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«On ne brûle pas un livre»: l’éditeur italien de Gabriel Matzneff défend la publication de Vanessavirus

mai 28, 2021

Boycotté par le monde de l’édition en France, l’écrivain sous le coup d’une enquête pour pédocriminalité a pu publier son livre polémique à 2000 exemplaires de l’autre côté des Alpes.

«Les livres se lisent, ils ne se brûlent pas.» L’éditeur italien Michele Silenzi a défendu, dans un entretien à l’AFP, la publication de Vanessavirus, le dernier livre de Gabriel MatzneffIl s’agit de la réponse de l’écrivain français au Consentement de Vanessa Springora. Vanessavirus est sorti cette semaine en Italie aux éditions Liberilibri avec un premier tirage de 2000 exemplaires.

Cet opus de 108 pages (dans l’édition italienne) traduit par Giuliano Ferrara, journaliste et ancien ministre de Silvio Berlusconi, «est l’histoire d’une chasse à l’homme, l’histoire d’un assassinat», affirme la maison sur son site. «Nous l’avons d’abord publié parce qu’il nous semblait juste d’accorder un droit de réponse à un homme et un artiste dont la vie et l’œuvre sont détruites», explique Michele Silenzi. Mais «c’est aussi un beau livre. Un texte d’une grande valeur littéraire», poursuit l’éditeur, qui exalte «la force indiscutable et délicate, également très dramatique, du récit».

Gabriel Matzneff a auto-édité en France Vanessavirus, avec un tirage de 200 exemplaires réservé à des lecteurs choisis, pour un prix de 100 euros. D’après les informations de l’AFP, tous les éditeurs qu’il avait approchés ont refusé l’ouvrage sans le lire. L’édition italienne, qui peut être commandée depuis la France pour un prix bien moindre, est «la première à être acceptée par une maison d’édition européenne et à être présente dans les librairies», se félicite Liberilibri, fondée en 1986 à Macerata.

«Les livres se publient et se lisent, ils ne se brûlent pas», plaide Michele Silenzi. Le mouvement #MeToo «n’est pas un problème en soi», selon lui. Ce qui l’est, en revanche, «c’est que ce type de mouvements tend trop souvent à imposer une “cancel culture” aux effets culturels dévastateurs». «On ne peut plus réfléchir sur rien si un fait n’est pas historicisé et compris dans son contexte et dans son évolution historique».

«Inévitablement de façon controversée»

«J’ai survécu au Coronavirus. Je ne survivrai pas au Vanessavirus», écrit Gabriel Matzneff en ouverture de son récit en italien dont l’AFP s’est procuré un exemplaire. «Le capitaine Dreyfus était innocent. Moi, je ne le suis pas. Je suis coupable d’avoir adoré la liberté, la beauté, l’amour».

Gabriel Matzneff, 84 ans, est visé par une enquête pour viols sur mineur de moins de 15 ans ouverte après la publication en janvier 2020 du récit de Vanessa Springora, Le Consentement. Celle-ci y racontait comment dans les années 1980 elle avait été entraînée à 14 ans dans une relation avec un écrivain qui en avait près de 50.

Dans une procédure distincte, le tribunal correctionnel de Paris a invalidé la semaine dernière une citation à comparaître visant l’écrivain pour «apologie» de la pédocriminalité après la parution de trois articles entre fin décembre et début janvier dans L’ObsLe Parisien et L’ExpressLe Consentement est sorti en mars en Italie sous le titre Il consenso aux éditions La Nave di Teseo.

Michele Silenzi explique que la philosophie de la maison Liberilibri est de «diffuser les idées qui stimulent l’émancipation intellectuelle et la liberté de pensée». Selon lui, «que doit faire un éditeur sinon favoriser ce processus, même si c’est parfois inévitablement de façon controversée?»

Tous les éditeurs français de Gabriel Matzneff ont suspendu indéfiniment la vente de ses ouvrages évoquant ses amours avec des garçons et filles mineurs. D’autres, au contenu moins polémique, sont cependant en vente, comme le recueil d’articles avec lequel il avait obtenu le prix Renaudot de l’essai en 2013, «Séraphin, c’est la fin!».

