bruel, grand fan de foot, Pierre et Jean Sarkozy, venu avec son fils Solal.

Quant à la star du Paris Saint-Germain, Zlatan Ibra­hi­mo­vic, ce n’est pas sur le terrain qu’on pouvait le voir mais bien en gradin. Blessé à un talon, le joueur avait du déclaré forfait, et à voir sa tête il n’en était pas fran­che­ment content…

Pour décou­vrir toutes les photos des stars au match, c’est par là.

Qu’en pensez vous ?

Voici.fr par Karine Hernandez

David Beckham : ému aux larmes pour son dernier match

mai 19, 2013

« Je voulais partir dans la peau d’un champion »

David Beckham : ému aux larmes pour son dernier match

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L’émotion était palpable hier soir au parc des princes. Le Spice Boy est sorti sous les ovations du public. Une nouvelle vie commence à présent pour lui.

Les images ont déjà fait le tour de la planète. David Beckham, en pleurs, au moment de mettre un clap de fin à sa carrière de footballeur professionnel. À la 81e minute du match du PSG face à Brest, Becks, a cédé sa place à son coéquipier Ezequiel Lavezzi. Acclamé par le public du Parc des Princes, ses coéquipiers mais aussi sa femme et ses quatre enfants, le joueur de football le plus connu au monde, a effectué une sortie en beauté. Il s’est même offert un dernier tour d’honneur, avec ses trois fils, capé avec le drapeau à la croix de Saint-George. »C’est bien fini, a déclaré Becks au micro de BeInsport. C’est le bon moment. Je voulais partir dans la peau d’un champion. Je n’aurais pas voulu me retirer dans un autre club. Ici, c’est spécial Je veux dire merci à tout le monde à Paris, à mes coéquipiers, au staff, aux supporteurs. Cela a été très spécial de terminer ma carrière ici. Merci Paris. C’est l’une des plus belles villes du monde et je suis triste de partir. »

Pour le PSG c’est donc la fin d’une belle et courte aventure. «Le club de la capitale a réalisé avec Beckham la plus formidable opération promotionnelle de son histoire, explique le quotidien le Parisien. Depuis sa signature le 31 janvier, l’ancien Mancunien a généré plus de 42 000 sujets dans les médias du monde entier.»  Pari gagné pour le PSG donc!

 Gala.fr par A.M

Les Beckham : plus qu’un couple, une marque

septembre 30, 2011

En 10 ans, le footballeur et l’ex-chanteuse ont misé sur une image glamour pour bâtir leur fortune. Une stratégie impulsée par Victoria, et qui pourrait retrouver une nouvelle dynamique avec l’arrivée éventuelle de David au PSG.

Du PSG ou des Beckham, qui profiterait le plus de la venue potentielle dans le club de la capitale de l’ex-star de Manchester et du Real de Madrid ? La question se pose, alors que selon le Parisien, le joueur âgé de 36 ans aurait eu des contacts avec les dirigeants du club pour un éventuel transfert dès le mois de janvier prochain. Pour beaucoup, au-delà des questions d’argent, ce transfert dépendrait tout autant, sinon plus, de la décision de sa femme Victoria. Car depuis leur mariage en 1999, l’ex-Spice Girl devenue femme d’affaires a su transformer le nom «Beckham» en un véritable produit marketing.

Souvent caricaturée comme une femme de footballeur dilapidant l’argent de son mari, «Posh» a au contraire pris en main l’image de son couple, l’amenant au fil des années au sommet du palmarès des célébrités les plus glamours. Consciente de l’importance de la reconversion pour les sportifs de haut niveau, elle s’est avant tout appuyée sur sa passion de la mode. En 2004, elle débute en créant pour Rock & Republic une édition limitée de jeans appelée «VB Rocks» (pour Victoria Beckham). Entre 2006 et aujourd’hui, elle lance ensuite toute une série de vêtements et accessoires à son nom (d’abord des lunettes, puis des jeans, des robes…), ainsi que des parfums, sous la marque dVb (David et Victoria Beckham). Un seul de ses sacs à main se vend aujourd’hui aux alentours de 3000 dollars. Les royalties sur l’ensemble des produits Victoria Beckham rapportent la bagatelle de 5 millions de dollars (3,6 millions d’euros) chaque année.

Partenariat avec H&M

L’ancienne chanteuse a également son mot à dire sur les produits vendus au nom de son mari, puisqu’elle en est la styliste. Cet été, le footballeur a annoncé le lancement prochain d’une ligne de sous-vêtements pour homme à son nom en partenariat avec le spécialiste du prêt-à-porter suédois, H&M. De quoi produire et vendre exclusivement dans les 1800 magasins du groupe la marque du footballeur britannique. L’initiative semble d’autant moins risquée que l’association du champion glamour à ce type de produits a déjà porté ses fruits.

Égérie d’Emporio Armani Underwear en 2008, David Beckham avait fait passer le chiffre d’affaires de la griffe de 16 à 31 millions d’euros à l’issue de la première campagne. Dernière étape en date pour le couple : le lancement d’un parfum pour homme, également au nom de David et toujours sous la marque dVb. Et pourquoi ne pas imaginer, à plus long terme, se diversifier dans les vêtements pour enfants pour le couple qui vient d’accueillir son quatrième enfant ?

Paris, capitale de la mode

Dans cette logique marketing basée sur la mode, le luxe et la beauté, vivre dans l’une des plus importantes capitales de la mode donnerait sans doute encore plus de crédibilité au couple. L’arrivée des Beckham à Paris serait une décision d’autant moins difficile à prendre qu’elle rapprocherait le couple de son pays d’origine, l’Angleterre, après un exil de 4 ans aux États-Unis (David Beckam a évolué sous les couleurs des Los Angeles Galaxy).

Cette stratégie construite sur plus de 10 ans classe aujourd’hui les Beckham à la quatrième place des couples ayant gagné le plus d’argent en 2010, avec 45 millions de dollars selon le magazine Forbes (40 millions de dollars issus des gains sportifs et publicitaires du footballeur). Certes, la carrière de David arrivant à son terme, ces gains tendent à décliner. En 2008, Victoria et David occupaient encore la troisième place du classement, avec 46 millions de dollars. Mais la volonté du PSG de faire un coup marketing en s’attachant les services de l’Anglais pourrait inverser la tendance. Qatar Sports Investments, qui a racheté le PSG à la fin de la saison dernière, a prouvé qu’il ne regardait pas vraiment à la dépense…. Il est à parier que le footballeur tente de négocier un contrat au montant au moins égal à celui qu’il percevait au Los Angeles Galaxy. Soit 6,5 millions de dollars (4,7 millions d’euros) par an. De quoi assurer encore les beaux jours du business Beckham.

Lefigaro.fr par Olivia Derreumaux