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RDC-Littérature : la troisième édition de la revue « Plume vivante » déjà prête

novembre 16, 2021

L’édition est consacrée à la vie et aux oeuvres de l’écrivain congolais de Brazzaville, Tchicaya U Tam’Si.

La couverture de la troisième édition de la revue « Plume vivante »

En plus de l’éditorial écrit par Fiston Loombe Iwoku, la nouvelle édition de la revue littéraire jette un regard sur l’écrivain Tchicaya U Tam’Si et ses œuvres. C’est dans cette optique qu’est proposé « Regards sur Tchicaya U Tam’Si », écrit par Masegabio Nzanzu et Florent Sogni Zaou. Mais également des poèmes de Tchicaya U Tam’Si rappelés par Jean Paul Brigode Ilopi Bokanga, Benoit Bachuvi, Kalhid El Morabethi et Gaëtan Sortet, ainsi que par Fabrice Lukamba. Mais on pourra également voir dans ce numéro certaines autres matières littéraires comme « Une nouvelle attente« , de Munkonda Mbuluku Mikiele, des poèmes d’Alima Madina, Michel Moole-Matonge Masikoti, José Khenda Gyniongo, Yann Kheme, Justy Chi, Fiston Loombe Iwoku. D’autres poèmes contenus dans ce numéro sont de Kelly Mowendabeka, Fidèle Mabanza, François Médard Mayengo Kulonda, Munkonda Mbuluku Mikiele, Sandrine Davin, et David Neembe Kwendra.

L’édition a également fait un clin d’œil à Shungu Wembadio dit Papa Wemba, considéré comme le poète glamour de l’émancipation de l’Afrique. Ce texte porte la signature de Jean Paul Brigode Ilopi Bokanga.

Olivier Salazar Ferrer, lui, a voulu savoir si la littérature pouvait aider un peuple à se libérer. Alors que Munkonda Mbuluku Mikiele a réfléchi sur l’impact du théâtre dans l’imaginaire du peuple. On peut également trouver dans cette édition quelques actualités culturelles.

Cette troisième édition de la « Plume vivante », bien que prête, n’a pas pu échapper à certaines réalités que les précédentes éditions ont connues. La « Plume vivante », qui s’est donnée comme objectif et vision de faire la promotion des écrivains, poètes, penseurs des deux rives du fleuve Congo et d’ailleurs, compte également sur le soutien tant des littéraires d’autres catégories pour arriver à atteindre cet objectif.

Son initiateur et rédacteur en chef, Fiston Loombe Iwoku, consent des efforts pour atteindre la vision assignée à cette revue littéraire. C’est dans cette optique qu’en plus du site internet créé, la revue a lancé la vente en ligne. Mais, pour le lectorat africain, qui a du mal à se procurer la version en ligne, la revue continue à privilégier la version papier.

Le quatrième numéro de cette revue, déjà en préparation, sera consacré à Valentin Yves Mudimbe.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Che Guevara : lettres du Congo

octobre 28, 2021
Vue de Luvungi, dans l’est de la RDC, à travers la vitre arrière d’un véhicule arborant un auto-collant à l’effigie du Che, en 2015. © FEDERICO SCOPPA/AFP

En exclusivité, « Jeune Afrique » vous propose des extraits de la correspondance d’Ernesto Guevara, publiée le 4 novembre prochain par les éditions Au diable vauvert sous le titre « Je t’embrasse avec tout ma ferveur révolutionnaire ».

Le titre, Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire, Lettres 1947-1967, exprime l’intention du livre exceptionnel que publient les éditions Au diable vauvert en novembre (464 pages, 23 euros). Mêlant l’intimité du « Je t’embrasse » aux dimensions publiques et historiques de la « ferveur révolutionnaire », la phrase résume l’essence de la correspondance entretenue, pendant 20 ans, par le guérillero et intellectuel argentin Ernesto Guevara, jusqu’à sa mort le 9 octobre 1967, en Bolivie.

