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Canada: La manifestation des camionneurs, une mauvaise publicité pour certaines entreprises

février 9, 2022

Plusieurs entreprises tentent de se dissocier de la manifestation des camionneurs à Ottawa, qui entame sa 13e journée, après qu’un site Internet eut été mis en place pour « identifier » les compagnies participantes et leur « faire honte ».

Des camions stationnés l'un à côté de l'autre lors d'une manifestation près du parlement du Canada.

La manifestation des camionneurs contre les restrictions sanitaires liées à la COVID-19 en est maintenant à sa 13e journée. Photo : Radio-Canada/Alexander Behne

Daniel Miousse raconte avoir été choqué de voir la photo d’un de ses véhicules commerciaux publiée en ligne parmi les manifestants du convoi de camionneurs installé au centre-ville d’Ottawa.

Propriétaire d’une entreprise de clôtures industrielles près de Montréal, M. Miousse assure qu’il n’avait aucune idée qu’un de ses véhicules ou de ses employés se trouvait dans la capitale nationale.

Un de nos employés a pris notre camion depuis, je pense, mercredi dernier, explique M. Miousse, qui se trouve actuellement en Floride. Ça m’a vraiment contrarié. J’ai donc envoyé quatre personnes, dimanche matin, pour récupérer notre camion.

Quant à son employé, il indique qu’il compte le congédier.

Je veux d’abord le rencontrer et le questionner. Pourquoi n’a-t-il pas demandé l’autorisation à quelqu’un dans l’entreprise? s’interroge M. Miousse.Des camions stationnés le long d'un trottoir.

Des images de la manifestation des camionneurs à Ottawa, le 8 février 2022 Photo: Radio-Canada/Simon Lasalle

La manifestation, qui visait au départ à demander la fin de l’obligation vaccinale contre la COVID-19 et du port du masque, en est désormais à sa 13e journée, forçant la fermeture de rues, de commerces et des musées du centre-ville d’Ottawa, tout en suscitant crainte et colère chez des résidents et des propriétaires d’entreprises.

Le 6 février, le site Internet convoytraitors.ca, lancé par un informaticien d’Ottawa, a commencé à afficher les noms des entreprises dont les camions se trouvaient dans la zone de manifestation, ainsi que des photos dans le but d’identifier celles qui sont impliquées et de leur faire honte.

Près de 200 entreprises étaient répertoriées comme soutenant ou ayant des camions dans le convoi, en date de mardi.

En identifiant et en étiquetant [ces entreprises], nous voulons nous assurer que toutes les futures recherches sur Internet révéleront la véritable nature de ces entreprises, indique le site.

Une carte sur le site Internet montre que ces entreprises de camionnage sont situées à travers le Canada, alors que d’autres ont leur siège social aux États-Unis. Les responsables du site racontent que le propriétaire d’une entreprise, qui soutient la manifestation, a envoyé un courriel au webmestre qualifiant le site de honteux.

Des entreprises prennent leurs distances

L’entreprise de camionnage néo-écossaise Seaboard Transport indique à CBC ne pas soutenir le convoi, même si l’un de ses camions a été photographié au milieu de la manifestation.

Le convoi et les manifestations qui y sont liées ne représentent pas les convictions ni les valeurs de Seaboard Transport, déclare le vice-président de la société, Ryan Conrod, à CBC dans un courriel.

Bon nombre des camions qui ont fait le déplacement jusqu’à d’Ottawa sont exploités par leur propre propriétaire, ce qui signifie qu’ils peuvent arborer le logo d’une entreprise de transport sans que le chauffeur ne soit un employé direct de l’entreprise. C’est le cas de Seaboard Transport, selon M. Conrod.

Nous avons contacté le propriétaire du camion pour lui demander de retirer [le véhicule] du convoi, indique-t-il.Des camions stationnés au milieu de la rue avec des affiches et des drapeaux lors d'une manifestation.

Pour certaines entreprises de camionnage, la manifestation fait une mauvaise publicité. Photo : Radio-Canada/Michael Charles Cole

Le même message a été partagé par Kimberly Biback de Sharp Transportation Systems à Cambridge, en Ontario.

Le camion qui a été vu à Ottawa porte le logo de Sharp, mais n’appartient pas à Sharp. C’est un camion indépendant, explique Mme Biback.