Par Le Figaro avec AFPPublié il y a 3 heures, mis à jour il y a 3 heures

Le Vatican publie un manuel d’enquête sur les agressions sexuelles au sein de l’Église

juillet 16, 2020

 

À l’initiative du pape François, le Vatican a diffusé, ce jeudi 16 juillet, des directives à destination des ecclésiastiques sur la procédure à suivre pour enquêter sur des soupçons d’agressions sexuelles sur des mineurs au sein de l’Église. Le pape argentin, qui a fait de la lutte contre ce fléau dans l’Église catholique une des priorités de son pontificat, avait convoqué en février 2019 un sommet inédit regroupant notamment 114 présidents de conférences épiscopales.

À cette occasion il s’était engagé à «donner des directives uniformes pour l’Église», évoquant avant tout des références légales déjà en vigueur au plan civil et canonique. De fait les documents publiés jeudi ne proposent pas de nouvelles normes, ni n’ont vocation à substituer la justice de l’Église catholique à la procédure judiciaire, souligne le Vatican. Réunis en «vade-mecum», ces documents constituent un «instrument» destiné à aider les autorités locales de l’Église «dans la tâche délicate de mener correctement les affaires» impliquant des religieux «lorsqu’ils sont accusés» de sévices sur des mineurs, a expliqué le cardinal espagnol Luis Ladaria Ferrer, le préfet de la Congrégation de la Foi, dans un communiqué.

Le Vatican a notamment rédigé un formulaire de signalement de délit. Le responsable alerté doit renseigner l’identité du prêtre soupçonné, ses différents ministères, la date des faits et le nom de la ou des victimes présumées, les mesures prises par l’autorité ecclésiastique ainsi que, en cas de procédure pénale, le nom du procureur et des avocats saisis. L’Église est depuis plusieurs années en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales massifs d’agressions à caractère pédophile commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux et souvent couverts par leur hiérarchie dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Chili ou en Allemagne.

En France, le cardinal Philippe Barbarin a été condamné en 2019 pour ses silences sur les agissements d’un ancien prêtre de son diocèse lyonnais, Bernard Preynat, lui-même condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais Mgr Barbarin a ensuite été relaxé en appel en janvier dernier avant de démissionner de ses fonctions d’archevêque en mars.

Secret absolu de la confession

Le pape François, selon qui ces dérives font du clergé «un instrument de Satan», avait fait un pas de plus en décembre dernier en levant le secret pontifical, tout en maintenant un minimum de confidentialité. Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l’Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique.

Ce secret levé, les plaintes, les témoignages, les dénonciations doivent désormais être transmis à la justice. Le souverain pontife a néanmoins affirmé à maintes reprises qu’il existait une limite impossible à dépasser: le secret de la confession demeure absolu, ce qui exclut donc une dénonciation de faits rapportés par un fidèle dans le confessionnal.

Les directives publiées jeudi le confirment. «Une information de delictum gravius [délit grave] apprise en confession est placée sous le lien le plus strict du sceau sacramentel». Le confesseur est simplement encouragé à «tenter de convaincre le pénitent» d’alerter des personnes en mesure, elles, de saisir la justice.

Par Le Figaro avec AFP

France: «Passions», le nouveau livre de Nicolas Sarkozy sort le 27 juin

juin 21, 2019

 

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy publie un ouvrage le 27 juin prochain. Intitulé «Passions», le livre de 360 pages retrace, entre autres, le parcours de Nicolas Sarkozy de ses débuts à l’élection présidentielle de 2007.

Trois ans après La France pour la vie, Nicolas Sarkozy revient non pas en politique mais en librairie. Ce nouvel opus sera tiré à 200 000 exemplaires.

L’ancien président revient sur ses premiers pas au RPR et retrace en toile de fond l’évolution de la droite ces trois dernières décennies. Il y raconte aussi son rapport personnel à la conquête du pouvoir.

L’ouvrage s’achève sur la date du 16 mai 2007, jour de son entrée à l’Élysée. Peut-être réserve-t-il son expérience du quinquennat pour un troisième livre.