« Cette sélection de lettres dévoile le côté intime de l’homme que mon père était », écrit sa fille, Aleida Guevara, dans son introduction au recueil conçu par Maria Del Carmen Ariet Garcia et Disamis Arcia Muñoz (avec une traduction d’Antoine Martin). L’ouvrage, qui se dévore, est découpé en quatre parties : Lettres de jeunesse (1947-1956), Lettres de Combat (1956-1959), Lettres du dirigeant politique (1959-1965) et Lettres de solidarité internationale (1965-1967). Les férus d’histoire s’intéresseront tout particulièrement à la missive adressée à Fidel Castro, le 26 mars 1965, dans laquelle le Che se livre à une analyse profonde et personnelle de la situation cubaine.

Meneur indiscutable

Une autre lettre attire aussi particulièrement l’attention, c’est celle qu’il adresse le 12 avril 1960 à l’écrivain argentin Ernesto Sabato et dans laquelle il décrit longuement le líder maximo, « possesseur d’un gigantesque pouvoir agglutinant pour notre peuple », « meneur indiscutable qui gomme toutes les divergences et détruit par sa désapprobation ».ARCHIVO FAMILIAR/AFP

Ceci étant dit, Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire mérite aussi la lecture pour les talents d’écriture d’Ernesto Guevara, son humour tranchant et vif, sa tendresse pour ceux qu’il aime. À sa compagne Aleida March, réputée fort jalouse, il ose ainsi envoyer cette missive : « Je ne peux pas écrire beaucoup, car le temps manque. Seulement te dire que j’ai acheté un kimono magnifique. Il a un attrait vraiment spécial pour moi, parce qu’il appartenait à une geisha qui m’a offert ses charmes. »

Parfois même, son humour peut-être cruel. À la naissance de sa fille Hilda, en février 1956, il écrit ainsi : « La gosse est assez laide, mais il suffit de la regarder pour constater qu’elle est différente de tous les enfants de son âge. Elle pleure quand elle a faim, elle se pisse dessus avec constance… la lumière la dérange et elle dort presque tout le temps. Pourtant, il y a quelque chose qui la distingue immédiatement de tous les autres gamins : son papa s’appelle Ernesto Guevara. »

Parmi les lettres de solidarité internationale, plusieurs concernent l’expédition congolaise du Che et son échec. En exclusivité avant la parution du livre, le 4 novembre prochain, nous en publions deux extraits ci-dessous.


À Aleida March, depuis le Congo

Mon unique au monde,

(Je l’ai emprunté au vieil Hikmet)

Quel miracle tu as réussi avec ma pauvre et vieille carapace ? Je ne m’intéresse plus au baiser réel et je rêve des concavités dans lesquelles tu m’accueillais, de ton odeur et de tes caresses frustres et rustiques.

Ici, c’est comme une autre Sierra Maestra, mais sans la saveur de la construction, ni encore moins la satisfaction de la sentir mienne.

TA CRAINTE QUE JE SOIS TUÉ EST AUSSI INFONDÉE QUE TA JALOUSIE

Tout se déroule à un rythme très lent, comme si la guerre était constamment remise à après-demain. Pour l’instant, ta crainte que je sois tué est aussi infondée que ta jalousie.

Mon travail se partage entre l’enseignement du français à plusieurs classes par jour, l’apprentissage du swahili et la médecine. Dans quelques jours, je vais commencer un travail sérieux, mais en mode d’entraînement. Une sorte de Minas del Frio [camp d’entraînement à Cuba pendant la révolution, NDLR], celle du temps de la guerre, pas celle que nous avons visité ensemble.

Donne un baiser bien soigné à chaque enfant (à Hildita aussi).

Fais-toi faire une photo avec eux et envoie-la moi. Une pas trop grande, et une autre petite. Apprends le français, plutôt que les soins infirmiers, et aime-moi.

Un ample baiser, comme de retrouvailles.

Je t’aime.

Tatu.