Le président-directeur général de Sharp a indiqué sur les réseaux sociaux que presque tous les chauffeurs de l’entreprise sont vaccinés et qu’aucun d’entre eux ne participe à la manifestation d’Ottawa.

Depuis le début, nous avons indiqué que nous respectons les droits constitutionnels de réunion pacifique, mais que nous ne soutenons pas les actions et les comportements qui enfreignent les droits d’autrui, a-t-il posté sur LinkedIn.

Lorsque nous avons entendu parler des actes répréhensibles qui ont eu lieu à Ottawa, nous avons immédiatement exprimé notre mépris à leur égard, a-t-il ajouté.Des manifestants et des camionneurs au milieu d'une rue.

Les camionneurs sont arrivés à Ottawa le 28 janvier dernier. Photo : Radio-Canada/Michael Charles Cole

Mardi, un résident d’Ottawa a envoyé une vidéo à la coopérative laitière Agropur se plaignant que des camions portant ce logo klaxonnent, agitent des drapeaux et participent à la manifestation. Le résident a averti la coopérative que cela ne la faisait pas bien paraître.

L’entreprise explique à CBC que les chauffeurs en question sont des sous-traitants, et non des employés, et que les camions n’appartiennent pas à Agropur.

Nous nous dissocions complètement de cet événement, a déclaré Mylène Dupéré, vice-présidente aux communications corporatives chez Agropur.

Les mains liées

Un autre directeur d’entreprise de camions de transport qui a parlé à CBC sous couvert de l’anonymat raconte que sa famille reçoit des menaces aussi bien de ceux qui sont en faveur de la manifestation que de ceux qui s’y opposent, depuis que des photos de ses véhicules ont été publiées sur le site des traîtres du convoi.

Il indique qu’il ne voulait pas que des camions arborant le logo de son entreprise soient impliqués dans la manifestation, mais qu’il n’a rien pu faire.

Les camions qui sont à Ottawa, ce sont des propriétaires-exploitants. Nous avons les mains liées. Ils ont le droit de conduire ces véhicules, mais ils ont notre logo sur leurs portières, dit-il.

L’un des camions avec le logo de son entreprise arborait le drapeau d’une organisation d’extrême droite, selon convoytraitors.ca.

Bien sûr que ça me dérange. Il ne devrait pas y avoir de racisme. Il n’y a pas de place pour ça. Il n’y a aucune place pour le racisme, quel qu’il soit, poursuit le directeur de l’entreprise.

Par Raduo-Canada avec les informations de Julie Ireton, CBC

Canada: Une publicité de Québec sur les salaires dans les CPE suscite la grogne

décembre 5, 2021
Une salle de jeu dans un centre de la petite enfance.

La CSQ, la CSN et la FTQ doivent présenter une déclaration commune dimanche matin (archives). Photo : Radio-Canada/ Gilles Munger

De nombreuses éducatrices en centres de la petite enfance (CPE) s’expliquent mal une publicité de Québec qui leur demande de régler le conflit de travail en cours.

La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur l’expression 30 $/h, soit le salaire que le gouvernement Legault dit avoir offert aux éducatrices.

On s’occupe de gens qui s’occupent de nos enfants, peut-on lire dans la publicité. C’est pourquoi un salaire pouvant dépasser 30 $ de l’heure pour les éducatrices qualifiées leur a été offert, ce qui représente un salaire annuel pouvait dépasser 64 000 $. 

Ce sont les Québécoises et les Québécois qui paient leurs augmentations de salaire avec leurs taxes et leurs impôts, peut-on aussi lire.La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur le terme 30$/h, soit le salaire que le gouvernement du Québec dit avoir offert aux éducatrices.

La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur le terme 30$/h, soit le salaire que le gouvernement du Québec dit avoir offert aux éducatrices. Photo: Crédit : Ma Place au Travail

Grogne

Ces déclarations n’ont pas tardé à susciter la grogne chez des centaines d’éducatrices.

Une publication du groupe Facebook Ma place au travail, qui rassemble des milliers d’éducatrices, a provoqué de nombreux commentaires et plus de 2000 partages.

Non seulement on est en colère, mais on trouve ça complètement dégueulasse, écrit le groupe.

Est-ce que c’est comme ça qu’ils pensent valoriser les métiers de la petite enfance? En les humiliant sur la place publique comme si elles étaient ridicules de demander des conditions à la hauteur de leurs professions?