Par Le Figaro.fr

Présidentielle en RDC: vers un report de la publication des candidats ?

août 24, 2018

 

Jean-Pierre Kalamba, porte-parole de la Ceni de la RDC lors de la présentation à la presse des machines à voter. © DR / Ceni RDC

La liste provisoire des candidats retenus pour les législatives et la présidentielle devait être rendue publique le 24 août. Mais « il reste encore beaucoup à faire », selon la commission électorale, en particulier concernant des « vérifications » portant sur d’éventuelles inéligibilités de certains candidats.

« Nous délibérons depuis le 20 août. Hier [jeudi 23 août], nous avons travaillé jusqu’à 4 heures du matin. » Ce membre du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contacté par Jeune Afrique, justifie ce « rythme intense » par le « nombre important » de dossiers de candidats députés nationaux à examiner : « Près de 16 000 », 15 450 plus précisément.

Sur les réseaux sociaux, la Ceni a fait savoir le soir du 23 août que « les travaux de délibération des candidats aux législatives et à la présidentielle vont se poursuivre jusqu’à l’épuisement des dossiers ». La publication de la liste provisoire, programmée le 24 août par le calendrier électoral, pourrait ainsi être reportée. « Il reste encore beaucoup à faire, confirme la Ceni à Jeune Afrique. Nous publierons les deux listes [pour les candidats à la présidentielle et à la députation nationale, ndlr], probablement le 25 août, mais si nous terminons les travaux aujourd’hui, tant mieux. »

D’après nos informations, les délibérations de la plénière de la Ceni s’annoncent beaucoup plus complexes pour les 25 candidatures au scrutin présidentiel du 23 décembre. « Certains ont déposé leur dossier sans réellement payer la caution [environ 86 400 euros, ndlr]. Nous procédons donc à des vérifications », indique un responsable de la commission électorale. Des « vérifications » qui concernent surtout d’éventuelles inéligibilités de certains candidats à la présidentielle.

Des « gros poissons dans le filet » ?

Le cas de Jean-Pierre Bemba est le plus cité. L’ancien chef de guerre et leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) pourrait voir sa candidature rejetée par la Ceni. Il a été acquitté début juin de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité mais il reste, pour l’instant, condamné pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI).

Nous allons appliquer la loi. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera ainsi

Toutefois, dans cette seconde affaire annexe, la CPI a demandé à sa première chambre d’instance de réexaminer le dossier : le bureau du procureur a requis cinq ans de prison contre Jean-Pierre Bemba, la défense de ce dernier a plaidé la relaxe. La décision des juges, elle, se fait encore attendre. Qu’à cela ne tienne, du côté de la Ceni, la messe semble être dite : « Nous allons appliquer la loi congolaise. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera donc ainsi », affirme un membre du bureau de la Commission.

La question qui divise encore la Ceni est la suivante : peut-on considérer la subornation de témoins comme de la corruption ? Les 13 membres de la plénière en débattent. S’ils ne parviennent pas à trouver un consensus, ils procéderont alors au vote.

« Des candidats vont certainement tomber, assure notre source au sein du bureau de la Ceni. Si un gros poisson se retrouve dans les cas d’inéligibilité définis par la loi, il sera pris dans le filet. » Modifiée fin décembre, la loi électorale de la RDC frappe d’inéligibilité les personnes, entre autres, « condamnées par un jugement irrévocable du chef de viol, d’exploitations illégales des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis ».

Vingt-cinq candidats avaient déposé leurs dossiers pour le scrutin présidentiel. Parmi eux : quelques gros poissons de l’opposition – Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu – qui risquent finalement de ne pas être alignés pour le sprint final. Contraint à l’exil depuis deux ans, l’opposant Moïse Katumbi a de son côté saisi le Conseil d’État après avoir été empêché de regagner le pays, à la suite de deux tentatives début août à la frontière de Kasumbalesa, entre la RDC et la Zambie.

Jeuneafrique.com par

 

États-Unis: le sénateur républicain McCain va publier de nouveaux mémoires

mars 26, 2018

Le sénateur républicain John McCain en fauteuil roulant, le 1er décembre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Le sénateur républicain John McCain va publier en mai un nouveau livre au ton « franc » sur la politique américaine ces dernières années, notamment la campagne électorale de 2016 qui a vu triompher Donald Trump.