À Fidel Castro,

Congo, le 5 octobre 1965

[…]

Dans mes précédentes lettres, je vous demandais de ne pas m’envoyer beaucoup d’hommes, à part des cadres. Je vous disais qu’il n’y avait pratiquement pas besoin d’armes ici, à part quelques modèles spéciaux. Au contraire, les hommes armés sont en surnombre et il manque de soldats. Je vous prévenais spécialement de la nécessité de ne lâcher l’argent qu’au compte-goutte et après des demandes réitérées. Rien de tout ça n’a été pris en compte. Tous ces plans pharamineux nous mettent en danger de discrédit international et peuvent me placer dans une situation très difficile.

JE CONNAIS SUFFISAMMENT KABILA POUR NE ME FAIRE AUCUNE ILLUSION SUR LUI

J’en viens aux explications :

Soumaliot [Gaston Soumaliot (1922-2007), proche de Patrice Lumumba, il fut ministre de la Défense du gouvernement de la République populaire du Congo pendant la rébellion Simba (1961-1964)] et ses camarades vous ont mené en très gros bateau. Il serait fastidieux d’énumérer la quantité de bobards qu’ils ont enfilés. Voyons plutôt comment expliquer la situation actuelle grâce à la carte ci-jointe. Il y a deux zones où l’on peut dire que quelque chose comme une révolution organisée existe : la zone où nous sommes basés et une partie de la province du Kasaï où se trouve Mulele, mais qui reste une grande inconnue. Dans le reste du pays, on trouve seulement des bandes non connectées qui survivent dans la forêt. Ils ont tout perdu sans combattre, comme ils ont perdu Stanleyville. Mais ce n’est pas encore le plus grave.

Le pire est l’état d’esprit qui règne entre les groupes de cette zone, la seule en contact avec l’extérieur. Les dissensions entre Kabila et Soumaliot sont de plus en plus sérieuses et ils les prennent mutuellement comme prétexte pour livrer des villes sans combattre. Je connais suffisamment Kabila pour ne me faire aucune illusion sur lui. Je ne peux pas en dire autant de Soumaliot, mais j’ai quand même quelques doutes, à cause du chapelet de mensonges qu’il nous a servis, du fait qu’il ne se donne pas la peine de venir sur ces terres oubliées de Dieu, des cuites fréquentes qu’il prend à Dar es-Salam, où il vit dans les meilleurs hôtels, et le genre d’alliés qu’il a ici contre l’autre groupe [note du Che : l’histoire des cuites m’est revenue par des sources de l’autre camp. Il semblerait qu’elle ne soit pas vraie].

CE N’EST PAS D’HOMMES VALABLES DONT NOUS AVONS BESOIN, MAIS DE SURHOMMES

Ces jours-ci, un groupe de l’armée tshombiste a débarqué dans la zone de Baraka, où un état-major loyal à Soumaliot dispose de la bagatelle de mille hommes armés, et a investi cette position éminemment stratégique sans quasiment combattre. Ils se disputent maintenant pour savoir à qui en revient la faute, à ceux qui n’ont pas combattu ou à ceux de la base du Lac, qui ne leur ont pas envoyé assez de munitions. Le fait est qu’ils ont couru honteusement comme des lapins, abandonnant dans le marécage un canon de 75 millimètres sans recul et deux mortiers de 82. Tous les servants des ces armes ont disparu et on me demande maintenant des Cubains pour les récupérer où qu’elles soient (on ne sait pas bien) et monter au combat avec. Fizi se trouve à 36 kilomètres et ils ne font rien pour la défendre. Ils ne veulent même pas creuser des tranchées sur le seul chemin d’accès entre les montagnes. Cela donne une vague idée de la situation. À propos de la nécessité de bien choisir les hommes et de ne pas m’en envoyer un trop grand nombre, tu m’assures, par la voix de l’émissaire, que ceux qui se trouvent ici sont valables. Je suis certain qu’ils le sont en majorité, ou ils auraient pris la poudre d’escampette depuis longtemps. Mais il ne s’agit pas de ça. La question, c’est qu’il faut vraiment avoir la tête froide pour supporter les choses qui se passent ici. Ce n’est pas d’hommes valables dont nous avons besoin, mais de surhommes. […]

« Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire, Lettres 1947-1967 » à paraître aux éditions Au diable vauvert, le 4 novembre 2021.