Contrairement à ce que le gouvernement indique dans la publicité, le groupe estime que pour obtenir ce fameux 30 $ de l’heure [dans quelques années], les éducatrices doivent être au douzième et dernier échelon.

La publicité a également été partagée par la députée solidaire de Taschereau Catherine Dorion. Manipulation du monde avec l’argent de nos taxes, écrit-elle.

De son côté, la présidente du Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, critique le gouvernement pour ce message qui ne dit pas tout.

On voudrait qu’il investisse dans les CPE plutôt que dans les publicités qui ne donnent pas toute l’information, a affirmé Sylvie Nelson.

Le premier ministre doit agir

La CSQCentrale des syndicats du Québec, la CSNCSN et la FTQFédération des travailleurs et travailleuses du Québec ont présenté une déclaration commune dimanche matin. Les trois organisations demandent au premier ministre François Legault d’intervenir.

Jusqu’à 11 000 employés de la CSNConfédération des syndicats nationaux sont en grève générale depuis mercredi matin. Les CPECentre de la petite enfance affiliés à la CSQCentrale des syndicats du Québec doivent être en grève illimitée à partir du 9 décembre.

Le gouvernement demande depuis plusieurs jours aux syndicats de régler le conflit de travail.

Vendredi, la ministre Sonia LeBel a affirmé avoir répondu aux objectifs et aux priorités des syndicats en ayant bonifié son offre.

Sonia LeBel a indiqué qu’il n’y avait aucune raison valable  pour que le gouvernement et les syndicats de travailleuses de CPECentre de la petite enfance ne puissent arriver à s’entendre.

Pour ce qui est de l’éventualité d’une loi spéciale pour mettre fin à la grève, la ministre LeBel l’a encore une fois écartée, car elle préfère en venir à une entente avec les organisations syndicales.

Avec Radio-Canada par Félix Morrissette-Beaulieu

Publicité en ligne : Google condamné en France à 220 millions d’euros d’amende

juin 7, 2021

L’Autorité française de la concurrence a infligé lundi 7 juin une amende de 220 millions d’euros à Google pour avoir favorisé ses propres services de publicité.

Un membre des Gafa mis à l’amende par une autorité nationale, la décision devrait faire date. L’Autorité française de la concurrence a infligé 220 millions d’euros d’amende à Google pour avoir favorisé ses propres services dans le secteur de la publicité en ligne, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. Google « n’a pas contesté les faits » et l’amende a été décidée dans le cadre d’une procédure de transaction avec le géant américain, a indiqué l’Autorité de la concurrence qui avait initialement été saisie par trois groupes de presse, News CorpFigaro et Rossel. Le groupe Figaro s’était ensuite retiré de la procédure.

« L’Autorité a constaté que Google a accordé un traitement préférentiel à ses technologies propriétaires proposées sous la marque Google Ad Manager », a indiqué l’Autorité. « Les pratiques en cause sont particulièrement graves, car elles ont pénalisé les concurrents de Google sur le marché des SSP (plateformes sur lesquelles les éditeurs mettent en vente de leurs espaces publicitaires, NDLR) et les éditeurs de sites et d’applications mobiles », dont notamment les éditeurs de presse.

Google a promis de mettre en place différentes solutions

De son côté, Google a indiqué pour sa part s’être mis d’accord avec l’Autorité de la concurrence sur un certain nombre de solutions à apporter pour améliorer le fonctionnement du marché de la publicité en ligne, dont il est un acteur dominant. « Nous allons tester et développer ces modifications dans les mois qui viennent, avant de les déployer plus largement, dont certaines à l’échelle mondiale », a indiqué Maria Gomri, directrice juridique de Google France, dans une réaction publiée sur le blog de l’entreprise.

La procédure de l’Autorité de la concurrence concerne le marché de la publicité dite « programmatique », dans laquelle les annonceurs achètent en temps réel le droit d’afficher leur publicité sur les écrans des internautes, en fonction des profils de ces derniers. Les annonceurs achètent ces espaces ciblés via des plateformes automatisées d’enchères, dont celle de Google. Mais Google est également présent sur bien d’autres segments du marché publicitaire, dont celui des serveurs publicitaires, ces outils qui permettent aux éditeurs de mettre leurs espaces en vente sur les plateformes.