Le livre, intitulé « The Restless Wave » (les flots qui ne se calment pas) chez le grand éditeur américain Simon & Schuster, prendra le relais du livre autobiographique familial publié avant sa candidature présidentielle malheureuse de 2008, et couvrira jusqu’aux événements récents de l’actualité américaine et internationale, notamment la Russie.

« Franc, pragmatique, John McCain dit tout dans ses nouveaux mémoires », affirme l’éditeur, sans dévoiler jusqu’où irait l’élu sur ses relations tempétueuses avec l’actuel président des Etats-Unis.

Agé de 81 ans, John McCain est traité depuis juillet 2017 pour un cancer du cerveau particulièrement dangereux (glioblastome), et il n’a plus participé aux travaux du Sénat à Washington depuis décembre, bien qu’il continue à émettre de nombreux communiqués via son bureau, souvent critiques du président Trump et de son administration.

Il se trouve dans son Etat de l’Arizona, où il vit et subit des séances de chimiothérapie.

Sa fille Meghan a confié au magazine People en février qu’après un passage difficile en décembre, il s’était « incroyablement bien remis ». « J’espère qu’il reviendra vite à Washington pour tenir tête à Trump un peu plus », avait-elle dit.

La semaine dernière, elle s’est dite « très prudemment optimiste » sur un éventuel retour au Sénat cet été, sur une radio locale de Phoenix. Et l’épouse du républicain, Cindy McCain, a démenti sur Twitter au début du mois qu’il envisagerait de démissionner (son mandat court jusqu’en 2022).

Le livre sortira aux Etats-Unis le 22 mai et a été écrit avec son vieux complice Mark Salter, coauteur de plusieurs livres avec l’ancien pilote, élu au Congrès pour la première fois en 1982.

Le titre semble être une référence à la deuxième ligne de « l’hymne de la Navy », chanté notamment à l’académie navale américaine d’Annapolis, par où est passé John McCain avant de devenir pilote de l’aéronavale.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 23h40)                

États-Unis: Trump autorise la publication des documents sur l’assassinat de Kennedy

octobre 21, 2017

Le convoi du Président J. F. Kennedy traversant Dallas, juste avant l’attentat / © AFP / –

Le président américain Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy gardés secrets pendant plusieurs décennies, entretenant le mystère autour de sa mort.

« Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts », a tweeté Donald Trump en début de matinée.

Cinq millions de documents environ sur l’assassinat de John F. Kennedy, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L’immense majorité, 88%, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11% ont été publiés après avoir été caviardés.

Jeudi, 3.100 documents qui n’ont encore jamais été dévoilés au public pourraient être finalement publiés, selon les médias américains, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés.

Moment charnière de l’histoire des Etats-Unis, l’assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories de la conspiration, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable.

Des théories de la conspiration qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film « JFK » de Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’à la date limite du 26 octobre 2017.

Le président américain peut toutefois encore décider d’en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet.

Citant des membres de l’administration, le journal Politico avançait ainsi vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces documents, notamment ceux datant des années 1990 car ils pourraient exposer des agents et informateurs de la CIA et du FBI encore en activité.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 16h29)                

Publication de photos seins nus de Kate: le couple princier réclame 1,5 M euros

mai 2, 2017

Nanterre – Kate et son époux le prince William réclament 1,5 million d’euros de dommages-intérêts au magazine people Closer, qui avait publié en 2012 des photos de la duchesse de Cambridge seins nus, a déclaré mardi l’un des avocats de la publication lors du procès.

Ces photos volées lors de vacances dans le sud de la France montrent pourtant « une image valorisante du couple », a soutenu Me Paul-Albert Iweins, dénonçant « un raisonnement anglo-saxon de dommages et intérêts punitifs ».

Le procureur du tribunal de Nanterre (région parisienne), où se tient le procès, avait lui requis un peu plus tôt des « amendes très significatives ».