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel

Vient de paraître : « Henri Lopes : Coups doubles » sous la direction de Anthony Mangeon

juillet 5, 2021

À travers un ouvrage paru le 22 juin dernier aux Editions Sépia, huit contributeurs présentent les jeux de dédoublements multiples de l’un des représentants de la littérature congolaise, Henri Lopes

Couverture "Henri Lopes : Coups doubles"

Photo : Couverture « Henri Lopes : Coups doubles »

Avec le concours de l’Université de Strasbourg, ont contribué à cet ouvrage : Ninon Chavoz, Céline GahunguBo Hyun KimNicolas Martin-Granel,  Catherine MazauricSylvère MbondobariBernard Mouralis et Anthony Mangeon, directeur de la publication.

Dans « Henri Lopes : Coups doubles », les contributeurs ont établi que, durant cinquante ans, Henri Lopes a mené une double carrière, politique et littéraire. Il est aussi devenu l’auteur d’une œuvre double, d’abord par ses lieux de publication, ensuite par ses orientations esthétiques. Ses romans abondent en doubles de l’écrivain, en effets de miroir.

Face à ces jeux de dédoublements multiples, le présent ouvrage se veut à son tour un coup double critique, où chacun des huit contributeurs revient à deux reprises aux récits lopésiens, de « Tribaliques » (1971) à » Il est déjà demain » (2018). Aux analyses de l’œuvre dans son ensemble (« coups de filet ») succèdent ainsi des lectures de détail, qui s’attachent à des figures récurrentes (« coups de projecteur ») ou à un roman en particulier (« coups de sonde »).

Cet ouvrage se conclut sur l’étude des « coups de maître », qui font d’ores et déjà d’Henri Lopes un « classique africain ».

Anthony Mangeon exerce actuellement en tant que directeur de l’unité de recherche configurations littéraires, Université de Strasbourg.

  • Broché – format : 15,5 x 24 cm • 350 pages
  • ISBN : 979-10-334-0164-3
  • EAN13 : 9791033401643
  • EAN PDF : 9782140183164
  • (Imprimé en France)

Livre papier : 30 €

Version numérique* : 23,99 €

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

«On ne brûle pas un livre»: l’éditeur italien de Gabriel Matzneff défend la publication de Vanessavirus

mai 28, 2021

Boycotté par le monde de l’édition en France, l’écrivain sous le coup d’une enquête pour pédocriminalité a pu publier son livre polémique à 2000 exemplaires de l’autre côté des Alpes.

«Les livres se lisent, ils ne se brûlent pas.» L’éditeur italien Michele Silenzi a défendu, dans un entretien à l’AFP, la publication de Vanessavirus, le dernier livre de Gabriel MatzneffIl s’agit de la réponse de l’écrivain français au Consentement de Vanessa Springora. Vanessavirus est sorti cette semaine en Italie aux éditions Liberilibri avec un premier tirage de 2000 exemplaires.

Cet opus de 108 pages (dans l’édition italienne) traduit par Giuliano Ferrara, journaliste et ancien ministre de Silvio Berlusconi, «est l’histoire d’une chasse à l’homme, l’histoire d’un assassinat», affirme la maison sur son site. «Nous l’avons d’abord publié parce qu’il nous semblait juste d’accorder un droit de réponse à un homme et un artiste dont la vie et l’œuvre sont détruites», explique Michele Silenzi. Mais «c’est aussi un beau livre. Un texte d’une grande valeur littéraire», poursuit l’éditeur, qui exalte «la force indiscutable et délicate, également très dramatique, du récit».

Gabriel Matzneff a auto-édité en France Vanessavirus, avec un tirage de 200 exemplaires réservé à des lecteurs choisis, pour un prix de 100 euros. D’après les informations de l’AFP, tous les éditeurs qu’il avait approchés ont refusé l’ouvrage sans le lire. L’édition italienne, qui peut être commandée depuis la France pour un prix bien moindre, est «la première à être acceptée par une maison d’édition européenne et à être présente dans les librairies», se félicite Liberilibri, fondée en 1986 à Macerata.