Google a profité de son « intégration verticale » pour « biaiser le processus » et « s’avantager de manière indue », a expliqué la présidente de l’Autorité de la Concurrence, Isabelle de Silva, lors d’une conférence de presse pour présenter la décision. Par exemple, la plateforme de vente d’espaces publicitaire de Google pouvait avoir connaissance des prix pratiqués par ses rivales grâce à ses serveurs publicitaires implantés chez les éditeurs, et proposer un tarif plus attractif, a-t-elle expliqué.

« Décision historique »

Le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a salué la décision de l’Autorité de la concurrence, qui a permis de sanctionner « des pratiques graves » de Google, selon lui. « Il est essentiel de faire appliquer nos règles concurrentielles aux géants du numérique qui exercent leur activité sur notre territoire », a-t-il ajouté.

Au-delà de la sanction financière, Google a proposé des engagements visant à résoudre les problèmes mis en évidence par l’enquête de l’Autorité. « C’est une décision historique », car « c’est la première décision au monde se penchant sur les processus algorithmiques complexes d’enchères par lesquels fonctionne la publicité en ligne « display » » (qui vient s’afficher sur les écrans des internautes), a souligné Isabelle de Silva.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: le racisme à l’assaut de grandes marques, bouscule l’agenda de la Maison Blanche

juin 26, 2020

Coca-Cola rejoint le boycott de la publicité sur les réseaux sociaux

Coca-Cola, l’une des marques les plus connues du monde qui dépense des sommes énormes en publicité, a annoncé vendredi qu’elle suspendait pendant au moins trente jours toute promotion sur tous les réseaux sociaux, parce qu’«il n’y a pas de place pour le racisme». «Il n’y a pas de place pour le racisme dans le monde et il n’y a pas de place pour le racisme sur les réseaux sociaux», a dit James Quincey, le PDG du géant mondial, dans un très bref communiqué.

Il a exigé des réseaux sociaux -que d’autres marques ont décidé de boycotter pour les forcer à faire davantage pour supprimer les contenus haineux- qu’ils fassent preuve de plus de «transparence et de responsabilité». Coca-Cola va mettre à profit sa pause pour «faire le point sur (ses) stratégie publicitaires et voir si des révisions sont nécessaires», a expliqué James Quincey.

Trump annule son week-end dans le New Jersey, dit rester à Washington pour faire régner «l’ordre»

Le président américain Donald Trump a assuré avoir annulé vendredi à la dernière minute son départ pour le New Jersey, où il devait passer le week-end, afin de s’assurer que «l’ordre» règne à Washington, alors que son déplacement avait soulevé des interrogations en plein regain de pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis. A quelques heures de son départ à bord d’Air Force One depuis la base militaire d’Andrews, la Maison Blanche a annoncé qu’il ne se rendrait plus dans cet Etat où il avait prévu de passer le week-end dans son club de golf de Bedminster. Le président américain a plus tard déclaré sur Twitter avoir «voulu rester à Washington pour (s)’assurer que la loi et l’ordre soient appliqués».

Les Etats-Unis sont secoués depuis plusieurs semaines par des manifestations antiracistes. Plusieurs statues, notamment de généraux confédérés ou de partisans de l’esclavage, ont été prises pour cible dans le pays. A Washington, une statue d’un général sudiste a été mise à bas et des manifestants se sont attaqués sans succès cette semaine à celle, située face à la Maison Blanche, de l’ancien président Andrew Jackson, un défenseur de l’esclavage.

Comme il l’avait annoncé, Donald Trump a signé vendredi un arrêté présidentiel «protégeant» les monuments et statues et «combattant la violence criminelle récente», a-t-il déclaré sur Twitter. «De longues peines de prison pour les actes hors-la-loi contre notre grand pays!», a-t-il ajouté. Le texte du décret n’a pas été communiqué et ce qu’il ajoute par rapport aux lois existantes n’a pas été clairement précisé.

Judd Deere, porte-parole de l’exécutif, avait plus tôt indiqué que la décision de Donald Trump d’annuler son déplacement n’avait «rien à voir» avec des recommandations de quarantaine décrétées par le gouverneur du New Jersey pour toute personne ayant voyagé dans un Etat où les chiffres du Covid-19 sont en hausse. Les gouverneurs des Etats du New Jersey, de New York et Connecticut, ont annoncé mercredi la mise en place d’une quatorzaine pour les personnes s’étant rendues dans des Etats où les taux d’infection sont en hausse. Donald Trump s’est rendu mardi en Arizona, l’un des Etats où les indicateurs sont au rouge.