Le magazine Closer, qui appartient à l’éditeur Mondadori France, filiale du groupe italien Arnoldo Mondadori Editore (holding Fininvest de Silvio Berlusconi), est jugé pour atteinte à l’intimité de la vie privée.

L’affaire remonte à 2012 avec la publication le 14 septembre de photos volées de la duchesse de Cambridge en maillot de bain et seins nus.

Sur les images prises au téléobjectif, le couple princier – parent depuis de deux jeunes enfants – apparaissait en train de prendre un bain de soleil sur la terrasse d’un luxueux domaine du Lubéron (sud), le château d’Autet, propriété du vicomte Linley, neveu de la reine d’Angleterre.

Ces images volées avaient suscité la colère du palais de Buckingham et une vive indignation en Grande-Bretagne.

Les clichés avaient ensuite été publiés dans d’autres journaux européens, mais pas en Grande-Bretagne, où la presse, qui ménage la famille royale depuis la mort de Diana, a fermement défendu Kate et réclamé à cor et à cri l’identité du paparazzi.

Pour Kate et William, « profondément peinés » par cette « atteinte à la vie privée » à la fois « grotesque et totalement injustifiable », selon leurs services, l’incident avait en outre ravivé le souvenir de la mort en 1997 de la princesse Diana, mère de William, après une course-poursuite avec des paparazzi dans les rues de Paris.

Le couple avait obtenu rapidement de la justice civile française l’interdiction de la cession et de toute nouvelle diffusion des photos litigieuses; et avait parallèlement porté plainte.

Kate et William, deuxième dans l’ordre de succession à la couronne britannique, n’assistent pas au procès.

Le quotidien régional La Provence, également jugé pour avoir publié une photo de la duchesse en maillot de bain le 7 septembre 2012, s’est vu lui réclamer la somme de 50.000 euros par le couple princier, selon l’avocate du journal.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 19h02)                                            

Les éditions Fayard décrochent les Obama

mars 14, 2017

© Fournis par Metrotime (fr)
Les deux livres signés par l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama et l’ancienne Première dame Michelle Obama seront publiés en français chez Fayard, a annoncé l’éditeur.

 

« Sophie de Closets, PDG des éditions Fayard, a le plaisir d’annoncer que Fayard sera l’éditeur en langue française de deux livres, l’un écrit par le président Barack Obama et l’autre par Mme Michelle Obama« , a indiqué l’éditeur.

« C’est un grand honneur pour les éditions Fayard d’accueillir le président Barack Obama et Mme Michelle Obama dans leur catalogue, aux côtés notamment d’Hillary Clinton, Nelson Mandela ou Henry Kissinger« , a ajouté l’éditeur.

Au début du mois l’éditeur américain Penguin Random House, premier éditeur mondial, avait annoncé qu’il publierait les livres de M. et Mme Obama.

Un lucratif contrat

L’éditeur n’avait pas révélé le prix de ce double contrat, mais le Financial Times avait indiqué qu’il aurait accepté d’avancer la somme record de 60 millions $ (57 millions €) pour s’assurer les droits des deux ouvrages.

Il s’agirait alors d’un des contrats les plus lucratifs de l’édition dépassant celui de ses prédécesseurs George W. Bush (10 millions $) et Bill Clinton (15 millions $).

En plus de ses discours et textes politiques publiés tout au long de ses deux mandats, Barack Obama, président de janvier 2009 à janvier 2017 et prix Nobel de la paix, a déjà écrit deux livres -« Les Rêves de mon père » (1995) et « L’Audace d’espérer » (2006), tous deux parus en France en 2007 aux Presses de la cité -et un livre pour les enfants, « Lettre à mes filles », publié en français par La Martinière jeunesse en 2011.

Le détail du contenu des livres, leur titre et la date de publication de chacun d’eux seront annoncés ultérieurement, a précisé Fayard.

 

Avec Metrotime.

Ce que vraiment écrit Tristane Banon sur DSK

juillet 1, 2011

La version actualisée du livre de Michel Taubmann sur DSK, dans laquelle le journaliste revient sur le cas de Tristane Banon, sort ce jeudi en librairie. De quoi attiser la polémique.