«Les livres se publient et se lisent, ils ne se brûlent pas», plaide Michele Silenzi. Le mouvement #MeToo «n’est pas un problème en soi», selon lui. Ce qui l’est, en revanche, «c’est que ce type de mouvements tend trop souvent à imposer une “cancel culture” aux effets culturels dévastateurs». «On ne peut plus réfléchir sur rien si un fait n’est pas historicisé et compris dans son contexte et dans son évolution historique».

«Inévitablement de façon controversée»

«J’ai survécu au Coronavirus. Je ne survivrai pas au Vanessavirus», écrit Gabriel Matzneff en ouverture de son récit en italien dont l’AFP s’est procuré un exemplaire. «Le capitaine Dreyfus était innocent. Moi, je ne le suis pas. Je suis coupable d’avoir adoré la liberté, la beauté, l’amour».

Gabriel Matzneff, 84 ans, est visé par une enquête pour viols sur mineur de moins de 15 ans ouverte après la publication en janvier 2020 du récit de Vanessa Springora, Le Consentement. Celle-ci y racontait comment dans les années 1980 elle avait été entraînée à 14 ans dans une relation avec un écrivain qui en avait près de 50.

Dans une procédure distincte, le tribunal correctionnel de Paris a invalidé la semaine dernière une citation à comparaître visant l’écrivain pour «apologie» de la pédocriminalité après la parution de trois articles entre fin décembre et début janvier dans L’ObsLe Parisien et L’ExpressLe Consentement est sorti en mars en Italie sous le titre Il consenso aux éditions La Nave di Teseo.

Michele Silenzi explique que la philosophie de la maison Liberilibri est de «diffuser les idées qui stimulent l’émancipation intellectuelle et la liberté de pensée». Selon lui, «que doit faire un éditeur sinon favoriser ce processus, même si c’est parfois inévitablement de façon controversée?»

Tous les éditeurs français de Gabriel Matzneff ont suspendu indéfiniment la vente de ses ouvrages évoquant ses amours avec des garçons et filles mineurs. D’autres, au contenu moins polémique, sont cependant en vente, comme le recueil d’articles avec lequel il avait obtenu le prix Renaudot de l’essai en 2013, «Séraphin, c’est la fin!».

Par Le Figaro avec AFPPublié il y a 3 heures, mis à jour il y a 3 heures

Le Vatican publie un manuel d’enquête sur les agressions sexuelles au sein de l’Église

juillet 16, 2020

 

À l’initiative du pape François, le Vatican a diffusé, ce jeudi 16 juillet, des directives à destination des ecclésiastiques sur la procédure à suivre pour enquêter sur des soupçons d’agressions sexuelles sur des mineurs au sein de l’Église. Le pape argentin, qui a fait de la lutte contre ce fléau dans l’Église catholique une des priorités de son pontificat, avait convoqué en février 2019 un sommet inédit regroupant notamment 114 présidents de conférences épiscopales.

À cette occasion il s’était engagé à «donner des directives uniformes pour l’Église», évoquant avant tout des références légales déjà en vigueur au plan civil et canonique. De fait les documents publiés jeudi ne proposent pas de nouvelles normes, ni n’ont vocation à substituer la justice de l’Église catholique à la procédure judiciaire, souligne le Vatican. Réunis en «vade-mecum», ces documents constituent un «instrument» destiné à aider les autorités locales de l’Église «dans la tâche délicate de mener correctement les affaires» impliquant des religieux «lorsqu’ils sont accusés» de sévices sur des mineurs, a expliqué le cardinal espagnol Luis Ladaria Ferrer, le préfet de la Congrégation de la Foi, dans un communiqué.

Le Vatican a notamment rédigé un formulaire de signalement de délit. Le responsable alerté doit renseigner l’identité du prêtre soupçonné, ses différents ministères, la date des faits et le nom de la ou des victimes présumées, les mesures prises par l’autorité ecclésiastique ainsi que, en cas de procédure pénale, le nom du procureur et des avocats saisis. L’Église est depuis plusieurs années en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales massifs d’agressions à caractère pédophile commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux et souvent couverts par leur hiérarchie dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Chili ou en Allemagne.