Par Le Figaro avec AFP

Twitter interdit à son tour certaines publicités liées aux cryptomonnaies

mars 26, 2018

San Francisco – Le réseau social américain Twitter va à son tour interdire sur sa plateforme certaines publicités relatives aux cryptomonnaies, afin de parer aux tentatives d’escroquerie, a-t-il annoncé lundi.

« Nous sommes engagés à assurer la sécurité de la communauté Twitter. Pour cela, nous avons ajouté une nouvelle règle concernant les publicités sur Twitter liées à la cryptomonnaie (qui stipule que) la publicité pour les levées de fonds en cryptomonnaies (Initial coin offerings, ICO) et les ventes de « +jetons virtuels+ seront interdites dans le monde entier », a indiqué Twitter.

Une ICO consiste à créer sa propre monnaie virtuelle et à la vendre à des investisseurs payant avec d’autres cryptomonnaies ou avec des devises traditionnelles.

Facebook et Google ont déjà annoncé des mesures similaires.

Les échanges de devises virtuelles sont soumis à une grande volatilité. Elles sont aussi régulièrement accusées de servir d’outil de blanchiment pour des réseaux criminels et des régulateurs du monde entier tentent de développer des systèmes de supervision plus adaptés et efficaces.

Plusieurs pays ont lancé des initiatives en faveur d’une plus grande régulation de ce marché, qui a connu une véritable explosion en 2017.

La plus célèbre des cryptomonnaies, le bitcoin, est passée lundi sous la barre des 8.000 dollars contre 8.616,25 dollars vendredi soir, accusant une chute de quelque 8%

Lundi, une autre cryptomonnaie, le Litecoin, a aussi mordu la poussière perdant 10% à environ 144 dollars après l’annonce de la fermeture de la plateforme de paiement LitePay.

LitePay avait récemment demandé à la Litecoin Fondation, basée à Singapour et qui oeuvre pour promouvoir cette monnaie, de nouveaux financements, selon le communiqué de la Fondation annonçant lundi la fin de LitePay.

Toutefois, LitePay n’a « pas été en mesure de fournir une idée satisfaisante » de ce qu’elle avait fait des sommes déjà levées, a ajouté l’organisation.

« Nous sommes profondément attristés de voir se clore cette saga de cette façon et présentons nos excuses pour ne pas avoir été assez prudents, ce qui aurait pu permettre de découvrir des problèmes plus tôt », a-t-elle poursuivi.

La Fondation promet de faire mieux à l’avenir « façon à ce que cela ne se reproduise pas ».

Le 7 mars, le gendarme américain des marchés financiers (SEC) a appelé les plateformes électroniques sur lesquelles s’échangent les cryptomonnaies à s’enregistrer auprès de ses services.

La SEC monte depuis plusieurs mois au créneau face à l’explosion du secteur, engageant des actions en justice contre des ICO qui lui apparaissent frauduleuses, lançant des enquêtes sur diverses entreprises impliquées sur ce marché et mettant régulièrement en garde les investisseurs.

La semaine dernière, les ministres des Finances du G20 ont refusé de considérer le bitcoin et les autres cryptomonnaies comme des monnaies souveraines et ont alerté sur leurs possibles « implications sur la stabilité financière ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 23h06)                                            

Afrique du Sud: manifestations contre une publicité jugée « raciste » de H&M

janvier 13, 2018

Un magasin H&M fermé après une intrusion par des militants des Combattants économiques de la liberté (EFF, gauche radicale), en signe de protestation contre une publicité de la marque, à Johannesbourg, le 13 janvier 2018 / © AFP / WIKUS DE WET

La police sud-africaine est intervenue samedi à Johannesburg pour disperser des manifestants qui dénonçaient une publicité jugée « raciste », aujourd’hui retirée, de l’enseigne de vêtements H&M.

Plusieurs dizaines de militants des Combattants économiques de la liberté (EFF, gauche radicale) ont défilé dans la matinée devant des magasins de la marque dans plusieurs centres commerciaux de l’agglomération, a rapporté un photographe de l’AFP.

« Dans le centre commercial de East Rand, des manifestants ont réussi à entrer dans un magasin et y ont volé des articles. (La police) a dû intervenir et disperser les manifestants en tirant des balles en caoutchouc », a tweeté la police.

La dernière campagne de promotion de H&M comportait une photo montrait un enfant noir portant un sweat-shirt recouvert de l’inscription : « Coolest monkey in the jungle » (« Le singe le plus cool de la jungle »).