L’affaire du Sofitel et les déboires judiciaires de DSK ont chamboulé le calendrier des éditeurs. Si certains livres ont été reportés sine die, d’autres ressortent en version « actualisée », comme ce matin le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn (Editions du Moment), la biographie autorisée de Michel Taubmann et l’ultime ouvrage avant le coup de tonnerre du Sofitel décrivant le futur présidentiable sous un jour favorable. Ses dernières pages revenaient sur ce que les amis socialistes de DSK ont longtemps appelé son « insoutenable légèreté », pour dessiner le portrait d’un « séducteur invétéré », victime de son sex-appeal, qui aimait les femmes et que les femmes aimaient. Le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn bis, dont LEXPRESS.fr publie ici des extraits, rallonge l’argumentation en défense du dragueur impénitent, l’auteur attestant, pour cela, avoir « rencontré plusieurs femmes ayant connu DSK dans un cadre professionnel, politique, voire intime », certaines parlementaires, d’autres collaboratrices, d’autres encore opposantes politiques. « L’une d’elles, députée socialiste réputée pour sa franchise, son intégrité morale et son intransigeance à l’égard des droits des femmes, clôt le débat, écrit-il:  » Dominique, violent? C’est totalement impossible ».

Lire l’intégralité du chapitre d’Erreurs avouées de Tristane Banon consacré à DSK. Reste le cas épineux de Tristane Banon, la seule femme pour l’heure nommément connue en France qui dit avoir été victime des assauts sexuels de DSK. Dans Le Roman vrai , Michel Taubmann passait au hachoir la version de cette jeune romancière, bombardée sur la scène médiatique en février 2007 à la faveur d’une émission de divertissement, chez Thierry Ardisson, entre bulles de champagne et commentaires légers. « A un moment où dans la presse, personne n’avait encore fait d’enquête sérieuse sur cette affaire – pour une raison que l’on peut comprendre, à savoir que Tristane Banon n’a jamais porté plainte -, j’ai enquêté et en suis arrivé à mettre en doute, dans la première version de mon livre, la crédibilité de ses propos », dit-il à LEXPRESS.fr.

La jeune femme avait rencontré DSK deux fois à la faveur d’un livre, Erreurs avouées (Anne Carrière), publié en 2003, pour lequel elle avait demandé à une dizaine de personnalités de confesser leur plus grande erreur. C’est au cours de cette deuxième rencontre, dans un appartement à peine meublé du VIIe arrondissement de Paris, que DSK lui aurait sauté dessus « comme un chimpanzé en rut ».

Dans son livre, elle consacre donc un chapitre à DSK, lequel finit au panier, car un conseiller de l’ex patron du FMI intervient à temps pour demander à l’éditeur Alain Carrière de le retirer. Pourquoi? « L’entourage de DSK estimait que ce chapitre le ridiculisait », explique Michel Taubmann.

Aujourd’hui, dans la nouvelle version de son livre, Taubmann livre des extraits de ce fameux chapitre jamais publié qui soulignent encore selon lui les contradictions de Tristane Banon, puisqu’en réalité, ce texte ne décrit qu’une longue interview vide, certes nimbée de séduction et de travaux d’approche, mais sans plus. « A aucun moment, Tristane Banon n’évoque la moindre violence ni même un geste déplacé de la part de Dominique Strauss-Kahn », écrit l’auteur. Conclusion tacite: DSK n’a pas violé Banon.

Existait-il une version initiale du chapitre évoquant l’agression que Banon dit avoir subie? « Michel Taubmann écrit que Tristane Banon a dit lors d’une interview à AgoraVox en 2008 que la maison d’édition Anne Carrière aurait supprimé le chapitre parce qu’y évait évoquée une telle agression, déclare l’avocat de la jeune femme, Me David Koubbi. C’est archifaux! Dans cette interview, elle ne le dit tout simplement pas. Et je déplore, compte tenu des événements de New-York, que le livre de Michel Taubmann qui était un livre de déminage en vue de la présidentielle se soit commué en prospectus publicitaire, en un livre de sauvetage de DSK au détriment de ma cliente. » Le cas Banon promet encore de sérieux accrochages.

L’Express.fr par Delphine Saubaber