En France, le cardinal Philippe Barbarin a été condamné en 2019 pour ses silences sur les agissements d’un ancien prêtre de son diocèse lyonnais, Bernard Preynat, lui-même condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais Mgr Barbarin a ensuite été relaxé en appel en janvier dernier avant de démissionner de ses fonctions d’archevêque en mars.

Secret absolu de la confession

Le pape François, selon qui ces dérives font du clergé «un instrument de Satan», avait fait un pas de plus en décembre dernier en levant le secret pontifical, tout en maintenant un minimum de confidentialité. Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l’Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique.

Ce secret levé, les plaintes, les témoignages, les dénonciations doivent désormais être transmis à la justice. Le souverain pontife a néanmoins affirmé à maintes reprises qu’il existait une limite impossible à dépasser: le secret de la confession demeure absolu, ce qui exclut donc une dénonciation de faits rapportés par un fidèle dans le confessionnal.

Les directives publiées jeudi le confirment. «Une information de delictum gravius [délit grave] apprise en confession est placée sous le lien le plus strict du sceau sacramentel». Le confesseur est simplement encouragé à «tenter de convaincre le pénitent» d’alerter des personnes en mesure, elles, de saisir la justice.

Par Le Figaro avec AFP

France: «Passions», le nouveau livre de Nicolas Sarkozy sort le 27 juin

juin 21, 2019

 

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy publie un ouvrage le 27 juin prochain. Intitulé «Passions», le livre de 360 pages retrace, entre autres, le parcours de Nicolas Sarkozy de ses débuts à l’élection présidentielle de 2007.

Trois ans après La France pour la vie, Nicolas Sarkozy revient non pas en politique mais en librairie. Ce nouvel opus sera tiré à 200 000 exemplaires.

L’ancien président revient sur ses premiers pas au RPR et retrace en toile de fond l’évolution de la droite ces trois dernières décennies. Il y raconte aussi son rapport personnel à la conquête du pouvoir.

L’ouvrage s’achève sur la date du 16 mai 2007, jour de son entrée à l’Élysée. Peut-être réserve-t-il son expérience du quinquennat pour un troisième livre.

Par Le Figaro.fr

Présidentielle en RDC: vers un report de la publication des candidats ?

août 24, 2018

 

Jean-Pierre Kalamba, porte-parole de la Ceni de la RDC lors de la présentation à la presse des machines à voter. © DR / Ceni RDC

La liste provisoire des candidats retenus pour les législatives et la présidentielle devait être rendue publique le 24 août. Mais « il reste encore beaucoup à faire », selon la commission électorale, en particulier concernant des « vérifications » portant sur d’éventuelles inéligibilités de certains candidats.

« Nous délibérons depuis le 20 août. Hier [jeudi 23 août], nous avons travaillé jusqu’à 4 heures du matin. » Ce membre du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contacté par Jeune Afrique, justifie ce « rythme intense » par le « nombre important » de dossiers de candidats députés nationaux à examiner : « Près de 16 000 », 15 450 plus précisément.

Sur les réseaux sociaux, la Ceni a fait savoir le soir du 23 août que « les travaux de délibération des candidats aux législatives et à la présidentielle vont se poursuivre jusqu’à l’épuisement des dossiers ». La publication de la liste provisoire, programmée le 24 août par le calendrier électoral, pourrait ainsi être reportée. « Il reste encore beaucoup à faire, confirme la Ceni à Jeune Afrique. Nous publierons les deux listes [pour les candidats à la présidentielle et à la députation nationale, ndlr], probablement le 25 août, mais si nous terminons les travaux aujourd’hui, tant mieux. »

D’après nos informations, les délibérations de la plénière de la Ceni s’annoncent beaucoup plus complexes pour les 25 candidatures au scrutin présidentiel du 23 décembre. « Certains ont déposé leur dossier sans réellement payer la caution [environ 86 400 euros, ndlr]. Nous procédons donc à des vérifications », indique un responsable de la commission électorale. Des « vérifications » qui concernent surtout d’éventuelles inéligibilités de certains candidats à la présidentielle.