Le groupe a annoncé lundi le retrait de cette photo, qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, et présenté des excuses.

L’un des chefs des EFF, Floyd Shivambu, a justifié les actions de protestation de ses troupes. « Cette ineptie de magasin de vêtements @hm doit accepter les conséquences de son racisme », a-t-il jugé sur Twitter.

« Tous les gens censés seront d’accord pour que cette enseigne ne soit plus autorisée en Afrique du Sud. Bravo aux militants des EFF qui ont affronté physiquement le racisme », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’une grande marque est mise en cause de la sorte.

En octobre dernier, la marque de cosmétiques Dove avait été aussi accusée de racisme pour une publicité montrant une femme noire enlevant un tee-shirt pour laisser apparaître une femme blanche et rousse, qui elle-même enlevait son tee-shirt pour laisser apparaître une troisième femme brune au teint mat.

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2018 16h14)                

La « guerre » de la bière est déclarée en Côte d’Ivoire

août 13, 2017

Les Ivoiriens sont de grands amateurs de bière, qui est également utilisée pour des libations lors de cérémonies traditionnelles, de funérailles ou de fêtes de villages. / © AFP / ISSOUF SANOGO

« Chez nous la bière, c’est Bock! » contre « Bière Ivoire, appréciée par les Ivoiriens! » : les deux grandes brasseries ivoiriennes se sont déclaré la guerre, à coup de slogans publicitaires sur des enseignes géantes, et d’autres moyens moins légaux.

Depuis l’arrivée en avril 2016 du groupe néerlandais Heineken, qui a brisé le monopole détenu depuis 60 ans par la Société des limonaderies et brasseries d’Afrique (Solibra), propriété du groupe viticole français Castel, la publicité pour la bière envahit les rues.

Les Ivoiriens sont de grands amateurs de cette boisson, qui est également utilisée pour des libations lors de cérémonies traditionnelles, de funérailles ou de fêtes de villages.

Le secteur brassicole en Côte d’Ivoire est en pleine croissance, à l’instar de la première économie d’Afrique de l’Ouest francophone, qui progresse de 8% par an depuis 2012. « L’avenir du secteur est radieux en Côte d’Ivoire, où la guerre fera de plus en plus rage », prédit ainsi l’analyste Dominique Gnangoin.

Dans les points de ventes, aux coins des rues ou aux grands carrefours de la mégapole abidjanaise, de larges panneaux publicitaires rivalisent de taille et de slogans, et d’images de bière fraîche qui coulent dans les verres.

« Quand on dit +la guerre de la bière+, c’est une vraie guerre (…) Il y a du chantage, des moyens de pression qui faussent le jeu de la concurrence », déplore Jean-Baptiste Koffi, président de l’Union fédérale des consommateurs de Côte d’Ivoire, qui regroupe 125 associations.

« Il n’est pas sain qu’on voie partout dans Abidjan des verres de bières exposés aux mineurs, qui sont très vulnérables », reconnaît Roger Adou, directeur adjoint de la Solibra, acteur historique du secteur depuis 1955, qui détient les marques Bock, Flag et Castel.

« On est happé par cette guerre de la bière. Et je dis stop! », s’indigne-t-il, reconnaissant la responsabilité des deux brasseurs.

Solibra détient les deux tiers du marché et a réalisé un chiffre d’affaire de 200 milliards de FCFA (305 millions d’euros) en 2016.

– Chantage et pressions –

En face, son concurrent Brassivoire (marques Heineken et Ivoire), qui s’est emparé du tiers du marché en un an et signale ses points de vente avec des panneaux géants de 20 mètres sur 5, reconnaît que son arrivée fracassante n’a pas fait que des heureux, récusant toutefois la terminologie de « guerre ».

Brassivoire est détenu à 51% par Heineken – premier brasseur d’Europe et numéro trois mondial derrière InBev et SABMiller – et à 49% par le groupe de distribution CFAO, très présent en Afrique et filiale du japonais Toyota.

« Nous avons découvert avec stupeur fin mai que plusieurs panneaux de Brassivoire installés sur les différents points de vente de la ville touristique de Grand-Bassam (près d’Abidjan) avaient été arrachés », raconte à l’AFP Bintou K. Appia, responsable de la communication de Brassivoire.

Elle se dit « choquée par la violence des actes de vandalisme », à propos desquels la gendarmerie a ouvert une enquête.