Des « gros poissons dans le filet » ?

Le cas de Jean-Pierre Bemba est le plus cité. L’ancien chef de guerre et leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) pourrait voir sa candidature rejetée par la Ceni. Il a été acquitté début juin de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité mais il reste, pour l’instant, condamné pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI).

Nous allons appliquer la loi. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera ainsi

Toutefois, dans cette seconde affaire annexe, la CPI a demandé à sa première chambre d’instance de réexaminer le dossier : le bureau du procureur a requis cinq ans de prison contre Jean-Pierre Bemba, la défense de ce dernier a plaidé la relaxe. La décision des juges, elle, se fait encore attendre. Qu’à cela ne tienne, du côté de la Ceni, la messe semble être dite : « Nous allons appliquer la loi congolaise. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera donc ainsi », affirme un membre du bureau de la Commission.

La question qui divise encore la Ceni est la suivante : peut-on considérer la subornation de témoins comme de la corruption ? Les 13 membres de la plénière en débattent. S’ils ne parviennent pas à trouver un consensus, ils procéderont alors au vote.

« Des candidats vont certainement tomber, assure notre source au sein du bureau de la Ceni. Si un gros poisson se retrouve dans les cas d’inéligibilité définis par la loi, il sera pris dans le filet. » Modifiée fin décembre, la loi électorale de la RDC frappe d’inéligibilité les personnes, entre autres, « condamnées par un jugement irrévocable du chef de viol, d’exploitations illégales des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis ».

Vingt-cinq candidats avaient déposé leurs dossiers pour le scrutin présidentiel. Parmi eux : quelques gros poissons de l’opposition – Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu – qui risquent finalement de ne pas être alignés pour le sprint final. Contraint à l’exil depuis deux ans, l’opposant Moïse Katumbi a de son côté saisi le Conseil d’État après avoir été empêché de regagner le pays, à la suite de deux tentatives début août à la frontière de Kasumbalesa, entre la RDC et la Zambie.

Jeuneafrique.com par

 

États-Unis: le sénateur républicain McCain va publier de nouveaux mémoires

mars 26, 2018

Le sénateur républicain John McCain en fauteuil roulant, le 1er décembre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Le sénateur républicain John McCain va publier en mai un nouveau livre au ton « franc » sur la politique américaine ces dernières années, notamment la campagne électorale de 2016 qui a vu triompher Donald Trump.

Le livre, intitulé « The Restless Wave » (les flots qui ne se calment pas) chez le grand éditeur américain Simon & Schuster, prendra le relais du livre autobiographique familial publié avant sa candidature présidentielle malheureuse de 2008, et couvrira jusqu’aux événements récents de l’actualité américaine et internationale, notamment la Russie.

« Franc, pragmatique, John McCain dit tout dans ses nouveaux mémoires », affirme l’éditeur, sans dévoiler jusqu’où irait l’élu sur ses relations tempétueuses avec l’actuel président des Etats-Unis.

Agé de 81 ans, John McCain est traité depuis juillet 2017 pour un cancer du cerveau particulièrement dangereux (glioblastome), et il n’a plus participé aux travaux du Sénat à Washington depuis décembre, bien qu’il continue à émettre de nombreux communiqués via son bureau, souvent critiques du président Trump et de son administration.

Il se trouve dans son Etat de l’Arizona, où il vit et subit des séances de chimiothérapie.

Sa fille Meghan a confié au magazine People en février qu’après un passage difficile en décembre, il s’était « incroyablement bien remis ». « J’espère qu’il reviendra vite à Washington pour tenir tête à Trump un peu plus », avait-elle dit.

La semaine dernière, elle s’est dite « très prudemment optimiste » sur un éventuel retour au Sénat cet été, sur une radio locale de Phoenix. Et l’épouse du républicain, Cindy McCain, a démenti sur Twitter au début du mois qu’il envisagerait de démissionner (son mandat court jusqu’en 2022).

Le livre sortira aux Etats-Unis le 22 mai et a été écrit avec son vieux complice Mark Salter, coauteur de plusieurs livres avec l’ancien pilote, élu au Congrès pour la première fois en 1982.

Le titre semble être une référence à la deuxième ligne de « l’hymne de la Navy », chanté notamment à l’académie navale américaine d’Annapolis, par où est passé John McCain avant de devenir pilote de l’aéronavale.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 23h40)                

États-Unis: Trump autorise la publication des documents sur l’assassinat de Kennedy

octobre 21, 2017

Le convoi du Président J. F. Kennedy traversant Dallas, juste avant l’attentat / © AFP / –

Le président américain Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy gardés secrets pendant plusieurs décennies, entretenant le mystère autour de sa mort.

« Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts », a tweeté Donald Trump en début de matinée.

Cinq millions de documents environ sur l’assassinat de John F. Kennedy, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L’immense majorité, 88%, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11% ont été publiés après avoir été caviardés.

Jeudi, 3.100 documents qui n’ont encore jamais été dévoilés au public pourraient être finalement publiés, selon les médias américains, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés.

Moment charnière de l’histoire des Etats-Unis, l’assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories de la conspiration, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable.

Des théories de la conspiration qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film « JFK » de Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’à la date limite du 26 octobre 2017.

Le président américain peut toutefois encore décider d’en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet.

Citant des membres de l’administration, le journal Politico avançait ainsi vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces documents, notamment ceux datant des années 1990 car ils pourraient exposer des agents et informateurs de la CIA et du FBI encore en activité.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 16h29)                

Publication de photos seins nus de Kate: le couple princier réclame 1,5 M euros

mai 2, 2017

Nanterre – Kate et son époux le prince William réclament 1,5 million d’euros de dommages-intérêts au magazine people Closer, qui avait publié en 2012 des photos de la duchesse de Cambridge seins nus, a déclaré mardi l’un des avocats de la publication lors du procès.

Ces photos volées lors de vacances dans le sud de la France montrent pourtant « une image valorisante du couple », a soutenu Me Paul-Albert Iweins, dénonçant « un raisonnement anglo-saxon de dommages et intérêts punitifs ».

Le procureur du tribunal de Nanterre (région parisienne), où se tient le procès, avait lui requis un peu plus tôt des « amendes très significatives ».

Le magazine Closer, qui appartient à l’éditeur Mondadori France, filiale du groupe italien Arnoldo Mondadori Editore (holding Fininvest de Silvio Berlusconi), est jugé pour atteinte à l’intimité de la vie privée.

L’affaire remonte à 2012 avec la publication le 14 septembre de photos volées de la duchesse de Cambridge en maillot de bain et seins nus.

Sur les images prises au téléobjectif, le couple princier – parent depuis de deux jeunes enfants – apparaissait en train de prendre un bain de soleil sur la terrasse d’un luxueux domaine du Lubéron (sud), le château d’Autet, propriété du vicomte Linley, neveu de la reine d’Angleterre.

Ces images volées avaient suscité la colère du palais de Buckingham et une vive indignation en Grande-Bretagne.

Les clichés avaient ensuite été publiés dans d’autres journaux européens, mais pas en Grande-Bretagne, où la presse, qui ménage la famille royale depuis la mort de Diana, a fermement défendu Kate et réclamé à cor et à cri l’identité du paparazzi.

Pour Kate et William, « profondément peinés » par cette « atteinte à la vie privée » à la fois « grotesque et totalement injustifiable », selon leurs services, l’incident avait en outre ravivé le souvenir de la mort en 1997 de la princesse Diana, mère de William, après une course-poursuite avec des paparazzi dans les rues de Paris.

Le couple avait obtenu rapidement de la justice civile française l’interdiction de la cession et de toute nouvelle diffusion des photos litigieuses; et avait parallèlement porté plainte.

Kate et William, deuxième dans l’ordre de succession à la couronne britannique, n’assistent pas au procès.

Le quotidien régional La Provence, également jugé pour avoir publié une photo de la duchesse en maillot de bain le 7 septembre 2012, s’est vu lui réclamer la somme de 50.000 euros par le couple princier, selon l’avocate du journal.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 19h02)