Pour dénoncer cette situation, l’Union fédérale des consommateurs annonce une campagne prochaine contre les affichages anarchiques et les enseignes kilométriques situés près des écoles.

De leur côté, les chambres associatives d’affichage, qui travaillent en vue d’assainir le cadre de vie et l’urbanisme d’Abidjan, ont également interpellé les deux brasseurs.

« Attention: vous vendez de l’alcool. Il n’est pas sain que la communication soit agressive vis-à-vis des personnes fragiles, dont les mineurs », ont-elles souligné dans une lettre adressée aux deux brasseries.

– Les patrons de maquis mécontents –

Pour Eli Ayéri, un consommateur d’Abidjan, « la concurrence est une bonne chose (…) il n’y a plus de rupture (…) on trouve toutes les variétés de bières et le prix est acceptable ».

Le prix d’une bière est en général de 500 francs CFA (0,76 euro) mais il varie selon les quartiers. L’arrivée sur le marché de Brassivoire a permis d’équilibrer les prix qui variaient selon les saisons (fêtes de fin d’années, grands événements, etc…).

Mais les propriétaires de maquis (bars et restaurants populaires, ndlr) de Côte d’Ivoire, qui ont salué l’ouverture du secteur à la concurrence, se sont très vite ravisés, en raison de la précarité de leur situation.

« Ces brasseries s’enrichissent et font du business sur notre dos. Nos marges bénéficiaires sont faibles. La bouteille coûte plus que le liquide », déplore Josué Gnahoua, le patron du syndicat des propriétaires de maquis de Côte d’Ivoire.

Face à cette levée de boucliers, les deux grandes brasseries du pays ont promis « un engagement citoyen ».

« Nous avons le devoir de faire en sorte que notre communication soit faite de façon responsable pour ne pas exposer les mineurs », assure M. Adou, directeur adjoint de la Solibra.

La société prévoit d’investir 40 milliards de francs CFA (61 millions d’euros) sur la période 2017-2019 pour « satisfaire les clients de Solibra ».

En face, Brassivoire plaide pour une « concurrence saine et loyale » et veut « être partenaire de la croissance ivoirienne ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 09h40)                

France: Décès de l’inventeur de l’abribus publicitaire

mai 27, 2016

Jean-Claude Decaux, l’inventeur de l’abribus financé par la publicité et fondateur du groupe d’affichage publicitaire JCDecaux est décédé vendredi à l’âge de 78 ans, a annoncé le groupe.

La direction de la firme n’a voulu faire aucun commentaire sur les circonstances de son décès. Autodidacte, Jean-Claude Decaux avait fait en cinquante ans de l’entreprise qui porte son nom le numéro un mondial du mobilier urbain et de la publicité dans les transports.

Milieu modeste
Né le 15 septembre 1937 à Beauvais dans l’Oise au sein d’une famille modeste, il s’est lancé dans l’affichage publicitaire à l’âge de 15 ans, en couvrant les murs de sa ville natale de publicités vantant le magasin de son père dont il s’occupait durant ses vacances. Fort de cette première expérience, il a monté sa propre entreprise d’affichage à l’âge de 18 ans.

En 1964, il a l’idée de proposer aux villes d’installer ce que l’on appelait encore des aubettes – ces abris permettant aux usagers des transports en commun d’attendre au sec l’arrivée du bus – contre la gestion des affiches publicitaires. L’Abribus (marque déposée) était né, qui passera dans le langage courant. Il a d’abord convaincu Lyon, puis ensuite de très nombreuses collectivités qui n’avaient plus à financer ces abris.

La société a par la suite étendu le concept à tout le mobilier urbain: sanitaires, conteneurs de verres ou de piles, kiosques à fleurs et à journaux, bancs publics, candélabres…

Avec le rachat de l’afficheur Avenir en 1999, il s’est lancé dans la publicité dans les transports, un segment sur lequel JCDecaux est devenu numéro un mondial. Le groupe revendique également le premier rang européen de l’affichage grand format.

Inventeur du vélo en libre service
Patriarche passionné de vélo et sensible aux aspects environnementaux, Jean-Claude Decaux a également été à l’origine du vélo en libre-service, dont Vélib’ à Paris, toujours financé par la publicité.

Il avait cédé la présidence du conseil de surveillance en 2013, à l’âge de 75 ans, laissant les rênes à ses trois fils qui ont tous également hérité de la première partie de son prénom composé.

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